Dans ce numéro, notre dossier concerne la scolarisation des jeunes handicapés. Aux termes d’ « intégration » puis d’ « inclusion » s’est substitué, depuis la loi de 2005, celui de scolarisation. Ceci a ouvert des perspectives réjouissantes car, enfin, ce mot, à lui seul, implique que les enfants différents ont le droit d’avoir un parcours scolaire adapté à leur différence, tout autant qu’à leur capacités d’apprentissage, avec des techniques de travail appropriées à leur situation. Quel que soit l’établissement qu’il fréquente, le jeune doit y être inclus dans des perspectives créatrices d’avenir et, dans ce cadre socio-éducatif, chaque type de structure peut apporter sa pierre à l’édifice suivant les besoins de l’élève tout au long de son parcours scolaire.

Le GIAA milite en faveur d’une insertion sociale maximale, pour que les déficients visuels puissent parvenir à une vie sociale et professionnelle aussi riche que possible. Nous espérons que les informations comprises dans ce dossier vous éclaireront quant à l’accueil des élèves dits désormais « en situation de handicap ».

 

N’hésitez pas à nous écrire afin de nous communiquer vos avis et vos souhaits pour les prochains numéros.

 

Je vous souhaite bonne lecture et vous remercie de nous être fidèles.

 

 

Marie-Renée HECTOR

Présidente du GIAA

 

 

Eone : une nouvelle montre tactile pour les malvoyants

Eone Timepieces est une startup américaine créée par Hyungsoo Kim, un jeune diplômé du MIT. La marque vient de commercialiser « The Bradley », une nouvelle montre pour déficients visuels qui indique le temps avec des roulements à billes magnétiques pouvant être lus subtilement par le toucher.

 

1 Bradley Eone Montre Cadran Haptique Aveugles Tactile Eone The Bradley : Montre à Cadran Haptique pour les Aveugles et les AutresBradley Snyder, un officier de la marine américaine devenu nageur paralympique, a perdu la vue après une explosion en Afghanistan, et a fourni l’inspiration et son nom à une montre tactile. L’équipe de conception a construit le premier prototype du mécanisme de montre à partir de pièces de Lego et a beaucoup travaillé avec des testeurs ayant une déficience visuelle afin de fabriquer une montre fonctionnelle et attrayante.
Au lieu d’aiguilles analogiques habituelles d’une montre, qui peuvent perdre leur paramétrage en cas de contact, la Bradley mesure le temps par deux roulements à billes contenues dans des canaux spéciaux : l’un sur le devant est réservé aux minutes, et l’autre sur le côté pour l’heure. Chaque roulement est maintenu en place par un aimant relié à un mouvement précis de montre à quartz suisse à l’intérieur du boîtier. Comme la plupart des autres montres, l’heure est réglée en tournant la couronne sur le côté.

Pour lire l’heure, le porteur sent où les billes se situent par rapport aux entailles sur le cadran, qui se distinguent par le biais de différentes formes et textures. Même si une personne pousse accidentellement les roulements à billes sur place lorsque, d’un toucher, une secousse rapide du poignet les verrouille de nouveau à l’heure correcte. Comme un bonus supplémentaire, la montre est étanche jusqu’à 50 mètres.

Le boîtier qui mesure 40 mm x 11,5 mm de la montre est en titane durable et conçu pour être facile à nettoyer – une caractéristique importante pour quelque chose qui va être manipulé toute la journée. Les utilisateurs auront le choix du bracelet de la montre, soit un treillis en acier inoxydable ou une combinaison de tissu et de cuir couleur moutarde jaune, vert olive ou bleu argenté.

Comme les concepteurs l’ont souligné, la Bradley a été faite avec les malvoyants à l’esprit, mais les voyants peuvent tout autant l’utiliser. Mis à part un style distinctif, la montre facilite la vérification discrète du temps.

 

http://eone-time.com

 

 

Nouveautés : EasyReader et Vocatex 2 Plus

EasyReader
Simple, mobile et plus rapide, le nouvel EasyReader est un appareil de lecture qui énonce clairement et avec précision n’importe quel texte. Qu’il s’agisse du courrier, de magazines, de livres ou de journaux, vous pouvez, en quelques secondes, en entendre la lecture d’une voix limpide et naturelle. Le nouvel EasyReader portable est doté d’un boîtier en aluminium léger et d’une batterie intégrée. (Sept heures d’autonomie.) Ce nouvel EasyReader utilise un scanner incorporé pour assurer la lecture des textes.
Ni la luminosité, ni la pénombre n’influencent ses performances ; les livres épais peuvent être scannés à plat car la page choisie se positionne toujours au bon endroit grâce aux bordures du scanner aisément repérables. En outre, le scanner offre la plus haute résolution, ce qui permet une lecture sans faille de très petits textes comme ceux utilisés pour les notices de médicaments.

Le nombre réduit de boutons de commande, tous dotés d’une fonction de messages vocaux d’aide, assure une utilisation extrêmement simple. Le volume, la vitesse de lecture, l’état de la batterie et le système de navigation Daisy sont d’une gestion simple et facile.

Cette simplicité n’empêche pas l’EasyReader d’assurer une navigation complète tant au niveau des lettres, des mots, des phrases, des lignes, des blocs de texte que des pages.

La caméra opère un scan rapide et vous déterminez vous-même quelle portion de texte doit être énoncée. En plus, il vous est possible de consulter la page par le texte, les espaces vides et les photos. Une telle lecture rend la découverte de chaque page intéressante. Une pression sur la touche du scanner suffit à l’EasyReader pour démarrer la lecture en quelques secondes. L’appareil assure une lecture précise ainsi qu’une élocution très naturelle. Connexion pour casque téléphonique qui permet de lire sans être dérangé.

Garantie deux ans

Prix : 2 690,00 € prix public (hors port et options)

 

VoCATEX 2 PLUS

Le Vocatex 2 Plus est un téléagrandisseur combinant toutes les performances d’un téléagrandisseur en haute définition et celles d’une machine à lire. Une vidéo parlante de présentation est disponible sur le site dédié : www.vocatex-2-plus.fr

Garanti trois ans

Prix public : 4 950 € (hors port) ou 4 400 € (hors port avec une remise Alliance France et la subvention de COMPLEMENTARITE).

 

Contact :
Association Alliance France

Courriel : infos@alliance-france.com

Site : http://www.alliance-france.com et http://www.vocatex-2-plus.fr

 

 

Découvrez le PLEXTALK Linio Pocket

Le PLEXTALK Linio Pocket est un appareil doté de capacités avancées, mince et léger et comprenant 8GB de mémoire interne. Il offre un son meilleur dans la lecture de documents avec les voix de synthèse d’Acapela. La technologie PLEXVoice garantit une qualité sonore optimale lors de l’écoute en vitesses ralenties ou accélérées. En plus des formats standard, l’EPUB et bientôt le PDF sont pris en charge.

Le PLEXTALK Linio Pocket est capable de recevoir directement des ouvrages en streaming ou en téléchargement. De nombreuses bibliothèques en Europe offrent ainsi déjà leurs contenus via le protocole du Daisy Online. Le PLEXTALK Linio Pocke est compatible avec ce protocole et pourra recevoir l’offre de services dès que celle-ci sera disponible dans les pays francophones.

Grâce à une mise à jour du firmware disponible gratuitement cet été, le PLEXTALK Linio Pocket offrira une fonction agenda et alarme.

Site : www.plextalk.eu/fr

 

 

Fin 2013 : des lunettes pour lire les étiquettes ?

EyeTalk : « l’œil qui parle ». Ce concept s’appuie sur certains logiciels de conversion texte-voix déjà sur le marché. Ces lunettes sont équipées d’un capteur photo niché dans la monture. A l’aide d’une télécommande tenue dans sa main, l’usager déclenche la photographie du support, par exemple un paquet de céréales. En quelques secondes (entre 6 et 30 pour une page de texte en noir et blanc pour le moment, mais 1 à 3 secondes prévues pour le modèle commercialisable d’ici quelques mois), le processeur de traitement d’images en extrait le texte et le restitue en voix de synthèse. Les lunettes déclenchent un signal sonore lorsque l’image n’est pas exploitable ou ne comporte pas de texte.

Ses concepteurs, des étudiants de l’Université internationale de Floride (FIU), souhaitent la proposer à un prix très abordable estimé autour de 190 € mais devrait coûter moins de 80 €. Aux Etats-Unis, ces lunettes pourraient même être proposées gratuitement par le biais de certaines associations.

 

Site d’EyeTalk pour voir la démo (en anglais) : http://www.eyes4blind.com/#intr 

 

 

ORCAM : la technologie au service du handicap

Née en Israël, ORCAM est une paire de lunettes d’un nouveau genre.

La marque ORCAM commercialise une paire de lunettes qui se destine aux aveugles et malvoyants. L’une des branches de ces lunettes est équipée d’une caméra de taille réduite – visible, mais discrète –, procurant ce que le fabricant appelle une « vision artificielle ». Le système est complété par un petit microphone et un logiciel qui réalise la reconnaissance de visages et d’objets pour identifier la personne ou l’objet qui se trouve en face.

L’utilisateur n’a qu’à pointer du doigt une personne, un objet ou un texte situé face à elle pour que le système lui annonce vocalement ce qui est en face ou lui lise un texte, par exemple un panneau de signalisation, une station de métro, les informations sur les écrans d’affichage, ou même un livre… Si ce système est fiable, il a de quoi révolutionner la vie des personnes malvoyantes ou aveugles. Le fabricant précise que l’appareillage peut éventuellement être utilisé par les personnes dyslexiques ou souffrant de pertes de mémoire et qu’il fonctionne même avec une faible luminosité, comme le ferait un œil humain.

Le simple fait de montrer un objet ou un texte du doigt, commande aux lunettes de lire ou de le nommer. Le système annonce naturellement à l’utilisateur lorsqu’il reconnaît un visage ou un lieu. Enfin, pour lui « apprendre » des noms de lieux ou de personnes, il suffit de secouer le système (objet) ou de passer la main devant (lieux ou personnes).

Pour l’instant, ORCAM est disponible en anglais, mais le fabricant affirme que de nouvelles langues seront bientôt disponibles. Il précise que les assurances maladie ne prennent pas en charge cet équipement, mais que des démarches sont réalisées dans ce sens.

 

 

Generali lance Handiservices

Generali met en place de nouveaux services pour ses assurés en situation de handicap.

Différentes actions sont déjà déployées :

- Web contact et le chat permettent aux clients déficients auditifs d’accéder aux services de relations clients par téléphone :

- La mise en relation téléphonique est réalisée via la traduction de l’entretien en temps réel par un opérateur en visio-interprétation en langue des signes, ou par e-transcription instantanée de la parole. Le service est accessible depuis la rubrique contact de generali.fr.

- L’intégration d’un identifiant sur la carte tiers ayant pour les déficients visuels un logo en relief. (600 000 cartes envoyées par an.) Le déploiement de la solution sera opérationnel lors du renouvellement de la carte en 2014.

