Sommaire

ACTUS. 4

Passagers handicapés : votre voyage en mer facilité. 4

Présentation du jeu vidéo : Échos de Xyion. 4

L’édition 2013 du Guide Pratique Handicap de la Fédération des APAJH est disponible. 5

Un nouveau site pour les Editions de La Loupe. 5

Handicap : l'orientation sur smartphone accessible à tous 6

La tablette tactile au service des élèves déficients visuels au collège Fernel à Clermont dans l'Oise  6

Le BrailleBerry, nouveau téléphone pour non-voyants 7

Un calendrier pour tester sa vision. 8

De nouvelles solutions pour réparer les yeux 8

Richard Berry en flic aveugle. 9

« Handicap et maternité », le film. 10

DOSSIER – Etre déficient visuel et partir à l’étranger 11

Comment préparer et réussir un stage, un séjour d'étude ou une expérience à l'étranger? 11

Voyage à l’étranger : difficile n’est pas synonyme d’impossible. 11

VIEWS, des échanges et projets européens 12

Cultural Mosaic rassemble des jeunes à Berlin. 13

Entretien avec Meryem, assistante de langue dans un lycée espagnol 13

Interview de Thibaut, stagiaire au sein de la Fondation d'une entreprise franco-américaine  14

Un coup de vieux en Hongrie et l’amitié en Allemagne. 15

Quelques ressources pour préparer son départ: 16

VIE DU GIAA. 18

Participation au Salon UrbAccess 18

Visite internationale avec la Fondation Occitane. 18

Les conteuses de Nancy. 19

Les publications du GPEAA. 19

Les ressources du GIAA : ouvrages en vente. 20

Les essais de la Commission des Techniques Professionnelles 21

Culture et Loisirs. 24

Nous avons testé pour vous l’exposition « Leonard de Vinci » à la Cité des Sciences et de l’Industrie  24

C’est au Centre Pompidou : « Ecouter voir dans les Collections du Musée ». 25

Sélection de spectacles en audiodescription. 26

Le Petit Palais : programme de visites 29

Projections en audiodescription à la Médiathèque Marguerite Duras (Paris 20ème) 31

6ème édition du guide des vacances et loisirs adaptés à l’UNAT Ile-de-France. 32

Pays de Lapalisse. 32

CIVAM. 33

Les sports mécaniques vous intéressent, c’est par ici ! 33

LECTURE. 34

Le livre du moment 34

Editions Gros Caractères 34


 

 

Depuis plusieurs années, il est demandé aux étudiants d’effectuer au moins quelques mois dans une université ou une école à l’extérieur de leur propre pays. Ce temps d’étude peut s’effectuer en Europe ou dans un pays plus lointain, USA, Canada, Australie, Chine, par exemple. Nos étudiants non ou malvoyants sont, eux aussi, concernés par cette réalité. Plusieurs ont quitté la France et ont réussi leur mobilité en Espagne, Hongrie, Mexique, USA, Québec, Chine. Ils y ont fait des services volontaires européens, des études, des stages professionnels. Notre propos n’est pas de les nommer, mais de vous laisser entrevoir quelques-uns des facteurs qui facilitent ou non ces mobilités pour ces étudiants déficients visuels au travers de notre dossier de ce nouveau numéro.

 

Comme chaque trimestre, vous retrouverez également une sélection de spectacles en audio description ainsi que l’actualité de l’association.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 

 

 

Marie-Renée HECTOR

Présidente du GIAA

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Revue de l’Association des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA)

Revue trimestrielle 5, avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Téléphone : 01 47 34 30 00

Site internet : www.giaa.org  Courriel : giaa@giaa.org 

Directrice de la publication : Marie-Renée HECTOR

Rédacteur en chef : Nathalie Sassier

Comité de rédaction : Paul Allard, Anne-Marie Cordero-Tabone, Marie de Saint Blanquat, Marie-Renée Hector, Pierre Marragou, Alain Masson, Marie-Christine Mouttet, Nathalie Sassier, Stéphanie Zoccola

Maquettiste : Stéphanie Zoccola

Coordination transcription supports adaptés : Stéphane Guasson

Correction typographie : Sophie Chéreau, Laurence Hays

Abonnements : GIAA

IMPRESSION GIAA

ISSN : 1772-4031

 

 

 

 

 

 

Passagers handicapés : votre voyage en mer facilité

Par Paul Allard

 

A compter du 31 décembre 2012, l’Europe impose de nouvelles règles pour mieux protéger les passagers handicapés visuels, voyageant par mer ou navigation intérieure en leur assurant un ensemble de droits minimaux où qu’ils se déplacent dans l’Union.

 

Bateau Croisière Club Med

 

Une enquête a été conduite auprès d’une compagnie maritime française, la compagnie Club Med, pour constater les dispositions prises.

Effectivement, les infrastructures mises en place permettent d’accueillir les personnes à mobilité réduite notamment au niveau des échelles de coupée(1), des coursives(2) et des lieux de rencontre : restaurant, salon. Des signalétiques tactiles et vocales ont été mises en place pour guider les passagers dans leur déplacement. De plus, des cabines sont spécialement aménagées pour accueillir les passagers handicapés.

 

Les chiens guides peuvent être embarqués sous certaines conditions. Un accord spécifique doit être donné.

 

 

Assurances

Le  Club Med a souscrit une assurance spéciale pour les passagers à mobilité réduite en matière de rapatriement, assistance et frais médicaux.

Les personnes nécessitant une surveillance médicale ou une assistance spécifique doivent le signaler par écrit au moment de la réservation.

 

(1)              Echelles de coupée : escalier en bois permettant de se déplacer d’un niveau à l’autre à l’extérieur et à l’intérieur.

(2)              Coursives : couloirs à l’intérieur du bateau permettant de se déplacer dans un même niveau

 

 

 

 

Présentation du jeu vidéo : Échos de Xyion

Chaque année les étudiants du Master Management de projets innovants (MAPI/MAJE) présentent des prototypes de jeu vidéo à l’occasion du Festival international des Jeux (du 1er au 3 mars 2013 de 10 h à 19 h) au Palais des festivals de Cannes lors du festival.

A cette occasion, les visiteurs ont pu découvrir le jeu Les échos de Xyion qui repose sur un gameplay sensoriel auditif afin de répondre à un besoin de jeux innovants accessibles aux joueurs ayant un handicap visuel. Il sera disponible sur smartphone via un téléchargement sur les plateformes commerciales Apple et Android. Le projet qui a donné naissance au jeu a été proposé par Astrid Salin, Product Owner, passionnée de jeux indépendants et innovants. Son objectif final est de mettre en place son propre studio de développement de jeu.

Le joueur peut se servir des différentes fonctionnalités de son smartphone afin de résoudre les énigmes et avancer dans l’aventure. Il évolue dans un univers dans lequel les sons et les bruitages en 3D rendent l’expérience immersive et innovante.


Lors du festival, les joueurs ont pu incarner le héros dans le tout début de son aventure et découvrir ainsi la trame de l’histoire. Une séquence de conduite, des cinématiques et le premier niveau ont été proposés sur leur stand.


Pour tout renseignement contacter :

Derolez Alison : alison.derolez@gmail.com

 

 

 

L’édition 2013 du Guide Pratique Handicap de la Fédération des APAJH est disponible

La Fédération des APAJH, Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés, présente son nouveau guide pratique, publié aux éditions Prat.

Cet ouvrage facile d’utilisation, destiné à répondre à toutes les questions que peuvent se poser les personnes en situation de handicap, familles et professionnels, est écrit par les experts de la Fédération. Réactualisé en 2013, il intègre les dernières mesures législatives et réglementaires mises en œuvre. Il s’inscrit dans une action plus large de la Fédération des APAJH, mobilisée pour assurer une pédagogie sur la réalité du handicap, à la fois auprès de ceux qui le vivent au quotidien, ainsi qu’auprès du grand public et des politiques.

 

 

 

Un nouveau site pour les Editions de La Loupe

Maison d'édition au nom évocateur, vous y trouverez bien les adaptations en gros caractères des nouveautés littéraires pour les lecteurs malvoyants ou dyslexiques, les personnes âgées... Et même pour tous car, sans être forcément déficient visuel, les caractères agrandis offrent un confort de lecture vraiment appréciable.

 

A l’occasion de l'anniversaire de cette maison d'édition, ses fondateurs ont fait le choix de passer un cap numérique. Pour ses dix ans, un site internet a été refait à neuf ! Cette nouvelle version se veut résolument communautaire avec les icones des principaux réseaux sociaux qui permettent de « liker », « tweeter » et partager. De même, un blog devrait prochainement voir le jour.

 

Plus clair et mieux hiérarchisé, la grande innovation reste la recherche d'ouvrages par taille de caractères. En effet : un « test de lecture » permet de déterminer la taille  la plus confortable allant de 17 à 19. Toutes les autres fonctions de recherche d'un ouvrage, par genre, titre, auteur, mots clés ou nouveautés restent inchangées.

Vous y trouverez tous les genres littéraires : romans, récits, témoignages, histoire, policiers, biographies, essais, en passant par les romans jeunesse...

Près de 450 titres dans le catalogue, à un prix moyen de 18 €.

 

Découvrez notre sélection en pages « Lecture »

Pour plus d’information : http://www.editionsdelaloupe.com

 

 

 

Handicap : l'orientation sur smartphone accessible à tous

L'Onisep propose aux élèves handicapés et à leurs familles un nouveau service d'orientation sur smartphone.

« Total accès » : est le nom du nouveau service d'accès aux informations relatives à l'orientation adapté aux personnes en situation de handicap, conçu par l'Onisep, organisme rattaché au ministère de l'Éducation nationale. Ce service est constitué d'un site mobile et d'une application sur smartphone, accessibles aux élèves, aux parents et aux équipes éducatives.

 

« Total accès » propose :

-         Des informations sur les formations ante et post-bac, les métiers, les établissements, ainsi que des témoignages sur ces sujets ;

-         Une recherche dédiée pour les jeunes en situation de handicap.

Ce service permet ainsi de trouver les structures d'accueil et des organismes d'aide. À savoir : les collèges, les lycées, les établissements médicaux-sociaux, les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), les associations spécialisées, des centres de ressources...

« Total accès » dispose d'un lecteur d'écran qui restitue les contenus du site de façon orale. Ainsi, les élèves, parents et équipes éducatives, y compris les personnes aveugles et malvoyantes, peuvent utiliser ce service via iPhone, iPod touch et iPad. Le site peut, également, être consulté sur ordinateur fixe.

À consulter sur : http://mobile.onisep.fr/totalacces 

 

 

 

La tablette tactile au service des élèves déficients visuels au collège Fernel à Clermont dans l'Oise

Vu sur France 3 Picardie

 

Depuis un an et demi Maud Védérine mène une expérimentation unique en France avec ses  6 élèves non-voyants et malvoyants dans sa classe d'Unité Localisée pour Inclusion Scolaire- Trouble de la Fonction Visuelle (ULIS-TVL).

 

© ulis60
Filette manipulant une carte de France en relief

 

Grâce à "Tact2voice", dispositif de lecture et de production d’images tactiles enrichies enrichies initié par Michel Bris (formateur INSHEA), un logiciel français téléchargeable gratuitement, Maud Védérine propose à ses élèves déficients visuels des activités sur iPad qui associent à la fois le toucher, l'ouïe et la vue. Pendant le cours, l'élève dispose d'un casque audio et d'une tablette. Sa main est alors guidée par les commentaires de l'enseignante. Du coup Maud Védérine dispense le même cours à l'ensemble de la classe.

 

Le projet est parti d'un constat « comment faire passer à des élèves déficients visuels scolarisés en 3ème l'épreuve obligatoire d'histoire des arts ? »

Le procédé est simple, l'enseignante entre sa fiche pédagogique images et commentaires sur la fonction "monteuse" de la tablette. Grâce à des zones tactiles, les informations sont délivrées aux élèves.

