SOMMAIRE

ÉDITO

 

ACTUALITÉS

Défistival

Cette année encore le GIAA s’est investi dans les JNAA

Recherche Biomédicale sur l’insomnie

États Généraux de la Déficience Visuelle

 

DOSSIER

Introduction : écouter mieux

Comment faire aimer la musique aux élèves ?

Changer de regard sur le handicap

Musique et Handicap visuel

Extrait du Bulletin Pédagogique du GPEAA

 

LA VIE DU GIAA

Le point sur l’Assemblée générale statutaire 2011

Un nouveau service de la Librairie Sonore !

Rétine artificielle. Où en est-on ?

 

CULTURE

Musée d’Arles antique : exposition César

L’album acoustique de Gilbert Montagné

« Médiation culturelle et accessibilité » 

 

LOISIRS

Dire le non-visuel

Deux cents poupées dans un petit village du Luberon

Les Baux-de-Provence

 

LECTURE

Comment a été conçu « L’imagier sensoriel »

Aveugle, arabe et homme politique, ça vous étonne ?

 

COURRIER DES LECTEURS

 

NOUVEAUTÉS DAISY SEPTEMBRE - OCTOBRE 2011

 

 

 

 

ÉDITO

Portrait de Marie de Saint Blanquat, présidente du GIAA, lors de l'assemblée générale.

 

Chers amis,

 

Qu’on Se Le Dise s’est penché, pour le présent dossier, sur l’accès à la musique, sur son enseignement, les meilleures méthodes de communication…, et tout cet environnement : ce sont des sujets très vastes, pour lesquels nous sommes toujours attentifs et… à l’écoute. Quand on l’aime, la musique peut être source de réconfort, de partage, voire de bonheur.

 

L’insomnie est une préoccupation fréquente des non voyants et de ceux qui les entourent, plus encore que pour les voyants. Plusieurs articles y sont consacrés et le seront dans nos prochains numéros. Un point est fait sur un autre thème de santé, thème particulièrement sensible : l’avancement de la recherche sur les rétines artificielles.

 

Sous la rubrique culture, il sera question de visites par le toucher, que ce soit pour une exposition de poupées, les vestiges romains remontés du Rhône récemment ou la visite, particulièrement difficile à organiser de ce célèbre village perché, le village des Baux-de-Provence.

 

À côté de tous les autres sujets sympathiques et distrayants que vous allez trouver dans les pages qui suivent, j’aimerais, chers Membres et fidèles lecteurs du QSLD, avec un peu de gravité, faire un appel à votre amitié et à votre soutien dans des moments difficiles : les projets sont nombreux et leur intérêt certain ; aurons-nous les moyens de les mener tous à bien ?

Je fais appel aussi à votre indulgence pour cette franchise…

 

Il n’en demeure pas moins que, délégations régionales, sections thématiques, commissions et Siège, vous savez que nous serons toujours à l’écoute de vos suggestions.

N’oubliez pas les états Généraux de la Déficience Visuelle dont vous trouverez le programme dans les actualités. Votre présence est importante.

 

Toujours votre dévouée,

Marie de Saint-Blanquat

Présidente du GIAA

 

 

 

OURS

Revue de l'Association des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA) - Revue bimestrielle

 

Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes

5, avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Tél. : 01.47.34.30.00

Site internet : www.giaa.org

Courriel : giaa@giaa.org

 

Directrice de la publication : Marie de Saint Blanquat ;

Rédacteur en chef : Colette Marsan ;

Comité de rédaction : Paul Allard, Daniel Belin, Stéphane Guasson, Alain Masson, Marie-Christine Mouttet, Alain Rousseau, Nathalie Sassier ;

Coordination graphique : Nathalie Sassier ;

Maquettiste : Florence Madrange ;

Coordination transcription supports adaptés : Stéphane Guasson ;

Correction typographie : Sophie Chereau, Laurence Hays.

 

 

 

 

ACTUALITÉS

Défistival

Présenté avant les vacances d’été, le Défistival a eu lieu vendredi 16 et samedi 17 septembre. Au delà du stand dont a bénéficié le GIAA grâce au soutien de AG2R La Mondiale, les participants ont pu profiter de l’ambiance festive de cet évènement.

Cette année encore le GIAA s’est investi dans les JNAA

Cette année encore 119 établissements et de nombreux bénévoles ont quêté pour le GIAA dans le cadre des Journées Nationales des Associations d’Aveugles et de malvoyants les 1er et 2 octobre derniers. Nous les remercions pour leur engagement à nos côtés.

Ces journées ont 2 objectifs :

- Elles sont avant tout l’occasion d’informer le grand public sur la condition actuelle des déficients visuels et l’aide qu’ils peuvent attendre des nombreuses associations qui les soutiennent ;

- La traditionnelle quête lors des JNAA est une composante essentielle au fonctionnement des associations, qui ne reçoivent pas assez de subventions publiques, et à la réalisation des projets en faveur des personnes aveugles ou malvoyantes.

Chaque année, ce sont de nombreuses personnes qui sont ainsi sensibilisées au handicap visuel et qui nous apportent leur soutien.

L’insomnie chez les non-voyants

Depuis quelques années, on sait de manière plus précise que le sommeil des non voyants est aussi perturbé en raison de l’absence de stimulation de l’horloge biologique par la lumière.

La non perception de la lumière les empêcherait de « caler » leur rythme de sommeil sur la périodicité jour-nuit et expliquerait les difficultés cycliques pour s’endormir et les épisodes de somnolence involontaires que certains non voyants ressentent par périodes.

D’après les spécialistes du sommeil, de 18 à 55% des personnes non-voyantes, incapables de synchroniser leur horloge interne avec le cycle jour-nuit sur 24 heures, souffrent d’insomnies cycliques et de privation de sommeil.

Ces troubles ont de profondes répercussions sur leur vie sociale et professionnelle, et sont considérés comme un aspect très invalidant de leur cécité.

D’après les travaux des chercheurs du sommeil, il semblerait que cette désynchronisation spécifique aux non voyants puisse être corrigée en régulant la mélatonine. En effet, cette hormone dont la sécrétion est perturbée par l’absence de lumière, informe l’organisme de l’arrivée de la nuit et induit le sommeil.

Pour obtenir plus d'informations sur ce sujet, n’hésitez pas à contacter le Docteur Quera, Hôpital Raymond Poincaré (Garches) au 06.80.15.46.74 ou envoyez lui un mail à docteur.quera@gmail.com.

 

Recherche Biomédicale sur l’insomnie

Vous êtes non-voyant et souffrez d’insomnie la nuit et de somnolence au cours de la journée ?

Vous pouvez contribuer à apporter une solution à votre problème !

De 18 à 55% des personnes totalement non-voyantes sont incapables de synchroniser leur horloge interne avec le cycle jour-nuit sur 24 heures, et souffrent d’insomnies cycliques et de privation de sommeil.

Vanda Pharmaceuticals, Inc (Vanda) développe actuellement un médicament destiné à vous aider, si vous êtes non-voyant, ne percevez pas la lumière et souffrez de troubles du sommeil.

Vanda vous propose de participer à une étude biomédicale qui se déroule dans 8 centres hospitaliers spécialisés (Paris, Garches, Lyon, Toulouse, Lille, Montpellier, Rennes et Rouffach - Alsace).

 

En participant à cette étude, recevez une indemnité de 700€ (70€ par visite) et soyez remboursé pour vos déplacements !

Étude de recherche biomédicale dument enregistrée auprès de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS).

 

Si vous êtes intéressé, contactez-nous :

Tél. : 03.89.78.73.73 ou recrutement@forenap.com

 

Bulletin CFPSAA Infos 2011 du 1er septembre 2011 (Extraits)

Le dernier bulletin de la CFPSAA renferme une somme d’informations essentielles qu’il n’est pas possible de résumer ici. Nous y renvoyons nos lecteurs. Nous citons seulement ci-après quelques informations parmi les plus importantes

- Rapport annuel 2010 de l’Union Mondiale des Aveugles : maintenant disponible sur notre site web.

- F123.org. Un logiciel low cost de lecture d’écran pensé pour les déficients visuels. Site Internet ou écrire à info@F123.org.

- L’audiodescription à la télévision disponible pour tous.

100% Musique

Musique libre, actualité et annuaire musical

Sur ce site vous pouvez dans un premier lieu écouter et télécharger de la musique gratuite légalement, sous licence creative commons et art libre. Ces musiques sont au format mp3 dans de nombreux genres dont rock, électronique, metal, musique celtique, techno, new age...

Par ailleurs vous avez accès sur ce portail au téléchargement de musique gratuite via des centaines de fichiers audio gratuits wav et mp3, boucles de musique, fichiers midi ou soundfonts.

Sont également présentes des ressources diverses dont un annuaire de musique gratuit, articles, sélection de logiciels de musique et bien d’autres choses encore. Ces ressources sont sous licence creative commons ou art libre, licence de distribution choisie par l’auteur lui-même. Cette utilisation peut alors se faire dans un cadre non commercial ou non.

C’est gratuit et tous les fichiers présents sur ce portail peuvent être téléchargés en toute légalité librement et gratuitement.

Musée du Louvre

À l’aide de plaques thermo-gonflées, découvrez les œuvres par le toucher.

- Samedi 22 octobre à 14h30 : La Famille de Darius aux pieds d’Alexandre de Francesco Trevisani, esquisse achevée d’un grand tableau exécuté pour le palais de La Granja de San Ildefonso (Ségovie) en Espagne, s’insère dans un ensemble de huit compositions consacrées à Alexandre le Grand. Cette visite sera l’occasion de voyager au temps d’Alexandre le Grand et de redécouvrir son épopée.

- Samedi 19 novembre à 14h30 : Les bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin.

Et in Arcadia ego : «Même en Arcadie, moi, la Mort, j’existe.» Cette inscription figurant sur le tombeau donne le sujet… L’Arcadie était, pour les poètes de l’Antiquité, une sorte de paradis terrestre, un séjour de parfaite félicité.

- Samedi 10 décembre à 14h30 : Découverte de l’exposition temporaire

Près de cinq cents objets, pour la plupart jamais présentés en France, retracent l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à l’époque romaine impériale et montrent la richesse et l’extraordinaire virtuosité de la production de la Macédoine antique.

Réservations : Tél : 01.40.20.85.88 – Courriel : handicap@louvre.fr.

Exposition Paul Klee polyphonies

Cité de la Musique - 18 octobre 2011 - 15 janvier 2012.

Avec cette exposition, le Musée de la musique présente sa première exposition monographique consacrée à l’œuvre d’un peintre. Parmi les artistes majeurs de la première moitié du XXe siècle, Paul Klee se distingue par sa pratique suivie de la musique, tant comme violoniste de niveau professionnel que comme auditeur passionné.