- La sensibilisation des Chargés de Relations Clients a été menée fin 2012 afin de leur  permettre de mieux appréhender les situations de handicap, mieux servir les clients par téléphone : 70 collaborateurs ont été formés (formation théorique, jeux de rôles, partage d’expériences, mises en situation).

 

 

Vocabus : l’application qui informe sur la circulation des bus

La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) met à la disposition des passagers malvoyants une application mobile dédiée : VOCABUS. Elle donne, en temps réel, les informations sur la circulation des bus.

VOCABUS annonce vocalement le temps d’attente avant le passage des prochains bus à un arrêt. Via la fonction de géolocalisation intégrée aux smartphones, l’application détecte également l’arrêt le plus proche de la position de l’usager.

Tout passager de la Société de transport peut bien évidemment utiliser cette application, mais elle se distingue du fait qu’elle a été conçue sur la base d’une collaboration et d’échanges de conseils entre la société de transport et l’association Valentin Haüy.

L’interface a été adaptée au handicap visuel par exemple en utilisant un grand contraste d’écran, des couleurs vives, une typographie spécifique, de grandes icônes et, bien sûr, la lecture à haute voix.

L’application VOCABUS a été développée en interne en quatre mois, pour un coût d’environ 20 000 euros et est disponible aussi bien pour les iPhones que les smartphones sous Android.

 

 

Access-i, un label belge

En Belgique, si vous êtes confronté à un handicap et désirez connaître le degré d’accessibilité d’un événement, vous pouvez vous fier au label Access-i.

L’association belge Access-i a pour but de donner la meilleure information possible sur l’accessibilité des festivals de musique notamment par la labellisation au moyen de la méthode « Access-i ».

Ce système est pratique car il se base sur une série de trois pictogrammes : le pictogramme vert vous signale que vous ne rencontrerez pas de problèmes, l’orange signifie que vous devrez vous faire aider et le rouge que vous aurez droit à une montagne de problèmes.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Internet d’Access-i où vous trouverez les dossiers en ligne des différents événements partenaires.

Source : Handimobility

 

 

Parcs nationaux accessibles : un site et une brochure

Une nouvelle brochure « Accessibilité dans les parcs nationaux » présente l’ensemble des réalisations pour le public en situation de handicap avec les contacts utiles pour s’informer et préparer son séjour. Disponible dans les maisons et points d’accueil des Parcs nationaux, ce guide est également téléchargeable gratuitement sur Internet.

Un site officiel a également été réalisé et offre des informations très utiles sur plusieurs parcs nationaux français tels que le parc de la Vanoise, le parc du Mercantour ou encore le parc national de la Guadeloupe.

 

GMF et PNF (Parcs nationaux de France), collaborent depuis 2008 à un vaste programme d’amélioration de l’accessibilité dans les parcs nationaux en prenant en compte les 4 types de handicap (physique, auditif, visuel et intellectuel). Les travaux concernent l’aménagement des centres d’accueil et d’information et des lieux de séjour, l’adaptation de certains sentiers et lieux d’observation de la faune et de la flore, le développement d’outils pédagogiques et d’interprétation permettant de découvrir la nature et de profiter de ces « territoires d’exception ».

 

Plus d’information sur : www.parcsnationaux.fr

 

 

Création du 1er œil artificiel à facettes
permettant une vision à 180 degrés

Des chercheurs européens ont créé le premier œil artificiel à facettes inspiré de la mouche drosophile qui offre une vision panoramique sans distorsion, selon des travaux publiés dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) publiés en mai dernier.

Les yeux à facettes permettent aux mouches drosophiles et aux autres arthopodes de traquer simultanément des mouvements rapides dans de multiples directions. Les efforts, jusqu’alors, pour créer un œil artificiel qui permet un angle de vision à 180 degrés, s’étaient heurtés à la difficulté d’aligner avec une précision extrême un ensemble de photo-capteurs et de micro-objectifs sur la surface courbée à 180 degrés d’une feuille de plastique souple, expliquent ces scientifiques.

 

Ils ont pu surmonter ce problème en concevant un œil composé de trois couches d’objectifs microscopiques, d’une antenne réagissant à la lumière et imitant les circuits neuronaux du cerveau de la mouche, et d’un circuit imprimé souple qui permet de programmer le traitement des signaux lumineux.

 

Le prototype appelé CurvACE (Curved Artificial Compound Eye) produit une vision panoramique sans distorsion avec une haute définition capable de s’adapter aux différentes intensités lumineuses de l’environnement. Selon ses créateurs, cet œil pourrait trouver des applications dans des systèmes de détection en trois dimensions où la rapidité est cruciale comme par exemple pour éviter des collisions au sol ou dans les airs.

 

Le prototype cherche à imiter le plus possible la vision de la mouche qui est basée sur un assemblage de multiples images permettant de suivre des mouvements infimes tout en offrant un champ de vision large et une profondeur de champ plus grande que ne le permet l’œil humain ou toute caméra actuelle, aussi perfectionnée soit-elle. Il suffirait d’attacher deux de ces « yeux électroniques » dos à dos pour obtenir une vision à 360 degrés.

 

CurvACE équipe déjà quelques robots aériens et pourrait avoir de nombreuses utilisations comme caméra dans le secteur de la surveillance et de la sécurité.

CurvACE a été conçu par cinq équipes de recherche européennes dont les chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, et de l’Institut des sciences du mouvement, émanant du Centre national de la recherche scientifique (CNRS/AMU), en France. Le résultat de cette recherche paraît dans le PNAS daté du 20 au 24 mai.

 

 

Œil paresseux : Tetris à la rescousse

Des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill ont montré que le jeu de casse-tête Tetris peut être utilisé pour traiter l’amblyopie chez l’adulte, couramment appelée « œil paresseux ».

Le Dr Robert Hess et ses collègues expliquent, qu’en divisant l’information entre les deux yeux de façon complémentaire, ce jeu vidéo les entraîne à travailler ensemble, ce qui est nouveau par rapport aux traitements précédents qui utilisaient un cache-œil.

Cette découverte québécoise confirme ainsi, qu’en atténuant la suppression de l’œil le plus faible en forçant les deux yeux à coopérer, il est possible d’augmenter le niveau de plasticité du cerveau de la personne amblyope et on lui permet de réapprendre.

Le recours à cette approche thérapeutique chez les enfants fera l’objet d’un essai clinique en Amérique du Nord cette année.

 

Contexte
La perte de la vision chez les personnes avec un œil paresseux est causée par un mauvais traitement de l’information dans le cortex visuel. Cette réalité entraîne la suppression de l’œil le plus faible par l’œil le plus fort. Les traitements actuels consistent à couvrir l’œil fort dans le but de forcer l’œil faible à travailler. Si la technique fonctionne partiellement chez les enfants, elle est toutefois inefficace chez les adultes.

« La clé pour améliorer la vision chez les adultes qui n’ont actuellement aucune autre option de traitement, était de mettre en place des paramètres forçant les deux yeux à coopérer pour la première fois dans une tâche donnée. » (Dr Robert Hess.)

Ces travaux montrent qu’il est possible de traiter certains troubles pour lesquels la perte de vision a été causée par une perturbation du développement visuel précoce, à un moment donné, durant l’enfance.

 

La technique Tetris

Le jeu consiste à encastrer des blocs de différentes formes au fur et à mesure qu’ils s’approchent du sol. Les chercheurs ont eu recours à un casque de vision pour que les 18 adultes souffrant d’amblyopie soient capables de jouer le jeu en présentation dichoptique, c’est-à-dire où un œil était en mesure de voir seulement les objets qui tombent, et l’autre œil, seulement le sol.

Le jeu Tetris

L’objectif était de montrer que le fait de forcer les yeux à travailler ensemble pourrait améliorer la vision de l’œil paresseux. Neuf participants ont joué avec uniquement l’œil le plus faible pendant que l’œil le plus fort était couvert. Les autres participants ont joué au même jeu, mais en se servant de leurs deux yeux, où chacun des yeux pouvait voir une partie différente du jeu (présentation dichoptique).

Résultats après deux semaines : la vision de l’œil faible et la vision 3D des participants qui jouaient au jeu de manière dichoptique s’étaient améliorées de manière spectaculaire.
Le groupe avec la vision monoculaire n’a présenté qu’une amélioration modérée. Toutefois, passés à l’entraînement dichoptique, les participants ont aussi connu une grande amélioration de leur vision.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Current Biology.

 

Le saviez-vous ?

L’amblyopie est la cause la plus courante de déficience visuelle chez l’enfant. Elle touche environ 3 % de la population.

Source : Radio-Canada

 

 

 

Météo locale en temps réel

La Station Météo Netatmo, la première Station Météo pour iPhone qui mesure la qualité de l’air, est désormais compatible avec la fonction Voice Over d’Apple.

 

La Station Météo Netatmo permet aux utilisateurs de surveiller les éléments de leur environnement de vie : la concentration en CO2, la température, l’humidité, la pression barométrique, les niveaux de pollution sonore et la qualité de l’air à l’intérieur comme à l’extérieur. La Station Netatmo transmet ces données en temps réel via Wifi à l’application Netatmo sur l’iPhone de l’utilisateur.

Sa nouvelle compatibilité Voice Over fait de la Station Météo Netatmo la première Station Météo qui permet aux utilisateurs non-voyants et malvoyants d’accéder à des mesures météorologiques et de qualité de l’air en temps réel.

Les mesures intérieures de la Station aident les utilisateurs à améliorer leur confort ou leur bien-être à l’intérieur. Par exemple, la station envoie des alertes en temps réel, incitant à aérer pour éviter l’accumulation d’un air stagnant.

Les mesures extérieures de la Station aident les utilisateurs à choisir les meilleurs moments pour des activités extérieures.

 

Pour plus d’informations sur la société Netatmo et la station Météo : www.netatmo.com

 

 

 

Métro-connexion apporte quelques nouveautés !

Le site www.metro-connexion.org  continue d’être amélioré et enrichi de nouvelles fonctions par son auteur (non-voyant) Tanguy Lohéac.

Outre la description détaillée des stations de métro à correspondance et la possibilité de connaître un trajet exact en fournissant la station de départ et la station d’arrivée, on trouve notamment une fonction « mobile » et le parcours de certaines lignes de bus (en attente d’être complétées).

 

D’autres nouveautés :

- Possibilité de signaler une erreur sur les descriptions de parcours : il suffit soit de cliquer sur le lien « signaler une erreur » situé en pied de page, soit, lorsque vous êtes sur une page de description de parcours, de cliquer sur le lien « signaler une erreur sur la description courte » ou « signaler une erreur sur la description détaillée », selon l’endroit où se situe l’erreur.

S’ouvre alors un formulaire où vous pouvez décrire l’erreur.