Les dessins thermogonflés prennent du relief, ils sont ensuite posés sur les dessins numériques et l'enfant fait glisser son doigt sur les endroits en relief ou en braille.
Avec la fonction "liseuse", l'élève va travailler ses exercices en classe sur l'histoire des arts. Grâce aux zones tactiles avec des différents modes (noms, descriptions, jeux sous forme de questions réponses).

 

Quand à l'enseignante elle peut ajouter toutes les informations qu'elle souhaite et même les adapter selon le niveau des élèves. L'utilisation de la tablette permet de développer l'autonomie des enfants. "Ils adorent travailler sur l'iPad, ils ont accès aux oeuvres d'art, et ils développent leur culture générale, de plus cet outil peut-être accessible à toutes les personnes atteintes d'un handicap moteur, ou a des élèves ayant des difficultés d'apprentissage », souligne Maud Védérine.  

 
Les iPad sont prêtés par l'Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés (INSHEA). Cette expérimentation a aussi le soutien du Service de soin et d'Aide à l'Intégration des Déficients Visuels (SAIDV).

 

La Principale du collège Fernel Marie-Claude Hippolite  ajoute que le Conseil Général a l'intention l'an prochain d'abandonner l'ordinateur au profit de la tablette pour chaque collégien de l'Oise.

 

 

 

 

Le BrailleBerry, nouveau téléphone pour non-voyants

Sumit Dagar, un jeune indien de 29 ans, est l'inventeur du "Braille phone".

Il a eu l'idée de ce téléphone portable pour malvoyants alors qu'il étudiait au National Institute of Design de Delhi. Un défi technologique auquel il se consacre aujourd'hui, y passant ses jours, ses nuits et ses économies.

 

Vue des prototypes du BrailleBerry

 

Avec son prototype, il a retenu l'attention de deux prestigieux programmes internationaux. En 2011, il a été désigné conférencier TED (Technology, Entertainment and Design), bénéficiant du réseau de cette organisation qui a pour vocation de propager les idées d'une communauté de penseurs influents et célèbres.

L’année suivante, la marque horlogère suisse Rolex a annoncé qu'elle décernait cinq prix à de Jeunes Lauréats, pour encourager l'initiative et l'excellence au sein de la génération montante. Ces Jeunes Lauréats, qui réalisent des projets au Mexique, en Inde, en Afghanistan et au Paraguay, ont impressionné le jury par leur passion et leur détermination à créer des changements positifs, non seulement dans leur communauté mais à une échelle plus large. Parmi eux figure Sumit Dagar pour son action visant à permettre aux millions d'aveugles vivant en Inde de mieux s'intégrer à la société en leur donnant accès aux bienfaits de la révolution numérique grâce à un smartphone braille spécialement adapté à leurs conditions de vie locales. Plus de 40 000 euros lui sont remis pour soutenir le développement de son téléphone et, là aussi, une visibilité internationale orchestrée par la marque suisse Rolex.

 

 

 

 

Un calendrier pour tester sa vision

Une clinique bangladaise spécialisée en ophtalmologie, propose à ses patients de prendre soin de leur vision en la testant chaque jour de l’année... chez eux.

 

Un calendrier pour tester chaque jour votre vision

 

C’est l’Apollo Eye Institute, clinique spécialisée de l’œil basée au Bangladesh, qui en a eu l’idée. Elle a fait réaliser par l’agence Bitopi son propre calendrier pour la nouvelle année.

 

L’équipe créative a imaginé un almanach 2013 un peu particulier, envoyé aux patients de l’établissement : à l’image d'une échelle d'acuité visuelle que l’on retrouve chez l’ophtalmologiste, il propose de tester quotidiennement sa vision grâce à son design réadapté selon la date du jour.

 

 

 

 

 

De nouvelles solutions pour réparer les yeux

Des implants correcteurs offrent de nouvelles perspectives aux myopes, hypermétropes et astigmates. »

 

Si l'on comparait l'œil à un appareil photo, notre cornée (membrane transparente et superficielle de l'œil) y jouerait le rôle de la lentille d'un objectif. L'iris, celui du diaphragme, s'ouvrant et se fermant brièvement pour laisser passer la lumière. Quant au cristallin, ce serait un petit zoom, indispensable pour faire la mise au point. En effet, au repos, le cristallin est allongé et réglé pour voir de loin. Pour permettre de voir de près, il doit se contracter mais, avec l'âge, il perd de son élasticité. Les images, ainsi mises au point, arrivent sur la rétine avant d'être renvoyées dans l'aire visuelle du cerveau, via le nerf optique.

 

L'extraction du cristallin

L'idée de changer un «composant» à l'intérieur de l'œil est ancienne. «Tout est parti du constat, lors de la Seconde Guerre mondiale, que des pilotes de la Royal Air Force ayant reçu des éclats de verre à l'intérieur de l'œil, ne présentaient pas de rejet de ce matériau, très bien toléré. Ainsi, l'intérieur de l'œil était donc capable de tolérer des lentilles correctrices. Les années passant, des progrès considérables ont été accomplis : après les implants capables de corriger la vision de loin, sont apparus des implants correcteurs bifocaux (l'équivalent des verres à double foyer), puis les implants multifocaux.», note le Pr Dighiero.

Mis à la place d'un cristallin déjà victime d'une cataracte, ces implants de dernière génération (pas toujours pris en charge par la Sécurité sociale) permettent à la fois de résoudre le problème de la cataracte et de retrouver une bonne vision de près, intermédiaire et de loin. En ­effet, les autres troubles visuels - myopie, astigmatisme et hypermétropie - sont aussi corrigés.

«Grâce à ces progrès, un sexagénaire peut aujourd'hui retrouver une vision de très bonne qualité, sans lunette ni lentille, et ce, grâce à une intervention durant un quart d'heure, réalisée en ambulatoire, avec une incision de moins de deux millimètres» précise le Pr Dighiero. Et si, dans le domaine de l'extraction du cristallin, les plus gros progrès ont été accomplis, on peut encore compter sur la technologie pour faire évoluer la capacité des implants à donner le maximum de vision confortable.

 

Anneau percé

Seul bémol à cette innovation : «le cristallin ne peut être remplacé, notamment chez le grand myope, que lorsqu'il y a déjà un début de cataracte. Car, s'il est retiré trop tôt, le risque de décollement de la rétine n'est pas nul», précise le Dr Benzacken. C'est pourquoi certains ophtalmologistes proposent, chez le grand myope encore jeune dont la cornée est trop fine pour bénéficier d'une chirurgie réfractive au laser, de poser devant le cristallin (et non pas à sa place) une lentille correctrice afin que le patient se passe de lunettes et de lentilles.

Cette solution n'est pas envisageable chez les hypermétropes dont l'œil est trop petit. Et elle n'est proposée qu'en dernier recours chez le grand myope, car la pose d'un implant devant le cristallin n'est pas sans risque de cataracte précoce (par frottement), de glaucome (par augmentation de la pression à l'intérieur de l'œil), voire d'infection.

«Il est enfin possible de poser une pe­tite lentille correctrice de la presbytie à l'intérieur d'une cornée saine, ou un petit anneau percé en son centre (comme si la pupille était constamment resserrée) pour augmenter la profondeur de champ. Ces dispositifs intracornéens peuvent être proposés en alternative à la chirurgie réfractive au laser. Avantage : la technique est réversible. Inconvénient : cette intervention est encore confidentielle (plutôt réservée aux presbytes ne pouvant être traités au laser) et l'on manque donc de recul sur le long terme. Quelques rares cas de lésions cicatri­cielles ayant provoqué une baisse de la vision ont été décrits. Une évaluation à plus long terme est donc indispensable», estime le Pr Marc Muraine, chef du service d'ophtalmologie du CHU de Rouen.

 

 

 

 

Richard Berry en flic aveugle

Le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) exige plus de diversité à l'écran et il arrive à se faire entendre ! Après Caïn, le flic un peu cynique et paraplégique de la série éponyme (fin 2012), voici son homologue aveugle.


Le tournage du téléfilm, « Lanester » a débuté en janvier 2013 en région parisienne, avec Richard Berry en tête d'affiche. Inspiré du roman « À la vue à la mort », de Françoise Guérin (Le Masque), il rassemble également Emma de Caunes, Hippolyte Girardot et Bruno Salomone. « C'est l'histoire d'un flic, un commandant de police plus exactement, qui se retrouve confronté à deux puis trois meurtres particulièrement éprouvants dans la mesure où chaque victime est soigneusement énucléée, a expliqué le comédien. Il en perd brusquement la vue. Et, du coup, la direction de l'enquête. Il va devoir faire tout un travail sur lui-même et son passé pour parvenir à recouvrer la vue... et résoudre l'affaire. »

 

Une première pour l'acteur, qui n'a pas vraiment l'habitude des plateaux de télévision et encore moins de ce type de personnage. « C'est un exercice particulièrement intéressant, note-t-il encore. J'ai joué pas mal de flics, jamais un aveugle. Je crois que, depuis, j'ai compris un peu la non-voyance. »

Lanester sera diffusé sur France 2 au cours du premier semestre 2013.

 

 

 

 

 

« Handicap et maternité », le film

La handiparentalité est une question sensible. « Maternité et handicap » sont deux termes qui semblent mal s’associer, surtout dans l'imaginaire collectif. Si les appréhensions sont légitimes et si le poids des idées reçues est encore pesant, ils ne doivent pas devenir un obstacle insurmontable au désir d'enfant de femmes handicapées. Elles ont des droits et doivent les faire valoir.


Cette vaste question a donné lieu à un film intitulé « Handicap et maternité ». Coréalisé par deux groupes mutualistes, la MNH (Mutuelle Nationale des Hospitaliers et des professionnels de la santé et du social) et le Groupe Pasteur mutualité. Il a pour ambition de faire tomber les dernières résistances et de promouvoir la reconnaissance du droit à la maternité pour les femmes en situation de handicap, mais également de sensibiliser les proches, les professionnels de santé (hospitaliers et libéraux) ainsi que le grand public. Il a été tourné au sein de l'Institut Montsouris, à Paris, la seule consultation grossesse pour femmes en situation de handicap moteur, visuel ou auditif qui existe en France, depuis 2006. Y interviennent des sages-femmes, des psychologues et des futurs parents. Ce film est disponible en DVD, gratuitement, sur demande, auprès du Groupe Pasteur mutualité. Il a été projeté à Paris, à Lille, et dans plusieurs grandes villes françaises.


En 36 minutes nous partons à la rencontre de couples qui ont choisi de donner la vie malgré les préjugés, les regards souvent incrédules, parfois hostiles, et les difficultés de compréhension du milieu médical pas toujours armé pour faire face à cette situation.

Certains parents s'exposent à un véritable blâme social, nourri par l'inquiétude des proches, qui peut devenir parfois anxiogène : « Comment feras-tu, dans ton état ? ». Le tabou est féroce.


Alors, face à cela, rien ne vaut le partage d'expériences. C'est pourquoi on propose aux futures mamans de rejoindre des groupes relais. Pour les femmes très déficientes et donc plus dépendantes, il est important de se constituer un réseau social. Rencontrer d'autres parents handicapés, s'imprégner de leur parcours et de leur réussite. Il ne faut pas négliger l'importance de l'échange de pair à pair, notamment pour les trucs et astuces lors du retour à la maison. Car, le secret, dans toutes les situations de handicap, et pas uniquement pour les personnes handicapées, c'est de savoir anticiper ! L'étape majeure n'est pas le suivi de grossesse mais l'après-accouchement, quand vient le moment, pour la maman, de se retrouver seule face à son bébé.