Réunissant plus d’une centaine d’œuvres de Klee, l’exposition présente principalement des tableaux, des dessins, des partitions et des documents d’archives. Un parcours sonore très riche met en évidence les liens fondamentaux entre la peinture de Klee et la musique. L’audioguide permet une découverte en musique de l’exposition au son de Mozart, Bach, Schönberg, Busoni… La notion de « polyphonie » reflète ainsi la pluralité foisonnante et inattendue de son œuvre.

En prolongement de l’exposition, un espace dédié aux familles propose une quinzaine de modules ludiques et interactifs dont cinq sont accessibles aux personnes déficientes visuelles.

 

Accès, renseignements et Réservations

Cité de la musique - 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris (Métro Porte de Pantin)

Tél. 01.44.84.44.84. Mail : handicap@cite-musique.fr.

Site : www.citedelamusique.fr/handicap, accessible aux synthèses vocales.

 

Accessibilité : les chiens-guides sont admis dans toute la Cité de la musique. Les espaces sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et desservis par des ascenseurs. Des sièges-cannes et des fauteuils roulants sont en prêt au vestiaire du musée.

Santé

Optic 2000 et HandiCaPZéro lancent une rubrique Basse Vision. Paris, le 22 mars 2011 Communiqué de presse.

Optic 2000 s’associe à HandiCaPZéro et ouvre sur le site handicapzero.org une rubrique basse vision entièrement dédiée à l’information et au conseil des personnes malvoyantes.

En France, 3 millions de personnes sont concernées par une perte de performance visuelle qui ne peut plus se corriger avec de simples lunettes.

Où trouver du matériel adapté ? À quel opticien spécialiste basse vision s’adresser ? Existe-t-il des prises en charge spécifiques ? Comment mieux comprendre et vivre avec sa malvoyance ? Existe-t-il des espaces d’informations pour les personnes malvoyantes et leur entourage ?

C’est pour apporter des réponses à toutes ces questions qu’Optic 2000, qui investit depuis plus de 10 ans dans la prise en charge de la malvoyance, a choisi de rejoindre HandiCaPZéro pour proposer cette nouvelle source d’informations.

Les personnes malvoyantes pourront, notamment, y découvrir le centre Basse Vision Cecom, un espace d’information et de conseils sur la basse vision, accessible gratuitement. Elles y trouveront l’annuaire des centres agréés spécialistes Basse Vision Optic 2000, des magasins d’optique spécialement adaptés qui proposent des aides visuelles spécifiques. Elles pourront, également, consulter un catalogue détaillé des aides et équipements techniques destiné à leur faciliter la vie quotidienne, ainsi que les démarches à suivre pour les financer.

Balades urbaines

Visites de l’Office du Tourisme de Saint-Ouen :

Le pittoresque des impasses - vendredi 07/10 à 14h ;

Cinéma aux « Puces » - samedi 15/10 à 10h30 (évènement Cinépuces) ;

Regard sur le quartier des Docks - samedi 29/10 à 10h30 ;

Balade au cœur de la ville - mercredi 09/11 à 10h30 ;

Le musée Pierre Cardin par le toucher - samedi 19/11 à 14h ;

Mod’O « Puces » - lundi 05/12 à 14h ;

Au feu les pompiers ! - samedi 17/12 à 10h.

Contact :

30, avenue Gabriel Péri

Tél. : 01.40.11.77.36

infos@st-ouen-tourisme.com

www.st-ouen-tourisme.com

www.st-ouen-tourisme.tv.

La Colline – théâtre national

15, rue Malte-Brun - 75980 Paris cedex 20 - www.colline.fr.

Je disparais de Arne Lygre;

Mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig;

Collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou;

Avec Irina Dalle, Alain Libolt, Pauline Lorillard, Annie Mercier, Luce Mouchel ;

Du 4 novembre au 9 décembre 2011 dans le Grand Théâtre ;

Représentations en audio-description : dimanche 20 novembre à 15h30 et mardi 29 novembre à 19h30 ;

Présentation du décor : mardi 29 novembre à 18h ;

Renseignements et réservations : Christelle Longequeue

Tél. : 01.44.62.52.12 - Mail : c.longequeue@colline.fr.

Forum des Solitudes

L’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir organise le 6 décembre 2011 à la Mairie du 18ème arrondissement de Paris son 5ème forum national sur le thème « Des Solitudes ». Handicaps et solitudes se conjuguent dans la difficulté de mener une vie citoyenne. Au travers de témoignages et de conférences sera abordée la question de la solitude, des solitudes des femmes handicapées ou comment l’absence d’accessibilité (à l’éducation, à l’emploi, au droit…) favorise ces solitudes.

Ce forum s’interrogera sur le handicap comme frein à l’inclusion de la personne handicapée dans la vie de la cité et facteur d’isolement et de solitude.

Le programme de la journée est consultable sur www.femmespourledire.asso.fr.

Programmes en caractères agrandis et en Braille sur demande (à préciser lors de l’inscription). Entrée libre et gratuite. Préinscription par mail : fdfa.asso@free.fr.

États Généraux de la Déficience Visuelle

Organisés par la CFPSAA. Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47-83 bd de l’Hôpital, 75013 Paris, samedi 26 novembre, 9h30-18h.

Programme prévisionnel : ouverture des débats par le Secrétaire général de la CFPSAA, Vincent Michel ; discours de Mme Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale ; Tables rondes sur l’accès à la culture, l’accès aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, l’accès à l’emploi, l’accessibilité de l’environnement, des transports et du cadre bâti, les lois sociales en faveur des personnes déficientes visuelles. Renseignements : presidence@cfpsaa.fr.

Accès culture

Liste des villes ayant des théâtres adaptés

Saison 2011-2012. Spectacles avec audiodescription :

NORD : Lille et Rouen ;

Île-de-France : Paris, Evry, Bobiny, Nanterre ;

EST : Reims, Nancy, Dijon ;

SUD-EST : Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Aix-en-Provence, Marseille, Toulon, Nîmes, Montpellier ;

SUD-OUEST : Toulouse, Bordeaux, Angoulême ;

CENTRE : Limoges, Tours, Orléans, Clermont-Ferrand ;

OUEST : Quimper, Angers, Nantes, Rennes.

 

 

 

 

DOSSIER

Introduction : écouter mieux

On enseigne la musique à l’enfant, non pas pour en faire un artiste d’exception mais pour lui donner le goût de l’écoute. L’article de Marie-Gabrièle Asselin, professeur de musique au lycée Victor Duruy à Paris, explique que l’enfant malvoyant qui a compris cela est moins isolé dans sa vie quotidienne, même si son parcours scolaire demeure parfois difficile et les enseignants doivent s’adapter à cette situation (Bulletin pédagogique du GPEAA).

Pour les plus grands, les progrès techniques et comportementaux se multiplient, de sorte que nous ne pouvons ici que citer quelques exemples.

Soraya Kompany, dont nous avons déjà analysé le « Guide d’accessibilité des établissements d’enseignement », interviewée pour nous par Alain Masson explique que son objectif à terme est de changer le regard sur le handicap.

Le récent Colloque de la Cité de la Musique, commenté par Bénédicte Capelle-Perceval et par Laetitia Pegaz-Fiornet a lancé de multiples pistes qu’il ne faut pas se priver d’emprunter, en particulier pour l’organisation des visites des musées.

Voir avec les oreilles, comme les dauphins, par l’écho reçu et peut-être avec la langue par application de cette technique d’écholocation, c’est un projet de recherche très prometteur.

 

Une classe d'élèves écoutant le professeur de musique qui joue de la guitare

 

Ces progrès de base commencent à engendrer tout un environnement de petits gadgets qui trouvent leur place dans la vie de tous les jours d’une personne non ou mal voyante (classement des CD, déplacements pour se rendre au concert..).

Il reste que l’accès au cadre bâti continue à prendre un retard affligeant et que, comme on peut le lire dans une récente Tribune de la CFPSAA, il n’y a pas toujours de « cerise sur le gâteau » (voir Actualités dans ce numéro…).

Cela n’empêche pas de continuer à enfoncer le clou, à être toujours en mouvement.

Comment faire aimer la musique aux élèves ?

Marie-Gabrièle ASSELIN

Professeur au Lycée Victor Duruy (Paris)

Ayant toujours fréquenté des établissements d’élèves voyants, j’ai eu très peu de contacts avec des enfants aveugles à l’exception des élèves intégrés à DURUY. Généralement, ils ont montré une grande capacité d’écoute sauf un qui n’était pas intéressé par cet art.

Qui je suis.

Je vous rappelle que je suis non voyante de naissance. J’ai appris le piano d’abord avec ma maman puis à l’INJA. J’ai exercé mon oreille en écoutant des chansons à la radio afin de les reproduire au piano.

Je suis allée en pension à l’INJA lorsque j’avais 9 ans en 1971 et j’y suis restée jusqu’en terminale où j’ai passé le bac en 1980. J’y ai beaucoup travaillé la musique en apprenant le piano, l’harmonie et le solfège. J’avais, et j’ai toujours, la chance d’avoir une très bonne oreille, ce qui me permet de gagner beaucoup de temps dans la réalisation de mes accompagnements de chant ou de morceaux. Avant de faire des études de musique, j’ai commis l’erreur de ma jeunesse d’avoir fait deux ans de droit à l’université d’ASSAS. En faisant ces études, j’ai souhaité me rapprocher de mon père qui était commerçant et occupait un poste de juge au tribunal de commerce d’Evreux. Après ces 2 ans où j’ai fait de tout sauf du droit, j’ai pris conscience que j’aimais vraiment la musique. Et n’ayant aucune chance d’être concertiste, je me suis dirigée vers l’enseignement de la musique.

J’ai contacté un professeur non voyant qui habitait Evreux, Raoul Mégelas, qui fût compositeur il y a quelques années. Actuellement, il est retraité. Il m’a offert l’opportunité d’enseigner ponctuellement dans deux de ses classes en 1982 et j’avoue avoir été séduite par le contact avec les enfants. Après avoir réfléchi, je me suis lancée dans la préparation du CAPES musicologie S lettres. Je l’ai obtenu et mon premier poste fût dans l’Académie de Versailles. Dès lors, ma carrière d’enseignante a commencé, en septembre 1986.

J’ai débuté au collège Les petits ponts à Clamart. Ce fût une expérience intéressante et aussi douloureuse parfois.

