Printemps 2018

Nouvelle Série - n°29

Qu’on Se Le Dise


EDITO

Débrouillards Volontaristes et /ou Déficients visuels !

Il est indéniable que la frontière sociale est ténue entre handicap et maladie. Mais la maladie n’entraîne pas toujours un handicap. Pour faire court, on peut dire que la maladie devient handicap lorsqu’elle est la cause d’une invalidité durable avec laquelle la personne devra apprendre à vivre de façon aussi autonome que possible.

En effet, les personnes placées en situation de handicap ne sont pas toutes dans un état végétatif, sinon on les appellerait peut-être des personnes en situation de légumineuse. En fait, le handicap a deux facettes : la réalité de l’invalidité qu’il crée et le degré d’incapacité que la société lui attribue. Il est certain que le handicap implique, pour celui qui doit vivre avec lui, une gêne ou une impossibilité d’utiliser un sens ou un membre. Cependant, tout ce qui lui reste de vivant et de valide lui laisse encore beaucoup de possibilité de développer ses capacités et donc ses aptitudes à vivre au milieu de tous.

Alors, osera-t-on encore déclarer qu’une personne en situation de handicap est en situation d’incapacité d’exister et de produire ? Ce qui différencie un handicapé d’un malade, c’est que le second ne pense qu’à guérir alors que le premier sait qu’il doit apprivoiser au mieux les conséquences de la maladie ou de l’accident qui l’ont mis en position de procéder différemment pour apprendre et agir. Il a les mêmes aspirations que les gens de son âge et de sa génération.

Celui qui est en situation de handicap visuel a conscience d’avoir eu ou d’avoir toujours une maladie oculaire, mais il ne se perçoit pas comme malade, une fois qu’il a compris comment gérer sa situation dans son quotidien, faire ses études et évoluer vers son avenir professionnel, voire familial

Alors, quand les non comprenant cesseront ils de nous imposer leurs visions stéréotypées, je vous le demande. Georges Brassens nous a malheureusement donné la réponse : ils ont un roi indétrônable ! On ne pourra jamais éradiquer toutes les formes d’intolérance à la différence car, lorsqu’un non comprenant accepte d’ôter ses œillères, il est trop souvent remplacé par un autre. Et la lutte pour l’ouverture d’esprit doit recommencer !

C’est pourquoi il faudra encore bien des années, voire bien plus, avant que les préjugés séculaires s’effacent dans les esprits. Mais courage ! Des hommes et des femmes nous fournissent de magnifiques exemples de réussite professionnelle, avec peu ou pas de vision oculaire…

Différence et compétence ne sont pas incompatibles. Tout dépend de la façon dont on accepte la remise en question.

Marie-Renée HECTOR, Vice-Présidente du GIAA


Actualités

Avec la loi Macron, l’obligation d’emploi des handicapés est devenue moins contraignante

Par Mathilde des Noes

Depuis 1987, la loi impose aux entreprises de plus de 20 salariés de compter au moins 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Les sanctions financières ont été durcies par la loi handicap de 2005. La loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances en 2015 ouvre discrètement de nouvelles possibilités pour les entreprises de s’acquitter de leur obligation.

Désormais, les entreprises pourront remplir en partie leur obligation d’emploi en accueillant des personnes handicapées dans le cadre de stages de « mise en situation professionnelle », un dispositif d’une durée d’un à deux mois introduit en 2014 par la loi sur la formation professionnelle. Jusqu’à 2 % de leur quota pourront être atteints par ce biais.

Les stages d’observation accomplis par des collégiens et des lycéens handicapés pourront également être comptabilisés, là aussi à hauteur de 2 % au maximum.

Autre nouveauté introduite par la loi Macron : les entreprises pourront déduire de leur obligation d’emploi des contrats passés avec des travailleurs indépendants handicapés. Selon l’Union professionnelle des travailleurs indépendants handicapés (UPTIH), 71 600 personnes handicapées exercent en France une activité sous le statut de travailleur indépendant.

Avant la loi Macron, les entreprises qui n’atteignaient pas 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs pouvaient déjà s’acquitter partiellement de leur obligation d’emploi en recourant à des établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ou des entreprises adaptées (EA) qui employaient, elles, des handicapés, mais aussi inclure dans leurs quotas des stagiaires handicapés en alternance ou dans le cadre de la formation professionnelle.

 

 

L’UEFA intensifie ses efforts en direction des supporters de football déficients visuels

Nous vous en avions déjà parlé pendant l’Euro 2016, l’UEFA (Union Européenne des Associations de Football), l’instance dirigeante de ce sport en Europe, a mis en place un service d’audiodescription des matchs à destination des amateurs de football déficients visuels. L’expérience menée en 2016 s’est avérée fructueuse ; l’UEFA a décidé de l’intensifier, vie la CAFE, le Centre pour l’Accès au Football en Europe

Le réseau d’experts et le programme de formation aux commentaires en audiodescription du CAFE ont pour but de fournir aux organisations les outils afin qu’elles puissent réaliser des commentaires en audiodescription et développer ce service en faveur des supporters aveugles ou malvoyants.

L’UEFA soutient le CAFE, Centre pour l’accès au football en Europe, dans la promotion d’une solution inclusive permettant aux supporters aveugles ou malvoyants, ainsi qu’à tous les autres supporters, de bénéficier de commentaires en audiodescription via un smartphone ou une radio personnelle pendant un match en direct.

Des commentateurs spécialement formés donnent des descriptions supplémentaires de toutes les informations visuelles significatives, tels que le langage du corps, les expressions faciales, le cadre, l’action, les vêtements, les couleurs et tous les autres éléments importants permettant de se faire une image du site, du match, de l’événement ou de l’ambiance. Pendant le match, le commentateur décrit également les actions sur le terrain au lieu de parler des statistiques ou de tactique, ou de résumer longuement l’action précédente

Le CAFE a ainsi lancé un réseau d’experts et un programme de formation aux commentaires en audiodescription pour les associations nationales de football, les ligues, les clubs et les sites dans toute l’Europe. Ce programme leur fournit tous les outils afin qu’ils puissent réaliser des commentaires en audiodescription pendant les matches.

Le réseau comprend plusieurs experts formateurs en commentaires en audiodescription, qui donnent cette formation en allemand, anglais, français et ukrainien. Le programme de formation indique le niveau de formation requis pour les apprentis commentateurs, et fournit également des conseils techniques en matière de diffusion. Ce programme peut être téléchargé en allemand, anglais, français, italien, polonais, russe et suédois.

Le CAFE a constaté que de nombreux supporters qui ne sont ni aveugles ni malvoyants apprécient d’écouter le commentaire en audiodescription et considèrent qu’il améliore leur expérience globale lors du match. En raison de sa réalisation relativement facile et peu onéreuse, le commentaire en audiodescription est un service de plus en plus populaire offert dans les stades de football. Le CAFE soutient le développement de ce service en Europe et au-delà.

(Source : UEFA.com)

 

La SNCF lance une appli d’audioguidage

L’application mobile « Guidage » sur bandes podotactiles » a été développée afin de guider les malvoyants en gare, le système de cette application fonctionne comme un GPS mais sans localisation.

Une application pour les personnes malvoyantes en gare

Imaginée par la Direction Innovation & Recherche, la solution permet à un client malvoyant de se guider de façon autonome dans la gare grâce aux bandes podotactiles qui se trouvent au sol.

Des tests ont été effectués en situation réelle le 25 janvier dernier en Gare de Chelles-Gournay avec des personnes non et mal voyantes.

Cette application mobile a pour but de faciliter le quotidien du malvoyant en gare mais également de réduire les coûts SNCF liés au guidage. En effet, le coût élevé d’achat et de maintenance des appareils (les balises sonores, les télécommandes équipant les aveugles et mal voyants) poussent aujourd’hui les équipes à rechercher des solutions de substitutions moins coûteuses.

L’équipe Innovation & Recherche a développé cette application en se servant des bandes podotactiles, sans utiliser la géolocalisation indoor via Bluetooth mais en conservant les balises (Bluetooth ou sonores) déjà existantes aux entrées de la gare.

« L’application fonctionne comme un GPS piéton mais sans localisation. En l’état actuel de la technologie, la précision de la localisation indoor n’est pas assez fiable pour une personne aveugle. L’utilisateur doit suivre les instructions fournies vocalement puis, à chaque intersection matérialisée au sol, il doit appuyer sur le bouton central du kit mains libres pour écouter l’instruction suivante (à droite, tout droit, à gauche) », explique Patrick Ung, chef de projet.

Des enjeux pour la qualité de service

Les enjeux sont d’améliorer, ou à minima, de garder une même qualité de service actuellement apportée au client et de maintenir leur autonomie durant leurs déplacements en gare. Grâce à une cartographie, effectuée au préalable de la gare, l’application « Guidage sur bandes podotactiles » va établir une feuille de route au démarrage de l’application : reconnu et repéré dès l’entrée de la gare (soit de façon autonome grâce aux balises Bluetooth, soit de façon déclarative par les balises sonores), l’utilisateur peut choisir le service de la gare vers lequel il veut se rendre. L’application calcule le trajet et lui fournit sa feuille de route. Il n’a plus qu’à se laisser guider par les instructions données par voie sonore (via le téléphone ou le kit mains libres).

En dehors du guidage en lui-même, le travail a porté sur l’ergonomie du dialogue ainsi que la façon d’énoncer les différentes instructions afin qu’elles soient les plus intelligibles et compréhensibles par l’utilisateur.

Les premiers résultats indiquent que les utilisateurs sont séduits par le principe d’une application. L’élément le plus apprécié étant le fait que les utilisateurs puissent entendre les instructions grâce au kit mains libres.

« Ce fut un défi car pour cela nous avons dû passer par un “hack” (action visant à pénétrer sans autorisation dans un réseau) qui nous a permis de contourner l’utilisation réglementée des boutons du kit mains libres. Une demande spéciale de validation de cette fonctionnalité est en cours d’instruction auprès d’Apple. Nous espérons qu’elle sera acceptée, ce serait un véritable plus pour les personnes aveugles » ajoute le chef de projet.

À terme, lorsque les gares auront été cartographiées, l’idée est d’intégrer cette fonctionnalité dans l’application SNCF afin de l’enrichir et d’apporter des services supplémentaires aux personnes aveugles et mal voyantes.

(Source : Service de presse de la SNCF)


Un Britannique aveugle obtient un cheval guide

Un journaliste aveugle de la BBC ne pouvait pas avoir de chien guide à cause de sa phobie. Il devient le premier Britannique à avoir un cheval guide à la place.

Mohammed Salim Patel est un journaliste aveugle de 23 ans. Il a presque totalement perdu la vue à l’âge de 15 ans et se déplace depuis à l’aide d’une canne.

Pour n’importe qui d’autre, la solution logique aurait été de prendre un chien guide. Mais c’est impossible pour Mohammed, qui a bien trop peur de l’animal. S’est alors offerte à lui la possibilité d’avoir un cheval guide.

La BBC a diffusé des images de leur première rencontre. On y voit Digby, un cheval miniature de huit mois, apprendre à traverser une route, se repérer dans un bâtiment et se familiariser avec ses semelles antidérapantes. Il vit pour l’instant avec sa propriétaire, dans le Yorkshire, et va encore devoir suivre au moins un an d’entraînement avant de pouvoir rejoindre le jardin de Mohammed Patel, et devenir ainsi le premier cheval guide d’aveugle en Angleterre.

L’idée vient des Etats-Unis, où les chevaux miniatures rencontrent déjà un énorme succès chez les aveugles. Que ce soit par phobie ou par allergie aux poils, nombreux sont ceux qui ne peuvent pas avoir de chien-guide.

La Guide Horse Foundation, qui croule aujourd’hui sous les demandes, affirme que les chevaux sont plus appropriés que les chiens pour guider les aveugles, du fait de leur durée de vie. Un cheval miniature américain vit en moyenne 25 à 30 ans, contre 10-14 ans pour le Labrador.

Les chevaux sont aussi des animaux très malins, même s’ils ont un peu moins d’agilité que les canidés. Katy Smith, la propriétaire de Digby, possède aussi d’autres chevaux qui travaillent notamment dans des centres de santé. “Ils peuvent vider un sac de pain pour prendre une tranche et la pousser vers le grille-pain,” affirme-t-elle au Times. “Ils plongent leur tête dans la machine à laver et en retirent les habits.”