 

Commander gratuitement le film sur le site du Groupe Pasteur mutualité :

www.gpm.fr


Comment préparer et réussir un stage, un séjour d'étude ou une expérience à l'étranger?

Par Pierre Marragou

 

Petit personnage sur un globe terrestre

 

Disposer d’une expérience à l’étranger et maîtriser une (voire plusieurs) langues en plus de sa langue maternelle est un atout, pour ne pas dire un passage obligé, dans un parcours universitaire et professionnel.

Notre déficience visuelle ne facilite pas ces expériences du fait d’obstacles pratiques (installation dans un lieu inconnu, accessibilité de la ville d’accueil, existence de services spécialisés) ou de barrières psychologiques (autocensure, place du handicap dans le pays visité).

 

Ce dossier rassemble les témoignages de membres de la section VIEWS France du GIAA. Ces entrevues, riches en conseils et encouragements, seront utiles à celles et ceux qui hésitent à voyager. C'est aussi l'occasion de mettre l'accent sur l'une des sections du GIAA dont la raison d'être est justement de favoriser la mobilité des déficients visuels.

 

 

 

Voyage à l’étranger : difficile n’est pas synonyme d’impossible

Par Marie-Renée Hector

 

Lorsque les yeux d’un bienvoyant s’ouvrent sur un paysage qu’ils découvrent, un nombre important d’informations s’offre à eux immédiatement : dimensions, nombre de rues à un carrefour, plan, affichages, directions, magasins, etc. Si la personne ne parle pas la langue du pays, la vue d’ensemble des lieux lui permet tout de suite de s’orienter avec plus ou moins de rapidité selon le cas.

Les jeunes déficients visuels doivent faire preuve de beaucoup de qualités pour ne pas redouter le déplacement dans un lieu étranger et totalement inconnu. C’est pourquoi ils doivent s’y préparer plus que leurs pairs voyants. Difficile n’est pas synonyme d’impossible ou d’infranchissable. Une bonne pratique d’une ou plusieurs langues étrangères est une clé lumineuse et incomparable vers l’indépendance dans la relation avec autrui, ouvrant la porte aux échanges durant le séjour à l’étranger. En effet, cet atout linguistique, pas moyen de demander son chemin, pas moyen de faire ses courses, pas moyen de suivre ses cours. Bien sûr, je n’oublie pas l’autonomie dans les déplacements avec canne blanche, monoculaire,  chien guide, plan en gros caractères, ou même GPS… Mais savoir se déplacer dans son propre pays doit avoir été appris, pratiqué efficacement. En effet, sans expérience d’une bonne autonomie dans les déplacements, sans savoir maîtriser la peur de l’inconnu, un déficient visuel aurait trop à apprendre pour pouvoir se donner à fond dans la découverte d’un lieu nouveau pour de nouvelles expériences humaines et concrètes, dans sa vie quotidienne et estudiantine.

 

Je concluerai enfin sur un point tout aussi important que la maîtrise des langues ou les compétences dans les déplacements. Il s’agit de la prise d’information préalable sur la ville de la future mobilité et la culture du pays. Il faut rechercher des informations soi-même ou se faire préalablement décrire le plan de la ville pour pouvoir en avoir une connaissance de base et y situer son lieu d’étude et de résidence. Il existe beaucoup de documents sur Internet, qui peuvent apporter ce genre d’informations. Celles-ci permettent aux déficients visuels de se sentir moins perdus dans un environnement qu’ils doivent apprivoiser, grâce à leurs aptitudes et à leurs maîtrises des techniques et technologies de compensation du handicap.

 

Encourageons les futurs voyageurs et félicitons ceux qui se sont déjà lancés dans l’expérience !

 

 

 

VIEWS, des échanges et projets européens

Par Pierre Marragou

 

Le GIAA est l'une des trois associations fondatrices du réseau Visually Impaired Education and Work Support (VIEWS). Créé en réponse aux difficultés pratiques que rencontraient les jeunes déficients visuels souhaitant voyager, il s'est donné pour mission de favoriser la rencontre entre jeunes issus de différents pays dans un esprit de solidarité et de démocratie, deux valeurs chères aux Européens. Fondé en 2001, le réseau n'a cessé de croître depuis et compte aujourd'hui 23 associations membres.

Il permet aux jeunes qui s'y investissent de découvrir d'autres cultures, de connaître un nouveau pays et de gagner en autonomie. Pour les différentes associations membres, c'est une formidable occasion de développer des projets communs : un échange culturel à Berlin, une randonnée en tandem sur le sol hongrois ou encore la réalisation d'un court-métrage d'animation. (Cf. Encadré)

 

2 étudiantes, dont une malvoyante, avec des bouquins sous le bras

 

Rejoignez-nous!

Chaque année, la section VIEWS France du GIAA, en collaboration avec ses partenaires, permet à des jeunes (et moins jeunes) de participer à des projets européens ou internationaux. C'est aussi un lieu d'échanges pour partager conseils et retours d'expériences. Pour toute question, contactez-nous à views@giaa.org

Pour en savoir plus : www.viewsinternational.eu

 

 

 

Partir en SVE avec VIEWS

Par Pierre Marragou

 

Le Service Volontaire Européen (SVE) est un programme de la Commission Européenne qui permet à des jeunes, en situation de handicap ou non, de partir dans un autre pays européen et de contribuer à la réalisation d'un projet proposé par une association locale (artistique, culturel, social....). VIEWS facilite le départ de volontaires déficients visuels en leur apportant un soutien pratique et humain.

En 2011-2012, c'est dans ce cadre que Volcy, un des membres de la section est parti pendant près de six mois à Grenade. Il y a agi, en tant que volontaire, au sein d'associations de quartiers: "j'animais des ateliers de discussions en français destinés à des collégiens et à des femmes immigrées. J'ai aussi réalisé des interviews sur le thème de la mobilité des personnes handicapées."

Pour en savoir plus sur le SVE : www.jeunesseenaction.fr

 

 

Cultural Mosaic rassemble des jeunes à Berlin

Par Dimitri JEAN, participant à un échange VIEWS à Berlin en 2012

 

L'échange de jeunes Cultural Mosaic a eu lieu en Allemagne en juillet 2012. Il a été possible grâce au soutien du programme Jeunesse en Action de l'Union Européenne.

 

« Cultural Mosaic » est un terme employé pour qualifier la société Canadienne. Il recouvre une société où plusieurs ethnies, différentes les unes des autres, ayant choisi de vivre ensemble malgré leurs différences. C’est ce que Views Berlin a recréé cet été en invitant dans l’ancien Berlin Est une délégation de six personnes de différents pays d’Europe. Entre déficients visuels et voyants, nous sommes allés à la découverte de la ville, des différentes associations et organisations pour qui ce concept de “Vivre Ensemble” est essentiel.

 

Dans un premier temps, il fallait nous découvrir les uns les autres, apprendre à nous connaitre. Nous avons eu l’occasion de le faire au travers d’activités telles que des promenades dans les parcs de Berlin, des ateliers de sculpture, d’écriture, d’escalade. Mais aussi via des “Crush Courses” où chaque délégation avait l’occasion de présenter sa langue et son pays sous l’aspect qui lui paraissait le plus judicieux... Peu à peu, dans une ambiance bon enfant, nous avons pu goûter, écouter, voir et apprendre un peu plus sur nos voisins européens. Apprendre à des non francophones à dire "les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches archi-sèches" par exemple!

 

Lors des sorties en ville à la rencontre d’associations, nous avons pu nous rendre compte que nous avons chacun une façon différente d’envisager l’autre. A Berlin, afin de montrer que pour apprendre à vivre ensemble il faut avant tout apprendre à se connaitre, un musée, bien loin de l’idée que l’on a des musées classiques, a été imaginé. On visite un immeuble et nous entrons ainsi dans la vie des gens en parcourant leur appartement. Sans pour autant encourager à « fouiller » dans la vie des gens, on se rend vite compte que connaitre les gens n’est pas toujours facile.

 

Enfin, bien que cette expérience fut très agréable, elle a aussi montré à quel point l’organisation de ce genre d’évènement peut se révéler être un travail de titan. A la fois pour les organisateurs qui ont su animer cet échange et veiller au bien-être de tous, mais aussi pour les participants qui ont dû s’adapter aux autres avec leurs différences et leurs désaccords. Cet échange s’est révélé culturellement et humainement enrichissant. Nous avons hâte de renouveler l’expérience.

 

 

 

 

Entretien avec Meryem, assistante de langue dans un lycée espagnol

 

Pourquoi as-tu choisi de partir en tant qu’assistante de langue et comment as-tu préparé ton départ ?

A l’époque, j’hésitais entre un échange Erasmus (partir étudier dans une université européenne) et une année en tant qu’assistante de langue. J’ai finalement choisi la seconde option par vocation.

Une fois acceptée par le lycée d’Albacete (300 km au sud-est de Madrid), je me suis mise à chercher un logement. J’ai opté pour la collocation. Je ne voulais pas me retrouver seule dans une ville inconnue et je souhaitais pratiquer la langue. J’ai multiplié les allers-retours. Le handicap rendait réticents mes éventuels collocataires. J’avais par ailleurs demandé de l’aide à la ONCE (Organización Nacional de Ciegos de España), mais sans résultat satisfaisant. J’ai fini par trouver une chambre dans un appartement en collocation.

 

Avais-tu parlé de ton handicap au moment de chercher un établissement où enseigner ?

Non. Mais mon université l’avait fait. Ça n’a pas posé de problème.

En revanche, mon premier contact avec la ville n’a pas été une partie de plaisir. Le soir de mon arrivée, l’hôtel, dans lequel j’avais réservé une chambre, ne voulait pas de moi parce que j’étais aveugle !

 

Comment as-tu trouvé tes repères dans ce nouvel environnement ?

J’ai pris quelques cours de locomotion avec la ONCE. Mais, j’ai principalement découvert la ville avec ma colloc, avec mes collègues et par moi-même. Internet m’a bien aidé. Et puis, j’ai appris sur le tas. A Albacete, les lignes de bus sont circulaires. Au bout de 3 ou 4 tours de ville, je m’en suis aperçue !

 

Que signifie être assistante de langue?

Je travaillais dans une école bilingue. Mon rôle était d’assister les professeurs de différentes matières : langue, mathématiques, histoire et aussi géographie. J’arrivais à préparer mes cours. Les élèves et mes collègues n’hésitaient pas à me solliciter. J’ai ensuite complété ce travail par un autre : donner des cours de français aux autres professeurs de l’établissement.

 

Que retiens-tu de cette expérience ?

Partir redonne confiance. On fait des choses que l’on ne se permettrait pas ici. Si on en a envie, il faut le faire. Il ne faut pas s’arrêter à un détail : un problème de logement sur place, une absence d’aide…. Moyennant des efforts, on parvient à s’adapter à la situation.

 

plaque d'entrée avec l'inscription welcome en orange et en points braille

 

 

Interview de Thibaut, stagiaire au sein de la Fondation d'une entreprise franco-américaine

 

Comment as-tu trouvé puis préparé ton stage ?

Pour n’importe quel étudiant, trouver un stage à l’étranger n’est pas facile. J’avais déjà effectué un stage dans un autre service de l'entreprise. Indépendamment du handicap, cette précédente expérience m’a aidé : j’ai pu être recommandé par mes anciens collègues.

 

Le handicap a-t-il été source de difficultés, et si oui, quelles solutions as-tu trouvées ?

Ma responsable de stage était informée de ma déficience visuelle, du fait de mon premier stage. D’emblée, s’est posée la question des déplacements entre mon domicile temporaire et le lieu de stage (un site de recherche en pleine campagne). J’ai cherché un logement à proximité de mon lieu de stage afin de pouvoir faire le trajet à pied. J’ai été aidé, au début, par l’assistante de ma tutrice qui m’a accompagné pour faire les repérages nécessaires à mon installation (itinéraire pour aller travailler, commerces proches, etc).