L’intérêt était de découvrir de jeunes élèves, j’étais pleine d’illusions d’enthousiasme et j’étais surtout très naïve. Je croyais que j’allais me faire plein d’amis parmi mes élèves. Or, j’ai très vite compris qu’il fallait se faire respecter en étant suffisamment ferme car, étant jeune et sans expérience, l’autorité me manquait cruellement. De plus, je refusais d’avoir un assistant pour me prouver que je pouvais faire tout sans l’aide d’une tierce personne. J’ai rapidement réalisé que c’était très difficile et usant. Certaines classes, fort heureusement, ont bien joué le jeu. Le souvenir que j’ai de cette année scolaire est positif. Les enseignants et l’administration de ce collège m’ont accueillie chaleureusement.

 

Un groupe de jeunes. Association Cocopaq faisant découvrir la musique aux jeunes des écoles. Pays de Quimperlé (Bretagne).

 

J’ai demandé ma mutation sur Paris. J’ai aussi accepté la présence dans mes classes d’une assistante qui m’aide à faire la discipline et à corriger les copies des élèves. Elle était très efficace pour me suppléer dans l’organisation des nombreuses sorties. J’ai travaillé à Eugène Delacroix dans le 16ème, à Montaigne dans le 5ème et enfin à Duruy dans le 7ème où je suis affectée depuis 1991. Je m’y plais beaucoup, grâce à la gentillesse des enfants, encore bien élevés. J’ai tous les niveaux de la 6ème à la terminale. J’enseigne dans le cadre de l’histoire des arts au lycée à partir de la seconde.

Je suis aussi chargée de l’option musique facultative au baccalauréat.

J’avais une chorale qui n’existe plus, faute d’élèves qui ont des emplois du temps sans doute trop chargés. Peut-être préfèrent-ils les jeux-vidéos qui font partie des phénomènes de notre société.

Je me bats pour faire vivre la musique au lycée en organisant des auditions-concerts chaque année afin que les professeurs découvrent les talents des élèves musiciens. À l’occasion du centenaire du Lycée Victor DURUY, je vais tenter de créer une chorale qui j’espère sera fédératrice pour une manifestation d’une telle ampleur.

Ma démarche pédagogique.

Ma façon de travailler est la suivante :

- Je les fais beaucoup chanter, ils écoutent beaucoup de musique, je leur apprends à frapper des rythmes afin qu’ils les retrouvent quand on travaille une œuvre en particulier.

- Je sors toutes mes classes puisque nous avons la chance d’être à Paris. Nous profitons de tous les partenariats qui nous sont proposés. J’emmène mes élèves un peu partout : salle Pleyel, à l’Opéra, à Radio France...

Bref, mon objectif est de faire aimer la musique aux enfants.

J’essaie donc de les sensibiliser à cet art par tous les moyens : le chant, l’écoute et la pratique rythmique. Je me rends compte que les enfants sont bien plus contents face à un orchestre que dans la classe à écouter un CD.

Le lieu du concert leur parle davantage, l’aspect visuel est très important pour eux, le fait de voir le chef, les musiciens, le public. Les retours des concerts sont l’occasion d’échanges; ainsi la pédagogie prend tout son sens. Je leur apporte une démarche d’écoute, un certain savoir. Les élèves en revanche me décrivent ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent lors du concert auquel ils ont assisté.

Je souhaite apporter du bonheur aux élèves à travers la musique mais j’essaie surtout d’élargir leur culture, d’éveiller leur curiosité. C’est d’autant plus ambitieux que les enfants et les adolescents sont énormément sollicités par les médias, les multimédias et ils ont tout à portée de main; Internet, les I-pod, les téléphones portables, la télé semblent les éloigner de l’école.

Mon handicap est généralement bien perçu par les élèves car je leur parle franchement et j’ai la chance de ne pas trop souffrir de ma cécité. Mon tempérament est plutôt gai et positif. Toutefois, certains enfants profitent de mon handicap. Le rôle de mon assistante est de les empêcher de dépasser certaines limites J’essaie tant que je peux de tirer une force de ma faiblesse liée à ma déficience visuelle.

Ma mission est peut-être de faire comprendre aux enfants en difficulté qu’ils ont tous une richesse en eux, même s’ils doivent être aidés.

Pour en savoir plus

Nous publions ci-après des extraits d’une interview que l’auteur a accordée à Florent KOPP pour le Journal des Parents d’Élèves du Lycée Victor Duruy (avec l’accord de la Présidente de l’association).

Florent Kopp (FK) : Vous enseignez la musique depuis de nombreuses années. Vous avez toujours eu la passion de la musique et, un jour, un peu par hasard vous avez eu envie de faire partager votre passion à des jeunes étudiants. Qu’apporte selon vous le cours d’éducation musicale à vos élèves ?

Mme Asselin (MGA) : Il est difficile de quantifier ce que les élèves ressentent, mais, pour ma part, le moment où l’on se retrouve doit être un moment de détente, un moment agréable. Je fais souvent des exercices respiratoires et relaxants pour que les enfants soient détendus et posent leurs voix correctement. Cela a forcément une incidence sur leur façon d’appréhender le cours et je crois que ça peut les aider dans les autres matières, en toute modestie. En tous cas, le but est de leur permettre de passer un moment agréable et de leur faire aimer la musique.

FK : Pensez-vous que la matière que vous enseignez soit une matière transversale imbriquée dans les autres ?

MGA : D’une certaine manière, on peut dire que oui, en tous cas, je l’espère. Il me semble que les élèves sont dans de bonnes conditions pour appréhender les œuvres que l’on étudie en classe.

FK : Vous parliez de l’option « éducation musicale » au bac. Pensez-vous que les élèves soient nombreux à choisir cette option et que mettez-vous en place pour les préparer à cet examen ?

MGA : Le nombre évolue selon les années, mais certains lycées ne proposent pas cette option. Afin de préparer les élèves, nous disposons d’heures dédiées exclusivement à cette préparation. Au lycée Victor Duruy, cette préparation commence en terminale.

FK : Comme chacun sait vous êtes aveugle. Pensez–vous que ce « handicap » soit un frein ou un moteur dans votre travail avec les élèves dans votre matière ?

MGA : Dans la mesure où je vis plutôt bien mon handicap, cela se passe très bien avec les élèves. D’une part, je dirais que c’est un moteur dans le sens où les élèves peuvent se rendre compte que le fait d’être non voyante ne me pose pas de problèmes dans mon métier et, au contraire, me favorise d’une certaine manière. J’ai développé le sens de l’écoute et le fait que j’aie une assistante palie aux lacunes que je peux avoir du fait de mon handicap. Cela peut être un frein, car certains adolescents sont mal à l’aise face au handicap, mais, à partir du moment où le dialogue est engagé avec les enfants, ils finissent par apprivoiser celui-ci. Par ailleurs, je pense que mon handicap se voit. Il me semble que nombre d’entre nous ont d’autres handicaps qui, eux, ne sont pas visibles. Donc je leur fais prendre conscience que nous avons peut-être tous un petit handicap et que nous devons tous nous respecter. Je trouve que d’une faiblesse, car un handicap est une faiblesse - il ne faut pas le nier -, il faut faire une force et une richesse. Ce que je veux exprimer, c’est qu’il faut se respecter.

 

Changer de regard sur le handicap

Interview de Soraya Kompany

Ex-Chef de cabinet à la Délégation Interministérielle aux personnes handicapées.

Propos recueillis par Alain Masson le 30 août 2011.

Portrait de Soraya Kompany assise à son bureau lisant un document.

 

 

Architecte-urbaniste, Soraya Kompany vient de publier aux Éditions du Puits Fleuri « L’accessibilité des établissements d’enseignement », un guide remarquablement structuré que nous avons analysé dans notre précédent journal. Pour QSLD, elle présente aujourd’hui son approche du handicap visuel.

Soraya Kompany s’explique :

« À mi-chemin entre la loi de 2005 et l’échéance obligatoire de 2015, je penche en faveur d’un bilan plutôt positif. Évidemment, selon le point de vue duquel on se place, on évoquera le verre à moitié plein ou à moitié vide… Il y a encore, ici ou là, du négatif : des élèves, des étudiants qui ne peuvent pas accéder à l’enseignement qu’ils désirent pour des raisons matérielles. Mais, si on regarde d’où on part, en général, là, on peut dire que le bilan est satisfaisant. Parce que la question de l’accessibilité est posée, prise en compte de manière globale ; elle est connue, admise et acceptée, et beaucoup de travaux sont déjà réalisés ; maintenant, on dispose d’un programme, d’une organisation et d’un calendrier.

QSLD. Quel est le principal obstacle ?

SK : Je crois que le principal obstacle demeure d’ordre culturel. C’est l’approche que l’on a de la question de l’accessibilité. Peut-être n’avons-nous pas suffisamment sensibilisé le public, les responsables et les intervenants sur cette question. Mais, encore une fois, on vient de loin, alors il s’agit de parvenir à changer le regard des gens sur le handicap et, par conséquent, sur l’accessibilité.

Grâce à la loi et aux différentes réglementations élaborées en concertation avec l’ensemble des partenaires et acteurs concernés, il a été considéré qu’il pouvait exister des limites, des contraintes, etc. D’où la possibilité d’exception ou de dérogation. Le vrai problème, en matière d’accessibilité, c’est de savoir ce qu’il faut faire exactement… Comment articuler besoins et règles et bien adapter chaque établissement à la fréquentation potentielle de tous ceux qui ont un handicap ou plusieurs ?

QSLD : Au plan matériel, que préconisez-vous ?

SK : Pour les malvoyants, un espace suffisant. Concernant plus particulièrement les élèves handicapés visuels, qu’ils travaillent en noir ou en braille, il faut souligner qu’ils ont besoin de disposer d’un espace suffisant afin de pouvoir s’organiser. Le poste de travail doit être aménagé de façon ergonomique pour faciliter notamment la manipulation de livres en braille, souvent volumineux, ou le rangement du matériel de prise de notes.

Outre le cadre bâti, il importe aussi de permettre le meilleur accès au savoir avec le recours de plus en plus fréquent aux nouvelles technologies.

Globalement, j’espère que toutes les nouvelles constructions seront désormais conformes aux textes réglementaires, qu’elles pourront fournir l’attestation d’accessibilité prévue par ces mêmes dispositions. Pour les quelque soixante dix mille établissements existants, de l’école maternelle de village à l’université, il faudra attendre l’ultime échéance du premier janvier 2015. À propos de ces adaptations facilitant l’accès et la circulation, n’oublions pas que sont même prévues des sanctions en cas de carence. Propriétaire, maître d’ouvrage et maître d’œuvre : les trois parties prenantes aux décisions et à l’exécution sont tenues pour responsables !

On peut toujours mieux faire, mais je pense qu’au niveau des établissements d’enseignement, du primaire au supérieur, beaucoup a été fait. C’est la première des libertés, que celle d’accéder au savoir et elle concerne, dans notre pays, pas moins de quinze millions de familles.