Les chevaux-guides d’aveugles posent aussi de nouvelles questions, et notamment les lieux où ils pourront maintenant être admis. Les militants bataillent pour qu’ils soient autorisés dans les avions et les restaurants, mais il va d’abord falloir convaincre les autorités édictant les normes alimentaires.  (Source : France Télévisions)

 

Un Alsacien recordman du monde du marathon DV sans accompagnateur

Clément Gass, 30 ans, vit près de Strasbourg. Il est non-voyant de naissance. Début janvier, il s’est aligné sur le marathon (42,195 km) de Cernay-la-Ville (Yvelines) en totale autonomie, avec uniquement un GPS et une canne. Chrono final : 4 h 24’. C’est la meilleure performance au monde réalisée par un déficient visuel sans accompagnateur. Elle a été homologuée fin janvier.

« C’est la première fois que je fais homologuer un record. Ce record du monde, je le détenais déjà officieusement puisqu’en septembre, j’avais couru le marathon de Colmar en 4 h 29’. À ma connaissance, les autres performances mondiales réalisées dans des conditions équivalentes sont supérieures à 5 heures. Cette discipline, la course en autonomie pour un déficient visuel, n’est pas reconnue par les instances sportives.

J’aimerais que mon homologation encourage d’autres déficients visuels à faire tomber cette marque et à enregistrer leurs performances. La méthode habituelle consiste à courir en binôme avec un accompagnateur. Là, il n’y a aucune comparaison. On est dans une nouvelle discipline, hors du champ du handisport. »

Clément Gaas court depuis une dizaine d’années. “Au début, c’était pour découvrir de nouveaux paysages, même s’ils ne sont pas visuels pour moi. Courir était une façon de me déplacer plus loin tout seul, d’augmenter mon espace vital. La course seule est moins physique mais plus technique. C’est la recherche de l’autonomie et la suppression du handicap”, témoigne-t-il.

M. Gaas utilise une canne et une application sur son téléphone portable, OpenWay. Elle fonctionne par points de repère. Un point de repère est un endroit où il se passe quelque chose, comme un changement de direction. « L’objectif, c’est toujours d’atteindre le prochain point. L’application m’annonce où il se trouve. Si je me suis décalé à gauche, elle m’en informe également. Toutes les sept secondes, une phrase m’est prononcée, ce qui demande d’être concentré et réactif en permanence. Quand je touche quelque chose avec la canne, je ne suis qu’à un mètre de l’obstacle. Or, en course, on peut parcourir quatre mètres par seconde. Je n’ai même pas un quart de seconde pour réagir. L’effort de concentration est plus fort que l’effort physique. Je dois toujours rester physiquement dans une zone de facilité, pour avoir suffisamment de lucidité et de réflexes.”

Il y a un côté militant dans ma pratique. Je cherche à montrer qu’en tant que non-voyants, nous pouvons être autonomes si nous avons des moyens adaptés. Je milite pour que le traitement du handicap ne se limite pas à de la compassion, pour que la société donne les moyens à chacun de réussir. L’accessibilité des technologies est une grande question pour nous. L’évolution technologique nous ouvre d’énormes horizons. Mais souvent, elle n’est pas accessible autrement que par le visuel. Résultat : beaucoup de non-voyants ont peur de sortir de chez eux car le monde est dangereux pour nous. En ville, il y a des dangers tous les deux mètres. »

(Source : Ouest France)

 

La marque de cosmétiques Yves Rocher édite

un guide beauté pour les femmes DV

 

HandiCapZéro accompagne Yves Rocher pour que chaque femme, aveugle ou malvoyante, prenne soin d’elle. La marque de bien-être souhaite embellir leur quotidien en proposant l’édition 2018 du « Livre Vert de la Beauté ».

 

Le dispositif mis en place par Yves Rocher comprend un catalogue pour tout savoir sur la marque et ses produits. Des étiquettes (braille et caractères agrandis) servant à mieux identifier les produits dans la salle de bains sont offertes. Enfin, des ateliers « beauté sans miroir », présents un peu partout en France (Houdemont, Paris, Bordeaux...), permettent d’apprendre les gestes essentiels du maquillage sans miroir.

Le Livre Vert de la Beauté est un dispositif gratuit. Pour le commander, appelez le 0800.39.39.51 (service et appel gratuits).

 

 

 

Panda Guide met l’intelligence artificielle

au service des personnes déficientes visuelles

 

Sous la forme d’un casque audio équipé d’une caméra vidéo miniature, la solution PANDA Guide s’appuie sur l’intelligence artificielle et collective afin de vocaliser l’environnement de l’utilisateur. S’inspirant des technologies de pointe issues des voitures autonomes, de la robotique et de la réalité virtuelle, PANDA Guide réagit à la voix de son utilisateur, et répond à ses demandes en lui décrivant son environnement. Un dispositif discret et malin pour s’offrir une nouvelle autonomie. PANDA Guide a reçu le Prix du public des Prix EDF Pulse 2017.


Ramasser ses clés tombées parterre, emprunter un passage piéton ou monter dans un RER sont des gestes simples du quotidien, pensez-vous… Et bien ce n’est pas toujours le cas ! Principalement pour les 2 millions de personnes déficientes visuelles. C’est d’ailleurs après que son amie aveugle est tombée d’un quai de RER qu’Arnaud Lenglet, ingénieur en robotique, a décidé de créer Panda Guide, un guide virtuel pour accompagner les personnes en difficulté et leur rendre de l’autonomie.

Panda Guide est un casque audio auquel une caméra a été intégrée. Grâce à l’intelligence artificielle, à la base des technologies utilisées pour la voiture autonome par exemple, tout ce que la caméra filme est décrit oralement à la personne qui en fait la demande. C’est ce qu’on appelle le principe de réalité augmentée auditive.

Le créateur explique : « Les clés par exemple, si tu les fais tomber par terre, tu demandes à Panda « Panda, est-ce que tu vois mes clés ? », alors Panda s’allume, il filme et te dit « oui, tes clés se trouvent à trois pas et à 14h environ ».

 

Lauréat des prix EDF Pulse 2017 dans la catégorie « Prix du public », Panda en est aujourd’hui au stade du prototype et des essais auprès de quelques personnes. Mais grâce à cette mise en lumière, le casque devrait voir le jour fin 2018 : « La dotation EDF Pulse est un vrai bonus, cela va tout changer. Les prototypes coûtent cher et nous pourrons les multiplier jusqu’à obtenir une version qui assure le plus de confort aux utilisateurs. On essaie de vraiment adapter le produit à leurs retours », expliquent les créateurs.


En attendant l’arrivée du casque sur le marché, une application exploitant le même principe et permettant de reconnaître 1000 objets du quotidien est disponible depuis le mois de septembre 2017 sur I-Phone.

 

 

 

DOSSIER

 

Sentiers lumineux... Parcours brillants...


Au GIAA, nous le savons depuis toujours, nous sommes même nés de cette idée : les personnes déficientes visuelles peuvent tout faire ou presque... Du moment qu’elles en ont le désir et la volonté. Comme tout un chacun.

Une évidence ? Oui, mais...

Une évidence qu’il est bon de rappeler tant les clichés ont la vie dure. Non, les déficients visuels ne sont pas tous accordeurs de piano. D’ailleurs les accordeurs de piano ne sont pas tous DV non plus...

Oui il existe des professeurs déficients visuels, des secrétaires, des cadres, des fonctionnaires, des chargé(e)s de clientèle, des danseurs professionnels, des comédiens. On recense 2000 kinésithérapeutes déficients visuels en activité dans notre pays.

A quelques exceptions près, notamment dans le domaine des transports et de la médecine par exemple, quasiment tous les métiers sont ouverts aux personnes qui voient mal ou pas du tout. Toutes les routes du monde les invitent à l’exploration.

Et pour le prouver, nous avons choisi, et c’est loin d’être exhaustif, de vous présenter quatre parcours édifiants, témoignant de l’étendue du champ des possibles.

Faites connaissance dans les pages à venir d’un astrophysicien, d’une journaliste de terrain, d’un aventurier et d’un écrivain-judoka-cadre de la fonction publique. Ils ont un point commun, ils sont tous déficients visuels.

 

Ludovic Petitdemange, astrophysicien :

les yeux dans les cieux


Par Mathilde des Noes


Chercheur astrophysicien au CNRS, Ludovic Petitdemange est un jeune trentenaire à la voix calme et posée. Il égraine son parcours sans fausse modestie mais avec l’envie réelle de partager son histoire avec le plus grand nombre.

Ce qui frappe dans son parcours, c’est la méticuleuse ascension depuis ses années d’étudiant jusqu’à son intégration au laboratoire LERMA du CNRS (Laboratoire d’Etudes du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères)en tant que chargé de recherche première classe.

Une route sans accroc jalonnée de diplômes prestigieux (Thèse de doctorat en Astrophysique soutenue à l’ENS en 2009) et ponctuée de promotions comme tout universitaire de talent.

Mais quelle réalité se cache derrière cette apparente facilité, comment Ludovic Petitdemange est-il arrivé là où personne n’attendait un déficient visuel ?


Devenu mal voyant à l’âge de 10 ans, Ludovic Petitdemange suit sa scolarité en inclusion dans un collège de Nancy. Seul déficient visuel de l’établissement, ces années sont douloureuses. Isolé des autres élèves, il découvre seul son handicap ne pouvant partager avec d’autres ses questionnements.


Mais il s’accroche. Il concentre ses efforts sur les matières scientifiques qui lui sont plus accessibles parce qu’il retient tout à l’oreille. Ses résultats sont payants et lui donnent un passeport pour les classes supérieures.

En quatrième, il choisit de quitter Nancy pour l’INJA à Paris où Il finit sa scolarité. Un univers rassurant et adapté où il reprend confiance dans la sérénité.

Il apprend le braille et découvre les outils qui lui donnent une certaine autonomie.

Son professeur de physique, un ancien chercheur lui donne le goût des sciences et de la recherche. Il se plonge avec délice dans la lecture de livres d’astronomie, écoute les émissions d’Hubert Reeves, se passionne pour la cosmologie, l’univers, sa forme et bien sûr toutes les questions métaphysiques qui en découlent.

Malgré ses rêves d’étoiles, Ludovic Petitdemange garde les pieds sur terre « J’étais bien conscient que c’était impossible, rien n’était préparé pour un étudiant comme moi ».

Le bac en poche, confondant la station de métro avec la ville, Ludovic Petitdemange s’inscrit à la faculté des sciences d’Orsay. Il lui faudra persévérance et obstination pour basculer sur la faculté de Jussieu non sans avoir remué tous les fondements de l’institution.

Si l’anecdote prête à sourire, elle met en avant une des clés de réussite de Ludovic Petitdemange : aller jusqu‘au bout de ses démarches.

L’arrivée à l’université est un déclic. Fini l’environnement confortable de l’INJA, il lui faut se prendre en main. Il est dorénavant maître de lui-même d’autant qu’il n’a aucun soutien familial.


Depuis ce jour, il a appris à tout organiser, anticiper, faire en sorte que tout fonctionne, qu’il devienne le grand ordonnateur de son propre univers.

Et pour gérer le stress, maintenir un bon équilibre, rien de tel que le foot et la guitare.

La faculté a de maigres ressources mais elle abrite des associations qui prennent le relais. Chacune, à sa manière, lui apporte une aide précieuse. A une époque où l’usage des ordinateurs portables n’est pas encore démocratisé, il faut frapper à toutes les portes pour récolter le maximum d’aides, trouver des bénévoles pour assurer des lectures quotidiennes. Et le niveau d’étude montant, rémunérer des lecteurs compétents.

Par ailleurs, Ludovic Petitdemange privilégie les groupes de travail où il apporte une complémentarité indispensable aux autres étudiants. Son assiduité sans faille et sa mémoire prodigieuse en font un compagnon recherché.

Et s’il ne mène pas la vie festive des étudiants, ses années studieuses ne sont pas pour autant un sacrifice. Il a toujours eu la chance d’aimer ce qu’il faisait.

Mais lorsqu’on lui demande s’il n’a jamais eu envie de baisser les bras, un grand rire jaillit « c’est sûr que si j’avais su avant toutes les difficultés que j’allais rencontrer, je ne serai pas allé en fac ». C’est l’excellence de ses résultats qui l’a fait avancer, année après année tout en restant persuadé que jamais il ne pourrait être chercheur parce que cela ne s’était jamais vu et qu’à une époque pas si lointaine, un déficient visuel scientifique était destiné, au mieux à devenir kiné.

Aujourd’hui, Ludovic Petitdemange applique la même stratégie dans son travail. C’est-à-dire favoriser les collaborations, les échanges et la complémentarité avec les autres chercheurs.