- Pour les parcours à deux changements, possibilité d’avoir tout sur la même page : lorsque vous lancez une recherche pour un parcours d’une station à une autre, la page de résultats présente chaque possibilité sous forme de titres. A présent, ces titres sont également des liens sur lesquels vous pouvez cliquer. Ils offrent l’avantage, pour les parcours à deux changements, de présenter l’ensemble des descriptions sur une même page. Pour ceux qui préfèrent aller pas à pas, l’ancien système par les liens « changer à… » reste valable.

- Des liens plus explicites : toujours sur la page des résultats, chaque lien « changer à » est numéroté afin que l’on sache mieux à quel parcours ils conduisent.

Métro-connexion fait son entrée dans le localisateur : le localisateur, développé par Philippe Léon, est un outil très pratique pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la navigation sur Internet. Il donne un accès simplifié à plusieurs services utiles tels que les pages jaunes, voyages-sncf, marmiton, des journaux, et maintenant métro-connexion. Vous pouvez télécharger le localisateur sur Internet.

www.metro-connexion.org

 

 

Médicaments : un nouveau picto européen

Un futur pictogramme devrait figurer sur certaines boîtes de médicaments au mois de septembre. Il s’agit d’un triangle renversé. Il sera présent sur la notice des médicaments qui font l’objet d’une « surveillance supplémentaire », comme l’explique la Commission européenne qui l’a approuvé. Il vise à favoriser une meilleure information des patients comme des professionnels de santé.

Pour Tonio Borg, le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, « le symbole est facilement reconnaissable par le public. Il permettra d’obtenir des informations plus nombreuses et plus précises sur les éventuels effets secondaires d’un médicament ».

 

A partir de septembre 2013, le symbole sera utilisé pour signaler les produits pharmaceutiques faisant l’objet d’une surveillance supplémentaire, à savoir :

·         Tous les médicaments autorisés après le 1er janvier 2011 et contenant une nouvelle substance active ;

·         Les médicaments biologiques, tels que les vaccins ou les produits dérivés du plasma, autorisés après le 1er janvier 2011 ;

·         Les produits pour lesquels l’autorisation de mise sur le marché est soumise à des conditions ou à des restrictions pour en permettre une utilisation plus sûre.

 

 

 

 

 

Une des nombreuses questions pour les parents d’un enfant déficient visuel est la scolarisation : « Mon enfant peut-il aller à l’école, à quel rythme ?... ». Des structures associatives telles que l’APEDV ou l’ANPEA sont là pour soutenir les parents et donner les clés de compréhension d’un parcours encore complexe malgré la loi de février 2005.

 

 

La Loi de 2005 et la scolarisation

Par Inès Duhesme

 

Petit rappel historique : En 1790 a été affirmé devant l’Assemblée le devoir d’assistance par la Nation. On connaît les grandes figures de Valentin Haüy, Louis Braille, l’Abbé de l’Epée, Itard. Moins célèbres sont les noms de Désiré-Magloire Bourneville et de Léon Bourgeois, dont les positions préfigurent les grands débats d’aujourd’hui : A Bicêtre le premier, médecin aliéniste, crée en 1879 des classes spéciales au sein des écoles primaires et en 1883 le premier Institut médico-pédagogique à Vitry, qui existe toujours. Par ailleurs, la loi du 28 mars 1882 sur l’Enseignement Primaire et la Commission Bourgeois en 1904, inspirées par les thèses d’Alfred Binet[1] « sur les enfants anormaux », continuent l’action éducative de Bourneville (avec des positions différentes), ce qui aboutit à la loi de 1909 portant création des classes de perfectionnement annexées aux écoles primaires. Les Instituts médico-éducatifs sont créés dans les années 1950-60. Le secteur de l’enfance dite maintenant « inadaptée » repose sur le secteur associatif. Mais l’Education nationale s’implique de plus en plus : la loi de 1951 instaure les écoles nationales de perfectionnement.

 

 

Dans la loi de 1975 : Dépistage, obligation éducative, accès aux institutions ouvertes au public, reconnaissance du handicap, création des CDES pour les moins de 20 ans et Cotorep pour les adultes. L’intégration scolaire des handicapés est réaffirmée par la loi d’orientation sur l’éducation de 1991, les Clis remplacent les classes de perfectionnement. Le plan Handiscol est lancé en 1999 mais la scolarisation demeure problématique. Voir les saisines auprès de la défenseure des enfants en 2003.

 

11 février 2005 : Loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Ce texte de 110 articles est signé par 22 ministres. La notion de handicap est élargie aux déficiences cognitive, intellectuelle et psychique. Cinq objectifs sont définis : compensation, insertion professionnelle, accessibilité, simplification administrative, commission des droits, et scolarisation. Ce terme remplace celui d’Intégration scolaire. Le terme d’éducation spéciale est abandonné. Le rôle de l’Education nationale est réaffirmé. Un concept nouveau est introduit dans un second temps en 2009 : celui dInclusion, absent du système français, contrairement à ce qui se passe déjà au Canada, en Finlande ou en Italie.

Différentes formes de scolarisation sont possibles (cf. schéma) : dans l’établissement « référent » de secteur ; dans une école ou établissement avec Clis pour le primaire, ou Ulis pour le secondaire[2] ; ou encore dans un établissement spécialisé. Enfin, l’enseignement à distance (Cned) est également possible. Une Equipe de Suivi de Scolarisation définit avec les parents le Projet Personnalisé de Scolarisation.

L’application de la loi est laborieuse. Le dispositif décentralisé au niveau des conseils généraux est difficile à piloter au niveau national. Il manque un outil statistique d’information nationale au niveau de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, utile aux acteurs départementaux. Les élèves aveugles ne disposent pas d’information exhaustive sur les formations à l’instar d’un CIO.[3] La part des enseignants impliqués a augmenté de 16% depuis six ans mais leur formation doit être améliorée. Chaque projet d’école devra dorénavant comporter un volet handicap. Autre point difficile : la Coordination Education Nationale/Secteur médico-social.[4]

En 2011-2012, 201 395 jeunes handicapés étaient scolarisés dont les trois-quarts en milieu ordinaire. Les résultats sont moins encourageants pour le second degré et le supérieur. Plusieurs rapports estiment à 20 000 le nombre d’enfants handicapés non scolarisés[5]. Par ailleurs de fortes disparités existent selon les départements, dans le fonctionnement des MDPH. Pour améliorer la coordination entre celles-ci et de la communauté éducative autour du PPS, une grille d’évaluation des besoins de l’élève a été créée, le GEVASco, en 2012. Reste un problème d’ordre psychologique selon un enseignant interrogé. Les parents d’un élève en grande difficulté d’apprentissage pour handicap intellectuel, cognitif ou psychique ont beaucoup de mal à franchir le pas de la MDPH : le mot leur fait peur. Or le passage par cette dernière est obligatoire pour obtenir une AVS. On voit donc des élèves privés de ce type de soutien pendant parfois plusieurs années.

 

 

Le pivot de cette politique d’inclusion est justement l’accompagnement des élèves par les AVS. Or, il s’agissait jusque-là d’une profession précaire : pas de diplômes, pas de vrais contrats de travail... Pour y remédier, le groupe de travail « accompagnants » (AVS et EVS précaires), présidé par Pénélope Komitès, s’est réuni entre octobre 2012 et juillet 2013. C’est ainsi que Marie-Arlette Carlotti, ministre aux personnes handicapées, a annoncé en juillet la création de postes supplémentaires d’assistants de vie scolaires (AVS). En parallèle, le 8 juillet la loi sur la refondation de l’école de la République, qui affirme le principe de l’inclusion scolaire, a été promulguée. 28 000 AVS vont donc être recrutés sur de vrais CDI et 8 000 assistants d’éducation vont venir compléter les rangs. Cette volonté a été réaffirmé le 22 août dernier par Jean-Marc Ayrault : "Dès la rentrée 2014, les 28 000 assistants d'éducation qui occupent cette fonction d'auxiliaire de vie scolaire (AVS) verront progressivement leur emploi transformé en contrat à durée indéterminée". Des "dispositions transitoires" sont prévues pour l'année 2013-2014 et un diplôme d’Etat sur validation des acquis par l’expérience (VAE) va voir le jour.

Le chef du gouvernement a ajouté dans la foulée : "Les accompagnants de ces enfants sont aujourd'hui  dans une situation de précarité. J'ai donc annoncé la mise en place d'un statut spécifique pour eux dans l'Education Nationale avec une formation adaptée et qui se mettra en œuvre dès la rentrée prochaine".

Cette décision va, nous l’espérons, solutionner le problème de certaines familles. Ainsi nous avions pu lire dans Le Monde du 26 juin dernier qu’une jeune aveugle de 5 ans perdait à la rentrée son AVS, la seule du secteur à pratiquer le braille, le cadre réglementaire limitant à six ans le contrat d’un agent non titulaire de l’état. Un cas révélateur de la situation des AVS jusqu’à maintenant.

 

La formation des enseignants et des personnels va être améliorée, notamment à l’aide d’outils numériques coordonnés par le Service public du numérique éducatif créé par la loi. Chaque projet d’école devra dorénavant comporter un volet handicap. Une meilleure coordination des acteurs est attendue.

 

La loi est bien faite nous disait en substance le rapport Campion-Debré 2012 du Sénat. Mais on attend que les deux lois de 2005 (Handicap) et 2013 (Ecole) soient « pleinement déployées » pour faire entrer les handicapés dans le droit commun, en respectant leurs spécificités, tout en gardant bien la principale innovation : l’approche transversale du handicap.

 

 

La scolarisation des élèves déficients visuels : spécialisation, intégration, inclusion

Par Michèle Collat – Professeur des Ecoles honoraire & Vice Présidente du GPEAA

 

L'accompagnement d'un élève déficient visuel a pris des modalités diverses tout au long de notre histoire. Nul n'ignore que la France a été pionnière en matière d'éducation des enfants déficients visuels, qu'il s'agisse d'instruction ou de scolarisation. En effet, c'est à Paris que Valentin Haüy ouvrit en 1784 la première école pour aveugles, et c'est dans cette même institution que Louis Braille inventa l'alphabet qui porte son nom.

 

L'éducation spécialisée a eu longtemps pour cadre privilégié, des institutions, des classes et des sections d'établissements scolaires exclusivement consacrés à la prise en charge des enfants ou adolescents qui ne semblaient pas pouvoir être scolarisés dans des conditions ordinaires. Mais peu à peu est apparue une évolution des positions des acteurs engagés dans le secteur de l’éducation spécialisée, dans chaque administration concernée, le doute s’est installé quant à la légitimité des pratiques d’exclusion des enfants « différents ». La pression forte exercée par les familles et, plus largement la demande sociale, ont conduit à proposer des alternatives en forme d'aides spécialisées aux élèves plutôt que des prises en charges intégrales mais extérieures à l'établissement scolaire et, petit à petit, l'on est passé d'une éducation spéciale (lieux séparés, classes spécialisées) dispensée par des enseignants ayant reçu une formation spécifique, à une scolarisation en milieu ordinaire, dans des classes « banales », accompagnée par une équipe élargie composée de professionnels, enseignants, éducateurs, rééducateurs, ayant chacun une culture qui leur est propre.