QSLD : Comment se situe la France par rapport aux autres pays ?

SK : Comparée à ses voisins européens, la France, voici quelques années, était en retard, il faut le reconnaître. Aujourd’hui, je dirais, certes, que des retards ponctuels peuvent exister, mais qu’elle est maintenant un des rares pays européens dotés d’un dispositif complet en matière d’accessibilité. Dispositif non seulement législatif et réglementaire, mais contractuel, avec obligation de résultat et planning. Ajoutons le fait que sont pris en compte ici l’ensemble des handicaps : ce n’est pas toujours le cas partout en Europe.

De plus, nous tenons aussi au principe de continuité de la chaîne de déplacement. Il est en effet très important que le jeune, depuis son domicile jusqu’à son école, puisse aisément circuler de façon autonome pour accéder à ses activités éducatives, sans difficulté insurmontable. Aussi bien sur la voirie et le trottoir que pour utiliser tel moyen de transport et de stationnement.

QSLD : Envisagez-vous l’aide des institutions ?

SK : Aux familles je rappelle l’existence des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) qui ont un certain nombre de responsabilités, surtout en ce qui a trait à l’accueil et à l’information. Les parents ne doivent pas hésiter à solliciter ces services. C’est le lieu où sont concentrés les principaux renseignements. Il y a aussi les directeurs d’école et autres chefs d’établissement à contacter. Si possible bien avant la date prévisible d’entrée du jeune. Il faut anticiper, prendre le temps de prévenir et permettre aux uns et aux autres de s’organiser.

QSLD : Et la formation des responsables ?

SK : En concluant, je tiens à dire l’importance que j’attache personnellement aux questions de la formation. Formation de tous les acteurs concernés, depuis le niveau décisionnel jusqu’aux niveaux d’exécution : partout, il faut intégrer et développer la formation. Parce que c’est une question de changement culturel, de regard nouveau sur les besoins et moyens de l’accessibilité. Et cela ne s’apprend pas en claquant des doigts, il faut être formé. Ce qui peut se faire sur des durées courtes, mais il ne faut pas le négliger et bien y penser. »

Quelques idées pratiques sur l’Accès à la musique par les déficients visuels

D’après un texte de la CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes).

Répertorier et étiqueter ses CD : plusieurs solutions

- Accès des titres sur Internet : lorsqu’on met un CD de musique dans le lecteur d’un ordinateur lui-même connecté à Internet, le logiciel Windows Media Player peut copier le CD dans des répertoires du disque dur en les marquant avec les titres des morceaux récupérés sur Internet.

- Étiquetage avec lecteurs vocaux d’étiquettes ;

- Il existe plusieurs appareils (Voilà, Speak out, Sherlock) qui permettent d’associer un message vocal à une étiquette code barre. On colle l’étiquette code barre sur un CD, on enregistre le titre du CD dans l’appareil et ensuite on n’a plus qu’à lire l’étiquette du code barre avec l’appareil pour qu’il répète le titre pré-enregistré.

 

Photographie des CD

 

Écouter de la musique enregistrée ou radiodiffusée

Écouter en ligne : si on dispose d’une connexion Internet, il existe des sites où on peut choisir le titre, l’auteur, ou le compositeur de son choix et écouter en ligne sur son ordinateur les morceaux sélectionnés. Par exemple les sites suivants sont accessibles aux déficients visuels : www.dailymotion.com - www.radioblogclub.com - www.youtube.com.

Programmes radio sur Internet : si on écoute la radio, on peut trouver les programmes en consultant sur Internet le site de la radio de son choix. En particulier, on peut trouver les programmes de France Musique ou France Culture sur le site radiofrance.fr.

Sur Internet on peut non seulement consulter les programmes de sa radio préférée mais on peut aussi en général l’écouter en ligne.

Programme radio édité par l’AVH Lyon : on peut s’abonner et recevoir par e-mail ou sur disquette chaque semaine le programme radio de Télérama qui est adapté par l’AVH de Lyon. Le prix de l’abonnement est de 10 euros par an. Pour cela il faut écrire à : comite.lyon@avh.asso.fr ou téléphoner au 04.78.52.42.90.

Écouter de la musique au concert ou à l’Opéra

Clair Obscur : pour ceux qui habitent la région parisienne, l’association Clair Obscur propose des sorties au concert ou à l’Opéra, en soirée ou en matinée. Les responsables de l’association sélectionnent les spectacles qui leur semblent intéressants et les proposent dans un programme qui est envoyé à l’avance à tous les membres de l’association soit en noir, soit en sonore sur CD. Sur ce programme figurent tous les renseignements nécessaires, tarifs, horaires, adresses et modalités d’inscription. S’adresser à Francine Chalangeas par mail : clair-obscur@noos.fr - Tél. : 01.43.80.00.77.

Accès Culture : l’association Accès Culture propose des spectacles audiodécrits de théâtre et d’opéra à Paris et dans de nombreuses villes de province. Un programme en noir, en Braille ou par mail est envoyé aux personnes qui le souhaitent. On peut réserver des places à un tarif préférentiel en appelant directement le théâtre ou en contactant l’association : Tél. : 01.53.65.30.74. Mail : accesculture@magic.fr.

Concerts Radio France à Paris : les programmes de la saison sont disponibles gratuitement en Braille, sur cassettes ou sur CD. Pour les obtenir contacter soit Radio France au 01.56.40.15.16 soit Donne moi tes yeux au 01.47.05.40.30.

La Cité de la musique à Paris est maintenant accessible à tous les handicaps : les tarifs réduits sont proposés aux personnes handicapées pour les concerts qui y ont lieu, des visites adaptées sont proposées, le fonds de la médiathèque est accessible : www.cite-musique.fr/handicap.

On peut signaler également que le site d’Handicapzero met en ligne les brèves de la FNAC sur les nouveautés musicales et les sorties de CD : www.handicapzero.org.

Musique et Handicap visuel

Colloque à la Cité de la Musique Paris - Vendredi 20 mai 2011

Compte-rendu de Bénédicte Capelle-Perceval

Le 20 mai 2011 s’est déroulé à la Cité de la Musique (Paris 19ème) le colloque « Handicap Visuel et Exposition ». Cette rencontre, organisée sur une journée, a tenté d’apporter des réponses aux questions que les équipes des musées se posent depuis plusieurs années : comment faire ressentir des œuvres que l’on ne peut pas toucher ? Comment décrire ces œuvres sans trahir leur pouvoir d’évocation ?

Après une mise en contexte proposée par Mme Sandrine Sophys-Véret, représentante du Ministère de la Culture et la Communication, le colloque a tenté d’explorer les besoins et les attentes des publics déficients visuels grâce à deux points de vues différents mais complémentaires : d’une part, l’analyse de Valérie Chauvet, sociologue praticienne qui a mené une étude sur le sujet, d’autre part, le retour d’expérience de Carole Guiard, une personne déficiente visuelle visiteuse assidue de musées et monuments.

La question des choix à opérer lors de la mise en place d’une offre accessible a été également évoquée avec la présentation d’un vade-mecum de l’organisation d’un programme de visites adaptées par le Musée royal des Beaux-Arts de Belgique. Puis le Musée de la Musique a expliqué sa démarche et ses partis pris lors de la mise en place de son Parcours Tactile dans ses collections permanentes.

L’après-midi a été davantage consacré aux aspects concrets de la problématique. Aurélie Pallard, designer graphiste du studio APA-création a donc abordé les différentes étapes de la réalisation de supports tactiles. La Bibliothèque nationale de France a souligné l’importance de l’audio description pour accompagner ce type de support et a présenté les multiples formes de son offre adaptée. Venu spécialement de Londres, le représentant du Victoria et Albert Museum a également expliqué que plus de deux cent œuvres originales des collections pouvaient être touchées avec ou sans gants par les visiteurs déficients visuels.

Lors de la pause de l’après-midi, le public a pu découvrir les outils de médiation (images et cartels en relief, maquette tactile, fac-similés de sculpture, bouquets de senteurs, etc.) que certains des intervenants avaient exposés.

Enfin, grâce à la présentation des mallettes multi-sensorielles de la Basilique Cathédrale de Saint Denis et du Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris, les deux sites ont pu détailler les divers outils tactiles, olfactifs, sonores, mis à disposition d’un lieu culturel pour faire découvrir ses collections aux publics déficients visuels.

Grâce à cet éventail d’exemples et contre-exemples, la Cité de la Musique espère que cette journée riche en points de vue et perspectives a permis aux professionnels de la culture et associations de mieux appréhender les enjeux de la mise en place d’une offre de médiation adaptée tout en apportant un éclairage sur les solutions techniques existantes pour concrétiser ces projets.

Extraits du compte rendu de la CTP du GIAA

Laetitia Pegaz-Fiornet

Comment faire ressentir des œuvres que l’on ne peut pas toucher ?

Comment les décrire sans trahir leur pouvoir d’évocation ? Depuis plusieurs années, les musées et monuments historiques cherchent à rendre accessibles leurs offres culturelles aux personnes déficientes visuelles. Se fondant sur des récits d’expériences et des exemples, ce colloque fait intervenir des représentants d’institutions culturelles, des personnes handicapées ainsi que des prestataires spécialisés. Tout en présentant de nombreux outils de médiation, ils évoquent leur parcours, leurs choix et partis pris, et dévoilent ainsi les différentes méthodes possibles pour adapter présentation des collections et expositions au public déficient visuel.

Musée de la musique

Parcours tactile pour les déficients visuels adultes et enfants.

À l’occasion de la réouverture du Musée de la Musique, un parcours tactile a été mis en place dans ses collections permanentes. Ce parcours, accessible à tous les publics, propose aux visiteurs déficients visuels adultes et enfants des outils qui facilitent la découverte des espaces et des collections.

Ces outils sont :

- 5 plans en relief présentant chacun un étage du musée. À l’entrée de chaque espace du Musée, ces plans indiquent l’emplacement ainsi que le contenu des vitrines et des podiums, avec des légendes en braille et en gros caractères.

- 14 fiches de salle en relief. Ces fiches concernent les instruments phares de la collection parmi lesquels le clavecin Faby, la clarinette Buffet, le violon Stradivarius « Tua », le cor Courtois, la cithare bîn, etc. Elles sont enrichies de légendes en braille et en gros caractères.

- Un audioguide avec un parcours audiodescriptif adapté. Ces commentaires sur les plans et les fiches de salle en relief permettent à tous de mieux comprendre les images tactiles. Ils intègrent à la fois des commentaires et des extraits musicaux.

- Une mallette tactile. Avec l’aide d’un conférencier, elle permet aux groupes de manipuler de véritables instruments.

La conception graphique et le suivi de la fabrication de ces outils ont été assurés par Aurélie Pallard. Les images en plexiglas fraisé ont été effectuées par la société Standard non Standard.