La finalité de la recherche fondamentale est d’abord de comprendre, d’établir des théories à partir d’équations qui régissent les mouvements. Utiliser des méthodes mathématiques pour résoudre des équations et essayer de les faire parler.

Ses travaux théoriques sont complémentaires de ceux d’observation. Et s’il lit les publications à son rythme, il les connaît sur le bout des doigts.

Il reconnaît que tout est quand même plus facile avec le développement des nouvelles technologies et du numérique. En quelques clics, il a dorénavant accès à n’importe quel texte, ouvrage scientifique.

Ludovic Petitdemange communique auprès d’astrophysiciens et de géophysiciens de la recherche fondamentale.

Il publie plusieurs articles par an. Ces publications scientifiques demandent une grande rigueur, tout est vérifié avant d’être divulgué à la communauté des chercheurs.

Tous les deux mois, il donne des conférences à Paris ou à l’étranger lorsque sa vie de famille le lui permet.

Si on lui demande quel bilan il fait de son parcours, il synthétise immédiatement : « je suis un enfant du système ».

Sans le système il n’aurait jamais pu accéder à ce niveau d’étude ni poursuivre dans un laboratoire de recherche.

Aussi il veut témoigner, pour que les jeunes déficients visuels ne baissent pas les bras, aillent jusqu’au bout de leurs rêves et s’en donnent les moyens. C’est d’ailleurs le même conseil qu’il donne à ses enfants.

Alors il frappe tous azimuts : cours de soutien auprès d’étudiants déficients visuels ou avec autres handicaps, professeurs de mathématique à l’INJA, atelier à la Cité des Sciences pour les déficients visuels, médiateur au Palais de la Découverte auprès du grand public, collectif Astro pour tous, atelier de vulgarisation de l’astronomie auprès de déficients visuels à Toulouse, rencontre avec les écoliers de la classe de sa fille….

Concernant l’éducation, spécialisation ou inclusion ? Il n’a pas d’idéologie, seulement le bien être de l’élève et le maintien du savoir des enseignants de centres spécialisés. Il souhaite éviter la dilution des compétences et des moyens qui se fait au détriment des élèves et génère une perte de temps pour tous.

L’important est de maintenir un lien fort et direct entre l’élève déficient visuel, le professeur et le reste de la classe.


Ludovic Petitdemange envisage avec confiance son avenir auprès de la communauté d’astrophysiciens où il enrichit quotidiennement ses connaissances déjà sidérales.

Il n’a aucun regret parce que « ce que je n’ai pas fait c’est parce que je ne pouvais pas le faire et ce que j’ai fais c’est parce que je l’ai voulu».



Laetitia Bernard, grand reporter : un regard tout-terrain

 

Par Florence Colzy

 

Je rencontre Laetitia Bernard, journaliste sportive, dans un café où elle a ses habitudes. Elle m’accueille d’un large sourire. Laetitia porte bien son nom. Elle incarne la joie, son dynamisme est communicatif, et rien ne l’arrête. D’ailleurs, elle excelle au saut d’obstacles, discipline équestre dont elle est six fois championne de France Handisport.


Née non-voyante, Laetitia grandit dans la région toulousaine, en milieu scolaire ordinaire, tout en bénéficiant d’un centre spécialisé à la pédagogie innovante basée sur l’intégration.

Enfant, entourée d’une famille attentive et ouverte sur l’extérieure, elle découvre le monde avec curiosité et émerveillement, dans un climat de confiance qui lui permet de développer une sécurité intérieure.


Son papa, bricoleur inventif, lui fabrique des « tas de trucs » pour lui faciliter la vie. Laetitia reste souvent avec ses grands-parents. Elle évoque un souvenir qu’elle me raconte avec amusement : à 3 ans sur son vélo, fendant l’air, elle rit aux éclats. Sa grand-mère lui a fait la surprise d’installer de fines plaquettes en carton sur ses petites roues, déployant ainsi une saccade musicale à chaque coup de pédale.


Dès 5 ans, elle bénéficie d’un accompagnement au Centre de Lestrade-Cival à Ramonville (31). Elle s’exerce alors à diverses activités sportives et culturelles. Elle pratique le judo pendant 5 ans, mais le corps à corps et les techniques d’étranglement et de plaquage au sol ne lui plaisent guère. Elle s’adonne au piano jusqu’à ses 18 ans, et en garde un goût prononcé pour la musique classique.

Comme tout enfant, sa vivacité d’esprit ne demande qu’à s’épanouir. Là encore, son entourage familial y répond favorablement. Elle baigne dans les mots. Sa grand-mère lui lit des histoires, des livres pour enfants d’abord, puis pour adolescents « Le Club des 5 pour discuter avec les copines », des livres multiples et variés pour nourrir son appétit d’apprendre.

A 11 ans, elle s’essaye au théâtre, très motivée. L’animatrice ne veut pas d’elle ; à ses yeux, la présence de Laetitia est trop compliquée à gérer, elle estime qu’elle va ralentir et pénaliser le groupe. Déçue, et profondément blessée, Laetitia se tourne vers le Poney Club qu’elle a déjà eu l’occasion de côtoyer lors de ses toutes jeunes années. Une monitrice, Muriel, va lui donner le goût de l’équitation, et plus particulièrement du saut d’obstacles. « Elle m’a considérée comme une cavalière à part entière », explique-t-elle.


Ses parents, tous deux professeurs d’Education Physique et Sportive, s’organisent pour être mutés selon les besoins de leur fille, unique. Sachant son chemin vers l’autonomie difficile, ils font le choix de se consacrer à elle et de mettre tout en œuvre pour l’aider à trouver sa place au sein de la société. Ils frappent à toutes les portes, remuent ciel et terre pour faire bouger les mentalités et permettre à leur fille de s’intégrer.

Les réactions des institutions, des individus, face au handicap sont contrastées : rejet, inquiétude, mise à l’écart pour la plupart alors que d’autres, plus rares, sont porteuses d’espérance.

Equitation
Le club où monte Laetitia travaille avec une association handisport, Lapeyrade. Chaque année, ils emmènent leurs cavaliers au championnat de France Handisport. En 1997, à 14 ans, Laetitia participe à ses premiers concours en remportant les épreuves de dressage et de saut d’obstacles. Elle se prend au jeu et les succès s’accumulent.


Sauter...les yeux fermés. Il y a d’abord le parcours de reconnaissance, à pied, en compagnie de son guide-cavalier. Puis se joue l’épreuve. Le couple cheval-guide effectue le parcours juste devant le couple compétiteur et donne les indications à celui-ci. C’est une performance d’équipe : deux chevaux, deux cavaliers et le lien ténu et puissant de la voix de celui qui voit.

« L’équitation apporte des sensations de vitesse que l’on ne peut pas avoir quand on marche avec une canne blanche ou au bras de quelqu’un. La pratique de l’équitation donne beaucoup de force », précise-t-elle.

En 2006, à 23 ans, elle intègre la fondation Little Dreams (1), qui couvre ses frais de participation aux concours équestres et lui offre son premier cheval.


Enseignement supérieur et entrée dans la vie active
Laetitia a de l’ambition malgré les propos de quelques-uns qui veulent la réduire à son handicap. Hors de question de se laisser tirer vers le bas ! Son choix n’est pas encore fixé : devenir journaliste ou s’engager dans une carrière de la fonction publique européenne en tant que Chargée de Mission Handicap.


Son bac littéraire en poche, à 18 ans, elle se lance dans des études supérieures : Sciences Po. Direction Strasbourg.

Les deux premières années sont très difficiles. Elle bataille pour obtenir des fiches de travaux dirigés en braille. « J’ai eu envie de tout lâcher. » Ses parents se font mutés en Alsace. Ses grands-parents la rejoignent également, quelques semaines, le temps de l’aider à se familiariser à son nouvel environnement.

Elle fait sa 3è année à Berlin, dans le cadre d’Erasmus, logée en cité universitaire. Comme à chaque fois, iI faut anticiper, organiser, repérer, trouver les personnes ressources, sans cesse s’adapter. Elle mûrit son projet professionnel et choisit des cours en rapport avec les médias.

De retour à Strasbourg pour sa 4è année, elle rédige un mémoire relatif à l’emploi des personnes handicapées visuelles en France. Elle obtient son diplôme.


Son parcours de cavalière lui ouvre des portes. Laetitia, régulièrement interviewée, y côtoie de nombreux journalistes. Elle les interroge. Ils sont ravis de pouvoir l’aider à découvrir le métier. Elle fait un stage d’observation au Mouv’, la radio jeune de Radio France. « Les gens étaient formidables, ils m’ont accordé du temps, m’ont laissé faire quelques chroniques, m’ont donné les premières bases pour parler dans un micro, poser ma voix…»

En 2005, à 22 ans, elle s’oriente donc vers le journalisme et remporte la Bourse Julien-Prunet (2) qui lui permet d’accéder au Centre de Formation des Journalistes (CFJ) de Paris. « J’ai monté un dossier et réalisé un reportage audio dont le sujet était « Le bénévolat donne du sens à leur vie ». A cette occasion encore, l’équipe du Mouv a été super, ils m’ont permis d’utiliser leur matériel et d’enregistrer dans leur studio ». Elle se spécialise dans la radio.


En 2007, elle intègre Radio France à la sortie de l’école. Pour éplucher les sites Internet et lire les journaux, un logiciel spécialisé vocalise les données contenues dans l’ordinateur. Elle dispose aussi d’un prompteur braille, pour écrire et lire ses textes à l’antenne. « Pas facile de présenter un journal radio avec mon handicap : il faut lire en braille avec un débit suffisamment rapide, adapter les textes en temps réel en fonction des évolutions de l’actualité, apprendre par cœur, être capable d’improviser… Et surtout, il faut s’exercer avec le prompteur braille, acquérir des réflexes et une bonne méthode de travail. »


En 2012, elle couvre les Jeux paralympiques de Londres. Comme un symbole, jamais les Jeux paralympiques n’ont eu autant de succès qu’à Londres, avec un traitement « presqu’Olympique » : infrastructure identique à celle des JO, record de tickets vendus, large couverture télévisée quotidienne, une des journaux, starisation d’athlètes, et un slogan qui s’applique si bien à Laetitia « Meet the Superhumans ». Elle participe de ce mouvement, animée par l’envie de faire découvrir le handisport au plus grand nombre. Son amie Sophie, rencontrée lors de compétitions d’équitation, l’accompagne pour la guider. « Je voudrais permettre au public d’appréhender concrètement le handicap, de façon réaliste et vivante, en expliquant, par exemple, les règles des différentes disciplines, et en gardant à l’esprit que ce sont avant tout des sports comme les autres, qui procurent beaucoup d’émotions », explique-t-elle.


Depuis 2015, elle présente le journal des sports tous les week-ends à 8 et 10 heures. « Le commentaire en direct est hors de ma portée, mais la radio consiste avant tout à parler aux gens, à poser des questions et à faire des synthèses. Pour tout cela, mon handicap ne me gêne en rien », affirme-t-elle. Elle couvre les événements et présente des portraits de sportifs. Sur le terrain, elle est accompagnée d’une guide-assistante et d’un technicien qui se charge de la prise de son.

Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle rédige des articles dans la presse spécialisée en équitation (l’Eperon, lepereon.fr). « J’écris sur ma passion ! » s’exclame-t-elle, enthousiaste.

 

Engagement
Depuis son jeune âge, Laetitia est sollicitée par les médias pour participer à des émissions sur le thème du handicap. « Ça a commencé quand j’avais six ans, le chanteur Carlos était venu dans mon école, il y avait la télévision régionale, c’est moi qu’ils ont interviewée… ».

Un peu plus grande, elle participe à des émissions (France Inter, France Info, France Bleu Alsace, le Mouv’, France 3, etc.) portant sur la scolarisation des personnes handicapées et l’intégration sociale. Elle fait l’objet de reportages (TF1, France 2, France 5, Le Monde etc.) sur la pratique de l’équitation par une personne aveugle.

Sa profession de journaliste lui a également valu quelques beaux articles-portraits (Télérama, Nouvel Obs, Femme Actuelle, etc.).