 

 

Parallèlement aux dispositions réglementaires mises en place à partir de 1975, on constate, à l’intérieur du système éducatif, une évolution dans les pratiques par la mise en place d’une pédagogie différenciée s’appuyant sur les potentialités des élèves et d’une organisation dynamique, complexe, qui permet diverses modalités de travail et la possibilité d’appartenance à plusieurs groupes selon la nature des apprentissages. Il est donc apparu, dans ce nouveau contexte, que l’élève en difficulté pouvait bénéficier de la richesse des interactions rencontrées dans une classe ordinaire, dans une école ordinaire et que ce mode de scolarisation contribuait à l’acquisition d’une plus grande autonomie, gage d’une meilleure intégration sociale et professionnelle.

Ce principe de l’intégration repose sur les capacités de l’élève à s’adapter à l’école ordinaire ; il peut bénéficier d’aides matérielles et pédagogiques dispensées par des personnels spécialisés, et selon ses potentialités, différentes modalités de scolarisation peuvent être envisagées, à temps plein ou partiel, individuelle, en petits groupes ou collective. Ce postulat implique donc que l’élève déficient visuel doit se conformer aux exigences de l’enseignement ordinaire et rejoindre la norme, on se préoccupe avant tout des difficultés de l’élève ainsi que des moyens à mettre en place pour le rendre aussi performant que les autres. Face à cette situation, il serait illusoire de croire que, puisqu’il est scolarisé en milieu ordinaire, il doit acquérir les mêmes contenus, de la même façon, avec les mêmes outils, dans le même temps que les autres élèves.

Par ailleurs, l’immersion dans le monde des voyants lui demande beaucoup d’attention et de concentration, les stratégies compensatoires plus fréquemment sollicitées suscitent de la fatigue, de la lenteur, des manifestations de découragement, l’apparition de comportements parasites que ne peuvent surmonter tous les élèves déficients visuels. Il est incontestable que face à ces aspects, un nombre non négligeable d’élèves se trouve exclu d’un tel système.

 

C’est de ces constatations qu’est né récemment le concept de l’inclusion qui s’oppose d’une part au modèle de la spécialisation et, d’autre part, à celui de l’intégration qui postulait que ne rejoignaient l’ordinaire que ceux qui pouvaient y parvenir.

La notion d’école inclusive repose en premier lieu sur le droit, pour tout enfant, quel qu’il soit, à fréquenter l’école ordinaire. Elle s’oppose à l’exclusion ou à la mise à l’écart de certaines catégories d’enfants, en fonction de leurs caractéristiques. Ce n’est plus à l’élève de s’adapter à l’école, mais à l’école de s’adapter pour prendre en compte la diversité des élèves, de s’engager dans des pratiques d’accueil et de différentiation pédagogique qui, s’appuyant sur les potentialités des élèves, permettent à tous d’apprendre. L’objectif est de développer une école qui accepte et prenne en compte les diversités, cependant poser ce principe ne signifie pas pour autant un nivellement des différences, mais au contraire une reconnaissance de l’hétérogénéité des élèves afin que tous puissent apprendre.

 

Conclusion

Le choix du mode de scolarisation d’un élève déficient visuel est un défi complexe, quelle que soit la modalité choisie, elle doit être pensée comme un processus dynamique qui évolue sans cesse, elle doit tenir compte des capacités de l’enfant mais aussi de la possibilité pour l’école de devenir plus flexible, afin de prendre en compte la diversité de tous les élèves.

 

 

En pratique : Les structures existantes

 

La scolarisation peut s’effectuer en :

 

- intégration individuelle : l’enfant est scolarisé dans son établissement de proximité, au sein d’une classe traditionnelle, avec un éventuel soutien d’un SAAAIS (cf. plus loin)

 

- intégration collective :

         * dans une Classe d’Intégration Scolaire (Clis) : Implantée dans les écoles élémentaires, et plus rarement maternelles, elle a un effectif limité à 12 élèves permettant un suivi quasi personnalisé et une pédagogie adaptée.

         * dans une Unité Localisée d’Inclusion Scolaire (Ulis) : Implantée dans les collèges, et plus rarement les lycées, elle permet un regroupement d’un maximum de 10 élèves dans une classe adaptée, autour d’un enseignant spécialisé, afin de reprendre les notions et cours étudiés en classes, sachant que l’adolescent est intégré à une classe traditionnelle (30 élèves environ). Ce dispositif s’adapte en fonction des matières posant le plus de difficultés pour l’élève.

 

- établissements spécialisés : Les établissements médico-sociaux pour enfants, adolescents, jeunes adultes, sont les suivants :

* Etablissements pour jeunes porteurs de déficience intellectuelle : IME (Institut médico-éducatif), IMP (Institut médico-pédagogique), IMPRO (Institut médico-professionnel).

* Etablissements pour jeunes présentant des difficultés psychologiques dont l’expression, notamment l’intensité des troubles du comportement, perturbe gravement la scolarité et l’accès aux apprentissages : ITEP (Instituts éducatifs, thérapeutiques et pédagogiques).

* Etablissements pour jeunes porteurs de polyhandicap.

* Les IEM : Instituts d’éducation motrice, pour jeunes porteurs de déficience auditive ou visuelle pour les jeunes.

* Les IES : Instituts d’éducation sensorielle. Ces établissements peuvent aussi accueillir des jeunes souffrant de troubles spécifiques du langage écrit ou oral (dysphasie, dyslexie).

 

 

Par ailleurs, il existe des établissements médico-sociaux qui viennent en aide à tous types de publics, en situation de handicap ou non : les CAMSP (centre d’action médico-sociale précoce) pour les moins de 6 ans, les CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques) jusqu’à 20 ans, les BAPU (bureaux d’aide psychologique universitaire) pour les étudiants.

 

Certains établissements s’adressent à des jeunes cumulant plusieurs handicaps, il s’agit de multi-handicap.

 

 

 

Pour l’aider dans sa scolarité, l’enfant ou le jeune handicapé, ainsi que sa famille peuvent s’appuyer sur :

Les SESSAD :

Il s’agit des services pour enfants, adolescents, jeunes adultes en situation de handicap : « services d’éducation spéciale et de soins à domicile ».

 

Quand ils d’adressent aux jeunes porteurs de déficience auditive, ils s’appellent « services de soutien à l’éducation familiale et à l’intégration scolaire » (SSEFIS).

Quand ils d’adressent aux jeunes porteurs de déficience visuelle, ils s’appellent « services d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire » (SAAAIS).

Dans ces deux cas, les services qui suivent les très jeunes enfants s’appellent « services d’accompagnement familial et d’éducation précoce » (SAFEP).

 

Le SESSAD a pour mission d’accompagner le jeune dans sa vie ordinaire suivant son projet de vie décliné sous ses aspects thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques.

 

Il est composé d’une équipe pluridisciplinaire qui diffère selon les types de handicap auxquels il s’adresse. On peut y trouver des médecins psychiatres, des médecins spécialisés, des équipes paramédicales (orthophonistes, ergothérapeutes, etc.), des éducateurs, des enseignants, etc.

 

La notion « à domicile » couvre tous les lieux de vie de l’enfant, notamment l’école, le collège, le lycée.

 

Les AVS :

C’est-à-dire les Auxiliaires de Vie Scolaire, aides humaines à la scolarisation, qui peuvent, selon le projet personnalisé de l’enfant, venir l’accompagner au sein de son établissement scolaire.

 

Pour un suivi individuel, c’est un auxiliaire de vie scolaire pour l’intégration individuelle (AVS-i) qui sera désigné.

Dans les dispositifs collectifs comme les Clis (classes d’inclusion scolaire) ou les Ulis (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire), peuvent intervenir des auxiliaires de vie scolaire pour l’intégration collective (AVS-co).

En maternelle, ce sera plus souvent un emploi vie scolaire – aide à la scolarisation des élèves handicapés (Evs-ASEH) qui va intervenir avec une mission d’aide à l’équipe, plutôt qu’à l’enfant.

 

 

 

 

AVS : auxiliaire de vie scolaire

CDAPH : commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées

Clis : classe pour l’inclusion scolaire

Cned : Centre national d’enseignement à distance

DA-SEN : directeur académique des services de l’éducation nationale

EREA : établissement régional d’enseignement adapté

MDPH : maison départementale des personnes handicapées

PAI : projet d’accueil individualisé

PPS : projet personnalisé de scolarisation

SEGPA : section d’enseignement général et professionnel adapté

Sessad : service d’éducation spéciale et de soins à domicile

Ulis : unité localisée pour l’inclusion scolaire

 

 

 

 

Belleville : Toucher les statues

A la rencontre de cinq sculptrices motivées par les visites tactiles et lectures sur Belleville à Charonne !

Par Inès Duhesme

 

Mon idée était, par de petits « points » historiques, de « relier les ateliers entre eux et créer un chemin vers l’esprit du village. »[6] Bordant au nord le sud du village de La Villette, le village de Belleville s’étendait au nord le long d’une ligne passant par les métros Colonel Fabien, Laumière, jusqu’à la porte Brunet, incluant le parc des Buttes-Chaumont et le hameau de Ménilmontant. Au sud, Belleville se limitait à une ligne sinueuse partant du métro Père-Lachaise, Pelleport, jusqu’à la Porte de Ménilmontant.

Au sud de Belleville, le village de Charonne, auquel appartient géographiquement le cimetière du Père-Lachaise. On venait rue de Belleville boire le guinguet, petit vin détaxé car hors du mur de l’octroi[7]. Ici avait lieu la descente de la Courtille, carnaval costumé, le soir du mardi Gras. S’y trouvaient des lieux à conter fleurette, tel L’Ile d’Amour, des lieux à boire et à refaire le monde et la révolution, Le Lapin vengeur, La Vielleuse.

La rue de Belleville est aujourd’hui frontière car Napoléon III punit les bellevillois de leur attitude frondeuse[8] en divisant leur commune en plusieurs arrondissements.

 

Anne Bellefleur, sculptrice à Belleville, travaille les deux techniques principales : la taille de la pierre ou du bois, où l’on enlève de la matière, à l’aide d’une massette, d’une gradine, ou d’une gouge « creuse », et le modelage, où on ajoute de la matière, en général terre ou cire. Elle nous fait passer des blocs de matière brute : gypse, basalte (roche volcanique) plus lourd, bois. Les sculptures représentent des femmes et hommes, supports ou allégories de sentiments et émotions. Sensualité avec le trio de nus en bois : un homme, adossé à sa femme, taquine sa maîtresse. Dolorosa évoque le souvenir tragique de la guerre civile en Algérie.