L’ensemble du projet et les images ont été réalisés en collaboration avec des personnes non et malvoyantes.

Les déficients visuels adultes et enfants visitent ainsi librement le Musée de la Musique avec ces outils. Ils peuvent également suivre des visites tactiles avec des conférenciers formés spécifiquement à leur accueil.

Visites tactiles avec conférenciers

Encadrées par des conférenciers formés à l’accueil des publics handicapés, ces visites découvertes ou visites-ateliers favorisent la découverte approfondie des oeuvres et leur exploration ludique.

À portée de main

L’exploration tactile d’instruments en atelier se combine avec la visite par un conférencier d’une partie des collections.

Public : enfants, adolescents et adultes en groupe. Durée : 1h30 à 2h. Pour ces visites, la réservation est obligatoire : Tél. : 01.44.84.44.84 ou handicap@cite-musique.fr.

Le parcours tactile du Musée de la Musique a reçu le soutien de la Fondation Orange.

Dans le cadre de son mécénat en faveur des personnes atteintes de déficiences visuelles, la Fondation Orange soutient des projets destinés à améliorer leur qualité de vie, en leur facilitant l’accès à la culture, l’éducation et à l’information.

Elle s’engage ainsi auprès de maisons d’opéra et de théâtres pour rendre accessible la programmation, travaille avec des musées pour améliorer l’accessibilité des sites, des expositions et leur contenu. La Fondation participe également à des projets d’édition ou d’adaptation de livres pour enfants et adultes et à la diffusion du livre sous format audionumérique.

Informations pratiques

L’ensemble des espaces est accessible par ascenseur aux personnes à mobilité réduite. Des assises sont présentes dans les salles pour les personnes à grande fatigabilité. Des fauteuils roulants et des sièges-cannes sont disponibles en prêt au vestiaire du Musée.

Horaires d’ouverture :

- du mardi au samedi de 12 heures à 18 heures ;

- le dimanche de 10 heures à 18 heures ;

- fermeture le lundi.

Tarifs d’entrée au Musée de la Musique :

- gratuit pour les personnes handicapées et leur accompagnant ;

- visites groupes avec conférenciers : 50 € par groupe.

 

Renseignements et réservations :

Tél. : 01.44.84.44.84 ou www.citedelamusique.fr.

Écholocation : les hommes peuvent eux aussi voir avec les oreilles !

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Comme les chauves-souris et les dauphins, les humains pourraient repérer les obstacles grâce à un sonar naturel en utilisant leur langue. Le fait était déjà connu mais des scientifiques espagnols ont étudié le phénomène de plus près.

Faites un long « chut », fermez les yeux et passez devant la bouche un objet quelconque, par exemple un stylo. Le son semble légèrement modifié. Voilà un embryon de sonar. Mais on peut faire beaucoup mieux, comme le démontrent Juan Antonio Martínez et son équipe de l’École Polytechnique supérieure, de l’université de Alcalá de Henares (UAH, Madrid).

Ces chercheurs mènent plusieurs études sur le sujet avec l’espoir d’aider les aveugles en leur donnant de nouvelles possibilités grâce à une véritable technique d’écholocation. Dans un article paru dans la revue Acta Acustica united with Acustica, ils décrivent leur recherche des sons les plus efficaces pour détecter à l’oreille des objets situés devant la personne. Les meilleurs, explique l’équipe, sont les clics palataux. On les obtient en faisant claquer sa langue sur le palais. Mais pas n’importe comment, précisent les chercheurs. L’effet le plus net est obtenu en coinçant la langue derrière les incisives puis en la retirant violemment vers l’arrière et non pas vers le bas, comme le font spontanément la plupart des gens.

L’écho reçu par les oreilles se trouve notablement modifié par les obstacles et le court délai de la réception permet d’estimer la distance. Ces clics ressemblent d’ailleurs beaucoup à ceux produits par les dauphins. Mais leurs organes d’écholocation, spécialement conçus leur permettent de monter à un débit de 200 clics par seconde quand un homme entraîné en reste à trois ou quatre.

La méthode n’est pas une nouveauté. Des aveugles l’ont découverte par eux-mêmes. Aux États-Unis, deux personnes sont célèbres pour leurs prouesses stupéfiantes, qui les rendent capables de repérer précisément leur environnement immédiat. Mieux qu’un discours, deux vidéos de YouTube (en anglais) démontrent ce que peut faire un être humain déterminé. Daniel Kish y expose sa méthode et se prête à plusieurs démonstrations. Sans doute plus doué encore, le jeune Ben Underwood (décédé en janvier 2009, à l’âge de 16 ans, des suites du cancer qui l’avait rendu aveugle à deux ans) court, se déplace en rollers et joue au baby-foot...

L’équipe de Juan Antonio Martínez a mis au point une méthode d’apprentissage qui mène à une utilisation efficace. Selon les chercheurs, à raison d’un entraînement de deux heures par jour, il faut deux semaines pour parvenir à repérer la présence d’un objet devant soi.

Le travail continue pour les scientifiques espagnols, qui veulent aller plus loin. La méthode pourrait selon eux servir aux personnes à la fois aveugles et sourdes car les vibrations sonores peuvent être perçues également par les os. Elle pourrait aussi être adoptée par les pompiers pour se repérer dans la fumée.

L’équipe veut aussi savoir jusqu’à quel niveau de performances peut mener cette technique. Étonnamment, les chercheurs qui ont appris à la pratiquer commencent à être capables de percevoir des objets invisibles mais repérables au son, comme les os sous la peau ou des objets à l’intérieur d’un sac...

Extrait du Bulletin Pédagogique du GPEAA

Dans un Bulletin Pédagogique spécial du GPEAA* (Groupement des Professeurs et Éducateurs des Aveugles ou Amblyopes) consacré à l’enseignement de la Musique aux enfants déficients visuels, Michèle Collat, vice-présidente, explique l’importance de cet enseignement : l’éducation musicale fait partie des disciplines artistiques qui doivent être enseignées à l’école. Elle permet aux élèves d’apprendre à écouter avec attention, d’affiner la perception auditive, de développer des capacités de mémorisation et de concentration. Ces compétences pourront être transférées à d’autres situations de la vie courante et concourir à une plus grande autonomie. Chanter ensemble, écouter les autres, s’insérer dans un groupe, partager des émotions participe à leur épanouissement personnel et social.

L’objectif de ce fascicule est de lever les inquiétudes des enseignants et de donner des pistes pédagogiques. Dans un premier temps les difficultés de l’élève déficient visuel vont le freiner dans ses activités musicales, mais ses capacités vont l’aider à les surmonter et à développer des compétences utiles dans d’autres domaines d’apprentissage.

Au sommaire de ce bulletin : la musique, la voix, le chant, le rythme, les activités instrumentales, les activités d’écoute, l’écoute d’œuvres musicales. Ces thèmes sont présentés sous un angle général, un angle éducatif et au travers d’outils pédagogiques plus précisément adaptés aux enfants déficients visuels.

Les activités d’écoute musicale sont centrées autour de : Jean-Sébastien Bach, Henry Purcell, Dave Brubeck Quartet, Arcangelo Corelli, Gustav Mahler. Après une rapide biographie de chaque compositeur, le bulletin présente l’étude d’une de ses œuvres, avec des propositions pédagogiques destinées aux enfants déficients visuels. Ce fascicule se termine par l’évocation des œuvres musicales mettant en scène des enfants et un index bibliographique.

* BPEAA : Bulletin Pédagogique octobre 2010 - Numéro spécial N°1.

 

Contact :

Pour plus d’informations, ou pour toute commande (Bulletin papier et CDROM/10€ les deux documents), s’adresser à :

Annie Lamant - Les Cèdres - 9 rue Sainte Elisabeth - 33200 Bordeaux.

Courriel : annie.lamant@orange.fr.

 

 

 

 

LA VIE DU GIAA

Le point sur l’Assemblée générale statutaire 2011

Marie de Saint Blanquat

Présidente du GIAA

L’usage, au GIAA, est d’alterner les assemblées générales tenues à Paris et les assemblées générales tenues dans les délégations régionales.

En 2010, année où nous fêtions le 60ème anniversaire du GIAA, nous étions à Paris et nous voici donc reçus en Aquitaine cette année. La date choisie, le 18 juin coïncidant avec la «Fête du Fleuve», Béatrix Alessandrini, la déléguée régionale, a suggéré que le moment festif et convivial soit, dès le samedi, un déjeuner-promenade en bateau sur la Garonne à cette occasion (voir plus loin).

La proposition était tentante, mais elle impliquait de permuter l’AG statutaire, normalement le samedi avec le moment de détente toujours prévu le dimanche. Le C.A., séduit, a rapidement considéré les contraintes éventuellement engendrées, à savoir l’horaire de l’Assemblée générale alors repoussé au dimanche 19 juin au matin ; affaire conclue ! Petit à petit nous avons perçu les difficultés que pourrait causer cette inversion : nuits d’hôtel, horaires des trains de et vers toutes les délégations sans compter l’heure de la marée ! Cela a un peu compliqué l’organisation.

Le bateau s’appelait « Le Garonne »

Le bateau s’appelait « Le Garonne » à moins que ce ne fût « La Gironde », ou bien « La Ville de Bordeaux » ; c’était le 18 juin et un grain violent s’abattait sur le débarcadère où ce beau bateau était amarré avant de nous emmener vers le Fort de Blaye. C’est très curieux d’être ainsi dans une salle de restaurant avec, de temps en temps, une très légère sensation de roulis...

 

Le bateau nommé "Le Garonne", péniche sur laquelle a eu lieu le déjeuner de l'Assemblée générale 2011 du GIAA.

 

Un bon déjeuner, un brouhaha de conversations, quelques explications sur les paysages et une heure plus tard nous débarquions non loin de l’ensemble de bâtiments à la Vauban qui constitue le Fort de Blaye avec ses petits camarades, le fort Cussac et le fort Médoc au milieu et de l’autre côté du fleuve ; c’est au retour que Jean Chanteloube, trésorier du comité Aquitaine avec Nicolas Bardinet, l’auteur de Tintin en audio-description, nous en raconteront l’histoire.

Cependant un petit quart d’heure de marche nous conduisait dans la cour du fort où un récital, charmant, de chant et guitare nous était offert souvent accompagné par les auditeurs assis dans l’herbe, Guy Béart, Jo Dassin, Brassens, les Frères Jacques : des valeurs sûres !

Nous étions environ 70 personnes, bénévoles et membres de la délégation Aquitaine avec tous ceux venus des autres délégations, Alsace, Auvergne, Île de France, Lorraine, PACA-Corse et Pays de Loire. Au retour, le beau temps revenu a permis aux uns et autres de se rencontrer et de se promener sur le pont en devisant très agréablement. Un grand merci aux organisateurs, car la logistique fut un peu compliquée à assurer...