« Les personnes handicapées existent, ont des handicaps différents, des personnalités différentes, des centres d’intérêts variés, et devraient avoir la possibilité de vivre dans le même paysage social que les autres »


Laetitia Bernard ne craint pas la médiatisation dont elle est l’objet. Au contraire. « Par mon professionnalisme, en étant journaliste, je peux contribuer à changer la manière dont on regarde les personnes handicapées », soutient-elle. Son parcours est une source d’inspiration pour les jeunes handicapés mais c’est non sans difficultés que Laetitia a pu traverser les épreuves. « Je reconnais qu’il m’a fallu beaucoup, beaucoup de travail, de discipline et de persévérance, et le soutien, inconditionnel, de ma famille, ajoute-t-elle. Trouver un emploi pour un aveugle est extrêmement compliqué. Avoir un tel handicap au quotidien n’est pas un atout, même si j’ai peut-être bénéficié d’une discrimination positive et attiré plus de bienveillance qu’un autre. »

Dans son métier, elle aime tout particulièrement transmettre et partager, l’information bien sûr, l’émotion surtout. Lorsque je l’interroge sur l’avenir, elle me confie souhaiter diriger sa propre émission de radio « pour y diffuser bonne humeur et optimisme » et développer des projets équestres.

« Le handicap est une caractéristique physique qu’il faut prendre en compte mais il n’empêche pas de réaliser ses rêves », conclut-elle. L’amour et l’attention de ses proches lui ont donné des ailes.

 

(1)       La Fondation Little Dreams, créée en 2000 par Phil et Orianne Collins, soutient des jeunes talents dans les domaines artistiques ou sportifs.

(2)       Cette bourse rend hommage à Julien Prunet, journaliste non-voyant, diplômé du CFJ, disparu en 2002 à l’âge de 29 ans. Elle permet à une personne au profil atypique de suivre la formation du CFJ sans passer le concours d’entrée traditionnel.

 

 

Alban Tessier, aventurier : le petit poucet d’Uyuni

 

Par Rémy Valencia

Alban Tessier est un aventurier. Il a décidé de relever un pari fou. Traverser à pieds l’un des plus grands déserts de sel au monde, le Salar d’Uyuni en Bolivie. Pendant sept jours, du 17 au 23 juillet, ce nantais de 41 ans, enseignant spécialisé, marié et père de deux enfants, a ressenti l’immensité d’un univers blanc et hostile et perçu des formes, ombres et couleurs avec un champ visuel est très rétréci en périphérie inférieur et une acuité qui oscille entre 1/20e et 1/50e.

140 km avec pour bagages: un chariot de trek transportant l’eau, de la nourriture, le nécessaire de bivouac, une trousse de soin, des batteries et panneaux solaires. Entretien avec un homme qui n’a pas froid aux yeux.

 

Qu’est-ce qui vous a attiré vers le Salar d’Ulyuni ?

J’ai découvert le Salar d’Uyuni en photo il y a 15 ans par une amie bolivienne. A l’époque, j’étais formateur en informatique adaptée à l’institut des Hauts Thébaudières à Nantes.  Alors directrice d’une agence de tourisme locale, elle venait se former aux techniques de compensation du handicap alors qu’elle était en train de perdre la vue.

Quand elle m’a décrit le Salar d’Uyuni pour la première fois, j’ai été attiré par ce lieu lunaire et cette immensité blanche où ciel et terre se mêlent. Pour une personne non voyante comme moi, cela représentait une liberté totale sans obstacle.

Depuis longtemps, je rêvais de traverser à pieds un désert. Il y a quelques années, l’opportunité d’une traversée du désert tunisien s’est présentée. Avec mon formateur de l’époque, Michel Point, nous avions développé un logiciel de guidage sur mesure. Malheureusement, le projet n’a pu aboutir faute de soutiens logistiques et financiers.

Le décès de Michel Point, mon père spirituel, quelques années plus tard a ravivé chez moi l’envie de mener à bien un tel projet. Une manière de lui rendre hommage et d’associer défi technologique et humain.

 

Comment se prépare-t-on à relever un tel défi ?

La préparation a duré 3 ans. J’étais sportif : je pratiquais le vélo mai, après une grave blessure à la cuisse, j’ai dû lâcher le guidon et je me suis essayé à la marche athlétique pour maintenir ma condition physique. En même temps, je m’étais inscrit dans un club d’athlétisme pour travailler ma technique de marche.

Vous vous en doutez, on ne prépare pas une telle expédition sans avoir un minimum de connaissances géologique, politique et topographique du lieu.  C’est l’agence météo bolivienne qui m’a aidé en me fournissant des cartes détaillées et des bulletins de prévisions actualisés. J’ai contacté d’autres personnes dont un aventurier belge qui avait tenté la même traversé il y a quelques années. Son retour d’expérience m’a été précieux pour préparer le parcours et recenser toutes les difficultés, même si lui voit.

Il y a aussi l’aspect technique : le matériel de guidage a été développé avec différents partenaire qui m’ont conseillé. Il me fallait un outil accessible et qui puisse mémoriser des points GPS comme les cailloux blancs du petit Poucet et me les restituer vocalement au fur et à mesure de ma progression. C’est une entreprise française qui a développé ce GPS sur mesure.

N’oublions pas l’aspect logistique et sécurité. J’étais suivi par une équipe à bord d’un 4x4 composée de guides locaux et d’un médecin. Ils pouvaient me suivre à la trace grâce à un boîtier satellitaire et une balise.

 

Quelle a été votre sentiment avant de partir ?

J’étais confiant suite à la reconnaissance de terrain et satisfait car c’était l’aboutissement de 3 ans de travail. En même temps je ressentais un peu de stress. Je ne savais pas si tout allait fonctionner correctement et puis, la préparation avait pris beaucoup de place dans ma vie et je pensais fort à ma famille et à mes enfants.

 

Comment se passait une journée de marche ?

Je me levais à 6h et après avoir pris un petit déjeuné à base de plats lyophilisés, je commençais à marcher vers 8h. Je ne prenais pas de temps particulier le midi pour déjeuner. J’avais en permanence des barres énergétiques que je mangeais en marchant. Je m’arrêtais de marcher à 16 h. Il fallait deux heures pour décharger le matériel et installer la tente. Je me reposais à 18 h et m’endormais aux alentours de 20 h après avoir pris un repas complet le soir avec soupe et dessert.

 

Qu’avez-vous vu ou ressenti lors de ces 7 jours ?

J’étais dans une immensité blanche baignée d’une lumière intense. Je portais deux paires de lunettes de soleil pour me protéger tant les rayons étaient puissants. J’ai très vite pu sentir une impression de grandeur. Le vent, le soleil, l’humidité de sol, sa texture, tout me rappelait que j’étais dans une immensité naturelle.

Il y avait quand même des dangers. Par exemple, des trous de 5 à 80 cm de diamètre avec cristaux de sel tranchants et très dangereux car indétectables par le GPS. L’autre danger, c’étaient les 4x4 sur les pistes qui arrivent vite. J’ai sollicité l’équipe d’assistance une fois pour une panne du  système de guidage et le 3e jour et pour une liaison satellite avec France Inter. J’ai essuyé deux tempêtes de neige le troisième et le cinquième jour. La tente a même failli s’envoler ! C’est un milieu très hostile. Les différences de température sont énormes. Entre 35 à 5 ressenti en journée et la nuit givre dans la tente.

 

Quelle a été votre plus grande joie après avoir relevé ce défi ?

J’ai encore du mal à réaliser, ça passe si vite… C’était l’aboutissement de 3 ans de travail, un grand soulagement.

La couverture médiatique, l’accueil par les autorités boliviennes et le président m’ont touché également. Le Pays développe le tourisme et permet de leur mettre en avant le lieu et le Projet Uyuni a contribué a fait connaître le désert de sel et à donner l’envie à d’autres aventurier de relever le défi.

C’est un exploit impensable quand on est handicapé en Bolivie.

Je garde un souvenir ému de mes rencontres avec jeunes boliviens malvoyants. Le pays manque d’infrastructures adaptées. Travailler est quasiment impossible quand on est déficient visuel en Bolivie. L’accès aux soins et au matériel adapté est très difficile pour le plus grand nombre. La marche dans le désert a envoyé un message fort : cette génération doit alerter de ses difficultés quotidiennes et proposer des solutions possibles grâce à aides humaines et techniques. Les jeunes sont venus vers moi plein d’espoir.

Quand le handicap m’est tombé dessus à 16 ans, je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais d’être en France. On a tendance à beaucoup critiquer, mais si on veut faire bouger les choses il faut être dans l’action, c’est collectivement que l’on trouve des solutions pour relever de nouveaux défis.

 

Bachir Kerroumi, économiste, écrivain, judoka : un éventail XXL

Par Florence Colzy

 

Elégamment habillé, dans des tonalités de couleurs qui siéent parfaitement à son teint, Bachir attend, assis à une table d’un café parisien, près de l’Hôtel de Ville où il travaille.Il porte de fines lunettes noires.

Bachir Kerroumi est aveugle depuis l’âge de 18 ans. Il en a désormais 58. Il est économiste, chercheur-associé, consultant, écrivain,et enseignant-ceinture noire de judo.Rien ne l’arrête. Les difficultés sont des défis dont il fait un moteur. L’adversité, il en a fait une force.

 « Mes grands-parents ont eu une importance considérable. Issus de la culture des gens du désert, ce sont eux qui m’ont transmis des valeurs et le goût des mots, des mathématiques, du rêve et de la poésie. J’adorais les écouter nous raconter des histoires. C’est peut-être de là que vient mon envie d’ailleurs, mon besoin de liberté. »

Bachir arrive en France à l’âge de 15 ans, seul, sans papiers, laissant derrière lui sa famille, son pays, l’Algérie, dans l’espoir d’une vie meilleure. « A 18 ans, j’ai eu une hémorragie des yeux,un voile rouge me barrait la vue. Et puis, plus rien. » Trouver les moyens de s’en sortir, et les personnes susceptibles de l’aider est devenu un objectif plus pressant encore. « J’étais débrouillard, déterminé, et très en colère de cette cécité. J’ai commencé des cours du soir de mathématiques au CNAM, pensant que mon appétence pour l’abstraction faciliterait mon insertion parmi les voyants. Parallèlement, je suis entré dans un club de judo, un peu par hasard. Je m’y suis investi. J’ai appris à gérer mes émotions, à faire preuve de rigueur et de souplesse, de stratégie. »

 

« Ça n’a pas été facile, j’ai du faire face au rejet de certains. Quant aux outils mis à disposition des déficients visuels, à l’époque, ils étaient rudimentaires et trop coûteux pour moi. Pourtant, je ne lâchais rien, je voulais vivre comme tout le monde, m’insérer et trouver ma placedans la société. J’ai appris le Braille par correspondance avec l’Institut Hadley School. J’ai trouvé de l’aide auprès du GIAA et des Auxiliaires des Aveugles. J’y ai rencontré des lecteurs pour mes livres de mathématiques.

A force de se battre, il finit par y arriver. A 25 ans, il obtientune maitrise d’informatique ; à 26, il est naturalisé français ; à 27, grâce au Prix de la Fondation de la Vocation et au soutien d’IBM, il crée un centre de formation en informatique, électronique et commerce international pour un public de voyants et non-voyants. »Poussé par son appétit d’apprendre et le souhait de faire évoluer les mentalités, il entre au CNAM en tant que chercheur-associé.A 36 ans, il publie « Les Personnes handicapées et le Marché du Travail, un guide pour réussir ». A 42 ans, il soutient une thèsede doctorat en Sciences de Gestion «Les déficiences du management face au handicap», financée par EDF.

Bachir regorge d’idées et d’envies, ce qui le conduit à proposer ses services et à créer son propre emploi. Il s’adapte et fait de son handicap une valeur ajoutée :une expertise très prisée du secteur publiccomme privé en effet.

En tant que Chargé de Mission à la Mairie de Paris, il conseille l’équipe municipale dans les domaines de l’emploi, de l’activité culturelle et sportive des personnes en situation de handicap.

« Le système français a tendance à nous déresponsabiliser. Pour toute décision, aussi minime soit-elle (l’achat d’un ordinateur adapté par exemple), il faut passer par le Médecin du Travail. Cette façon de mettre le handicapé sous-tutelle m’agace prodigieusement ! »

Bachir aime voyager, seul souvent. « La meilleure façon de faire des rencontres », explique-t-il. La lecture est une de ses joies également. « Je préfère lire en braille afin de découvrir par moi-même la beauté d’un texte et de laisser libre cours à mon imagination. Ecouter un livre audio, c’est déjà se laisser influencer par l’interprétation du lecteur » ajoute-t-il.Il écrit aussi :un roman en 2009, une autobiographie en 2017. Judoka, il a à cœur de transmettre et toujours de progresser. « Je recherche la beauté du geste plus que la victoire » précise-t-il. L’intérêt de l’expérience de Bachir est qu’elle s’inscrit non pas dans le handisport, qu’il a toujours refusé d’intégrer, mais dans le milieu « normal » aux côtés des voyants. « La vue n’est pas un atout, car elle transmet l’information trop lentement au cerveau, alors que le toucher donne une indication quasi immédiate. »

« Je ne tiens pas compte du jugement des gens, de leur appréhension. Je fonce. » Bachir a su trouver les ressources pour aller de l’avant. La clé ?  « La confiance », conclut-il.