La musique est omniprésente avec les portraits de Beethoven, Chopin et Liszt. Parmi les créations : des couples enlacés en stéatite, pierre tendre et douce faite de talc ; deux mains en bronze et albâtre en face à face, pivotant chacune sur un axe pour mieux se caresser (cadeau offert à un couple pour un quarantième anniversaire de mariage). Pour finir, elle nous lit un superbe poème de sa composition.

 

La jolie place en demi-étoile porte le nom d’Henri Krasucki, qui habitait à l’angle de la rue de la Mare. Il est l’ancien secrétaire général de la CGT. Au 44 rue des Cascades, on trouve la jolie maison où a été tourné le film Casque d’Or, sauvée in extremis grâce à sa locataire Marie Brantôme, écrivain.

A côté, nous accueille un ancien authentique « bandido » espagnol au service de la cause anarchiste, Lucio Urtubia, qui a construit sa maison et en a fait un espace Louise Michel destiné aux artistes libertaires. Rigoles, Cascades, Mare : Nous sommes au pays des sources. La rue de la Mare était un véritable shetl. Les juifs sont venus nombreux vers 1908 après la deuxième vague de pogroms. Des Arméniens, après les massacres de 1915, des Turcs aussi, des Grecs après la guerre gréco-turque. Les sépharades arrivent dans les années 50-60, de Tunisie. Une tour de Babel ! Artisans et ouvriers travaillaient dans les nombreuses activités polluantes ou bruyantes installées ici. Bonneterie, cuir et chaussures, restaurants, chaque groupe avait sa spécialité. Au 27 rue des Envierges, nous entrons dans l’atelier de Josiane Chabel. Une belle et énigmatique Femme-bélier-salamandre fut sculptée à quatre mains. Ensuite, au coin rue Piat/rue des Envierges, sur la terrasse en balcon au-dessus du parc de Belleville, Françoise nous lit un extrait de Belleville Blues de Joseph Bialot : « Le casseur de pierre ».

Clément Lépidis, habitait 53 rue Piat. Il a raconté la rafle de 32 personnes, le jour du Vel d’Hiv, dans son immeuble, celui-là même où habite Brigitte Valin. Ici nous sommes dans le petit format : statuettes de corps féminins modelés en cire puis fondus en bronze. Un amusant Piège à fantôme évoque les pièges à cauchemars amérindiens et de petits personnages ailés à l’intérieur ou à l’extérieur d’un grillage, sont suspendus au mur. Juste à côté de chez Brigitte, le parc de Belleville : Une allée arrondie et des escaliers nous conduisent à la rue Ramponeau. Sur le chemin, le bas-relief récupéré du dispensaire de la Goutte de lait de Belleville destiné aux jeunes mères pauvres du quartier et qui se trouvait au 126 boulevard de Belleville, près de la rue du même nom. On y trouve maintenant le centre social et culturel de la maison du bas-Belleville. Nous passons aussi à l’angle Tourtille-Ramponeau, là où s’est rendue la dernière barricade de La Commune le 28 mai 1871. Le dernier épisode de la répression sanglante de la Commune.

Visite du lundi : au 48 rue Ramponeau on retrouve Suzel Galia qui a commencé la sculpture à 40 ans. Elle travaille uniquement la taille, sculpte des formes féminines très rondes, marbres somptueux, à toucher. Un « carré de pierre brute d’où émergent deux seins et un ventre » est le géométrique nommé « Couple à la tresse ». Il est en granite du Labrador. Autre œuvre superbe à découvrir : Elle et lui.

Second pour nous et dernier atelier : Catherine Arnaud. Là nous sommes plus encore dans l’abstraction. D’incroyables marbres ou stéatites « plissés », puissants et délicats, qui en même temps chantent sous le doigt comme le verre de cristal, en plus doux. Les sculptures ont parfois des airs de mystérieux animaux marins.

Ces ateliers visités nous ont permis une approche variée de la sculpture : différentes échelles, des petites figures de Brigitte aux grands formats de Suzel ou Catherine, des figures bien charnelles aux formes abstraites, l’approche pédagogique et poétique d’Anne Bellefleur. Nous sommes tous d’accord : A REFAIRE !

 

A Charonne, on lit Belleville lors d’un « apéro-Lecture » aux Mondes Bohèmes.

 

 

La courte lecture de Françoise nous a donné envie d’approfondir les (nombreux) écrivains de Belleville : le village les a beaucoup inspirés. Rendez-vous à 16h30 dans une adorable guinguette de Charonne. Cinq lectrices se sont succédé, lisant chacune un extrait choisi par elle :

- Anne Bellefleur, sculptrice nous ayant reçu, a fait la surprise de venir, avec quatre textes écrits par elle ;

- Laurence de Montmorillon, Je me souviens du XXe arrondissement de Clément Lépidis ;

- Françoise Hugues, Belleville Blues de Joseph Bialot ;

- Anne-Marie Tabone, A la vie ! de Joseph Bialot ;

- Marie-Renée Hector, Je serai votre épouvante et vous êtes leur crainte de Thierry Jonquet.

Pendant les pauses, entre chaque extrait, des bouteilles de rosé accompagnaient des plateaux fromage-saucisson, histoire de recharger ses batteries et de délier les langues. Pas triste l’ambiance !

Dix-huit personnes, dont beaucoup de visiteurs de Belleville fin mai. Bref, on a fait un tabac ! Rendez-vous est pris pour d’autres visites quartiers-ateliers-lieux de lecture. En tant que nouvelle bénévole au GIAA, j’ai réalisé mon rêve d’avoir une activité de terrain.

 

 

Une nouvelle visite tactile est en cours de préparation ciblant le quartier de Montmartre. Si celle-ci vous intéresse n’hésitez pas à nous contacter : communication.fb@giaa.org Nous vous communiquerons tous les détails ultérieurement.

 

 

Retour sur l’Assemblée Générale du GIAA

Par Marie de Saint-Blanquat

 

Depuis des années, les assemblées générales ordinaires du GIAA se tiennent en alternance à Paris et dans une délégation. Cette année, nous étions à Toulon, les 22 et 23 juin, fort bien reçus par la délégation PACA-Corse en la personne de Marie-Christine Mouttet, sa présidente.

 

L'assemblée générale est un exercice annuel obligé dans toutes les associations. Pour la personne qui préside, ce sont des moments intenses et riches mais qui ne sont pas dépourvus de pression et de tracas divers. Cette année, donc, ce fut avec une émotion attentive et beaucoup de reconnaissance que j'ai écouté Marie-Renée Hector. Mais je dois, à la vérité, dire que ce fut, aussi, un réel délice de m'asseoir au dernier rang, de chahuter un peu (oh! si peu ...) et de n'avoir qu'à écouter.

Alors, voici le récit que je peux en faire : cela commence comme un procès-verbal, normal, une A.G. statutaire, mais très vite le ton change...

 

Le samedi 22 juin, les membres de l’association GIAA se sont réunis sur convocation du Conseil d’Administration à la Faculté de Droit de Toulon pour l’Assemblée Générale ordinaire. Présidée par Marie-Renée Hector, Présidente de l’association, elle a regroupé 100 membres présents ou représentés. Nous notons chaque année avec plaisir un léger accroissement du nombre des participants !

Lors de celle-ci, le rapport moral et d’activités ainsi que le rapport financier 2012 adoptés par le conseil d'administration ont été approuvés. Ils sont désormais disponibles sur simple demande.

Nous saluons l'arrivée de deux nouveaux administrateurs au conseil : Annick Leveau, professeur à l’INJA et active au sein de Sésame, dont nous vous avons déjà signalé le rapprochement avec le GIAA, et Jean-Claude Weber, bénévole au GIAA depuis plus de dix ans qui, entre autres, a lancé le service de transfert des cassettes et leur adaptation au format numérique Daisy. Nous les remercions de leur engagement à nos côtés. Ils remplacent Paul Allard, qui n’a pas souhaité se représenter, et Thierry du Rivau.

Paul fait partie des premiers lecteurs au format Daisy et a contribué à la nouvelle formule du QSLD aux côtés de Colette Marsan. Thierry a beaucoup milité
pour une meilleure prise en compte des amblyopes au sein du GIAA avec notamment une remarquable intervention sur ce sujet lors du séminaire de 2010. Nous exprimons à tous deux notre gratitude pour leur action au sein du GIAA. 

Entre autres questions diverses à la fin de l'assemblée générale statutaire, M. THOLON de la délégation PACA-Corse a précisé qu’il est évaluateur en accessibilité dans les Etablissements Recevant du Public et les transports. Il a notamment fait installer des audio-plages et en explique le mécanisme.

Hervé RIHAL, président de la délégation Pays de Loire, a également tenu à avoir une pensée pour Mme Andrée Le CALONNEC, ancienne trésorière et permanente
de cette délégation, décédée le 6 mai dernier après plus de vingt-cinq ans de services dévoués à l’association.

 

A la clôture de l'assemblée, tous les participants ont partagé rafraîchissements, petits fours et mini-sandwichs, fort appréciés, évidemment. Puis, nous étions conviés à la visite des locaux de la délégation qui, dans un espace relativement restreint, contiennent une vaste gamme de tous les matériels nécessaires à la transcription en fichier texte, en braille ou en schémas, dessins et graphiques tactiles : scanners, thermoform, PC, Mac et j'en passe... C'est d’ailleurs à Toulon que la revue "Je Lis Déjà" est adaptée en braille et sur CD pour les gros caractères. Mais le centre de Toulon est surtout connu pour sa vocation principale : les livres scolaires.

 

Le soir, il faisait bon, un peu de vent mais pas trop et, guidés par Marie-Christine et Raoul Mouttet, nous nous sommes retrouvés, de 20 à 25 personnes, libérées des contraintes administratives, à la terrasse d'un petit restaurant tout à fait sympathique. A cette occasion, Pierre Marragou et Thibaut de Martimprey, les plus jeunes administrateurs, ont souhaité offrir un verre pour célébrer leur entrée dans la vie active avec l’obtention d’un poste durable et ont porté un toast pour le GIAA et plus particulièrement pour le Club Emploi. Marie-Renée Hector en a fait de même à la santé du GIAA.

 

 

Les réjouissances se sont poursuivies le lendemain. Au programme : traversée du marché, au milieu de bonnes odeurs, balade sur le port et visite du Musée de la Marine. Là, que d'objets présentés et d'histoires racontées, entre autres celle du port et de l'Arsenal, illustrée par une grande maquette et des planches tactiles (réalisation du GIAA). Tous les types de bateaux qui ont fréquenté Toulon depuis les galères grecques et romaines jusqu'à celles des XVIIe et XVIIIe siècles, tous les grands vaisseaux, les conditions de vie à bord, la fabrication de ces mâts et cordages, avec l'histoire des corderies et leur fonctionnement, les canons, les ornements et décorations, -figures de poupe et de proue... L’énumération pourrait s'allonger plus encore ! Nous avons pu toucher un certain nombre d'éléments authentiques, mais il y avait tellement de sujets passionnants que nous n'avons pas tout visité. La conservatrice du musée n'a ménagé ni son temps ni ses explications, un grand merci à elle. 