L’Assemblée générale statutaire.

Voici un aperçu de ce qui s’est passé. Nous sommes donc au 14 rue de la Réole à Bordeaux, dans les locaux de la délégation Aquitaine, une quarantaine de personnes bien « rangées » dans la grande salle; en tout, ce sont 138 membres, qui sont présents ou représentés, c’est à dire un tiers de plus que les années passées ! Nous voyons ici les premiers résultats des campagnes d’adhésion décidées en 2009.

 

Un groupe de musiciens donnant un petit concert lors de l'Assemblée générale du GIAA.

 

Pierre Marragou, de la section VIEWS, lit le rapport d’activités qu’il a rédigé : cette activité du GIAA est dépeinte sous 4 angles : l’édition adaptée, la formation professionnelle et l’emploi, la visibilité et l’organisation du GIAA, ses participations et partenariats. Le rapport sera envoyé à tout membre qui en fera la demande.

Guillaume du Bourguet lit le rapport financier en le commentant ; ainsi que les membres ont pu s’en rendre compte avec la synthèse annexée à la convocation, il ressort de ces comptes que le déficit 2010 est important : ceci s’explique par la diminution très sévère des subventions des collectivités locales, entreprises et fondations depuis 2 ans, ainsi que par l’absence de legs en 2010.

Au-delà de nos services, abonnements Daisy, impressions braille etc., que nous devrons augmenter, le rétablissement financier devra se produire grâce à 3 types d’action : la professionnalisation de la recherche de legs ainsi que de la collecte de fonds auprès des particuliers et l’appel au mécénat sur des projets définis.

La cotisation est inchangée et le GIAA continuera à promouvoir l’adhésion du membre actif, auprès des abonnés et des bénévoles des délégations et des services.

Renouvellement du conseil d’administration : dès leur arrivée, les membres qui n’avaient pas voté par correspondance ont procédé à cette opération ; les 5 personnes candidates ont été élues avec d’excellents scores ; nous sommes heureux d’accueillir parmi ces dernières, 2 administrateurs de moins de 30 ans ; en voici une présentation rapide en ordre d’âge croissant :

- Thibaut de Martimprey, 23 ans, est tout juste diplômé d’une école supérieure de commerce, après avoir effectué des stages aux états-Unis et en Suède ; il fait partie de la section VIEWS.

- Aliénor Vappereau, 25 ans, en poste au ministère des Affaires étrangères depuis environ un an ; Aliénor est la présidente de la section VIEWS.

- Jean-Louis Plasse, juriste, cadre supérieur dans l’administration des douanes ; il est président depuis peu du comité de la délégation Auvergne.

- Francine Démaret est une très jeune retraitée de l’administration territoriale, ayant fini sa carrière comme chef de service à la mairie de Lille ; Francine s’est très vite intégrée à l’équipe des accompagnateurs du Club-emploi.

 

Marie de Saint Blanquat, présidente du GIAA, assise à table. À sa gauche Niolas Bardinet, puis Béatrix Alessandrini, déléguée régionale du GIAA Aquitaine.

 

Ces 4 personnes sont aveugles ou très mal-voyantes.

- Claude Ganier, enfin, bénévole au GIAA depuis 5 ans, a participé au « remodelage » du 1er site internet et fait partie de l’équipe « communication » avec toujours le suivi du site.

Dans la foulée de l’A.G., le conseil d’administration s’est réuni afin principalement d’élire le bureau ; Dominique Boucherat et Bertrand Vérine laissent leurs places à Claude Ganier et à Alain Lequeux ; Claude Ganier a accepté de prendre en charge la fonction de Trésorier en remplacement de Guillaume du Bourguet qui pourra ainsi consacrer plus de temps à l’évolution technologique : amélioration de l’accès au catalogue de la librairie sonore sur Internet, téléchargement des ouvrages et autres applications.

Tout ceci étant fait et bien fait, tout le monde se retrouve autour d’un buffet campagnard ; c’est un bon moment de détente où nous avons l’occasion, comme sur le bateau, de rencontrer aussi les conjoints des administrateurs, jusqu’aux départs en ordres dispersés des uns et des autres vers la gare.

Et, en hasardant une synthèse un peu rapide, je dirais : des bons souvenirs, des dossiers sous le bras et l’énergie pour repartir d’un bon pas...

Un nouveau service de la Librairie Sonore !

Depuis bientôt 7 ans, le format Daisy, lu avec des appareils de lecture tel que le Victor, a révolutionné l’accès à la lecture. Mais les technologies et les miniaturisations évoluent avec une rapidité étourdissante.

À compter de septembre 2011, le GIAA propose ainsi un nouveau service gratuit aux abonnés de la Librairie Sonore et du Kiosque Sonore : le transfert des livres et des revues sur carte SD (Secure Digital). Il s’agit d’une carte mémoire amovible de stockage de données numériques que l’on trouve aujourd’hui dans différents appareils tels que PlexTalk, Pocket Stream, Millestone… Le stockage de vos livres et revues sur une telle carte ne modifiera bien entendu en rien le format de l’enregistrement.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

- Dans le cadre d’un prêt d’un ouvrage de la Librairie Sonore ou du Kiosque Sonore : vous choisissez votre titre par mail ou par téléphone. Dans ce cas, vous nous adressez votre carte SD par la poste, en n’oubliant pas d’indiquer vos coordonnées (nous vous la retournerons avec le livre) ou bien vous venez sur place au GIAA ; un appel téléphonique au préalable est souhaitable (Tél. : 01.47.34.95.40 ou 01.47.34.95.38).

- Dans le cadre d’un enregistrement à la demande : vous nous adressez le livre à enregistrer que nous mettrons en lecture. Quand l’enregistrement sera prêt, nous vous en informerons. Ensuite, comme dans le cas précédent, vous pouvez soit nous adresser votre carte SD par voie postale, soit venir sur place au GIAA pour le transfert de l’enregistrement.

- Dans le cadre d’abonnement à une ou plusieurs revues : adressez-nous votre carte SD par voie postale, nous vous la retournerons après transfert de votre ou vos revues.

Attention : n’oubliez pas de vider votre carte SD avant de nous l’envoyer.

Si vous rencontrez des difficultés, n’hésitez pas à contacter :

Claire PARIS. Tél. : 01.47.34.95.38 – Courriel : claire.paris@giaa.org.

Rétine artificielle. Où en est-on ?

Présentation à la CTP du GIAA – 14 mai 2011

Colette Marsan

Rédactrice en chef du QSLD - Ex Médecin des Hôpitaux

Permettre à certains aveugles de retrouver une vision suffisante pour reconnaître les objets usuels et lire des gros caractères, c’est le résultat qui peut désormais être obtenu avec les dernières générations d’implants rétiniens.

 

La puce et son système d'accrochage.

 

Ces techniques ne s’appliquent pas à tous les cas de cécité. Elles reconnaissent des indications bien précises, telles que certaines maladies dégénératives comme la rétinopathie pigmentaire ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge par exemple.

Principe des rétines artificielles.

On sait que la rétine contient une couche de cellules photoréceptrices qui captent les signaux lumineux et les transforment en impulsions électriques. Celles-ci sont ensuite transmises par le nerf optique jusqu’aux aires visuelles du cerveau. Quand ces cellules rétiniennes très spécialisées sont détruites, la perte visuelle est définitive. L’idée de substituer à la rétine malade une rétine artificielle a germé il y a plusieurs décennies. Depuis, plusieurs équipes se sont attelées à ce défi technologique avec différentes approches.

Première pose de rétine artificielle en France - 2007.

Selon José-Alain Sahel, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, directeur de l’Institut de la Vision à Paris et chef de service à l’hôpital des Quinze-Vingts et à l’hôpital Rothschild, la rétine artificielle, petite puce sur laquelle se trouvent des microélectrodes, est placée directement sur la rétine du patient. Cet implant a pour fonction de remplacer les photorécepteurs de la rétine qui ne fonctionnent plus. Les informations visuelles sont enregistrées par une petite caméra dissimulée sur les lunettes du patient. Elles sont ensuite transformées en signaux électriques transmis à l’implant via un système de microprocesseur. À ce stade, les microélectrodes stimulent les neurones encore vivants de la rétine, permettant ainsi au cerveau de recevoir et de traiter l’image. Ce dispositif devrait permettre au patient de retrouver une vision utile : reconnaître les formes et pouvoir se déplacer plus facilement dans son environnement personnel. Il ne permet cependant pas encore de retrouver la faculté de lire ou de reconnaître un visage.

La puce de l’Université de Tübingen - novembre 2010.

De multiples travaux ont eu lieu depuis cette date, en France et à l’étranger. Grâce aux progrès de l’électronique, les nouvelles rétines artificielles comportent des centaines de points de stimulation, ce qui permet de restituer une vision beaucoup plus fine.

C’est ce qui a été fait par les chercheurs de l’université de Tübingen en Allemagne. L’équipe a conçu un implant de 3 millimètres de côté et 20 micromètres d’épaisseur avec 1500 diodes, ce qui correspond à une image de 38x40 points ou pixels[1].

L’implant est un capteur de lumière qui, une fois implanté, devient fonctionnel. Cet implant possède 1500 pixels (38x40), chacun composé d’une microphotodiode.

Chaque pixel est indépendant. Chaque pixel possède son propre amplificateur et sa propre électrode, de sorte que les neurones bipolaires sous-jacents correspondants sont activés indépendamment et transmettent l’information au cerveau. Donc chaque pixel possède sa propre microphotodio[2] et va activer une cellule bipolaire qui transmettra l’information au cerveau.

L’implant est relié à l’extérieur par un câble qui transperce l’œil, puis devient externe à partir de derrière l’oreille et est relié à une batterie qui l’alimente. Selon les études, au moins 600 pixels sont nécessaires pour permettre la lecture, 1000 pour identifier un visage. L’implant est biocompatible et stable.

Suite à de précédentes expérimentations in vitro et sur des animaux, l’équipe de recherche a pu mettre au point cet implant dont la pose est réalisable chirurgicalement. Les microphotodiodes sont placées sur une puce de 3 millimètres de côté, dont l’épaisseur atteint à peine 20 micromètres. Un long câble en silicone, qui s’externalise derrière l’oreille, relie la puce à une batterie externe nécessaire à son alimentation.

D’après les auteurs, des développements supplémentaires sont nécessaires pour améliorer le contraste, la résolution spatiale. Cependant, leurs travaux offrent la preuve qu’une puce peut permettre de restituer des fonctions visuelles, permettant aux patients de localiser et de reconnaître des objets, voire de lire.