 

 

 

 

 

 

 

La vie du GIAA

 


Le GIAA Paris version 2018

 

« Agir pour que les personnes aveugles ou malvoyantes soient pleinement inclues dans la société, telle est la mission du GIAA depuis bientôt 70 ans. Nous partageons, toutes et tous au GIAA, la conviction que c’est par l’accès aux études, à la lecture, à la culture, à l’emploi que nous y parviendrons pleinement. L’engagement sans faille et l’énergie déployés par nos prédécesseurs ont aujourd’hui permis de nombreux progrès. Les déficients visuels qui poursuivent avec succès des études, qui entrent dans le monde professionnel ou qui profitent du plaisir, pourtant si banal, de la lecture d’un livre ou de la découverte d’un musée, sont des réussites dont nous pouvons, toutes et tous, être fières et fiers. »

Pierre Marragou, président du GIAA

 

L’équipe salariée du siège du GIAA

Daniel Belin, Coordinateur Production Daisy (depuis remplacé par M. Frédéric Fournier)

Anne Chouzenoux, Coordinatrice Club Emploi

Sylvie Coelho, Responsable Mécénat et Partenariats

Laurence Hays, Coordinatrice Service Editions sonores

Sarah Debonnet, Coordinatrice Edition Livres adaptés

Aurélie Millot, Comptable

Nadia Nefzaoui, Coordinatrice Ressources Humaines et Vie associative (depuis remplacé par M. Richard Laurent-Foucault)

Stéphanie Zoccola, Chargée de Communication et Collecte de dons

 

Le Conseil d’Administration du GIAA…

« Chères amies, chers amis du GIAA, je tenais à nouveau à vous remercier pour votre participation aux projets, aux actions et aux idées que nous défendons ensemble. Membres de l’association, salariés, bénévoles, abonnés, mécènes ou donateurs, nous savons pouvoir compter sur le soutien précieux de chacune et de chacun. Ce soutien est indispensable à la poursuite de notre mission.

Je tiens, au nom des membres du Bureau, des administrateurs, ainsi que des responsables des sections ou délégations à vous exprimer toute la reconnaissance et le plaisir que nous avons à agir ensemble. »

Pierre Marragou, Président du GIAA

 

Marie-Renée Hector, Vice-présidente, Membre du bureau, Professeur d’anglais, retraitée

Marie-Christine Mouttet, Vice-présidente, Membre du bureau, Présidente de la Délégation PACA-Corse

Sylvain Nivard, Secrétaire Général, Membre du bureau, Ingénieur commercial, retraité

Hervé Rihal, Secrétaire Général adjoint, Membre du bureau, Président de la Délégation Pays de Loire, Professeur de droit, retraité

Daniel Bouffier, Secrétaire Général adjoint, Membre du bureau, Président de la Délégation Alsace, Retraité de la fonction publique d’État

Thibaut de Martimprey, Trésorier, Membre du bureau, Membre de Views France, Consultant junior en management consulting.

Guy Béranger, Trésorier adjoint, Membre du bureau. Professeur de mathématiques, retraité.

                                                                            

… composé de 24 membres, dont les 8 siégeant au bureau


Jacques Bédhet, retraité, ancien cadre dirigeant dans l’industrie

Pascale de Moura, présidente de la délégation Lorraine, professeure certifiée de lettres modernes

Guillaume du Bourguet, ingénieur, chef de projet

Thomas Carbonnelle, Expert juridique en marchés publics et en réglementation au Ministère de la Défense

Hoëlle Corvest-Morel, Chargée de l’accessibilité Universciences

Jean-Louis Ginieis,

Frédéric Grellier, Traducteur littéraire

André Haurine, Vice-président des Amitiés Pouget, Agent administratif

Bachir Kerroumi, Responsable d’études économiques à la Mairie de Paris, Chercheur au CNAM

Annie Lamant, Présidente du GPEAA, Professeur de Biologie

Gilles Lebreton, retraité, ancien masseur-kinésithérapeute à l’APHP

Alain Lequeux, Membre du collège de l’Hadopi

Jean Philippe Mengual, directeur de la qualité technique et de service au sein de la startup Hypra

Jean-Louis Plasse, Président de la délégation Auvergne, Cadre supérieur de la Fonction Publique

Pierre Vassal, retraité, ancien kinésithérapeute

Bertrand Verine, Représentant dans l’Hérault, Maître de conférence

 

 

 

Qui est BLB, l’association qui devrait rejoindre le GIAA ?

 

Le 23 juin prochain, notre assemblée générale devrait entériner le rapprochement du GIAA avec Baisser les Barrières (BLB), une Association loi 1901 qui accompagne les jeunes déficients visuels dans la réussite de leurs études supérieures et qui se présente à vous ici.

 

Depuis plus de 12 ans, l’association « Baisser les Barrières » accompagne les jeunes déficients visuels au long de leur parcours universitaire, grâce à 4 chantiers simultanés :

 

-          numérisation des livres universitaires (à fin de lecture par synthèse vocale),

-          recherche avec ces jeunes, des stages en entreprises,

-          mise au point d’un logiciel de lecture des signes mathématiques,

-          sensibilisation des pouvoirs publics et du monde de l’entreprise

-          événements : socialisation, bienvenue des nouveaux arrivants, mise en réseau

 

 

1. Le chantier « livres » :

Lorsqu’un étudiant demande un livre - et après vérification qu’il n’est disponible dans aucune autre bibliothèque numérique – il est invité à envoyer (ou déposer) son livre à BLB, qui le met dans la chaîne de la numérisation.

Après avoir été numérisé, corrigé, adapté, et envoyé à l’étudiant – le titre est inscrit à notre catalogue, et peut être ainsi commandé une deuxième ou troisième fois par de nouveaux étudiants –

BLB ne travaille pas du tout en braille, mais uniquement en vue de lecture par  la synthèse vocale.

 

2. Le chantier « stages » :

« Baisser les Barrières » accompagne les jeunes tout au long de leur recherche de stage, mobilise le réseau de correspondants que nous avons dans une quarantaine d’entreprises –

Toutefois, une transition est en train d’être opérée, puisque les entreprises publient maintenant les annonces sur leur site Internet et souhaitent que toutes les candidatures y soient centralisées.

 

Pendant cette période de transition, nous sommes obligés de travailler simultanément sur les deux méthodes : Les annonces sont rapatriées à BLB, lues et étudiées par l’équipe, qui, grâce à une bonne connaissance des profils de nos candidats, signale à chacun les annonces qui peuvent l’intéresser –

 

Nous poursuivons le soutien de toujours, à la rédaction de CV et lettres de motivation,  ainsi que des simulations d’entretiens d’embauche -

Notre objectif à présent est d’aider les jeunes à se positionner dans le nouveau dispositif des entreprises et des sites dédiés.

 

3. La Recherche sur les signes mathématiques, poursuivie par BLB depuis 6 ans, est reprise cette année dans une dimension plus ambitieuse : en prévoyant de confier la partie programmation à  une Junior entreprise qui adoptera l’ensemble, comme projet de  diplôme de l’année en cours -

 

4. La sensibilisation des pouvoirs publics et du monde de l’entreprise : long et patient travail, qui se fait à mesure des recherches de stages et des recherches de fonds –

 

5. Les évènements :

Pendant les années écoulées, deux événements au minimum ont ponctué les années universitaires : la galette des rois, (en début d’année) – et la fête de fin d’année, en juin.

 

• Depuis 2015, notre Club des Anciens rassemble une quinzaine d’Anciens 2 à 3 fois par an, pour des diners informels où fusent les projets et les espoirs – deux idées ont, pour le moment pu être mises en œuvre :

 

- Une question d’organisation : le Club des Anciens a proposé de scinder en deux la fête de fin d’année, pour faire :

o une fête Entreprises, pour que nos donateurs (entreprises & collectivités)  rencontrent les jeunes bénéficiaires,

o et une fête des étudiants, pour que les nouveaux puissent rencontrer les anciens, fête de bienvenue dans le monde universitaire –

 

- la galette des rois ayant pris, ces deux dernières années, la forme d’une réunion de travail entre les jeunes bénéficiaires et les bénévoles qui travaillent pour eux ; puisqu’en effet, les bénévoles sont dans une grande attente d’un retour des bénéficiaires, de leurs conseils, attentes, demandes, (et bien entendu de constater l’intérêt et le prix de leur travail)

 

 -mais la principale création de ce Club des Anciens, a été l’idée d’une page  Facebook,  où un groupe fermé : « BLB Conseil » a été créé, où les plus jeunes peuvent poser des questions auxquelles les plus anciens se chargent de répondre – (choix d’orientation, de filières, questions de cours, stages à l’étranger, choix des langues, mise en relation, et réels tutorats, etc.)

puisqu’il semble en effet que des groupes pour DV existent, en termes de loisirs, culture, sports, mais qu’il n’y en a pas en termes d’études.

 

Quelques chiffres :            

3 salariés, une trentaine de bénévoles,

60 à 70 étudiants déficients visuels suivis chaque année.

Depuis les débuts de l’association : plus de 300 étudiants suivis,

Nombre de livres mis à disposition des étudiants : 320 nouveaux livres / an   

 


Président : Claude Lacour

Trésorier : Thibaut de Martimprey

Secrétaire général : Matias de Sainte Lorette

Directrice : Bénédicte Lavoisier

60, rue Fondary - 75015 Paris

Tél : 01 45 77 22 31 – blb@baisserlesbarrieres.org /  www.baisserlesbarrieres.org

 

 

Les Partenaires

Ile de France - Mairie de Paris – Sopra Steria – Agirc et Arrco – Anses – EDF – France Télévisions – Publicis Groupe – BNP Paribas – Harmonie Mutuelle – Fondation de France – Compagnie de Phalsbourg – ifp Energies Nouvelles  - Lions Club International – General Electric – Unaf.





Grande première : Nous avons ouvert les portes du Louvre

Exposition “Théâtre du Pouvoir François 1er  et les Peintres des Pays-Bas”

 

Par Inès Duhesme

 

Depuis 2014 le musée présente des expositions intimes, transversales et accessibles à tous dans la petite galerie.

Celle-ci, à ne pas confondre avec celle de la galerie d’Apollon au sud côté Seine, se situe dans l’aile Richelieu qui est côté Rivoli et donne sur la façade nord de la Pyramide.

Installés sur des pliants nous étudions sous la conduite précise d’une conférencière un choix d’œuvres exposées à l’aide de grands albums tactiles étalés sur nos genoux. Les dessins sont précis l’échelle n’est pas oubliée. Michel Lo Monaco, le référent Accessibilité du musée est parmi nous, aide les uns et les autres à mettre le doigt sur le motif commenté.

François 1er et Claude de France, respectivement agenouillés en prière dans des médaillons situés sous le panneau de la Crucifixion en émail peint (sans séparation entre les couleurs) de Léonard Limosin. Le roi très chrétien représente Dieu auprès de ses sujets. La devise de la salamandre chère au roi Nutrisco et extingo© : « Je nourris le bon feu et éteins le mauvais ». Il s’agit d’un émail peint, par Léonard Limosin spécialiste de cette technique virtuose, ou les zones de couleurs ne sont pas séparées, contrairement aux émaux champlevés médiévaux (1553).

Philippe de Champaigne, compagnon des jansénistes, a peint en 1635 Louis XIII, couronné par la victoire au siège de La Rochelle ; il est en chef de guerre avec le bâton de commandement, cuirasse et épée au côté mais mains nues en signe de pureté d’intention et le casque posé sur la classique table couverte de tissu rouge, allusion au trône : Il défend la paix.

Henri IV lui se fait peindre vers 1561 en Hercule gaulois : barbu, jambes nues allusion aux demi-dieux antiques. Portant la fourrure du lion de Némée et sa massue, il terrasse l’hydre de Lerne qui symbolise la discorde civile liée aux guerres de Religion.

 

Le souverain est souvent représenté à cheval comme ici Charlemagne ou Charles le Chauve, vêtu de braies et d’une tunique courte, tenant l’orbe dans la main gauche. Exécuté au IXe siècle, restauré au XVIIIe siècle.