La matinée s'est terminée, tiens donc, par un déjeuner sur le port, avant le passage rapide à l'hôtel et vite, vite à la gare ! Là commencèrent d'autres aventures car plusieurs trains sont restés bloqués plus de deux heures en gare de Toulon...

Quoi qu'il en soit, rendez-vous dans un an, à Paris !

 

 

Arrivée de Florent aux Éditions Livres Adaptés

 

Florent Marnay, ancien salarié de Sésame, a rejoint l’équipe du GIAA le 1er juillet dernier. Présent dans les locaux parisiens du mercredi au vendredi (et en télétravail les lundis et mardis), il complète les rangs de l’équipe d’adaptation en tant que coordinateur Edition Livres Adaptés. Sa spécialité : le fichier texte. Il est donc, avec Stéphane, votre contact privilégié pour toute demande de transcription sous cette forme.

« Je suis très heureux de rejoindre le GIAA et de participer au projet de mutualisation BNFA qui, pour moi, va dans le sens de la modernité et répond à une forte demande du public déficient visuel. Je remercie aussi toute l'équipe pour son accueil très sympathique."

Il est joignable par mail à florent.marnay@giaa.org ou par téléphone au 01.47.34.30.00 Poste 124.

 

Bienvenue à lui !

 

 

 

Un colloque : Histoire de la cécité et des aveugles

Par Philippe Lumbroso

 

Un colloque international réunissant de très éminents universitaires et spécialistes internationaux de la cécité a eu lieu à la Fondation Singer-Polignac (Paris), du 26 au 28 juin. Marie-Renée Hector était présente en tant que membre du comité de parrainage et représentante du GIAA, association partenaire de ce colloque réalisé à l’initiative et sous l’impulsion de Mme Zyna Weygand.

C’est l’intervention de John O’Brien, évoquant Pierre Villey et son colossal travail sur les Essais de Montaigne qui nous intéressera ici. Pierre Villey est une de ces personnalités presque légendaires qui ont marqué l’histoire de la cécité au même titre qu’Helen Keller (qui était aussi sourde), ou Saunderson, Mélanie de Sélignac, tous deux évoqués par Diderot dans sa Lettre sur les Aveugles, et bien d’autres encore.

 

Pierre Louis Joseph Villey-Desmeseret, né en 1880 à Caen, devenu aveugle à l’âge de 4 ans, a connu une scolarité brillante : INJA puis lycée Buffon, de nombreux prix et 2 accessits au Concours Général, a fait sa khâgne à Louis-le-Grand et a intégré 5ème l’Ecole Normale Supérieure. Major de l’agrégation de Lettres Classiques, il devient docteur d’Etat grâce à sa thèse sur les Essais (1908). Il les transcrit en braille (20 volumes !), puis les édite en 1914. Il occupera à Caen la chaire de professeur de littérature du XVIème siècle. Enfin, il a écrit des ouvrages sur la cécité et la condition des aveugles dont le Monde des Aveugles, essai de psychologie et la Pédagogie des Aveugles (tous deux disponibles au GIAA), et un ouvrage sur Maurice de la Sizeranne, son prédécesseur comme directeur de l’AVH. Il est mort tragiquement dans un accident en 1933.

 

Pierre Villey, dans Le monde des aveugles, s’attache à combattre les préjugés, aussi bien les péjoratifs, pour qui leurs facultés sont « engourdies, presque stupéfiées », mais aussi de ceux qui les prennent pour des extra-lucides ou des surdoués. Son honnêteté intellectuelle lui fait désirer qu’on se fasse une juste idée des facultés des personnes aveugles et il attribue les préjugés à la terrible crainte que leur inspire la cécité. Il n’hésite pas à dire préférer, sur le plan intellectuel, la position de l’aveugle à celle du sourd. « C’est l’ouïe qui sert de véritable lien entre les esprits. Dans le travail manuel, le sourd-voyant est supérieur à l’aveugle ; au point de vue intellectuel, je suis convaincu que la position de l’aveugle qui entend est préférable à celle du sourd. » Ecoutons Montaigne en écho, dans l’essai (III, 8), « De l’art de conférer », [converser] : « le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c’est à mon gré la conférence [conversation]. J’en trouve l’usage plus doux que d’aucune autre action de notre vie ; et c’est la raison pourquoi, si j’étais asteure forcé de choisir, je consentirais plutôt, ce crois-je, de perdre la vue plutôt que l’ouïr ou le parler. ».

 

 

Sa vie est une preuve éclatante des capacités des aveugles à faire œuvre d’érudition, et la possibilité pour eux d’une « vie pleine et entière » (Montaigne) productive. Pourquoi Villey a-t-il consacré sa vie à Montaigne ? Evidemment, il faut sans doute parler d’une affinité élective entre l’écrivain et l’universitaire. Il dit de son étude qu’elle fut une « expérience » (titre du dernier Essai), qu’il s’est épanoui et réalisé dans son étude.

La maîtrise de soi et de son travail est venue progressivement : apprentissage du braille, sténographie, dactylographie. En guise de « préambule », il a lui-même transcrit l’intégralité des Essais en braille. Puis il s’est attaché à collecter le matériau pour son étude. Il concoctait des fiches de trois ordres (idées, anecdotes, figures de styles) et sa femme lui lisait les livres érudits non transcrits. Enfin, après avoir mis au point des plans très minutieux, est venu pour lui le temps d’écrire, selon un mode lui-même très montainien : premier jet (en général dactylographié mais aussi en braille), puis il se faisait relire son travail et enfin y apportait de nombreuses corrections. Il avoue préférer la voix, même si le braille offrait l’immense avantage de lui permettre de parcourir les textes et d’aller ainsi bien plus vite. Pierre Villey avait une mémoire prodigieuse et précise. Il pouvait laisser son papier sur la machine quarante-huit heures, et le reprendre au point exact où il s’était arrêté. Ce qui n’était pas du tout le cas de Montaigne, qui confesse à de nombreuses reprises sa piètre mémoire ! Sa thèse, titrée Les sources et l’évolution des Essais de Montaigne, consista en ce travail à peine imaginable de « dater » chaque essai, et d’attribuer à l’ensemble une chronologie, en fonction des indices de lecture et des citations que Montaigne parsème tout du long, pour comprendre son évolution spirituelle et philosophique. Titanesque était donc le travail de Villey de lui trouver une « cohérence temporelle », d’autant que l’ordre des Essais n’est pas chronologique.

Petit aparté, on peut supposer qu’il rentrait dans la grande entreprise de Pierre Villey, son ampleur et sa difficulté, une part de défi lancé à soi-même, et un désir de témoigner de ce qu’un homme privé de la vue pouvait réaliser, une sorte de performance.

 

O’Brien rapporte que le sceptique Montaigne accordait une supériorité sur la vue, non seulement à l’ouïe et à la parole, mais au toucher, sens beaucoup plus sûr pour attester de la véracité d’une chose, alors qu’il trouve que « les hommes, aux faits qu’on leur propose, s’amusent plus volontiers à en chercher la raison qu’à en chercher la vérité : ils laissent là les choses, et courent aux causes. » (III, 11). Cette opinion ouvre sur cette interrogation métaphysique: qu’est-ce qui fait preuve pour un aveugle ?

O’Brien conclut son intervention en rapportant un passage, curieusement délaissé par Villey, de l’Apologie de Raymond Sebon (II, 12), l’essai le plus long de Montaigne, passage où il discourt sur les sens : « La première considération que j’ai sur le sujet des sens, c’est que je mets en doute que l’homme soit pourvu de tous sens naturels. Je vois plusieurs animaux qui vivent une vie entière et parfaite, les uns sans la vue, les autres sans l’ouïe : qui sait si en nous aussi il ne manque pas encore un, deux, trois et plusieurs autres sens ? […] Que sait-on si le genre humain […] à faute de quelque sens, et que par ce défaut la plupart du visage des choses nous soit caché ? ».

 

Enfin, Montaigne soutient que c’est par et pour les voyants que l’aveugle apprend qu’il lui « manque » quelque chose, qu’il a une « carence », une « défectuosité » (mots évidemment impropres) que lui ne ressent pas forcément : « Les aveugles nés, qu’on voit désirer à y voir, ce n’est pas pour entendre [qu’ils comprennent] ce qu’ils demandent : ils ont appris de nous qu’ils ont à dire [sont privés de] quelque chose, qu’ils ont quelque chose à désirer, qui est en nous, laquelle ils nomment bien, et ses effets et conséquences ; mais ils ne savent pourtant pas ce que c’est, ni ne l’appréhendent ni près, ni loin.». Il donne l’exemple d’un gentilhomme aveugle : « il entend [comprend] si peu ce qui lui manque, qu’il use et se sert comme nous des paroles propres au voir et les applique d’une mode toute sienne et particulière». L’aveugle partage notre lexique, nos mots, y compris ceux de la vision, pour lui aussi ils ont un sens. Ainsi Montaigne a pointé, avant tout le monde, que le problème de la cécité est pour beaucoup dû à l’image qu’en ont les clairvoyants, et qu’il leur faut considérer les aveugles comme occupant une position non point inférieure mais seulement singulière.

 

Toutes les interventions du colloque sont sur le site : http://www.singer-polignac.org

 

Pour aller plus loin :

Zina Weygand, Vivre sans voir, Les aveugles dans la société française, du moyen âge au siècle de Louis Braille, Editions Créaphis, 604p, 15€

Pierre Villey, Le Monde des aveugles, essai de psychologie, Editions José Corti

Denis Diderot, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, Folio 4042, 116p, 2€

Montaigne, Apologie de Raymond Sebon, Essais (II, 12)

GPEAA : Hors série n°4 « La déficience visuelle : précurseurs et écrits fondateurs »

 

 

 

Forum des associations du 7ème

Par Nathalie Sassier

 

Le GIAA était présent le 11 septembre dernier au Forum des Associations organisé par la Mairie du 7ème (Paris).

Josyane, fidèle bénévole, y a représenté le GIAA et a présenté nos services aux visiteurs tout au long de la journée.

Comme chaque année, Madame Florence Gerbal-Mieze, adjoint au Maire, a réservé un accueil chaleureux et a félicité le GIAA pour nos actions notamment en faveur des enfants déficients visuels avec l’adaptation de la revue jeunesse « Je Lis Déjà ».

Dans la salle habituellement réservée aux mariages, salle resplendissante avec peintures et dorures aux murs, les habitants du 7ème se sont succédés pour sélectionner des activités, des missions bénévoles et faire connaissance avec les acteurs solidaires du quartier.

Pour le GIAA, c’est une journée importante car elle nous permet aussi de prendre contact avec les autres associations qui agissent dans le 7ème et au-delà.