 

Que faisais-tu en stage ?

Je travaillais au sein de la Fondation. Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières dans mon travail au quotidien. Je pouvais participer aux « call » (réunions) avec mes collègues et accéder aux documents de travail (Word, Excel) grâce au logiciel de revue d’écran. J’ai eu la chance de tomber sur un manager extrêmement volontaire pour qui le recrutement d’un stagiaire malvoyant représentait un challenge.

 

On loue souvent l’approche anglo-saxonne du handicap, qu’en as-tu pensé ?

Je crois qu’il s’agit d’un mythe. La ville américaine est sans aucun doute plus accessible (le mobilier urbain, le bâti….), les trains parlent, ou quand ils ne parlent pas c’est le conducteur qui parle ! En revanche, en termes de mentalité, les choses sont comparables à ici. Ce qui m’a surtout frappé sur le plan des mentalités, c’est la différence de comportement dans les rapports humains au travail. On appelle facilement son n+1 ou n+2 par son prénom, ce qui donne une impression de proximité trompeuse.

 

Est-ce plus dur de partir dans un pays où l’on parle une langue différente ?

En tant que déficient visuel, il est indispensable de partir avec de bonnes bases dans la langue du pays où l’on va résider. Au début, c’était étrange d’avoir l’impression de ne pas être compris. Je ne me suis pas senti perdu grâce à ces bases et à l’accompagnement de ma tutrice. Lorsque je suis parti en séjour d’échange Erasmus en Suède l’année suivante, le fait de bien parler anglais et d’être dans un pays où l’anglais est couramment pratiqué m’a beaucoup aidé. Si j’étais parti en Corée du Sud (mon premier choix) où l’on parle peu anglais, en dehors des quartiers d’affaires, je n’aurais probablement pas pu faire autant de choses.

 

 

 

 

Un coup de vieux en Hongrie et l’amitié en Allemagne

Par Raphaël POITEVIN

 

Je suis âgé de 26 ans et je suis diplômé d’un Master I de Chef de Projet International en Informatique  et Réseaux. Pour ma part, je suis parti en Hongrie (Budapest) et en Allemagne (Esslingen).

 

Envisager une expérience à l’international ?

C’est au cours de ma formation de Développeur en Informatique que j’ai connu l’ESAIP (École Supérieure Angevine d’Informatique et Productique), qui est venue se présenter au sein du CRP Paul et Liliane GUINOT. Cette école dispense une formation de Chef de Projet International en Informatique et Réseaux qui a pour particularité d’intégrer des étudiants aveugles et malvoyants.

Passionné d’informatique, mais également ouvert sur la culture, en particulier la culture internationale, j’ai très vite été séduit par le programme de cette formation.

 

LA HONGRIE

Lorsque j’ai réfléchi aux destinations possibles, je n’avais pas du tout pensé à la Hongrie. Je ne connaissais que partiellement cette culture, au travers des compositeurs comme Bartók et Codaly, des danses hongroises. Le choix des destinations étant finalement assez restreint, j’ai tout de suite accepté cette proposition.

 

Mes aventures logement

De base, aucune aide n’était proposée pour le logement. Par chance, l’ESAIP, étant consciente de ma situation, m’a beaucoup aidé dans les démarches. À l’issue de nos recherches, nous avions arrêté notre choix, sur un institut dédié aux déficients visuels, qui comprenait une partie hébergement. C’est une fois arrivé sur place, que nous avons pris conscience de notre méprise et de notre erreur monumentale de compréhension.

Avec la personne de l’ESAIP qui m’accompagnait pour les premiers  jours, nous nous sommes tout d’abord très vite aperçus que cet institut était loin et que la liaison en transport était difficile avec l’université. Quand nous nous sommes rendus sur les lieux, l’institut scolaire paraissait ressembler à un établissement  comme l’INJA.  Cependant, la personne qui nous a accueillis nous a plus ou moins, dans un anglais approximatif, expliqué que l’espace hébergement abritait des personnes âgées et invalides. En effet, une fois franchi la porte, nous avons pris soudainement conscience de l’ampleur du « désastre ». Ce foyer était occupé uniquement par des personnes d’âge très avancé, peu autonomes et encore moins actives. Comme dans tout bon hospice qui se respecte, les heures des repas étaient plus proches du goûter que du souper et l’heure du petit déjeuner n’était pas adaptée à un emploi du temps d’étudiant. Bref, drôle d’ambiance, totalement inattendue pour un jeune d’alors 22 ans.

N’ayant aucune autre solution de repli pour ce soir là, j’ai quand-même passé la nuit au sein de cette maison de retraite, en attendant de trouver mieux. Je crois bien que j’ai été l’attraction de la soirée et du petit déjeuner auprès de ces personnes  âgées, qui n’avaient certainement dû jamais voir un jeune français de toute leur vie !

Finalement, mon « calvaire » s’est arrêté dès le lendemain, car, grâce à la négociation de la personne qui m’accompagnait, l’université a accepté de m’attribuer une chambre dans la cité qui se trouvait juste en face du campus.

 

Tout s’est bien passé ensuite !

La suite du séjour a été bien plus facile ! Les cours se  sont  déroulés normalement ; les enseignants  dispensaient leurs cours en anglais bien entendu et me donnaient les supports numériques. J’ai eu la chance énorme d’avoir un coordinateur Erasmus très dévoué, qui a accepté de faire plus que son travail de base, à savoir m’aider à faire les commissions  alimentaires deux fois par semaine.

Parallèlement, comme j’étais un peu loin du centre ville où logeaient tous les copains, j’ai très vite appris à prendre les transports en commun qui étaient en général sonorisés. S’habituer  aux messages et aux noms des arrêts en hongrois a demandé un peu de temps, mais on s’y fait très vite.

 

L’ALLEMAGNE

Mon séjour à Esslingen en Allemagne est moins croustillant, car j’étais en collocation avec deux amis de ma promotion. Donc pas de vraies aventures d’aveugle.

Dans un pays aussi développé, par rapport à la Hongrie, je pourrais simplement déplorer le manque de collaboration des professeurs d’informatique, qui n’ont pas fait l’effort de me fournir des supports lisibles, n’ayant que des diaporamas truffés de schémas contenant le principal des informations.

 

POUR CONCLURE

De ces deux séjours, je ne peux pas prétendre avoir été plongé dans la culture autochtone, mais je peux dire que le dépaysement était bien au rendez-vous, particulièrement en Hongrie.

 

 

 

 

Quelques ressources pour préparer son départ:

 

Association on Higher Education and Disability

Cette association coordonne, au niveau international, les efforts des enseignants pour propager l'éducation à l'international des élèves ou étudiants en situation de handicap.

www.ahead.org

 

Erasmus et Handicap

Erasmus est le programme européen permettant la mobilité des étudiants entre universités européennes. Souvent méconnue, la bourse dédiée aux étudiants en situation de handicap doit être davantage utilisée !

http://ec.europa.eu/education/erasmus/special_fr.htm

 

Mobility International USA

Cette organisation, créée dans les années 1980, met à disposition des personnes en situation de handicap des informations utiles pour préparer un départ (annuaires, conseils, etc). Elle organise également des programmes de formation.

www.miusa.org

 

 

 

 

 

La Coquille, un film d'animation européen

 

Ce projet a réuni le GIAA et deux autres partenaires (belge et luxembourgeois). Guidés et épaulés par des professionnels, les participants (de nationalité, d'âge et de handicaps divers) ont créé un court-métrage, "la coquille", qui met en scène un personnage imaginaire confronté aux conséquences de l'apparition d'une coquille sur son dos.

 

personnage sur fond vert manipulé pour réaliser l'animation

 

Ce film, fruit de la discussion d'échanges enrichissant entre participants, est aussi un bon outil de sensibilisation à l'acceptation de la différence. Il a permis à tous de prendre part à la création d'un film animé : enregistrement des voix, manipulation des marionnettes et bien sûr écriture du scénario. Belges, luxembourgeois, français, aveugles, malvoyants, voyants, handicapés moteurs, professionnels, amateurs, le travail et la bonne humeur partagés ont permis d'aboutir à une création dans laquelle chacun a pu apporter quelque chose.

 

Le film sera prochainement projeté à Paris. Il a d'ores et déjà été retenu pour faire partie de la programmation hors-compétition du festival du film d'animation à Annecy!

Voir le blog du projet : http://grundtvig.blog4ever.com/

 

 


Participation au Salon UrbAccess

Par Nathalie Sassier

 

UrbAccess, le salon européen de l’accessibilité et de la conception universelle a eu lieu les 13 et 14 février derniers au CNIT de la Défense (92). Hébergé sur le stand de Solidarités Numériques, un de nos partenaires pour la BNFA, ce fut une opportunité unique de rencontrer différents acteurs et notamment ceux confrontés à la mise en accessibilité de leurs locaux, boutiques... et plus largement de leur ville, commune... Il était également possible de s’informer sur les modalités d’application de la règlementation en participant à des conférences thématiques.

 

Solidarités Numériques a donc mis à disposition du GIAA son stand pour toute la journée du 13 février. Ce fut l’occasion de mettre en avant la BNFA (Bibliothèque Numérique Francophone Accessible) et de présenter les différents services que le GIAA propose aux particuliers mais aussi aux entreprises et collectivités. Une journée riche en rencontres et en contacts.

 

Merci à notre partenaire.

 

 

 

 

Visite internationale avec la Fondation Occitane

Par Pauline Amoudry

 

Le 8 février 2013, la Fondation L’Occitane en Provence recevait ses correspondants internationaux pour un séminaire à Paris. A cette occasion, la Fondation a sollicité le GIAA pour visiter nos locaux et découvrir les différentes activités de l’association. Salariés et bénévoles ont donc accueilli des visiteurs venant du Canada, Japon, Croatie, Chine et Brésil pour une visite ludique de deux heures.

 

Divisés en deux groupes de dix personnes, les visiteurs ont profité d’activités organisées à leur attention, et en anglais pour s’adapter aux différentes nationalités !

Marie-Renée, notre présidente, a emmené un groupe à la rencontre des permanents et bénévoles afin de mettre en lumière les techniques et savoir-faire propres au GIAA.

Dans le même temps, le deuxième groupe partait à l’assaut du braille pour un atelier animé par Stéphane, coordinateur des transcriptions braille et Dimitri, jeune étudiant faisant partie de Views. Chaque participant est parti de la salle en sachant écrire son prénom en braille.

 

Les deux groupes ont ensuite inversé les ateliers, avant de revenir à l’accueil pour deux démonstrations. L’une d’un poste informatique adapté aux personnes déficientes visuelles, notamment grâce au logiciel Jaws pour la synthèse vocale, présenté par Pierre.

L’autre la découverte de livres et ouvrages culturels, jeunesse, architecture, romans, en braille et gros caractères grâce aux explications de Jennifer. Des lunettes, simulant les principales formes de malvoyance, permettaient de se rendre compte des nombreuses pathologies existantes.

2 personnes avec des tablettes et poinçons en train d'essayer d'écrire en braille  personnes pendant l'atelier Lunettes de simulation

 

La clôture de cette matinée riche en contacts et en échanges s’est déroulée autour d’un petit café.

 

 

Depuis 2011, un partenariat important est né entre le Club Emploi et la Fondation L’Occitane en Provence, engagée dans le soutien des personnes aveugles ou malvoyantes depuis sa création en 2006. La Fondation lance chaque année des bourses pour la formation professionnelle des personnes déficientes visuelles. Dans ce contexte, le Club Emploi a été sollicité afin d’accompagner les boursiers dans leur orientation professionnelle.