En résumé, les progrès récents sont :

- la suppression de la caméra ; c’est un même outil qui détecte le signal lumineux et le transforme en signal électrique.

- la miniaturisation : l’implant mesure 3 millimètres de côté ; il comporte 1500 diodes, ce qui correspond à une image de 1500 points ou pixels (38×40).

- l’indépendance de chaque unité de la puce.

- la biocompatibilité et la stabilité du matériau.

Une ébauche de rétine à partir de cellules souches embryonnaires … chez la souris !

Un pas supplémentaire vient d’être franchi expérimentalement. Des chercheurs japonais (avril 2011) ont réussi à obtenir le développement en trois dimensions d’une ébauche de rétine à partir de cellules souches embryonnaires de souris. Il s’agit, comme le souligne Sciences et Avenir, d’une structure complexe ressemblant à un œil en cours de développement embryonnaire. Ces travaux, qui ont été publiés en ligne le 6 avril dernier par la revue scientifique Nature, interviennent après le feu vert donné aux États-Unis à un essai clinique sur le traitement de la dégénérescence maculaire à l’aide de cellules issues de cellules souches embryonnaires.

 

Illustration : Sur la moitié droite de l'image, coupe schématique d'un globe oculaire montrant l'emplacement de la puce sur la rétine et sa connexion avec le câble. Sur la moitié gauche de l'image, une tête humaine vue de profil ainsi que le tracé de la connexion depuis la puce implantée sur la rétine par le câble transperçant l'orbite, passant derrière l'oreille et relié au niveau du cou à la batterie. Copyright Tübingen University.

 

 

 

 

 

CULTURE

Musée d’Arles antique : exposition César

Jean-Pierre Brun

Ingénieur de recherche au CNRS CAES du CNRS - LE MAGAZINE - 96-07/2011

Les doigts à la conquête de l’œuvre

Article reproduit avec l’accord de l’auteur et de l’éditeur.

Jean-Pierre Brun, qui a perdu la vue lors d’un accident du travail, découvre les sculptures du bout des doigts et s’émerveille de certains détails : la finesse d’un drapé, la cuisse de Neptune, son galbe…

Visite du musée d’Arles antique, avec pour guide le toucher et l’imagination.

Comment faire lorsque dans un musée l’on vous recommande une magnifique tête de César ou le merveilleux buste de Neptune, et qu’un rideau noir s’intercale entre vous et ces œuvres ? Qui n’aurait pas envie de déchirer ce rideau et d’observer ce qu’il y a derrière ? Hélas ! Je ne peux me libérer de cet écran noir, mais la nature m’a pourvu de mains. Lorsque l’on me le permet, mes doigts partent à la conquête de l’œuvre. À la découverte du relief et du volume, ils la parcourent en tous sens, telles des araignées, afin de me créer une sculpture virtuelle. Peut-être pas aussi fidèle que l’original, mais je m’en contente : l’œil n’a-t-il pas ses limites ?

 

Buste en marbre de Jules César extrait des eaux du Rhône tout récemment et conservé au Musée d'Arles antique. César a l'air sévère, ses yeux ouverts, il a une calvitie naissante.

 

Découvrir le nez coquin d’un buste

Quel plaisir de découvrir la tresse d’Aphrodite, un drapé extrêmement travaillé, le nez coquin d’un buste ou le nez cassé d’Auguste ! Si le temps, la visite le permet, je pense à l’artiste qui a produit cette statue, aux nombreuses heures passées plusieurs siècles auparavant : que de travail pour sortir ces pièces du Rhône !

La vue d’ensemble de l’œuvre est aussi une question d’imagination.

La part d’imprécision me rend une vue d’ensemble floue. Et pourtant, les détails restent bien gravés dans mon esprit. La cuisse de Neptune, son galbe et son toucher m’ont ravi… Hélas, la seconde cuisse est absente – elle gît peut-être encore au fond du Rhône…

Ne m’en veuillez pas, je parle uniquement de ce que je vois, pardon de ce que je touche. En revanche, le César me reste inaccessible. Le guide vient pallier cette lacune par des explications verbales. En sortant du musée, j’entends : « la chute de reins de Neptune est somptueuse »… et j’ai raté cela ! Les visites sont toujours trop rapides : je passe à côté de belles formes.

Sentir les muscles sous le marbre

Lors d’un voyage à Florence, j’ai visité le musée national du Bargello dédié à la sculpture. Dès mon arrivée, j’ai eu l’autorisation de toucher toutes les œuvres, et elles sont nombreuses. J’ai ainsi découvert le Bacchus de Michel-Ange : ce fut une révélation !

Je ne m’imaginais pas que la pierre pouvait donner une impression de vie. J’ai cru sentir les muscles sous le marbre. Ce toucher soyeux et froid est à la fois attirant et repoussant. J’ai compris l’expression « un marbre vivant ». À présent, il est temps de vous dire que toutes ces impressions m’ont été données uniquement par les mollets et les pieds de Bacchus. Vu sa taille – 2,07m plus le piédestal d’un mètre environ – je me suis promis de retourner à Florence avec un escabeau !

 

Musée d’Arles antique : un buste de César impérial et inaccessible !

© Bernard Delettre

Le musée du Louvre propose une galerie tactile et des visites descriptives d’une œuvre : www.louvrepourtous.fr.

Il existe également un musée tactile de peinture ancienne et moderne à Bologne qui se propose d’éduquer les non-voyants et les mal voyants à l’art visuel, et expose des sculptures, reliefs et bas-reliefs inspirés des chefs-d’œuvre de la peinture italienne ancienne et moderne : www2.provincia.bologna.it.

L’album acoustique de Gilbert Montagné

Ses 15 plus grands tubes en acoustique piano voix.

Pour la première fois, un artiste populaire français lance un album exclusivement sur Internet et intégralement en vidéo.

C’est également la première fois que Gilbert Montagné joue ses plus grands titres uniquement au piano, dans un décor intimiste qui inspire simplicité, pureté et émotion. (On va s’aimer, Musicienne, Les sunlights des tropiques, The Fool, Le blues de toi, etc.) C’est aussi l’occasion de frissonner devant un chanteur unique et un pianiste hors du commun.

 

Sur un mur de briques ocres figure un portrait stylisé : on reconnait immédiatement Gilbert Montagné avec son sourire et ses lunettes noires. On distingue au premier plan un piano à queue.

L’album acoustique est disponible exclusivement sur les plus grandes plates-formes de téléchargement légal du Web (ITunes, Musicme, Virgin, Deezer…). Une fois de plus Gilbert Montagné nous surprend et nous fait redécouvrir son univers musical.

« Médiation culturelle et accessibilité » : Une structure de formation et de conseil

Caroline Jules

Ancienne responsable de l’accessibilité au Panthéon (Paris), puis à la Cité de la musique (Paris).

Tous les sites culturels sont concernés, que ce soit dans leurs activités permanentes ou temporaires. Les personnes handicapées doivent être associées aux projets.

Comment rendre accessible les lieux culturels aux personnes déficientes visuelles ? Quels outils et quelles activités proposer ? Comment respecter les normes d’accessibilité dans les expositions, musées, bibliothèques, etc. ? Une structure vient de se créer à Lyon avec, pour objectif, de former et conseiller ceux qui veulent mieux accueillir : Médiation culturelle et accessibilité.

 

Exemple de support accessible « Musiques du monde ». Les gros caractères contrastés, le braille et le relief cohabitent sur un appareil permettant l'écoute de morceaux de musique provenant de différents continents.

 

Dans la double optique de la loi handicap de 2005 et de l’accès de tous à la culture, les établissements culturels (musées, bibliothèques, salle de spectacles) ont déjà mis en place certaines offres, mais beaucoup de choses restent à faire. Malgré les bonnes volontés, les personnels de ces structures sont parfois démunis face à une méconnaissance des déficiences, aux nombreuses solutions techniques dont les prix varient du simple au double, à la peur de ne pas savoir comment communiquer.

Médiation culturelle anime des sessions de formation et de conseils.

Structures de formation

Médiation culturelle et accessibilité anime des sessions de sensibilisation générale ou des formations plus pointues à destination de tous les agents des lieux culturels, partant du principe que tous les services sont concernés par l’accessibilité. Par exemple, certains stages de deux jours à destination des agents d’accueil leur permettent de mieux connaître la déficience visuelle et surtout de savoir comment accueillir, comment communiquer, comment se comporter avec une personne malvoyante ou non voyante. Pour les acteurs de la médiation culturelle, des conseils pratiques et de nombreux exemples français et étrangers permettent aux stagiaires de repartir avec des projets en tête.

Pour dynamiser ces formations, en plus du traditionnel PowerPoint, Médiation culturelle et accessibilité utilise des vidéos, des mises en situation, des présentations d’outils adaptés de type images en relief, textes en braille, etc.

Les témoignages de personnes déficientes visuelles sont également un temps fort de ces rencontres. Dans ce cadre, la société fait régulièrement intervenir les correspondants locaux de certaines associations, tels que Béatrix Alessandrini déléguée régionale du GIAA à Bordeaux ou Mme Boucherat déléguée régionale de celui de Nancy.

Structures de Conseil

Plus concrètement, pour mettre en place un projet d’accessibilité, Médiation culturelle et accessibilité assiste les collectivités et les établissements nationaux par des missions de conseil ou d’assistance. L’expertise et l’accompagnement peuvent porter sur les points suivants :

- analyse de l’existant ;

- organisation de réunions de consultation et de tests avec des personnes handicapées ;

- assistance à la réalisation d’activités et d’outils de médiation adaptées (conception de synopsis de visite, rédaction d’audiodescriptions pour visites guidées et audioguides, suivi de réalisation d’outils adaptés).

Pour que toutes ces activités soient connues des usagers concernés, la Société conseille les structures sur les moyens de communiquer plus efficacement, en les alertant sur la nécessité d’avoir un site Internet aux normes, des brochures adaptées, des partenariats avec des structures spécialisées. Enfin, elle intervient régulièrement dans des colloques et participe à la rédaction de guides pratiques à destination des professionnels.

En conclusion, il convient de rappeler que les différentes actions menées ont pour principal objectif de faire passer les messages suivants :

- l’accessibilité s’envisage de manière globale pour aller du cadre bâti à l’activité adaptée ;

- l’accessibilité apporte un plus pour tous ; elle ne doit pas être perçue comme une contrainte mais au contraire comme une manière de redynamiser les activités ;

- les personnes handicapées doivent être associées en amont aux projets.

Contact : www.mediationculturelleetaccessibilite.fr.

Tél. : 06.71.14.09.09. carolinejules@mediationculturelleetaccessibilite.fr.

Pickwick

Le syndrome d’apnées du sommeil s’observe chez les voyants comme chez les non voyants.