Les Regalia sont présentés ici, insignes du sacre traditionnellement conservés par l’abbaye de Saint Denis, Couronne, épée, main de justice…

Nous finissons avec un grand portrait de Napoléon commenté en duo improvisé par Inès et Michel : il est figuré en costume de sacre (1805) de Gérard : vêtu de pourpre et abeilles, manteau d’hermine, il tient son grand sceptre. L’orbe impérial est sur un coussin bleu. Il s’agit de rallier des nostalgiques de l’Ancien régime et d’attirer en même temps les politiques issus de la Révolution.

La visite suivante était consacrée à l’exposition François 1er et l’art des Pays Bas : (Sujet neuf : était connu jusqu’à présent surtout le goût du roi pour l’art italien). Nous avons voulu relever la gageure de montrer une exposition de peinture à des déficients visuels. Il est vrai que le contexte historique riche, comme pour les expositions de la BNF, permet de rendre vivante cette présentation. Ici l’accent était mis sur la narration et la description des tableaux. Avec la même conférencière nous avons eu ainsi deux visites méthodologiquement très différentes. La première – Théâtre du pouvoir – était studieuse, appliquée à l’étude minutieuse des planches de l’album tactile. La seconde – François 1er- était plus vivante, mais la composition, le contenu des tableaux moins facile à comprendre. Une seule planche tactile est ici utilisée, pour un portrait de François 1er.

Un grand merci à Mme Schlienger la conférencière, Michel Lo-Monaco et Magali Ovinet, Volontaire,

Par ailleurs, Inès a participé aux activités relais handicap : Une visite « Louis XIV au Louvre » faite par une charmante Volontaire du Service civique, Cécile, histoire de réviser nos bases. Et une réunion dans un petit salon VIP « Les relais parlent aux relais ». Où j’ai eu l’occasion de parler du GIAA.

 

 

 

CULTURES & LOISIRS

 

Peintures des lointains, une expo à découvrir du bout des doigts au musée du quai Branly-Jacques Chirac

 

 

Le lunetier Mikli Diffusion France renouvelle son soutien au musée du quai Branly-Jacques Chirac, dans le cadre d’un mécénat de compétences autour de l’exposition Peintures des lointains, première exposition dédiée aux œuvres picturales possédées par le musée. Ce faisant, elle ouvre aux déficients visuels les portes sur la richesse de la collection du musée par le biais d’interprétations tactiles mises en place le long d’une bande podotactile qui chemine au sein des trois segments qui structurent cette exposition.

 

Conçues grâce à une étroite collaboration entre les équipes du musée du quai Branly-Jacques Chirac et de Mikli Diffusion France, ces interprétations sont fabriquées par Océ-Technologies B.V., grâce à une technologie innovante d’impression en relief qui leur confère une précision tactile inégalée, allant jusqu’à représenter, par des effets de relief et de textures, la technique picturale de l’artiste.

 

Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les représentations stylisées d’éléments figuratifs que fait Jean Dunand dans son œuvre Antilopes Affrontées et toucher jusqu’à la rosette de la Légion d’honneur qu’arbore Pierre Savorgnan de Brazza dans le tableau d’Alphonse Monchablon. À cela s’ajoute un aspect visuel conforme aux photographies haute définition à partir desquelles elles sont conçues. Les personnes malvoyantes, en approchant leur regard aussi près des interprétations que nécessaire, peuvent ainsi voir les couleurs arborées par les Pleureuses au Caire d’Émile Bernard dans tout leur éclat.

 

Chaque interprétation tactile, présentée sur un pupitre, est accompagnée d’un court texte introductif en braille/ gros caractères, en français et en anglais, ainsi que de deux casques qui diffusent un commentaire audio bilingue décrivant l’interprétation tactile de façon détaillée, ce qui est indispensable pour que les visiteurs comprennent la nature des éléments qui se trouvent sous leurs doigts. Outre cette description factuelle, ces commentaires resituent les œuvres dans leur contexte historique, géographique et culturel, essentiel pour comprendre l’objectif même de l’exposition.

 

L’exposition, après un préambule sur l’histoire de cette collection de peintures et l’environnement colonial dans lequel est née celle-ci, s’articule en trois parties.

La première, « Séduction des lointains », s’interroge sur l’imaginaire visuel de l’exotisme, en écho avec la littérature de l’époque, et présente les motifs qui ont attiré l’œil des artistes : les ports et le voyage maritime, la lumière de l’Orient ou des Tropiques, le pittoresque des foules (marchés ou processions religieuses) à l’instar des Pleureuses au Caire d’Émile Bernard, la nature inconnue (nature sauvage et luxuriante, austérité des espaces désertiques). Les œuvres mettent en avant la construction d’un imaginaire, à travers le mythe de l’île paradisiaque, le rêve d’un mode de vie originel, la fascination pour le mystérieux et l’étrange ainsi que l’attirance pour un modèle exotique défini par sa sensualité.

La visite se poursuit par une section intitulée «Altérité plurielle », une galerie de portraits de modèles étrangers que les artistes rencontrent en Europe ou sur d’autres continents. Les œuvres oscillent entre une vision stéréotypée et une approche plus ethnographique, plus attentive à l’autre. Dans d’autres portraits au contraire, l’expression de l’individualité du modèle s’efface devant les recherches plastiques des artistes.

L’exposition se conclut par une troisième section, «Appropriations des lointains », qui évoque la mise en scène de la puissance coloniale : à travers des portraits d’explorateurs et de représentants du pouvoir colonial, à l’image du Portrait de Pierre Savorgnan de Brazza d’Alphonse Monchablon, des illustrations de la conquête des territoires, de la transformation du paysage et de l’exploitation des ressources, ainsi que d’images du dénigrement de l’autre.

 

Débuté en 2010 par la mise en œuvre d’un parcours audiotactile au sein de « la Rivière », au cœur du plateau des collections, l’engagement de Mikli Diffusion France aux côtés du musée du quai Branly - Jacques Chirac s’inscrit dans le long terme. Mikli Diffusion France a été le mécène régulier d’expositions temporaires, contribuant à la mise en accessibilité d’expositions consacrées aux arts des peuples Maori, Aborigènes, Amérindiens, Mayas, de la vallée du Sepik et des Îles Marquises, sans oublier Picasso, dont le mécénat de l’exposition Picasso Primitif au printemps 2017.

Toutes les interprétations tactiles conçues dans le cadre de ces actions de mécénat, s’en sont allées rejoindre celles déjà exposées au sein de « la Rivière », totalisant 39 interprétations d’œuvres et objets, exposés en alternance sur cinq pupitres.

 

Exposition Peintures des Lointains du mardi 30 janvier 2018 au dimanche 06 janvier 2019

Lieu :   Mezzanine ouest

Horaires : mardi, mercredi, dimanche :  11h00-19h00 ; jeudi, vendredi, samedi :  11h00-21h00

Accessibilité : Handicap visuel LSF Handicap auditif bim (T) Handicap moteur

Public :   Tous publics

Entrée libre pour les personnes en situation de handicap (sur présentation d’un justificatif) et un accompagnateur.

 

 

 

 

Le GIAA a testé les interprétations tactiles au musée du Luxembourg lors de l’exposition consacrée aux portraits princiers de Rubens

 

Par Inès Duhesme et Hélène de Montluc

 

Désireuse d’élargir son offre de médiation culturelle, l’équipe du Musée du Luxembourg a fait appel à l’expertise de Mikli Diffusion France afin de permettre aux personnes déficientes visuelles de découvrir la richesse des œuvres de Rubens dans toute leur complexité de façon intuitive. Quatre interprétations tactiles d’œuvres de Rubens ont été réalisées grâce à une technologie innovante d’impression 3D. Grâce à ce procédé de fabrication, le public, et tout particulièrement les personnes aveugles et malvoyantes, peut découvrir des œuvres et objets appartenant aux collections du musée, interprétés à l’aide de formes en relief, de textures et de nuances colorées. Chaque interprétation tactile est accompagnée d’un texte en braille et gros caractères ainsi que d’un contenu audio décrivant précisément les éléments tactiles qu’ils explorent et qui replace l’objet/l’œuvre dans son contexte social et culturel. Aymeric Vildieu non voyant qui apporte sa collaboration au lunetier Alain Mikli a notamment participé à la réalisation des plaques  tactiles de l’exposition Rubens.

 

Mikli Diffusion France  s’est associée une nouvelle fois à l’entreprise Océ. Sa technologie d’impression 3D est en effet la seule capable de restituer aussi bien tactilement que visuellement les portraits princiers réalisés par ce grand peintre du début du XVIIème siècle.

 

Filiale du groupe Canon, leader mondial de l’impression, Océ développe et commercialise depuis plusieurs années une technologie d’impression 3D innovante intitulée « Elevated Printing ». Cette technologie permet de donner du relief à une impression 2D. Pour y parvenir, un graphiste retravaille la photographie en haute définition de l’oeuvre originale à l’aide d’un logiciel de conception assistée par ordinateur. Le fichier ainsi obtenu est ensuite transmis à une imprimante spécialement conçue pour ce type d’impression. Son principe de fonctionnement est simple : des gouttelettes de matière sont projetées par des têtes d’impression. Passage après passage, la matière liquide est durcie par émission de lumière ultraviolette.

 

Ce procédé, dit de « fabrication additive » (par ajout progressif de matière) permet l’obtention d’un relief avec une précision de l’ordre du micromètre, qui apporte ainsi une 3ème  dimension à l’impression. Plus précise que d’autres technologies concurrentes, elle peut simuler des effets de matières et de textures et va jusqu’à reproduire le coup de pinceau du peintre.

Cette technologie convient tout particulièrement aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap visuel. Afin de leur permettre de comprendre la complexité de ces oeuvres, chaque élément visuel qui les constitue doit être transposé tactilement. Par ailleurs, les reliefs qui composent chaque interprétation, quelle que soit leur forme, fine ou épaisse, anguleuse ou arrondie, doivent bénéficier de la même précision d’impression.

 

L’amplitude du relief allant jusqu’à 1,5 cm et la précision au micromètre du procédé d’impression de la machine permettent aux visiteurs qui touchent l’interprétation tactile, de ressentir les moindres détails visuels présents dans l’oeuvre originale. Le public peut ainsi découvrir des oeuvres d’art dans toute leur complexité du bout des doigts, de façon simple et intuitive.

Visuellement, la palette de couleurs et la gamme très étendue de nuances dues à la fidélité du rendu colorimétrique « True color » confèrent aux interprétations tactiles un aspect visuel qui s’approche au plus près de celui des photographies des oeuvres et objets originaux, ce qui est d’autant plus nécessaire lorsqu’il s’agit d’un artiste de l’importance de Rubens.

 

En décembre 2017, le GIAA a proposé deux ateliers-découverte de ces interprétations tactiles.

Voici le témoignage d’Inès, responsable des activités culturelles de l’association : “Au musée du Luxembourg, Mikli a permis la fabrication de quatre reproductions de portraits réalisées selon la méthode de fabrication additive, par ajout progressif de matière qui donne au relief une grande précision. Ce dispositif est destiné à être accompagné par l’intervention d’une conférencière de la réunion des Musées Nationaux. Celle-ci, Diane Marnier, a fait l’unanimité : Brillante et chaleureuse, nous expliquant que la pratique des visites accessibles répondait pour elle à une véritable vocation. Les participants étaient captivés, dans une ambiance détendue. Diane nous a écrit que jamais elle n’avait ri avec un groupe comme avec le nôtre !

Nous avons été sensibles à la présence à l’atelier de Marie Frétigny conservateur et d’Isabelle Olivier, chargée de la réservation. Nous avons senti une vraie implication du mécène et du musée, loin de l’effet gadget. À renouveler sans modération !”

 



Courir malgré le handicap visuel grâce à Internet

 

Par Christian Coudert

 

Vous supposez que la course à pied n’est pas adaptée au handicap visuel ? Vous aimeriez courir mais n’osez pas vous lancer ? Vous ne savez pas à qui vous adresser pour trouver des guides ? Nous avons les réponses qu’il vous faut.

 

Comment pratiquons-nous ?

Le principe est simple : les coureurs aveugles et voyants sont reliés par une cordelette, suffisamment lâche pour bouger les bras, mais assez courte pour être précise et permettre le guidage. Venez essayer ! Et vous verrez que les foulées s’accordent assez vite et naturellement.