 

 

 

 

Les conteuses de Nancy

Nous vous avions parlé dans le numéro précédent des « Joyeuses Conteuses ». Nous sommes donc fièrs de vous annoncer la nouvelle représentation des conteuses du GIAA Lorraine. Rendez-vous le mercredi 29 mai à 20h45 au petit théâtre dans la ville (11 Grand rue à Nancy).

 

 

 

 

Les publications du GPEAA

Le GPEAA, Groupement des Professeurs et Educateurs d’Aveugles et Amblyopes, section du GIAA, édite des hors-séries en complément de leur Bulletin Pédagogique. Vous trouverez ci-dessous la liste et thèmes des différents numéros disponibles :

 

 

Bulletin hors-série numéro 1 – octobre 2010 (13€)

La musique et les déficients visuels

Michèle Collat - Professeur des écoles honoraire

 

 

 

Bulletin hors-série numéro 2 – octobre 2011 (13€)

La communication non visuelle ou visuelle perturbée

Difficultés et stratégies compensatoires

Claude Schepens - Psychologue

 

 

 

Bulletin hors-série numéro 3 – octobre 2011 (13€)

Autisme particulier, mon oeil !

Catherine Pomarède - Enseignante spécialisée

 

 

 

Bulletin hors-série numéro 4 - octobre 2012 (25€ n°I et n°II)

La déficience visuelle : Précurseurs et écrits fondateurs - I et II

 

 

Pour découvrir ces bulletins, vous pouvez les commander directement à Annie Lamant  par mail : annie.lamant0655@orange.fr

 

 

 

 

Les ressources du GIAA : ouvrages en vente

Le GIAA a aussi édité quelques ouvrages qui vous attendent patiemment dans nos armoires. Nous vous proposons de les découvrir et d’en faire l’acquisition. Si l’un de ces ouvrages vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter par mail giaa@giaa.org ou par téléphone : 01.47.34.30.00.

Tarif : 10 euros l’un

 

Par Pierre VILLEZ :


Le Monde des Aveugles

Ecrit en 1913 par Pierre Villez qui a perdu la vue à l’âge de 4 ans.

Réédité en1962 alors que beaucoup de choses avaient changé entre-temps. Mais lui-même est un exemple de non-voyant cultivé, intégré à un moment où cela relevait du privilège. Milieu social universitaire (son secrétaire était le cousin de R. Poincaré). C’est en ce sens qu’il veut apporter un témoignage précieux.

 

La Pédagogie des Aveugles 

Partant du postulat que les aveugles présentent les mêmes capacités mentales que les autres, l’auteur préconise, au-delà d’une pédagogie classique, le développement de la culture des sens supplétifs (toucher, olfaction), de l’imagination, de l’orientation, la nécessité de l’intégration scolaire, sociale et professionnelle.


 

 

Par Pierre HENRI :


Le siècle des Lumières et la Cécité : De Molyneux à Valentin Hauÿ

L’auteur révèle comment le Siècle des Lumières, par l’effort des philosophes, par l’écho des Salons et par la renommée de quelques aveugles, a suscité les trois conditions d’une révolution, celle du statut social des aveugles.

 

La Vie et l’œuvre de Valentin Haüy

Valentin Haüy est beaucoup moins connu que Louis Braille. Pourtant, sans lui, le braille n’eût jamais vu le jour. C’est en effet dans l’école, la première pour jeunes aveugles, qu’il fonda en 1784, que le génial aveugle mit au point son tableau 40 ans plus tard.

 


 

 

 

Les essais de la Commission des Techniques Professionnelles

Par Pierre Marragou

 

Évolution des systèmes d’information et de guidage de Phitech : ACTITAM VERSION 2 ET ACTIBLUE.

Lors de la dernière réunion CTP, Gérard Feitler, directeur technique de Phitech et Nicolas Lefèvre, chef de projet, ont présenté les dernières évolutions proposées par cette société : Actitam 2 et Actiblue.

 

Evolution des balises : elles communiquent non seulement avec les télécommandes Actitam, mais aussi par connexion Bluetooth avec des téléphones portables compatibles. Les Balises sont des émetteurs/récepteurs disposés aux endroits où on souhaite fournir une information sonore, soit par haut-parleur, soit par un message discret diffusé par la télécommande ou le téléphone portable.

 

Phitech a adapté le système Actitam afin qu’il soit utilisable grâce à un téléphone portable compatible. Afin de recevoir ces messages sonores à partir d’un téléphone portable compatible, il suffit de télécharger l'application Wave PHITECH sur le site : www.phitech.fr. Elle est disponible en téléchargement gratuit.

 

Le retour terrain a amené Phitech à apporter de nouvelles fonctionnalités à la télécommande et à repenser son design. Plus petite, plus légère, la télécommande Actitam 2 a une bonne ergonomie et a été présentée au Salon Autonomic en juin 2012.

 

La télécommande Actitam 2 comporte :

- un haut-parleur, une touche ronde dite « haut-parleur » et une touche carrée dite « Actitam »,

- une molette multifonction qui permet 3 commandes : vers le haut, vers le bas et appui,

- une prise U.S.B pour le chargement de la batterie (secteur ou via un PC),

- une prise casque ou oreillette,

- une attache dragonne.

 

Un appui sur la touche ronde déclenche les dispositifs sonores normalisés (feux sonores, balises haut-parleur et un appui long active le mode automatique dit « promenade ». Il se désactive au bout de 30 minutes.

La touche carrée dite « Actitam » permet d'obtenir de l'information discrète diffusée. Une vibration et/ou un jingle indiquent la présence d'une ou plusieurs balises interactives. La molette permet de sélectionner les balises proches dont l’utilisateur souhaite obtenir les informations.

La molette permet d'utiliser différentes fonctions de la télécommande : consulter de la batterie, régler le volume. En écoute d'un message interactif : une impulsion vers le haut de la molette permet de répondre NON à la question posée par le message discret, une impulsion vers le bas permet de répondre OUI.

Il est possible de réécouter le dernier message diffusé par la télécommande qui est gardé en mémoire. Cela peut être particulièrement intéressant dans la description d’un trajet, ou encore dans la lecture d’un afficheur dans une gare SNCF ou station de transport en commun.

 

Les balises peuvent être programmées pour stopper leur fonctionnement aux heures de fermeture des boutiques ou des administrations. Les balises pouvant fournir beaucoup d’informations, un menu déroulant a été créé par Phitech dans des messages discrets diffusés par le haut-parleur de la télécommande, ou le téléphone portable. Un choix est proposé à l’utilisateur une fois qu’il se trouve devant l’entrée d’une boutique ou d’une administration : « Souhaitez-vous être guidé jusqu’à l’accueil ? ». Si l’utilisateur répond OUI, une description du trajet à réaliser lui est fournie par un message discret. S’il répond NON, la télécommande passe à la proposition suivante : « Souhaitez-vous une assistance ? ». Si l’usager répond OUI, l’accueil ou le poste de sécurité est informé. L’usager ne reste pas dans l’attente, il reçoit un message de confirmation précisant que sa demande d’assistance a bien été prise en compte.

Les supermarchés MONOPRIX et les Galeries Lafayette de Montparnasse ont choisi Phitech pour équiper leurs entrées avec le système Actiblue.

 

Les télécommandes sont paramétrables, à la fois pour la vitesse du débit des messages et pour la langue des messages discrets. La gare de Namur en Belgique a ainsi été équipée et les usagers peuvent écouter la lecture des afficheurs par messages discrets en français ou en néerlandais.

 

Version transport du système Actitam : elle permet aux personnes déficientes visuelles d’obtenir les informations des afficheurs électroniques présents sur les réseaux de transport. Le système traduit en temps réel l’ensemble des données visuelles pour les convertir en messages sonores délivrés sur la télécommande Actitam, de manière personnelle et discrète.

Le système Actiblue de Phitech a été installé dans les gares TGV Rhin Rhône et Gare de l’Est à Paris. En plus de la gare de Nancy, les afficheurs de ces grandes gares sont équipés du système Actiblue, qui convertit en messages sonores discrets les informations relatives aux trains au départ dont le numéro de la voie est indiqué. Les messages audio discrets peuvent être écoutés avec la télécommande Actitam 2 et 70% des téléphones portables du marché, dans lesquels a été installé l’applicatif gratuit Wave Phitech.

 

La télécommande Actitam version 2 est vendue par Phitech à 90 euros.

 

Pour toute information ou souhait d’achat, voici les coordonnées de Phitech :

PHITECH siège social : 6 allée Pelletier Doisy- 54600 Villers-Lès-Nancy

Tél: 03.83.40.67.04

Bureau de Phitech à Paris : Institut de la Vision- 13/17 rue Moreau- 75012 Paris

Tél : 01.53.46.26.32          -        Site web : www.phitech.fr

 

 

 

 

TELORION : pour un smartphone adapté pour les déficients visuels

Thibault Péant, directeur commercial de la société Télorion a conçu des adaptations du smartphone Galaxy S2 pour les mal et non-voyants sur l’initiative de Loïc Dubié.

 

Télorion a pour ambition de développer un Smartphone de référence pour les déficients visuels. L’offre adaptée pour les déficients visuels sur le marché actuel du téléphone est restreinte. On y trouve les Symbian, les modèles Nokia qui sont des appareils simples avec un clavier à touches, mais dont le nombre de fonctions est limité. L’iPhone est devenu une référence avec sa synthèse vocale Voice-Over. Il s’agit d’un outil très abouti mais l’apprentissage de son utilisation requiert pour les déficients visuels au moins 3 semaines de formation. Tous les mal et non-voyants ne sont pas prêts à faire le pas vers l’écran tactile. Le marché du téléphone portable est encore plus limité pour les malvoyants. Y figurent des téléphones très simples à grosses touches comme les Doro, chez Nokia l’agrandissement des caractères avec Mobil Magnifier, fonction aussi possible sur l’I-phone. Mais le fonctionnement reste complexe, peu ergonomique et peu pratique.

 

La solution à l’intention des malvoyants est basée sur un Samsung Galaxy S2 sur lequel est ajoutée une interface logicielle qui permet de grossir sans limite le texte à l’écran et de définir le contraste le plus adapté. La vocalisation est possible à la demande grâce à un simple clip sur l’écran. Ce téléphone destiné aux malvoyants intègre un appareil photo et une loupe électronique.

Télorion peut développer son adaptation pour malvoyants sur d’autres Smartphones androïds.

 

Pour les aveugles, l’usage d’un écran tactile lisse n’est pas aisé. Télorion a donc créé une coque en silicone qui s’applique sur le téléphone Samsung Galaxy S2 et forme un clavier de touches à la fois pour le pavé numérique et les touches de commande. Les menus sont présentés en listes dans lesquelles la navigation est simple et ergonomique.

 

L’accès est ainsi ouvert à de nombreuses applications évoluées :

- Reconnaissance vocale : dictée de numéros, de SMS, de mails ainsi que d’adresses dans le GPS,

- Téléphone et liste de contacts,

- SMS, pour consulter, lire et rédiger des SMS,

- Boite de réception e-mail afin de lire, écrire, répondre ou transférer des courriels,

- Aide visuelle avec une reconnaissance de caractères, une reconnaissance de couleurs et l’indication si un interrupteur allume ou éteint la pièce ;

- GPS piéton,

- Lecteur MP3 et alarme,

- Presse quotidienne avec Le Monde.fr,

- Accès aux sites de la RATP et d’Allo Ciné, vocalisés par la synthèse Talk-Back

Les responsables de Télorion cherchent à accroitre les applications du smartphone, en rendant accessibles par exemple un lecteur DAISY, un lecteur de codes barres... Ces fonctionnalités sont pour l’instant à l'étude.

 

Toutes les commandes se font grâce au clavier reconstitué par le boitier en silicone ; seules quelques rares commandes restent à passer sur l’écran tactile, comme par exemple arrêter ou relancer la lecture par la synthèse vocale, changer la langue de la synthèse, ou choisir l’écho de la synthèse vocale par mot, lettre etc.