 

Solidarités Numériques nous reçoit pour présenter la BNFA

Par Nathalie Sassier

 

Le 5 septembre dernier, l’association Solidarités Numériques a invité le GIAA à présenter la BNFA. Ils avaient soutenu - avec le concours de Mondial Assistance, Ecologig et Tadéo - son lancement dans le cadre de l’appel à projet « L’intégration professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap par le numérique ». Cet évènement organisé chez ERDF, en présence des représentants de diverses structures, était un gage de leur investissement en matière d’accessibilité. 

 

Marie-Renée, en tant que présidente du GIAA, a pu expliquer l’importance du développement d’une telle bibliothèque pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Au-delà de l’accès à des romans ou des essais, ce sont des ouvrages professionnels ou universitaires adaptés qui sont mis gratuitement à disposition via une plateforme en ligne : bnfa.fr. Rappelons que la BNFA a été lancée en novembre 2012 à la suite d’une collaboration entre trois associations : BrailleNet, l’ABA et le GIAA. D’ici quelques jours ce sont plus de 26 000 titres qui seront téléchargeables.

 

Lors de ce rendez-vous, les cinq autres porteurs de projets lauréats ont présenté les résultats de leurs travaux et l’évolution des solutions proposées. Les nouvelles technologies numériques, et plus particulièrement en lien avec le développement des tablettes tactiles, étaient au cœur de cette soirée. En tout, quatre projets étaient axés sur la création d’application et/ou de plateforme web et deux autres orientés dans le domaine de la recherche.

 

Encore merci à Solidarités Numériques pour son soutien !

 

 

 

Paris accessible

Le Comité Régional du Tourisme vous informe sur les lieux accessibles à Paris-Ile-de-France sur le site www.nouveau-paris-idf.com

Découvrez la toute nouvelle rubrique dédiée à l’accessibilité pour préparer son séjour en toute tranquillité. Vous y trouverez une somme d’informations pratiques, sur les transports, les activités, le label Tourisme et Handicap… et les coups de cœur du moment, des lieux qui réservent un accueil de qualité pour tous et dont le charme et l’intérêt vous permettront de passer des moments des plus agréables.

 

 

 

Musée du Pays de Luchon

Le Musée du Pays de Luchon accueillera, entre le 1er décembre 2013 et le 31 mars 2014, « Pyrénées, les sports d’hiver s’affichent », une exposition réalisée en collaboration avec le Musée pyrénéen de Lourdes (Hautes-Pyrénées).

Afin de rendre l’exposition accessible au plus grand nombre, un guide écrit en braille sera mis à disposition des personnes déficientes visuelles.

L’accès aux collections et aux expositions temporaires du Musée du Pays de Luchon est gratuit pour les personnes en situation de handicap.

 

Informations pratiques :

Musée du PAYS de LUCHON

18, Allées d’Etigny - 31110 – Bagnères-de-Luchon

Tél. : 05.61.79.29.87 - Courriel : musee-luchon@orange.fr

 

 

 

Belcastel

Belcastel, charmant village installé depuis environ 1000 ans dans cette boucle de l’Aveyron, est situé à 25 km de Rodez. Labellisé « Plus beaux villages de France », il renferme un patrimoine médiéval d’une richesse rare.

A l’origine rural, Belcastel a su diversifier son économie grâce à une restauration du centre bourg qui a préservé son charme.

 

 

Les visiteurs seront émerveillés par les maisons en pierre de pays aux toitures de lauzes qui s’étagent au pied du château fort, magnifiquement restauré dans le respect de son architecture originelle.

Venez vous reposer à l’ombre des berges de l’Aveyron, parcourir la campagne en suivant nos itinéraires de sentiers pédestres, pêcher, ou profiter de la gastronomie locale.

 

Venez vous fondre dans la foule lors des diverses manifestations qui animent notre site l’été, venez profiter des expositions de peinture ou visiter le château qui s’est enrichi d’une galerie d’art.

La visite du village est désormais adaptée au public déficient visuel grâce à la mise en place d’un circuit audioguidé, ainsi que de carnets de dessins en relief et en couleurs contrastées.

 

Informations pratiques :

Mairie - 12390 BELCASTEL

Tél. : 05.65.64.52.25 – Mail : mairie-de-belcastel@alsatis.net

www.mairie-belcastel.fr

 

Belcastel Accueil Information - Maison du Patrimoine

12390 BELCASTEL

Tél. : 05.65.64.46.11 – Mail : antennedebelcastel@gmail.com

 

 

 

Abbaye-école de Sorèze

L’Abbaye-école de Sorèze, reconnue pôle d’excellence, est répertoriée parmi les grands sites de Midi-Pyrénées.

Ce monument historique fut successivement une abbaye bénédictine fondée en 754, un séminaire en 1682, une école royale militaire sous Louis XVI et un des plus grands collèges de France sous la direction du Père Lacordaire.

 

Un parcours muséographique permet aux visiteurs de traverser ces treize siècles d’histoire, de se plonger dans l’univers d’un pensionnat du XIXe siècle et de découvrir la modernité des méthodes d’enseignement qui ont valu à Sorèze sa renommée internationale.

Ce lieu d’exception offre aujourd’hui de multiples activités touristiques, culturelles et économiques : des expositions d’art contemporain, le festival « Musique des Lumières » tous les ans au mois de juillet, des découvertes nocturnes, des visites commentées et libres, des colloques et des boutiques d’artisanat.

 

La visite du site est désormais adaptée au public déficient visuel grâce à la mise en place d’un circuit audioguidé, de carnets de dessins en relief et en gros caractères.

 

Informations pratiques :

Abbaye-école de Sorèze

Rue Saint-Martin – BP 90025 - 81540 SOREZE

Tél. : 05.63.50.86.38 – Mail : abbaye-ecole.soreze@cg81.fr

Site : www.abbayeecoledesoreze.com

 

 

 

I Need A Holiday Too : 6 appartements accessibles
et aide en Bretagne

 

I Need A Holiday Too ne propose pas une solution de vacances adaptées et accessibles pour personnes handicapées en Angleterre, mais bien à La Roche-Derrien en Bretagne.
Le complexe dispose de six appartements de standing conçus pour un maximum d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Les logements « I Need A Holiday Too » ne sont pas uniquement destinés qu’aux PMR en fauteuil roulant mais aussi aux personnes porteuses d’un handicap moteur ou d’un handicap sensoriel. Le côté très intéressant est que cette structure de vacances propose du matériel spécifique, un minibus adapté pour le transport ainsi que des auxiliaires de vie.

 

Il existe deux tailles d’appartements : 78 m² et 65 m² (pour quatre à six personnes dans les plus vastes appartements).

 

Pour obtenir les informations les plus à jour concernant la localisation, la tarification et la disponibilité des appartements, rendez-vous sur le site officiel : ineedaholidaytoo.com  (plus précisément sur la page relative aux appartements en langue française).

 

 

 

Spectacles en audiodescription

Théâtre national de Bretagne

         « Le Bourgeois gentilhomme » de Molière

 

Mise en scène : Denis Podalydès

En choisissant de redonner à la pièce sa forme originale d’une comédie-ballet mise en musique par Lully, Denis Podalydès met en scène ce Bourgeois Gentilhomme, pour une grande fête de théâtre, costumée par Christian Lacroix.

 

Représentations adaptées :

Samedi 12 octobre 2013 à 20 heures

 

Informations pratiques :

Théâtre National de Bretagne

1 rue Saint-Hélier - 35040 Rennes cedex

Site internet : www.t-n-b.fr

 

 

NOUVEAU THEATRE D'ANGERS

« Anna » d’après le film de Pierre Koralnik

 

Mise en scène : Emmanuel Daumas

Une comédie musicale des années ORTF signée Serge Gainsbourg. Emmanuel Daumas revisite cette pépite avec Cécile de France. Une évocation acidulée du meilleur des années soixante pour retrouver Sous le soleil exactement et les tubes « nouvelle vague » de L’homme à la tête de chou.

 

Représentation adaptée :

Mercredi 16 octobre 2013 à 19 h 30


Informations pratiques :

NTA – Nouveau Théâtre d’Angers

Le Quai - 17 rue de la Tannerie - 49101 ANGERS Cedex 02

Site internet : www.nta-angers.fr

 

 

 

Théâtre national de Bordeaux-Aquitaine

« Chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams

 

Mise en scène : Claudia Stavisky

Par une lourde et chaude soirée d’été, les Pollitt fêtent le 65e anniversaire du grand-père, patriarche autoritaire et riche propriétaire d’une plantation de coton dans le delta du Mississippi. Sachant son père condamné par un cancer, Gooper, le fils aîné, spécule avec sa femme afin de récupérer la succession du domaine. Brick, le fils « préféré », semble indifférent à tout : depuis le suicide de son meilleur ami, il s’assomme de whisky et se détourne de sa femme Maggie qui s’emploie ardemment à sauver son couple et à échapper aux manigances familiales.

 

Représentation adaptée :

Jeudi 7 novembre 2013 à 19 h 30

 

Informations pratiques :

Théâtre National de Bordeaux-Aquitaine

Place Renaudel - Square Jean Vauthier - 33032 Bordeaux Cedex

Site internet : www.tnba.org

 

 

 

Opéra Théâtre de Limoges

« Fortunio » de André Messager

Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani

Clin d’œil à la première saison de l’Opéra­-Théâtre, Emmanuelle Cordoliani s’empare de Fortunio à la manière de Jacques Demy ou Claude Sautet. Libérant le vaudeville de ses chaînes, la metteuse en scène opère une transposition historique, géographique et avant tout poétique !

 

Représentation adaptée :

Dimanche 10 novembre 2013 à 15 heures


Visite tactile samedi 9 novembre 2013 à 14 h30

 

Informations pratiques :

Opéra Théâtre de Limoges

48, rue Jean-Jaurès - 87000 Limoges

Site internet : www.operalimoges.fr

 

 

 

Opéra Orchestre national de Montpellier

« Elena » de Francesco Cavalli

 

Mise en scène : Jean-Yves Ruf

En 1659, Cavalli achève à Venise Elena, récit picaresque des aventures de la plus célèbre des séductrices grecques, Hélène de Sparte. Situations comiques et retournements composent un livret où se reflètent les mœurs légères de la Venise baroque.

 

Représentation adaptée :

Dimanche 10 novembre 2013 à 15 heures


Informations pratiques :

Opéra Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon

11 Boulevard Victor Hugo - 34000 Montpellier

http://www.opera-orchestre-montpellier.fr/

 

 

 

Opéra de Reims

« Don Giovanni » de Wolfgang Amadeus Mozart

 

Mise en scène : Oriol Tomas

Mozart explore les replis de l’âme à travers ce héros mythique qui mène une course de vie et de mort, violente, amoureuse, cynique. Coproduit par les Opéras de Tours et de Reims, Don Giovanni consacre de nouvelles voix françaises ainsi qu’une jeune équipe canadienne faisant ses débuts.