Nous comptons aujourd’hui bien plus de coureurs voyants qu’aveugles, et c’est très bien ainsi. Cela permet aux non et malvoyants de continuer à courir y compris pendant les périodes de vacances lorsque les effectifs diminuent.

En région parisienne, des groupes se rassemblent le week-end, notamment au parc de Sceaux et au parc de Saint-Cloud, et des binômes courent séparément en semaine ou le week-end.

 

Courir-en-duo n’est ni un club, ni une association. Chacun pratique sa passion de la course à pied librement, sous sa propre responsabilité en termes d’aptitude médicale et de couverture d’assurance.

 

La liste de discussion Courir-en-Duo

Une liste de discussion hébergée par Yahoogroupes (“Courir-en-duo”) a été mise en place dès 2005 dans le but de faciliter les échanges entre coureurs cherchant à guider ou à être guidés. Nous y informons les abonnés par e-mail des lieux et horaires de rendez-vous pour les entraînements et les courses officielles. La veille de chaque sortie, nous communiquons la liste des participants du lendemain ; ainsi chacun connaît à l’avance le nombre de guides et celui des non ou malvoyants.

 

Le site internet

Pour nous faire connaître, pour recruter des guides, pour garder une trace de nos épreuves et les faire partager à d’autres, nous avons créé en 2007 le site www.courir-en-duo.net. Une page réservée aux membres permet de rechercher un partenaire guide ou déficient visuel.

Lors des courses officielles, nous recommandons aux participants du groupe de porter notre tee-shirt aux couleurs de Courir-en-duo où figure l’inscription « guide » ou « non-voyant », ainsi que l’adresse du site internet. Ce maillot permet aux autres coureurs de nous éviter et à tous ceux qui le souhaitent de nous contacter.

 

Courir sans voir

La course, à tous les niveaux, est un sport bien adapté aux déficients visuels, à condition qu’ils soient guidés par un autre coureur. Certains binômes prennent un grand plaisir à un jogging, sur une distance qui peut être courte ou longue, sans rechercher de performance de temps ; pour le plaisir d’être dehors, de courir à deux et de partager les sensations, de communier dans l’effort. D’autres se fixent des objectifs ambitieux, tant sur le plan de la distance que de la vitesse… et obtiennent des palmarès remarquables !

Courir à deux, c’est partager une passion commune et s’enrichir mutuellement. Pierre, un abonné, l’affirme : « Guider un non-voyant m’a ouvert à d’autres perspectives et notamment savoir être attentif aux autres sens que la vue. Le guidage, ça marche dans les deux sens, merci à vous. »

 

Vous souhaitez nous rejoindre ?

Si vous êtes Francilien et souhaitez nous contacter, écrivez à : courir-en-duo-proprietaire@yahoogroupes.fr et webmaster@courir-en-duo.net.

 

 

Spectacles en audio-descriptions


Le Grand T - Nantes

Notre crâne comme accessoire de Lioubomir Simovitch.

Mise en scène : Igor Mendjisky

Audio description le vendredi 6 avril à 20h30

C’est la guerre. Dehors, la violence gronde. Dedans, le cabaret éclate. Comédiens, musiciens, acrobates et danseurs tentent de résister à la barbarie qui déferle. À quoi sert l’art quand le monde tombe ? Avec leurs épées en bois, au milieu de flots de sang, de sanglots et d’amour, les intrépides Sans Cou nous donnent du courage.

 

Réservations auprès de Fabrice Boscherel : boscherel@leGrandT.fr ou par téléphone : 02 28 24 28 14

Tarifs : de 12 à 25€

Adresse : 84 rue du général Buat - 44000 Nantes

 

 

Opéra de Rouen Normandie

L’Enlèvement au sérail de Wolfgang Amadeus Mozart

Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani

Direction musicale : Antony Hermus

Audiodescription le dimanche 8 avril à 16h + visite tactile. Durée : 3h20, entracte compris.

1930. Le très sélect Sérail Cabaret s’affaire autour de l’organisation d’une soirée privée où sera donné le célèbre opéra de Mozart. En transposant L’Enlèvement au sérail dans la Vienne des Années Folles, Emmanuelle Cordoliani renforce le caractère joyeux et insouciant de l’œuvre. N’en déplaise à Joseph II et à son légendaire « Trop de notes ! », cette ode à la liberté connaît depuis sa création un immense succès populaire qui sera ici pimenté par la direction d’Antony Hermus.


Réservations auprès de Angélina Prévost : angelinaprevost@operaderouen.fr  ou par téléphone : 07 81 15 36 09

Tarif A : Série 1 - 68€ / Série 2 - 52€ / Série 3 - 40€ / Eco - 10€

Adresse : 7 rue du Docteur Rambert - 76000 Rouen

 

 

Théâtre de l’Arsenal - Val de Deuil

Arlequin poli par l’amour de Marivaux

Mise en scène : Thomas Jolly - La Piccola Familia

 

Audiodescription le vendredi 13 avril à 20h. Durée : 1h30

Une fée, amoureuse d’Arlequin, le séquestre. Son beau visage l’a tant séduite qu’aveuglée, elle n’a pas pris la mesure de son manque d’esprit et de sa grande ignorance de toute chose. Elle espère bien toutefois se faire aimer de lui. Mais c’est sans compter sur la force et l’innocence des premiers sentiments amoureux que le bel Arlequin va nourrir pour une jeune bergère des environs. Thomas Jolly plante la féerie sur une musique rock : guirlandes illuminées, cotillons de papier, ballons gonflés et masques blancs pour une commedia dell’arte déjantée. Comme il sait si bien le faire il rénove le classique en pop chatoyante.

 

Réservations auprès de Jeanne Vaillant :

jeanne.vaillant@theatredelarsenal.fr ou par téléphone : 02 32 40 70 40

Tarifs : 5€ / 8€ / 10€ / 15€ / 20€

Adresse : Avenue des Falaises - 27100 Val-De-Deuil



Centre Lyrique Clermont-Auvergne

Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Mise en scène : Olivier Desbordes et Benjamin Moreau

Direction musicale : Mehdi Lougraïda

Audiodescription dimanche 6 mai à 15h + Rencontre avec l’équipe artistique + Visite tactile. Durée : 3 heures entracte compris.

 

Les textes d’Hoffmann, l’univers des Fleurs du mal, des poèmes en prose de Baudelaire seront à contribution pour accompagner cette rencontre, toute cette opposition entre les personnages « scientifiques » de l’ouvrage et l’imaginaire poétique, mystique, céleste, étrange comme les vapeurs d’alcool des poètes de la fin du 19ème siècle. À partir d’une assemblée croquée par un Daumier sarcastique, il tentera un voyage dans un symbolisme naissant, dans des pays étranges où musique, personnages, anecdotes s’entrechoquent.

 

Réservations auprès de Rachel Zatla :

mediation@centre-lyrique.com ou par téléphone : 04 73 46 06 05

Tarifs : 12 euros

Adresse : Boulevard Desaix - 63000 Clermont-Ferrand



Opéra de Reims

Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet.

Mise en scène : Bernard Pisani

Direction musicale : Robert Tuohy


Audio description le dimanche 13 mai à 14h30 + Visite tactile. Durée : 2h30 avec entracte.
Drame d’amour pittoresque, ce conte oriental qui se déroule sur l’île de Ceylan invite à la rêverie, aux légendes et aux fables d’autrefois. Flirtant avec le baroque, sa partition forme l’écrin idéal pour recevoir l’histoire douloureuse de deux pêcheurs de perles amoureux de la même femme. Epris de la prêtresse Leïla, les deux amis pêcheurs prêtent serment de ne pas la séduire.

Au gré de la musique sensuelle et envoûtante de Bizet, le metteur en scène Bernard Pisani laisse vagabonder son imagination parmi les passions incandescentes des personnages et les couleurs contrastées de Ceylan...


Réservations auprès de Sandrine Leclerc :

sandrine-leclerc@operadereims.com ou par téléphone : 03 26 05 80 65

Tarifs : 54€, 44€, 28€, 10€ (- 50% de réduction pour la personne en situation de handicap et son accompagnateur)

Adresse : 1 rue de Vesle - 51100 Reims

 

La Criée, Théâtre national  de Marseille

Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert.

Mise en scène : Jérôme Deschamps

 Audio description les vendredi 18 mai à 20h et samedi 19 mai à 20h. Durée : 1h30 environ.

Bouvard et Pécuchet, copistes de leur état, se rencontrent sur un banc public. Et s’apitoient sur l’état du monde. Mais foin de jérémiades, il s’agit de prendre le taureau par les cornes, hardi les gars, sus à la bêtise humaine. Tout y passe de l’agriculture à la culture et rien n’échappe au faible lumignon de ces deux cloportes à l’intelligence aussi courte qu’un jour sans proverbe de l’almanach Vermot. C’est le grand bazar des clichés et stéréotypes, le vide grenier des inepties et des idées reçues, le grand bêtisier encyclopédique, la foire des gags à gogo. Car ils sont niais à manger du foin, ces deux-là.

 

Réservations auprès de Anne Pirone :

a.pirone@theatre-lacriee.com ou par téléphone : 04 96 17 80 20.

Tarifs : 14€

Adresse : 30, quai de rive neuve -13007 Marseille

 

 

LECTURES


Suite à vos demandes nombreuses, nous publions de nouveau dans ces pages la liste des nouveautés disponibles au format Daisy dans les bibliothèques du GIAA.

 

Nouveautés du catalogue GIAA

 

Genre  

Auteur 

Titre

Editeur

Durée

 

 

Biographies

Gardère, Jean-Daniel

Une histoire Cambodgienne

L'Harmattan

30:16

 

 

Biographies

GOFFETTE, Christophe

Americana Baby : rencontres, portraits, entretiens

M Arts graphiques

14:42

 

 

Biographies

Nisargadatta

Graines de Conscience

 

06:11

 

 

Biographies

LATOUR, Bruno

Pasteur

Perrin

04:22

 

 

Biographies

ARDOIN, Arnaud

Président la nuit vient de tomber - Le mystère Jacques Chirac

Cherche midi

07:41

 

 

Biographies

LE GALL, Alexis

Les clochards de la gloire

Charles Herissey

14:48

 

 

Biographies

RUSSEL, Ross

Bird - La Vie de Charlie Parker

Editions Filipacchi

12:41

 

 

Biographies

SOLLERS, Philippe

Le cavalier du Louvre

Plon

09:03

 

 

Généralités

DOURNON, Jean-Yves

La correspondance pratique

Microsoft

07:00

 

 

Généralités

LESBROS, Dominique

Ça se bouscule au portillon !

Parigramme

02:31

 

 

Handicap

DUBOSQ, Pascale

Braillons ensemble

Publibook

00:25

 

 

Histoire

LEVY, André

Les batailles du Mans

Bordessoules

02:38

 

 

Histoire

MARTIN, Jean-Clément

La Terreur, part maudite de la Révolution

Gallimard

04:36

 

 

Histoire

COLLECTIF

La guerre d'Algérie

Nane

02:45

 

 

Histoire

BALDWIN, John

Philippe Auguste et son gouvernement : les fondations du pouvoir royal en France au Moyen âge

Fayard

28:16

 

 

Littérature

CALBERAC, Ivan

Venise n'est pas en Italie

Flammarion

08:18

 

 

Littérature

MASSIEU, Sophie

Il n'y a que braille qui m'aille... : à vue de mots

Mots et compagnie

01:24

 

 

Littérature

KAKUTA, Mitsuyo

La cigale du huitième jour

Actes Sud

08:27

 

 

Littérature

RÉGNIER, Henri de

Histoires incertaines

L'Eveilleur

07:29

 

 

Littérature

LE CLÉZIO, Jean-Marie Gustave

Le chercheur d'or

Gallimard

13:01

 

 

Littérature

ENGEL, Vincent

Requiem vénitien

Fayard

08:43

 

 

Littérature

LEGOUVÉ, Ernest

Béatrix ou la madone de l'art

Hachette

04:31

 

 

Littérature

BOYER, Frédéric

Kâmasûtra : exactement comme un cheval fou

P.O.L.