 

Samsung va sortir Galaxy S2 Plus qui aura toujours la même forme et les mêmes caractéristiques que le Galaxy S2. La coque – clavier de Télorion sera toujours compatible. Télorion s’orientera ensuite vers d’autres androïds pour poursuivre le développement de son produit.

 

Télorion vend 600 euros le téléphone et l’adaptation. Il est possible d’acheter uniquement le logiciel et la coque. Le téléphone nu est vendu 350 euros, le logiciel et la coque Télorion coûtent 250 euros. Les mises à jour et notamment les nouvelles applications à venir seront gratuites pour l’ensemble des utilisateurs, (sous limite de contraintes matériel). 

 

Plusieurs challenges doivent être relevés par Télorion durant 2013 : se faire connaître par les personnes déficientes visuelles, développer la commercialisation tant en France (Paris et province) qu’à l’étranger, organiser la formation des usagers.

 

Pour tout souhait d’information, de test ou d’achat vous pouvez contacter cette société par mail : thibault.peant@telorion.com ou contact@telorion.com .

Site internet : www.telorion.com

 

 


Nous avons testé pour vous l’exposition « Léonard de Vinci » à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Par Paul Allard

 

« L’accessibilité à la Cité des Sciences consiste à introduire des éléments complémentaires d’information afin de permettre au public handicapé visuel d’appréhender plus largement les présentations sous forme auditive et les adaptations tactiles en relief.  Ici, les personnes handicapées visuelles, comme tous les visiteurs, sont invités à manipuler et à toucher ! Chaque exposition comporte des présentations tactiles avec des schémas et des textes en braille pour mieux comprendre les concepts scientifiques. Par exemple, dans l’exposition « L’Homme et les gènes », vous pourrez tenir dans la paume de votre main une statuette de fœtus de 14 semaines ! A la Cité des sciences, tous vos sens sont sollicités : vous entendrez  un lapin rêver, un escargot manger de la salade. Vous entendrez les sons de plus d’une vingtaine de langues différentes dans l’exposition « Les Sons ». Vous toucherez des pierres qui parlent, vous entendrez le bruit induit par les astroparticules qui ont traversé l’Univers dans « Le Grand récit de l’Univers ». Alors n’attendez plus et venez nous rendre visite »

Affiche de l'exposition : « Léonard de Vinci, projets, dessins, machines. »

Exposition à la Cité des Sciences et de l’Industrie du 23 octobre au 18 août 2012.

Ce texte est en introduction de la présentation des dispositions prises par la Cité des Sciences pour en faciliter l’accès aux personnes déficientes visuelles. Marie-Renée Hector et Paul Allard ont pu le vérifier en visitant l’exposition « Léonard de Vinci, projets, dessins, machines » ouverte jusqu’au 18 août 2013.

Ils ont fait cette visite accompagnés par Hoëlle Corvest, elle-même aveugle et membre du GIAA. Nos déplacements au milieu des autres visiteurs ne sont pas passés inaperçus, notamment grâce à la présence de Bishka, le chien de Marie-Renée. Nos voisins visiteurs étaient intéressés par notre présence, écoutant nos commentaires et nous posant des questions.

Nous nous sommes contentés de visiter la partie de l’exposition consacrée aux maquettes présentées avec toutes les adaptations mises à la disposition des personnes déficientes visuelles

 

Cette exposition est construite autour de la collection de 40 grandes reconstitutions de machines du Museo national della scienza e della tecnologica Leonardo da Vinci de Milan réalisées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Les maquettes 3D manipulables, les dessins en relief, les textes lus, les films audio-décrits et les manipulations ludiques qui les entourent, permettent de comprendre qui était Léonard, avant tout un homme de son temps.

Scaphandre avec, devant, le panneau en braille et relief

 

Exemples de maquettes présentées

Les engrenages : En les manipulant, on peut les placer à leur bonne place afin qu’ils s’imbriquent les uns dans les autres.

Le scaphandre : Un homme est présenté avec sa combinaison étanche et un tuyau dans la bouche relié à un flotteur en surface.

Une machine à carder à déroulement alternatif : L’imbrication de tous les engrenages pour modifier le déroulement se comprend en touchant une prémaquette.

Une tour mobile : Pour permettre à des assaillants de franchir une fortification avec fossé, grâce à un couloir protégé. On peut toucher le schéma de cette maquette pour comprendre

 

L’exposition vue par Marie-Renée Hector :

Cette visite a été pour moi une révélation. Je savais un certain nombre de choses sur Léonard de Vinci. Cependant, je n’imaginais pas vraiment à quel point son imagination lui avait permis d’élaborer des dessins de machines que les connaissances et les moyens techniques de son temps ne permettraient pas de réaliser. J’ai vraiment aimé cette exposition qui allie l’audio et le tactile. Le fait de pouvoir s’instruire en manipulant, tout en rencontrant le public ordinaire qui vous regarde ou vous interroge, contribue à rendre le public déficient visuel visible, tout en lui offrant un accès intelligent et concret à l’essentiel.

Merci à l’équipe de la Cité des Sciences pour tout ce travail remarquable qui nous ouvre les portes d’un lieu à la fois instructif et ludique.  

 

 

Informations pratiques 

La Cité des Sciences propose des stages gratuits d’initiation à la lecture d’images tactiles représentant des objets tridimensionnels, des expressions du visage, etc.

Ils s’adressent à toutes personnes désireuses d’acquérir une lecture pertinente de représentations diverses y compris artistiques. Ces stages permettent une lecture opérationnelle et autonome des éditions du Louvre, du Patrimoine, d’Arrimage de la Cité des Sciences, des ouvrages Italiens de Tactile Vision.

 

L’accès à la Cité est gratuit pour les personnes handicapées et leur accompagnateur. Mais il est nécessaire de prendre des billets gratuits aux caisses sur présentation de justificatifs. Les visiteurs handicapés visuels individuels ou en groupe peuvent réserver une visite accompagnée. S’adresser à Hoëlle Corvest : Tél. : 01.40.05.75.35

 

Horaires : du mardi au samedi de 10 h à 18 h, le dimanche jusqu’à 19 h. Fermé le lundi.

Accès : métro Porte de la Villette, ligne 7, descendre en tête de la rame, monter l’escalier prolongeant le quai et prendre la sortie de gauche.

 

Exposition à venir :

Expo Economie : Krach, Boom, Mue ? (du 26 mars au 5 janvier 2014)

 

 

 

C’est au Centre Pompidou : « Ecouter voir dans les Collections du Musée »

 

Samedi 6 avril à 10 h : Au delà des apparences, que dévoile l’art contemporain ?

Un parcours des collections contemporaines du Musée : Jean Tinguely, Joseph Beuys, Giuseppe Penone,  Christian Boltanski…

 

Samedi 1er juin à 10 h : Georges Rouault Funicula

Exploration d’une  image tactile à propos d’un portrait de Georges Rouault Funicula, 1948-1953 avant de découvrir une salle du Musée consacrée à l’artiste. La planche d’interprétation en huit niveaux de reliefs permet de découvrir du bout des doigts le portrait, d’en appréhender les formes, les contours, les textures… La planche tactile comporte une notice de présentation de l’œuvre en gros caractères et braille superposé. Ce dispositif pédagogique est conduit par le service éducatif du Centre Pompidou grâce à une technologie d’Alain Mikli International.

 

Samedi 15 juin à 10 h : dans l'exposition Simon Hantaï

Hantaï abolit dans les années 1960 la traditionnelle toile sur châssis pour une méthode plus singulière. Désormais l’artiste hongrois plie sa toile, la froisse, l’imprègne de couleurs puis la déplie. Les éclats de couleurs discontinus dansent alors avec des réserves blanches, elles, épargnées par le pinceau du peintre. L’artiste ignore ainsi les bords de la toile qui n’a plus de fin.

 

Pour toutes ces visites le tarif est de 4,50 € par personne, payable sur place à la billetterie du Centre Pompidou. Gratuité pour 1 accompagnateur.

Réservation obligatoire : 01.44.78.49.54 (répondeur) et 01.44.78.49.42.

Entrée prioritaire située angle des rues Saint-Merri et du Renard.

Rendez-vous à 9 h 55

 

 

 

 

Sélection de spectacles en audiodescription

 

Opéra national de Bordeaux

         « Orphée aux Enfers »

Premier grand succès d’Offenbach, « Orphée aux Enfers » brille tant par la verve satirique de son livret que par la qualité de la partition.

Opéra-bouffe en 2 actes.

Direction musicale : Samuel Jean - Mise en scène : Laura Scozzi

 

Représentations audio-décrites :

21 avril 2013 à 15 h

23 avril 2013 à 20 h

« La Flûte enchantée » de Mozart

Sur un sujet féerico-mystique, le compositeur nous entraîne dans une œuvre sensible mariant poésie, douceur, personnages improbables, légèreté et profondeur. La partition, conjuguant musique savante et accents populaires, n’en finit pas de nous transporter.

 

Représentations audio-décrites :

9 juin 2013 à 15 h

10 juin 2013 à 20 h

 

 

Informations pratiques :

Grand-Théâtre

Place de la Comédie

BP 90095 - 33025 Bordeaux cedex

Réservations auprès de Karine Fourré par téléphone au 05.56.00.54.03 ou par mail : k.fourre@onb.fr

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d'audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d'un chien-guide.

Opéra de Lille :

 Le Barbier de Séville

On jugerait que Rossini pensait à Jean-François Sivadier en composant « Le Barbier de Séville » tellement son œuvre accomplit l’union parfaite des deux grandes passions du metteur en scène : l’opéra italien et la comédie acérée de Beaumarchais.
Direction musicale : ANTONELLO ALLEMANDI

Mise en scène : JEAN-FRANÇOIS SIVADIER

avec l’Orchestre de PICARDIE et le Chœur de L’OPÉRA de LILLE

 

Représentations adaptées :

26 mai 2013 à 16 h

28 mai 2013 à 20 h

2 juin 2013 à 16 h

 

Informations pratiques :

OPERA DE LILLE – Place du théâtre – 59800 Lille

Informations Billetterie : du mardi au samedi de 12 h à 19 h au 08.20.48.90.00

Métro Rihour

 

 

 

 

Opéra Angers et Nantes :

La Traviata de Giuseppe Verdi

Mélodrame en trois actes créé le 6 mars 1853 au Teatro La Fenice de Venise.

Livret de Francesco Maria Piave d’après la pièce « La Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils, adaptée de son roman éponyme.

 

Affiche du spectacle "La Traviata"

 

Représentations adaptées :

18 juin 2013 à 20 h

 

Informations pratiques :

NANTES
THEATRE GRASLIN - place GraslinTél. : 02.40.69.77.18

Billetterie ouverte le mardi de 14 h à 18 h et du mercredi au samedi de 12 h à 18 h.
Les réservations téléphoniques ne sont conservées qu’une semaine.

 

ANGERS
LE QUAI FORUM- Cale de Savatte – Tél. : 02.41.22.20.20

Billetterie ouverte du mardi au samedi de 13 h à 19 h

 

Tous les règlements s’effectuent en espèces, par chèque à l’ordre du Trésor Public ou par carte bancaire. Les chèques vacances (excepté au Grand Théâtre d’Angers) et les chèques culture sont acceptés aux caisses.

 

 

Au Théâtre du Capitole :

Don Carlo de Giuseppe Verdi

La genèse de Don Carlo rend compte d’une évolution de l’art
de Verdi couvrant deux décennies, de la version originale française en cinq actes de 1867, à la version milanaise de 1884.