 

Représentation adaptée :

Dimanche 10 novembre 2013 à 14 h 30


Informations pratiques :

Opéra de Reims

13 rue Chanzy - 51100 Reims

Site internet : www.operadereims.com

 

 

 

LE GRAND T de Nantes

         « Cyrano de Bergerac » de Edmond Rostand

 

Mise en scène : Georges Lavaudant

«Moi, monsieur, si j’avais un tel nez…»

Fanfaron et poète, impétueux au combat et pudique en amour, Cyrano arbore son fameux appendice nasal comme un défi et comme un masque. Et si quelqu’un est capable de donner la profondeur nécessaire à cet être hors norme, c’est bien Patrick Pineau, qui retrouve l’illustre metteur en scène Georges Lavaudant.

 

Représentation adaptée :

Jeudi 14 novembre 2013 à 20 heures

 

Informations pratiques :

LE GRAND T

84 rue du Général Buat - 44001 Nantes Cedex 1

Site internet : www.legrandt.fr

 

 

 

Comédie-Française Paris

« Hamlet » de William Shakespeare

 

Mise en scène : Dan Jemmett

Sur les remparts d’Elseneur, les soldats de garde redoutent l’apparition d’un spectre que la forteresse ne suffit pas à arrêter. Le fantôme du roi du Danemark révèle à son fils, Hamlet, qu’il est mort de la main de son propre frère, Claudius. Monument de la littérature occidentale, à la fois tragédie politique, texte métaphysique, image éternelle de la modernité portée par une force poétique inaltérable, La Tragédie d’Hamlet interroge ce qu’est l’homme et, par là, interpelle chacun de nous.

 

Représentations adaptées :

Samedi 16 et dimanche 17 novembre 2013 à 14 heures

Mardi 26 et samedi 30 novembre 2013 à 20 h 30

Mercredi 18 décembre 2013 à 20 h 30

 

Informations pratiques :

Comédie-Française

Place Colette - 75001 Paris

Site internet : www.comedie-francaise.fr

 

 

Le programme complet sur le site d’Accès Culture : www.accesculture.org/

 

 

 

 

 

Le livre du moment

 « Un long chemin vers la liberté » de Nelson Mandela

Un long chemin vers la liberté

Commencés en 1974 au pénitencier de Robben Island, ces souvenirs furent achevés par Nelson Mandela après sa libération, en 1990, à l'issue de vingt-sept années de détention. Rarement une destinée individuelle se sera aussi étroitement confondue avec le combat d'un peuple et le devenir d'une nation. Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d'avocats noirs et devenir un des leaders de l'ANC. Dès lors, à travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l'homme clef pour sortir son pays, l'Afrique du Sud, de l'impasse où l'ont enfermé quarante ans d'apartheid. Document majeur sur un des grands bouleversements de la fin du XXe siècle, ce livre est aussi le témoignage d'un combat exemplaire pour la dignité humaine.

 

 

 

Editions Gros Caractères

Nouveautés Feryane

« Pratique de la méditation » de Fabrice Midal

Dans ce livre, Fabrice Midal nous explique de manière concrète comment méditer ; il nous guide pas à pas et répond à toutes nos questions. Par une attention prêtée à nous-mêmes et au monde qui nous entoure, cette pratique nous permet d’apprivoiser nos parts d’ombre et de découvrir la véritable paix de l’esprit.

Le CD propose un parcours évolutif de six séances de méditation, tourné vers les notions d’attention et de présence.

 

« Dix rêves de pierre » de Blandine Le Callet

Certaines inscriptions funéraires possèdent un singulier pouvoir d’évocation… Blandine Le Callet réunit ici des épitaphes authentiques, à partir desquelles elle imagine les dernières heures, les derniers jours ou les derniers mois d’un défunt. Elle ressuscite un esclave à qui l’on vient d’offrir sa liberté, deux êtres unis par un amour hors norme en route vers leur destin, et bien d’autres encore…

Dix destins, dix nouvelles tour à tour poétiques, féroces, tendres, dramatiques ou nostalgiques, dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes passions, les mêmes peurs et les mêmes espoirs. Dix « rêves de pierre » pour conjurer l’oubli.

 

« Le Violon d’or » d’Albert Ducloz

Lorsque Juliette, l’institutrice du village, découvre en Nathalie un talent exceptionnel pour le violon, elle décide de tout mettre en œuvre pour convaincre son père, agriculteur et veuf, de lui offrir des études de musique.

Leur rencontre s’annonce comme un véritable coup de foudre ; cette belle idylle résistera-t-elle aux non-dits et aux secrets familiaux ?

 

 

Nouveautés Editions de La Loupe

« Les Pays » de Marie-Hélène Lafon

Claire, fille de paysans du Cantal, est née dans un monde qui disparaît. Son père le répète depuis son enfance : ils sont les derniers. Très tôt, elle comprend que le salut viendra des études et des livres. Elle s’engage donc dans ce travail avec énergie et acharnement. Grâce à la bourse obtenue, elle monte à Paris et étudie en Sorbonne. Elle n’oubliera rien du pays premier, tout en apprenant la ville où elle fera sa vie.

 

 « Le passeur du temps » de Mitch Albom

Le premier homme qui a mesuré le temps ! Et qui s’est attiré les foudres des dieux. Cet homme – « le père du temps » - a été condamné et banni dans une grotte pendant des siècles. Les dieux décident de le libérer, avec une mission : enseigner aux hommes la vraie valeur du temps. Pour se sauver, il va devoir les sauver. Un conte qui nous fait réfléchir sur ce que nous faisons de chaque minute qui passe.

 

 

« Lino Ventura » de Sandro Cassati

En plus de 70 films, celui qui incarnait la brute au grand cœur s’est imposé au panthéon du cinéma aux côtés des plus grands. Cette biographie raconte l’acteur, venu au cinéma par hasard, mais aussi l’homme exceptionnel qu’était Ventura. L’histoire d’un enfant déraciné de son Italie natale et qui exerça tous les métiers. Lino était un homme d’honneur, un roc au cœur tendre dont la simplicité et la générosité ont su conquérir le public.

 

 

 

 

OURS

Revue de l’Association des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA)

Revue trimestrielle

5, avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Téléphone : 01 47 34 30 00

Site internet : www.giaa.org

Courriel : giaa@giaa.org

Directrice de la publication : Marie-Renée HECTOR

Rédactrice en chef : Nathalie Sassier

Comité de rédaction : Paul Allard, Daniel Belin, Inès Duhesme, Stéphane Guasson,
Marie-Renée Hector, Philippe Lumbroso, Alain Masson, Marie-Christine Mouttet,
Nathalie Sassier, Marie de Saint-Blanquat, Anne-Marie Tabone.

Maquettiste : Stéphanie Zoccola

Coordination graphique : Nathalie Sassier

Coordination transcription supports adaptés : Stéphane Guasson

Version audio : Sophie Chéreau

Relecture : Guy Béranger, Michèle Collat

 

Abonnements : GIAA

IMPRESSION GIAA

ISSN : 1772-4031

 

 

Nos délégations


GIAA Alsace

14 A rue de Mulhouse - 67100 Strasbourg

Tél. : 03.69.09.22.31

Mail : contact.alsace@giaa.org

 

GIAA Aquitaine

14 rue de la Réole - 33800 Bordeaux

Tél. : 05.56.31.48.48

Mail : contact.aquitaine@giaa.org

 

GIAA Auvergne

35 avenue Franklin Roosevelt

63000 Clermont-Ferrand

Tél. :04.63.79.70.55

Mail : contact.auvergne@giaa.org

 

GIAA Centre

288 Chemin Lucien Bonneau

18100 Mery-sur-Cher

Tél. : 02.48.71.30.36

 

 

GIAA Ile de France

5 avenue Daniel Lesueur

75007 Paris

Tél. : 01 47 34 30 00 – Mail : giaa@giaa.org

 

GIAA Lorraine

BP 23703

54097 Nancy Cedex

Tél. : 03.83.27.70.33

Mail : contact.lorraine@giaa.org

 

GIAA Paca-Corse

Le Placer A - 72 avenue Benoît Malon

83100 Toulon

Tél. : 04.94.36.77.48

Mail : contact.paca-corse@giaa.org

 

GIAA Pays de Loire

109, rue Eblé

49000 Angers

Tél. : 02.41.86.13.25

Mail : contact.paysdeloire@giaa.org


 

 

 

 

Services du GIAA

Services audio :

- La librairie sonore = propose près de 6000 titres enregistrés sur CD DAISY

- Le kiosque sonore = service d’abonnement presse à 19 revues.

- L’enregistrement à la demande

 

Services Braille et gros caractères :

- transcription à la demande de tout document, ouvrages, document professionnel…

- revues jeunesse et adulte

 

La lecture directe :

Le GIAA met en contact la personne aveugle ou malvoyante avec un bénévole voyant. Le rôle du bénévole est d’assister pour la lecture : rechercher puis feuilleter des livres dans une bibliothèque, lire des documents manuscrits ou polycopiés, le courrier…

 

Un Club Emploi :

Le Club Emploi du GIAA propose un accompagnement individuel personnalisé, centré sur la spécificité de la personne déficiente visuelle en situation de recherche d’emploi.

 

 

Les boutiques du GIAA :

Le GIAA dispose pour ses adhérents de boutiques qui proposent, selon les délégations, des méthodes d’apprentissage du Braille, de matériels pour lire et écrire du Braille ou des gros caractères, et divers produits adaptés qui facilitent la vie quotidienne des aveugles et malvoyants (loupes, montres, ...).

 

 

 

Sections du GIAA

-    Amitiés Pouget : regroupe des prêtres, diacres, religieux et religieuses malvoyants ou non voyants. Ils publient la "lettre d'Ananie.

 

-    GPEAA (Groupement des Professeurs et Educateurs d'Aveugles et Amblyopes) : groupe de professeurs et éducateurs, acteurs sociaux, parents qui travaillent ou vivent pour/avec des personnes aveugles ou malvoyantes. Ils organisent les journées pédagogiques.

 

-    Views France : concerne les jeunes malvoyants et non voyants qui souhaitent faire des échanges et organiser des voyages en Europe.

 

 



[1] Agora.qc.ca/:dossiers/Alfred_Binet

[2] Dans la Manche, 146 déficients visuels sont scolarisés en Ulis, en effectifs de douze élèves par classe en moyenne. Parmi eux 9 sont dans des classes ordinaires (www.handicap.manche.fr)

[3] CNSA, Plan 2008-2011. Pour une intégration pleine et entière des personnes aveugles et malvoyantes à la vie de la Cité.

[4] Adoption de l’article Campion au Sénat.

[5] La Halde, devenue défenseur des Droits est saisie de cas de refus de scolarisation

[6] Les phrases entre guillemets sont citées principalement du texte de Eric Meuwes, participant à la visite du lundi 27 mai, que je remercie.

[7] Ce mur, limite de la commune de Paris, construit par Ledoux au XVIIIe siècle passait sur le tracé des actuels boulevards extérieurs. Il en reste des pavillons à Denfert-Rochereau, Nation, La Villette.

[8] En 1848 notamment