06:40

 

 

Littérature

LAMBERT, Karine

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux Hommes

Michel Lafon

04:43

 

 

Littérature

VINCENOT, Henri

La pie saoule

Denoël

04:07

 

 

Littérature

LEONARD, Elmore / BONDIL, Marlène

Duel à Sonora

Rivages/noir

07:42

 

 

Philosophie

PLOTIN

Énnéades Tome I

Belles Lettres

04:47

 

 

Poésie

MOUGNÈRES, Anne

Inspirations sentimentales - Tome 2

Edilivre

03:56

 

 

Policiers et Espionnage

GRIESBACH, Michael

Le tueur innocent : la face cachée de l'affaire Steven Avery

Bragelonne

07:50

 

 

Psychologie

EIGER, Alberto

Le pervers narcissique et son complice

Dunod

10:44

 

 

Psychologie

DUMONTEIL-KREMER, Catherine

Relations frères-soeurs : du conflit à la rencontre

Jouvence Editions

03:32

 

 

Religion et

spiritualité

PAYEUR, Charles-Rafaël

La science de l'arc-en-ciel

 

06:48

 

 

Religion et

spiritualité

AMAR Yvan

L'effort et la grâce

Albin michel

05:48

 

 

Religion et

spiritualité

LOUF, Dom André

S'abandonner à l'amour : méditations à Sainte-Lioba

Salvator

07:16

 

 

Religion et

spiritualité

MARAVAL, Pierre / MIMOUNI, Simon Claude

Le christianisme, des origines à Constantin - CD1/2

PUF

16:37

 

 

Religion et

spiritualité

KONDOR, Père-Louis

Mémoires de soeur Lucie Tome 1

 

06:28

 

 

Religion et

spiritualité

KONDOR, Père Louis

Mémoires de soeur Lucie Tome 2

 

05:25

 

 

Religion et

spiritualité

GAUME, Jean-Joseph

L'évangélisation apostolique du globe : preuve péremptoire et trop peu connue de la divinité du christianisme

 

04:40

 

 

Religion et

spiritualité

BAYER, William

Mort d'un magicien

J'ai Lu

12:21

 

 

Religion et spiritualité

GAUME, Jean-Joseph

Cathéchisme de persévérance ou exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion, depuis l'origine à nos jours

Saint-Remi

16:52

 

 

Santé et

médecine

BASS, Séverine

Personne âgée, médiation, identité : une application de la musicothérapie en maison de retraite

 

03:38

 

 

Sciences et Techniques

ALEXANDRE, Laurent Dr

La guerre des intelligences

 

08:40

 

 

Sciences

Sociales

SEVERAC, Claire

La guerre secrète contre les peuples

Elie et Mado, Kontre Kulture

12:45

 

 

Sciences

sociales

GUBERT, Romain

Sauver les livres et les hommes

Grasset

04:03

 

 

Sciences

Sociales

PITTET, Daniel

Mon Père, je vous pardonne : survivre à une enfance brisée

 

05:40

 

 

Sciences

sociales

FABER, Adèle/ MAZLISH, Elaine

Frères et soeurs sans rivalité

Editions du Phare

07:28

 

Genre  

Auteur 

Titre

Editeur

Durée

Art et loisirs

VINCENOT, Famille

Cuisine de Bourgogne : Cuisines du terroir

Denoël

03:52

Arts et loisirs

BELLU, René

Toutes les Renault

J-P Delville

12:40

Arts et Loisirs

POISSON, Georges

Georges Poisson. Histoire souriante de Paris

Berger-Levrault

10:05

Arts et Loisirs

ESTRELLA, Miguel Angel

Musique pour l'espérance : entretiens avec Jean Lacouture

Cana

09:25

Arts et loisirs/Architecture

BABELON, Jean-Pierre

Le Palais de l'Institut : du Collège des Quatre-Nations à l'Institut de France, 1805-2005

Nicolas Chaudin

07:05

Arts et Loisirs/Voyages

HUOT-MARCHAND, Martine, LAPORTE Gilles

Sion, colline de Lumières

Gérard Louis

02:07

Biographies

BING, Rudolf (Sir)

5 000 nuits à l'opéra

Laffont

20:17

Biographies

WRIGHT, Charles

Le chemin du cœur : l'expérience spirituelle d'André Louf

Salvator

09:23

Biographies

MARTIN, Xavier

Voltaire méconnu : aspects cachés de l'humanisme des Lumières, 1750-1800

DMM

09:10

Biographies

COMBESCOT, Pierre

Louis II de Bavière

Édition spéciale

09:10

Biographies

Frank, Anne

Le journal d'Anne Frank

 

12:23

Biographies

BUISSON, Laure

Pour ce qu'il me plaist

Grasset

05:46

Biographies

Saint-Loup

Renault de Billancourt

Amiot Dumont

16:28

Biographies

ESCOBAR, Pablo

Pablo Escobar, mon père

 

14:26

Economie

MORAVIA, Alberto

Une certaine idée de l'inde

Arlea

04:56

Economie

BREGMAN, Rutger

Utopies réalistes : en finir avec la pauvreté

Seuil

09:13

Fantastique et Science Fiction

KNAAK, Richard A.

La guerre du péché - Tome I - Droits du sang

Panini Books

14:20

Fantastique et Science Fiction

KNAAK, Richard A.

La guerre du péché - Tome II -  Les écailles du serpent

 

09:28

Géographie

Saint Victor, Jacques (de)

Via Appia voyage sur la plus ancienne route d'Italie

Equateurs

09:28

Histoire

LOPEZ, Jean

Opération Bagration la revanche de Staline Eté 1944

Economica

21:04

Histoire

ABD El KADER

Lettre aux français

Phébus libretto

08:10

Histoire

MOCADEL, Frédéric

Dames Créoles : Anthologie des femmes illustres de la Réunion de 1663 à nos jours

Azalées éditions

07:27

Histoire

BOULNOIS, Lucette

La route de la soie : dieux, guerriers et marchands

Olizane

20:12

Histoire

LOPEZ, Jean

Stalingrad, la bataille au bord du gouffre

Economica

23:59

Histoire

BERRY, Steve

Le Temple de Jérusalem

France Loisirs

16:04

Histoire

WEISS, Pierre

Les Juifs : une synthèse historique - Tome I

 

02:45

Histoire

WEISS, Pierre

Les Juifs :  une synthèse historique - Tome II

 

03:03

Histoire

VILLENEUVE, Estelle

Sous les pierres la Bible

Bayard

07:16

Histoire

CARCOPINO, Jérôme

Rome à l'apogée de l'Empire

Hachette

14:57

Littérature

MARCEAU, Félicien

L'homme du roi

Gallimard

08:08

Littérature

BISSOONDATH, Neil

Tous ces mondes en elle

1018

11:11

Littérature

MAGNON, Jean-Louis

L'offrande du Sud

Libra Diffusio

07:57

Littérature

McEWAN, Ian

L'innocent

Le Seuil

11:28

Littérature

JABER, Rabee

Les druzes de Belgrade

Gallimard

07:25

Littérature

OHL, Jean-Pierre

Monsieur Dick, ou le dixième livre

La Table Ronde

07:33

Littérature

PIVOT, Bernard

La mémoire n'en fait qu'à sa tête

Albin Michel

05:20

Littérature

LANCAR, Charles

Cafés crème

Ramsay

07:20

Littérature

JÜNGER, Ernst

Premier et second journaux parisiens

Christian Bourgois

22:57

Littérature

DEKOBRA, Maurice

L'espion qui faisait rire

Walter Beckers

07:17

Littérature

MORRIS, Mary

Jazz Palace

Liana Levi

10:55

Littérature

FOUASSIER, Éric

Le piège de verre

 

12:38

Littérature

SICCARDI, Jean

Le judas du diable

 

05:55

Littérature

CLAVEL, Bernard

Le seigneur du fleuve

Robert Laffont

08:11

Littérature

GLAESER, Ernst

Classe 1902 : une éducation sentimentale et politique dans l'Allemagne en guerre

Les nuits rouges

11:35

Littérature

CHANDLER, Raymond

Le jade du Mandarin

Gallimard - Série Noire

06:43

Littérature

LARHER, Erwan

Le livre que je ne voulais pas écrire

Quidam éditeur

07:18

Littérature

SHAW, PATRICIA

La vallée des saules

Le Grand Livre du Mois

16:19

Littérature

Haruki Murakami

Des hommes sans femmes

 

07:44

Littérature

BARICCO, Alessandro

Océan mer

FNB

05:38

Littérature

SOLOMONS, Natasha

La galerie des maris disparus

Calmann-Lévy

11:38

Littérature

KASTNER, Erich

Vers l'abîme

 

06:45

Littérature

NOHANT, Gaëlle

Légende d'un dormeur éveillé

 

19:53

Littérature

PENNA, Cornelio

La petite morte CD1/2

Dedicon

14:09

Littérature

MIANO, Léonora

Ces âmes chagrines

Plon

07:04

Littérature

JORDIS, christine

Automnes : plus je vieillis plus je me sens prête à vivre

Albin Michel

06:22

Littérature

DOS SANTOS, Jose Rodrigues

Furie divine

Pocket

15:15

Littérature

VUILLARD, Eric

L'ordre du jour

Actes Sud

02:21

Littérature

RAGUENES, Joël

Les trois saisons de la vie

Editions France Loisirs

08:46

Littérature

LARHER, Erwan

Le livre que je ne voulais pas écrire

Quidam éditeur

07:18

Littérature

LACOURSIÈRE, Louise

La saline, l'intégrale CD1/2

Editions France Loisirs

16:22

Littérature

LOWENHAUPT TSING, Anna

Le champignon de la fin du monde : Sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme

Editions la découverte

19:19

Littérature

LAWSON, Mary

Un hiver long et rude

Belfond

10:41

Littérature/

Jeunesse

PENNAC, Daniel

L'oeil du loup

 

01:28

Littérature/

Jeunesse

PARK, Linda Sue

L'apprenti

Flammarion

03:27

Philosophie

Plotin

Ennéades - Tome IV

Les belles lettres

09:29

Policiers et Espionnage

NEUHAUS, Nele

Les vivants et les morts

Actes Sud

17:23

Policiers et Espionnage

LOEVENBRUCK, Henri

L'apothicaire

J'ai lu

20:00

Policiers et Espionnage

WENTWORTH, Patricia

Les ennuis de Sally West

 

10:22

Religion et

Spiritualité

TONNAC,

Jean-Philippe de

Azyme

Actes Sud

02:52

Religion et

Spiritualité

BLOY, Léon

Celle qui pleure

Hachette

07:21

Religion et

Spiritualité

TEILHARD DE

CHARDIN, Pierre

Etre plus Suivi de Reflexions et prières dans l'espace-temps

Seuil

08:18

Religion et

Spiritualité

GANDHI, Mohandas Karamchand

La voie de la non-violence

Folio

03:06

Religion et

Spiritualité

BASLEZ,

Marie-Françoise

Les premiers temps de l'Église : de saint Paul à saint Augustin CD1/2

Gallimard

16:38

Religion et

Spiritualité

GAUME, Jean-Joseph (Mgr)

Catéchisme de persévérance - Tome 3

 

14:36

Santé et

Bien-être

ANDRÉ, Christophe

Méditez avec nous

Odile Jacob

10:22

Sciences et Techniques/Écologie

BOURGUIGNON, Lydia / Claude

Manifeste pour une agriculture durable

Actes Sud

01:17

Sciences

sociales

GRAMSCI, Antonio

Ecrits politiques Tome II - 1921-1922

Gallimard

15:10

Sciences

sociales

LANGLOIS, Matthieu

Médecin du raid

J'ai lu

04:45

Sciences

sociales

MARTIN, Nastassja

Les âmes sauvages, face à l'occident, la résistance d'un peuple d'alaska

Editions la découverte

18:57

 

 

 

QU’UN SONNET L’ON DEPOSE

 

Par Gilles Lebreton

 

Sans exception

 

si des pas sur la neige ont feutré ma mémoire,

c’est qu’il n’y avait nul besoin de cheminer

sur un camp de douleurs, de batailles rangées,

pour que l’horizon calque un futur au miroir ;

 

je ne m’annonce pas, aux masques de l’absurde,

tel un ange en essor vers des vents impalpables ;

si j’effleure des mains et la pierre et le sable,

c’est que j’emplis le temps d’un silence qu’on sculpte ;

 

quel est cet arbre en moi qui roule à ciel ouvert,

quand me dépassent, au vrai, ces fins oiseaux des mers ?

oserais-je lotir, à l’aune de pensée,

 

dessus le champ des codes et pourtant près de vous,

ce revers du visible qui vous fait douter ?

vienne, sans exception, tel regard que j’avoue ?

 

 

 

 

 

 

 

Revue du Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA)

Revue trimestrielle

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Mise en page : Stéphanie Zoccola

Coordination transcription supports adaptés : Stéphanie Zoccola

Version audio : Sophie Chéreau

Abonnements : GIAA

IMPRESSION GIAA

ISSN : 1772-4031