 

Représentations audio-décrites :

28 juin 2013 à 20 h
30 juin 2013 à 15 h


Infos tarifs et réservations :

TARIF : 29,40 €

Réservations auprès de Dominique Terrier par téléphone au 05.67.73.84.50 ou par mail : dominique.terrier@capitole.toulouse.fr

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d'audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d'un chien-guide.

 

Théâtre du Capitole
3, place du Capitole - 31000 Toulouse – Métro ligne A Capitole

Tél. : 05.61.63.13.13

 

 

 

Au Théâtre Célestins de Lyon :

« Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand

Philippe Torreton fait son grand tour sur la scène des Célestins. Après Shakespeare et Tchekhov, le flamboyant comédien endosse cette fois le costume du fabuleux personnage d’Edmond Rostand. Qui mieux que lui pouvait incarner la force brute et sensible de Cyrano, dans cette pièce romantique qui passe, en un éclair, du tendre à l’acide et de la comédie au drame ? Dominique Pitoiset transpose astucieusement les aventures de Christian et Roxane dans un contexte inattendu qui attise la truculence des situations, tout en procurant une proximité qui électrise la plume de Rostand.

 

Représentations audio-décrites :

26 mai 2013 à 16 h

 

Informations pratiques

Célestins, Théâtre de Lyon

4 rue Charles Dullin - 69002 Lyon

Réservations par téléphone au 04.72.77.40.00 ou par mail : billetterie@celestins-lyon.org

Lors de votre réservation, préciser le nombre de casques d'audiodescription nécessaire ainsi que la présence éventuelle d'un chien-guide.



 

La Criée à Marseille :

« Le Jeu de l’Amour et du Hasard » de Marivaux

Comédie en trois actes et en prose de Marivaux.

Quand le travestissement mène subtilement à la vérité des cœurs. Galin Stoev signe une mise en scène de Marivaux parmi les plus remarquées de la Comédie-Française.

Mise en scène : Galin Stoev

 

Représentations adaptées :

30 mai 2013 à 20 h

31 mai 2013 à 20 h

 

Informations pratiques

Théâtre de La Criée

30, quai de rive neuve - 13007 Marseille

Réservations auprès d’Anne Pirone par téléphone au 04.96.17.80.20 ou par mail : a.pirone@theatre-lacriee.com

Lors de votre réservation, préciser le nombre de casques d'audiodescription nécessaire ainsi que la présence éventuelle d'un chien-guide.

 

 

 

 

 

 

Le Petit Palais : programme de visites

 

 

DANS LES EXPOSITIONS DU MOMENT

VISITE LITTÉRAIRE ET CONTÉE : Exposition Felix Ziem « J’ai rêvé le beau »

Une manière onirique et sensible de découvrir l'itinéraire artistique de ce peintre voyageur, amoureux de lumière et de couleur.

Jeudis 2, 16 et 30 mai, 13 et 27 juin, 11 et 25 juillet à 12h30

Durée 1h30 – Tarif : 3.80 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

Sans réservation - Gratuité d’entrée dans l’exposition sur justificatif

Accompagnant conseillé, accessible également aux personnes voyantes

 

ATELIERS D’ART PLASTIQUES : Reflets sur l’eau

A partir de la découverte multi-sensorielle des tableaux de paysages de Felix Ziem, réalisation d’une peinture (à l’acrylique) sur le thème de l’eau et du ciel. On travaillera les effets de matière picturale et de couleurs, avec divers outils, en s’accompagnant d’un fond musical qui permettra de jouer sur les correspondances sensorielles.

Samedi 22 juin à 10h

Durée 3h – Tarif : 3.80 + 4.50 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

DANS LES COLLECTIONS PERMANENTES

VISITES MULTI SENSORIELLES

La nature morte : autour de la Nature morte de fruits et de fleurs d’Isaac Soreau

Visites autour de la peinture avec une mallette multi sensorielle. Le commentaire descriptif des œuvres est enrichi de la découverte de supports tactiles, de senteurs évocatrices, de textes et de musiques. Devant les œuvres et en atelier.

De son pinceau habile, Isaac Soreau nous offre quantité de fleurs et de fruits, tous plus vrais et appétissants les uns que les autres. La manipulation de fleurs et fruits artificiels permet d’évoquer tout l’art du peintre dans le rendu minutieux des différentes textures. La gourmandise et l’art de la table au XVIIe siècle seront évoqués par le biais de senteurs délicieuses et par l’écoute de lectures de textes culinaires, de contes et de musiques d’époque.

Jeudi 25 juillet à 14h30

Durée 1h30 – Tarif : 3.80 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

Sculpture à toucher

Cette visite se déroule en salle, autour d’une table tactile dédiée aux matériaux de la sculpture et de quelques œuvres de Jean Carriès.

Jeudis 16 mai et 20 juin à 14h30

Durée 1h30 – Tarif : 3.80 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

 

ATELIERS D’ART PLASTIQUES : Peindre les sentiments

A partir de la découverte multi-sensorielle d’un tableau romantique d’Eugène Delacroix, réalisation d’une peinture (à l’acrylique) sur le thème de l’expression des sentiments. On travaillera les effets de matière picturale et de couleur, avec divers outils, en s’accompagnant d’un fond musical qui permettra de jouer sur les correspondances sensorielles.

Jeudi 23 mai à 14h30

Durée 3h – Tarif : 3.80 + 4.50 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

 

VISITES MULTI SENSORIELLES MIXTES (déficients visuels et voyants)

Des visites «à l’aveugle», qui mêlent personnes déficientes visuelles et voyants (prêt de lunettes spéciales), pour une approche originale des œuvres d’art, basée sur la multi-sensorialité.

Tableau à (ne pas) voir

La découverte de tableaux sans la vue et par les autres sens, invite à une interrogation partagée sur le regard, si présent en peinture.

Samedi 18 mai à 11h

Durée 1h30 - Tarif : 3.80 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

J’y vois pas ! - En famille dès 5 ans

Une visite « à tâtons» pour découvrir l’art avec ses 5 sens et parler de ce que l’on voit  sans y voir.

Samedi 15 juin à 11h

Durée 1h30 - Tarif : 3.80 euros par personne (gratuité pour l’accompagnant)

 

 

 

A DÉCOUVRIR EN VISITE LIBRE - NOUVEAUTÉ

         « SCULPTURE A TOUCHER »

Un nouveau dispositif multi sensoriel, accessible aux visiteurs déficients visuels, est installé dans la salle consacrée au sculpteur Jean Carriès et propose une découverte tactile et sonore des matériaux et techniques du sculpteur, tout en sensibilisant le grand public au problème de l’altération des œuvres.

 

Situé dans la salle Jean Carriès (salle 19, au rez-de-chaussée du musée), ce dispositif est accessible librement aux jours et heures d’ouverture du musée. Contacter le musée le jour même pour s’assurer de l’ouverture de la salle.

Il est recommandé de faire la visite avec un accompagnateur voyant.

 

 

Informations pratiques :

Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

avenue Winston Churchill (sans numéro) - 75008 Paris

Métro : lignes 1 et 13 Champs-Elysées Clémenceau - Bus : 28, 42, 72, 73, 80, 83, 93

Entrée : en rez-de-chaussée, à droite de l’escalier principal

Accueil et paiement : à la caisse du rez-de-chaussée

 

Visites sur réservations auprès de :

Nathalie Roche : 01.53.43.40.67 ou par mail : nathalie.roche@paris.fr

Catherine André : 01.53.43.40.44 ou par mail : catherine.andre@paris.fr

 

Activités conduites par des intervenants sensibilisés à l’accueil des personnes non et mal-voyantes.

Pour 6 personnes handicapées et 6 accompagnants maximum.

Pour plus de détails sur chaque visite, consulter la rubrique Handicapés sur www.petitpalais.paris.fr

 

 

 

 

Projections en audiodescription à la Médiathèque Marguerite Duras (Paris 20ème)

La médiathèque organise chaque mois une projection en audiodescription.
Les séances ont toujours lieu le vendredi, à 15 heures, et sont gratuites. Aucune inscription préalable n’est nécessaire.

Les personnes déficientes visuelles qui souhaiteraient un accompagnement depuis la station de métro ou l’arrêt de bus, peuvent prendre contact avec la médiathèque la semaine précédant la projection.

Pour toute question, vous pouvez contacter :

Cyrille Engel ou Hélène Kudzia par téléphone, au 01.55.25.49.10 ou par mail : cyrille.engel@paris.fr ou helene.kudzia@paris.fr

 

 

Vendredi 3 mai, 15 heures

Excalibur, l’épée magique

Film d’animation de Frederik Du Chau, 1998, 1 h 24.


Rubber, un chevalier avide de pouvoir, rêve de s’emparer d’Excalibur, l’épée magique du Roi, pour asseoir son pouvoir sur le royaume. Il envoie donc son griffon voler Excalibur, mais celui-ci la perd en vol. Kayley, dont la mère vient d’être enlevée par Rubber, part de son côté à la recherche de l’épée tant convoitée. Lors de sa quête, elle va rencontrer de véritables amis : l’ermite aveugle Gareth, et les dragons siamois Devon et Cornouailles.

 

Vendredi 14 juin, 15 heures

V pour Vendetta

Film de science-fiction de James McTeigue, 2005, 2 heures.

 

Londres au XXIe siècle… Evey Hammond ne veut rien oublier de l’homme qui lui sauva la vie et lui permit de dominer ses peurs les plus lointaines.
Une nuit, alors que deux « gardiens de l’ordre » s’apprêtaient à la violer dans une rue déserte, Evey vit surgir son libérateur, et rien ne fut plus comme avant. Son apprentissage commença quelques semaines plus tard sous la tutelle de V. Evey ne connaîtrait jamais son nom et son passé, ne verrait jamais son visage atrocement brûlé et défiguré, mais elle deviendrait à la fois son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d’une vie sans amour…

 

 

Informations pratiques :

Médiathèque Marguerite Duras
115, rue de Bagnolet - 75020 Paris
Tél. : 01.55.25.49.10

Accès :
l.2 : Alexandre Dumas – l.3 : Gambetta ou Porte de Bagnolet – l.3 bis : Gambetta – l.9 : Maraîchers

Bus : 26, 64, 76 : Pyrénées-Bagnolet - Traverse de Charonne : Eglise Saint-Germain de Charonne

Tramway : T3 Porte de Bagnolet

 

 

 

 

6ème édition du guide des vacances et loisirs adaptés à l’UNAT Ile-de-France

La nouvelle édition du guide des vacances et loisirs adaptés vient de paraître, regroupant près de 30 organismes proposant des séjours ou des vacances à destination des personnes en situation de handicap avec un panel d'offres diversifiées.


Organisé en quatre parties, il présente les différentes offres et organismes selon le concept : séjours incluant transports spécifiquement conçus pour les personnes en situation de handicap, hébergements accueillant en intégration, offres de loisirs sur la Région Ile-de-France. Une rubrique d’informations pratiques plus riche recensant les aides financières possibles, les sorties, la vie quotidienne, les transports…


Édité à 8000 exemplaires, il s’adresse à toute personne souhaitant organiser ses vacances, ses loisirs ou ceux d’un proche. Il peut être commandé sur le site internet de l’UNAT Ile-de-France www.unat-idf.asso.fr


Contact :

UNAT IDF

8, rue César Franck - 75015 Paris

Mail. info@unat-idf.asso.fr

 

 

 

 

Photo vue du ciel de LapalissePays de Lapalisse

 

Cité remarquable au passé prestigieux, située au nord-est de Vichy, Lapalisse était déjà qualifiée au Moyen-âge de « notable passage en bourbonnais » car elle bordait l’antique voie romaine de Paris à Lyon.

Dotée d’un environnement naturel de qualité, Lapalisse est propice à d’agréables randonnées à pied, en VTT, à cheval ou en calèche.

   

Le passage de l’ancienne voie romaine a laissé de nombreuses traces dans le paysage comme en témoigne le patrimoine historique et culturel particulièrement riche, à l’image du château du célèbre Maréchal de La Palice.

Le savoir-faire artisanal du Pays de Lapalisse est également très diversifié : huilerie, meunerie, coutellerie d’art, etc.

« Le pays des Vérités » offre une large gamme de petits commerces et services pour vous satisfaire.

La visite de la ville ainsi qu’un circuit de randonnée sont désormais adaptés au public déficient visuel grâce à la mise en place d’un audioguide, de carnets de dessins en relief et couleurs contrastées.

Pour l’organisation de votre séjour, l’équipe de l’Office de tourisme est à votre écoute pour vous conseiller selon vos attentes et vos envies : hébergements, sites à visiter, restaurants…

 

Office de tourisme du Pays de Lapalisse

26, rue Winston Churchill - 03120 Lapalisse

Tél. : 04.70.99.08.39

Mail : office.tourisme@cc-paysdelapalisse.fr

Site : www.cc-paysdelapalisse.fr

 

 

 

 

CIVAM
Graines de savoir - réseau d’Accueil Educatif Auvergne

Pré avec un âne et des moutons qui broutent

On a encore beaucoup à découvrir des métiers de l’agriculture et de l’artisanat. Un groupe de paysans et d’artisans ouvre les portes de leurs fermes et de leurs ateliers, pour vous montrer, vous faire toucher, goûter, sentir, quel est le quotidien de leur métier.

Ce sont eux qui façonnent le bois, qui extraient le miel… Ils seront donc les mieux placés pour vous expliquer comment, chaque jour, ils façonnent leurs produits.

Ils vous expliqueront aussi leur pays, où ils vivent et seront sans conteste des guides avertis pour présenter leur coin d’Auvergne. Les visites sont adaptées aux familles, aux grands et aux petits.

 

Les visites des fermes et des ateliers sont désormais accessibles au public en situation de handicap, grâce à des outils de compréhension adaptés à chacun :

Des carnets braille sont à disposition ainsi que des brochures ou panneaux en écriture agrandie. Des jeux permettront à chacun de mieux assimiler les informations.

Les visites seront toujours réalisées en présence de l’agriculteur ou de l’artisan et toutes les questions pourront être abordées avec lui.

 

FR CIVAM AUVERGNE

1, allée des Eaux et Forêts - Résidence des étudiants – Marmilhat sud – 63370 LEMPDES

Tél. : 04.73.61.94.04

Mail : mellet.civam@wanadoo.fr              -        Site : civamauvergne.e-monsite.com

 

 


 

Les sports mécaniques vous intéressent, c’est par ici !

Accessi Méca Sports est une nouvelle association qui permet de rendre accessible les sports mécaniques pour un public en situation de handicap visuel (pour le moment, ils ont commencé avec le quad).

 

En visitant régulièrement leur site, vous serez au courant de toutes les actualités de l’association, des tests réalisés par leur soin mais aussi des évènements organisés. Il y a également des forums qui permettent à chacun de faire des suggestions et de poser des questions.

 

Leur site : www.amecasports.fr

 


Le livre du moment

 

« Je suis à l’est » de Josef Shovanec - Editions Plon, novembre 2012

Couverture du livre "Je suis à l'est" de Josef ShovannecDiplômé de Sciences Po, docteur en philosophie et polyglotte, Josef Shovanec n’est pas un étudiant brillant comme les autres. Enfant, il a frôlé l’internement psychiatrique, avant d’être diagnostiqué autiste… Il témoigne avec humour des petits problèmes qui font le quotidien d’un autiste (panique face au moindre imprévu, difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations, etc.), mais aussi de sa perception du monde, qu’il présente comme une richesse plus que comme un handicap. Un autre regard sur l’autisme, vu de l’intérieur.

 

 

 

 

Editions Gros Caractères

 

Nouveautés Feryane

 

 « Peste & Choléra » de Patrick Deville

 

Couverture de l'ouvrage "Peste et Choléra" de Patrick DevillePrix Fémina 2012, Prix du Roman Fnac 2012

Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l’existence la plus mouvementée. Très vite, il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina.

Pour raconter cette formidable aventure, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde et s’est nourri des archives des Instituts Pasteur.

 

 

 

 

 

 

Couverture de l'ouvrage "Au coeur de l'espoir" d'eric Cheysson« Au cœur de l’espoir » d’Eric Cheysson avec Michel Faure

Sur ce terrain vague d’un faubourg de Kaboul, grâce à la conviction et à la générosité de quelques Français, un rêve fou est devenu réalité : un hôpital ultramoderne est construit et soigne les enfants d’un pays dévasté par trente ans de guerre.

Eric Cheysson, responsable de l’Hôpital français à Kaboul, raconte le combat de tous ceux qui se sont engagés à ses côtés pour donner corps à ce projet, le courage des équipes médicales et le destin émouvant de leurs jeunes patients.

 

 

 

 

 

 

Couverture de l'ouvrage "Le Roi Lézard" de Dominique Sylvain

 « Le Roi Lézard » de Dominique Sylvain

Louise Morvan, de Morvan Investigations, élucide enfin le mystère de l’assassinat de son oncle, Julian Eden, fondateur de l’agence dont elle a hérité à la fin des années 70, alors qu’elle n’était qu’une toute jeune fille.

Son amant, le commissaire Clémenti, a retrouvé l’inspecteur chargé de l’enquête sur le meurtre de Julian. Sans raison apparente, il avait été rétrogradé et muté. L’ex-flic s’amuse à brouiller les pistes, mais c’est sans compter sur la détermination de Louise à mener à bien cette enquête…

 

 

 

 

Couverture de l'ouvrage "La veuve blanche" de Michèle Castelli« La veuve blanche » de Michèle Castelli

En 1709, au cœur de la Balagne, en Corse, la vie suit son cours, immuable. Dans ce monde rural où l’honneur justifie les sacrifices, il faut faire son devoir et guetter le danger, permanent : pirates barbaresques venus rançonner, rivalités entre bergers et paysans, sorts à conjurer…

Ainsi grandissent la rêveuse Fiordispina et l’insouciante Anghjulina, cousines confrontées à la violence de leur univers. Transgressant les règles, chacune à sa manière va fuir le destin tracé par le clan pour connaître un bonheur tragique.

Un roman exceptionnel sur la Corse, inspiré d’un fait réel.

 

 

 

 

 

 

Nouveautés Editions de La Loupe

           

 

« Patients » de Grand corps malade

Couverture de l'ouvrage "Patients" de Grand corps malade« Je suis devenu ‘tétraplégique incomplet’ suite à un plongeon trop à pic dans une piscine pas assez remplie. (…) Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés... Bref, je sens qu'on va bien s'amuser.”

Dans son livre, où il se fait pour la première fois auteur d’un récit en prose, l’auteur raconte, avec humour, dérision et beaucoup d’émotion, les douze mois passés en centre de rééducation et relate les aventures tragiques mais aussi cocasses vécues par lui et ses colocataires d’infortune.

 

 

 

 

 

Couverture de l'ouvrage "Trois jours au Népal" de Jean-David Blanc« Trois jours au Népal » de Jean-David Blanc

Jean-David Blanc, fondateur d’AlloCiné, sort miraculeusement indemne d’un crash en paramoteur dans l’Himalaya. Mais il est seul, à 3000 mètres d’altitude, en plein hiver, sans équipement et avec trois carrés de chocolat pour tout ravitaillement. Comment affronter une telle situation quand on n’y a jamais été préparé ? Minute par minute, il raconte le parcours qui lui fera traverser toutes les étapes, de l’espoir au désespoir, avant de trouver finalement l’issue en lui-même.

 

 

 

 

Couverture de l'ouvrage "Deux Zèbres sur la 30ème rue" de Marc Michel-Amadry« Deux zèbres sur la trentième rue » de Marc Michel-Amadry

Pour remplacer ses zèbres morts de faim, Mahmoud Barghouti, directeur du modeste zoo de Gaza, se résout à peindre des rayures à deux ânes. James, correspondant du New York Times au Moyen-Orient, s'empare de ce fait divers insolite, porteur d'un message d'espoir et de paix. Une chronique dont les échos dépassent les frontières et qui bouleverse des destins. Entre Paris et Berlin, New York et Gaza, un sésame vers le bonheur.

 

 

 

 



GIAA Alsace

14 A rue de Mulhouse - 67100 Strasbourg

Tél. : 03.69.09.22.31 - Mail : contact.alsace@giaa.org  

 

GIAA Aquitaine

14 rue de la Réole - 33800 Bordeaux

Tél. : 05.56.31.48.48 – Mail : contact.aquitaine@giaa.org   

 

GIAA Auvergne

35 avenue Franklin Roosevelt

63000 Clermont-Ferrand

Tél. :04.63.79.70.55 - Mail : contact.auvergne@giaa.org    

 

GIAA Centre

288 Chemin Lucien Bonneau

18100 Mery-sur-Cher

Tél. : 02.48.71.27.18

 

 

 

GIAA Ile de France

5 avenue Daniel Lesueur

75007 Paris

Tél. : 01 47 34 30 00 – Mail : giaa@giaa.org

 

GIAA Lorraine

BP 23703

54097 Nancy Cedex

Tél. : 03.83.27.70.33 - Mail : contact.lorraine@giaa.org  

 

GIAA Paca-Corse

Le Placer A - 72 avenue Benoît Malon

83100 Toulon

Tél. : 04.94.36.77.48 - Mail : contact.paca-corse@giaa.org

 

GIAA Pays de Loire

109, rue Eblé

49000 Angers

Tél. : 02.41.86.13.25 - Mail : contact.paysdeloire@giaa.org

 

 

 


Services du GIAA

Services audio :

- La Librairie Sonore = propose près de 6000 titres enregistrés sur CD DAISY

- Le Kiosque Sonore = service d’abonnement presse à 19 revues.

- L’enregistrement à la demande

 

Services Braille et gros caractères :

- Transcription à la demande de tout document, ouvrages, document professionnel…

- Revues jeunesse et adulte

 

La lecture directe :

Le GIAA met en contact la personne aveugle ou malvoyante avec un bénévole voyant. Le rôle du bénévole est d’assister pour la lecture : rechercher puis feuilleter des livres dans une bibliothèque, lire des documents manuscrits ou polycopiés, le courrier…

 

Un Club Emploi :

Le Club Emploi du GIAA propose un accompagnement individuel personnalisé, centré sur la spécificité de la personne déficiente visuelle en situation de recherche d’emploi.

 

La revue du GIAA : Le QSLD

Le « Qu’on se le dise » est proposé en 5 versions : en noir, en gros caractères, en braille, en CD audio (format DAISY) et en version électronique téléchargeable (se reporter au bulletin d’abonnement).

 

Les boutiques du GIAA :

Le GIAA dispose pour ses adhérents de boutiques qui proposent, selon les délégations, des méthodes d’apprentissage du Braille, de matériels pour lire et écrire du Braille ou des gros caractères, et divers produits adaptés qui facilitent la vie quotidienne des aveugles et malvoyants (loupes, montres, ...).

 

 

Sections du GIAA

-    Amitiés Pouget : regroupe des prêtres, diacres, religieux et religieuses malvoyants ou non voyants. Ils publient la "lettre d'Ananie.  Contact : Marcel Chalaye – 04.76.71.48.60

 

-    GPEAA (Groupement des Professeurs et Educateurs d'Aveugles et Amblyopes) : groupe de professeurs et éducateurs, acteurs sociaux, parents qui travaillent ou vivent pour/avec des personnes aveugles ou malvoyantes. Ils organisent les journées pédagogiques.

 

-    Views France : concerne les jeunes malvoyants et non voyants qui souhaitent faire des échanges et organiser des voyages en Europe.

 

 

 


4ème de couverture avec une information sur la participation de l'association à la Course des Héros