 

Couverture du livre de Charles Dickens "Les Aventures de Mr Pickwick".

 

C’est un trouble du sommeil caractérisé par un arrêt du flux respiratoire (apnée) ou une diminution de ce flux (hypopnée). Ce trouble est souvent très invalidant.

Dans sa forme la plus fréquente, ce trouble du sommeil est associé à une obésité. On parle alors de SAOS (Syndrome Apnée Obésité Sommeil). Le SAOS a été décrit en 1956 sous le nom de « syndrome de Pickwick », nom tiré des Papiers posthumes du Pickwick Club de Charles Dickens.

De nombreux personnages historiques en furent atteints, tels Napoléon 1er ou Winston Churchill.

Il serait plus fréquent chez les personnes non voyantes ou malvoyantes.

 

 

 

 

 

 

LOISIRS

Dire le non-visuel

Montpellier, 5 et 6 septembre 2011

Journées d’étude internationales et pluridisciplinaires coordonnées par Bertrand Verine

Laboratoire Praxiling UMR 5267, Université Paul-Valéry Montpellier 3 – CNRS ITIC, Institut des Technosciences de l’Information et de la Communication avec le soutien de la Fédération des Aveugles et handicapés visuels de France et de la DRAC Languedoc-Roussillon.

En contrepoint des praxis[3] et des discours dominants, fondamentalement structurés par et pour le visible, ces journées scruteront les facultés humaines d’entendre, de toucher, de humer, de goûter et de verbaliser ces perceptions. Elles ont fait convergé sur un même corpus les approches de l’anthropologie, de l’histoire culturelle, de la psychologie, des études littéraires et de l’analyse linguistiques des discours. Les cent trente-cinq textes étudiés, dont trente-deux d’auteurs handicapés de la vue, ont été recueillis en réponse à la consigne suivante : « narrer une expérience sensible autre que visuelle ou impliquant la description de personnages, d’objets ou de lieux grâce aux perceptions auditives, tactiles, olfactives ou gustatives ».

Parmi les principaux thèmes étudiés au cours de ces journées, on peut citer 

- « Du rôle du visuel en image dans la référenciation des perceptions autres que visuelles », par Alain Rabatel de l’ IUFM de Lyon ;

- « Verbalisation des perceptions et modalisation : l’insécurité référentielle dans le discours des personnes aveugles » par Bertrand Verine de l’Université de Montpellier 3 ;

- « Les perceptions autres que la vue à l’aune des relations entre humains et animaux » par Lucienne Strivay de l’Université de Liège.

Malgré l’annulation (indépendante de leur volonté) des communications de M. Benjelloun et de Mme Strivay, un public nombreux a suivi les six interventions d’historiens et de linguistes consacrées aux textes du bicentenaire de Louis Braille. Vingt de ces auditeurs étaient extérieurs à Montpellier, venant de Nîmes, Marseille, Toulouse, Lyon, Besançon et Paris. Outre les universitaires des disciplines concernées, on notait la présence de bibliothécaires, d’audiodescriptrices et de rééducateurs. En clôture, les deux conférences de psychologues, annonçant les prochaines étapes du projet de recherche, ont suscité des échanges particulièrement nourris avec la salle. Un ouvrage présentera la version intégrale des travaux fin 2012, mais vous pourrez, dès novembre 2011, consulter l’enregistrement audiovisuel des conférences sur le site www.paroledechercheurs.net.

Contact : bertrand.verine@univ-montp3.fr.

Deux cents poupées dans un petit village du Luberon

Cercle de l’Union de Caseneuve[4]

Une exposition qui atteint un but non prévu : accessibilité aux aveugles

Au sommet d’une colline, à l’écart de la grand-route. Une superbe salle gothique – l’ancienne salle des gardes du plus ancien château-fort de Provence - a abrité pour quelques jours, en juillet dernier, une collection de plus de 200 poupées anciennes. La «collectionneuse», Claude Eydoux est une extraordinaire vieille dame dynamique et volubile. Les poupées sont regroupées par thème dans des petits décors adaptés : des petites, 15 cm environ, assises en rang devant des petits pupitres dans la salle de classe, des jumeaux dans leur landau double, un mariage etc. La plus grande a la taille d’un enfant de 3 ans. Chaque poupée a une histoire. La plus ancienne date de 1850. Tout en racontant, la dame tend une poupée aux jeunes visiteurs et les laisse libres de la faire parler, marcher... Et elle ajoute : « ici, il n’y en a que deux cents. J’en ai plus de deux mille chez moi ».

 

Une grande poupée (taille d'un enfant de 3 ans), debout, veste bleue, pantalon rayé rouge et bleu, grande casquette plate bleue, portant en bandoulière un accordéon à bandeau rouge vif.

 

Aujourd’hui, en effet sa collection se compose de plus de 2000 poupées issues, pour la plupart, de dons de particuliers. La qualité des poupées est liée aux exigences des fabricants - malheureusement la plupart d’entre eux n’existent plus. La disparition progressive de ces créateurs contribue à rendre plus attrayante cette collection. En effet, de plus en plus de gens s’intéressent à ces expositions de poupées. Une chose est certaine, «les poupées ne laissent personne indifférent», soulignent les spécialistes. C’est un regard d’enfant émerveillé que l’on observe souvent chez le jeune visiteur. Les poupées, en tant que jouets, ont marqué l’enfance de la plupart d’entre nous en créant des liens qui se sont inscrits dans notre mémoire.

Il semble difficile aux historiens de déterminer l’origine des poupées. En revanche, ils précisent que dans les tombes de l’égypte, de la Grèce et de la Rome Antique, des «figurines» semblables à des poupées ont été découvertes. Il faut attendre le XVème et le XVIème siècle pour que ces poupées - au sens contemporain du terme - réapparaissent. Et c’est au XIXème siècle que la poupée a connu un âge d’or, en passant d’une création artisanale à une véritable industrie.

Aujourd’hui est arrivé, précédé de sa canne et de son chien-guide, un visiteur pas tout à fait semblable aux autres. Comme les enfants, il a pris une poupée en mains, puis une autre, a palpé les vêtements, a dialogué avec la vieille dame. Ils étaient aussi bavards l’un que l’autre.

Et cette exposition de quelques jours est devenue sans le vouloir une exposition tactile adaptée aux enfants et aux non voyants.

Pour en savoir plus :

Claude Eydoux est née à Marseille, d’une mère infirmière et d’un père couturier qui travaillaient en France et en Amérique Centrale, ce qui a permis à Claude de voyager, notamment au Mexique. À l’âge de 9 ans, elle visite le grenier d’une patiente de sa mère et découvre quelques poupées qui lui sont gracieusement offertes. Un peu plus tard, elle fait la connaissance d’un brocanteur qui débarrasse les greniers des particuliers. Il propose à Claude de l’accompagner. C’est ainsi que, progressivement, elle fait l’acquisition d’environ 60 poupées – chacune ayant son histoire et son nom – et constitue ainsi sa première véritable collection.

 

Contact :

Claude Eydoux - Hameau de la Viguière - 04280 Cereste.

Tél. : 09.64.17.95.97.

Les Baux-de-Provence

Office du tourisme des Baux de Provence

Un des plus beaux villages de Provence accessible aux déficients visuels

L’un des villages les plus visités de France, les Baux-de-Provence, s’est adapté à la visite pour les personnes déficientes visuelles. Les moyens techniques employés et la participation à cette réalisation de l’ensemble des acteurs locaux ont favorisé la possibilité d’une présence conjointe des personnes voyantes et non voyantes lors de la visite de ce célèbre village.

 

Vue aérienne du village.

 

Avec l’aide des associations « Les plus beaux villages de France » et « Braille et Culture », la commune des Baux a choisi la réalisation d’un audio-guide MP3 et de carnets de dessins en agrandi-couleurs pour les malvoyants et en relief pour les non-voyants, permettant la mise en place d’un circuit de visite sensorielle. Les personnes handicapées visuelles peuvent, selon leur choix, suivre seules ce circuit ou bien s’intégrer à une visite guidée.

Le circuit

D’une durée d’environ deux heures, ce circuit part de l’Office de Tourisme et parcourt la cité jusqu’au Musée des Santons. Outre les commentaires historiques ou architecturaux, l’audio-guide utilise une méthode descriptive procurant aux visiteurs une représentation mentale des lieux et donnant également des informations de repérage. Le descriptif audio-guidé exploite également toutes les sensations spécifiques aux lieux traversés, comme celles provoquées par le passage dans des couloirs étroits à l’approche du château, le bruit de l’eau d’une fontaine ou le toucher de la pierre omniprésente...

L’intégration possible à un groupe

Le carnet de visite en braille et caractères agrandis, quant à lui, reprend en thermoformage le plan de la visite et divers éléments spécifiques du patrimoine et de l’environnement du village : la coupe transversale du site des Baux, les Hôtels de Brion (Fondation Louis Jou) et des Porcelets (Musée Yves Brayer), la fenêtre Renaissance portant l’inscription « Post Tenebras Lux », vestige de l’influence protestante du 16ème siècle, la façade du Musée des Santons... Grâce à ce matériel, les déficients visuels peuvent choisir d’effectuer la visite seuls mais ils peuvent tout aussi bien s’intégrer à un groupe faisant la visite guidée avec, en support, le carnet de visite pour mieux s’imprégner des commentaires fournis par le guide.

L’aménagement de l’accessibilité du site

Pour mettre au point ce projet, Braille et Culture a travaillé en étroite collaboration avec l’Office de Tourisme des Baux-de-Provence mais, de plus, la participation de l’ensemble des acteurs locaux a été en définitive importante. En effet, ce fut un caractère innovant et un des enjeux de cette démarche : l’extension du principe d’accessibilité aux prestataires (hébergeurs, restaurateurs, commerçants, producteurs, artisans...) afin d’aménager l’accessibilité globale du site et de proposer une offre de séjour complète à cette clientèle.

Une formation à l’accueil des déficients visuels a été organisée dans ce sens à l’attention des guides, de l’Office de Tourisme et de tous les professionnels intéressés par la démarche.

Accès : au cœur des Alpilles, à 15 km d’Arles et à 25 km d’Avignon sur un plateau rocheux dominant la Camargue.

Contact : Office de tourisme : Maison du Roy. 13520 Les Baux de Provence

Tél. 04.90.54.34.39.

Courriel : tourisme@lesbauxdeprovence.com.

Site : www.lesbauxdeprovence.com.

Une équipe dynamique à votre service toute l’année.

 

 

 

 

LECTURE

Comment a été conçu « L’imagier sensoriel » du musée du quai Branly : un livre d’art lisible par tous.

Nadine Dutier

Ergothérapeute

La librairie du Quai Branly disposait d’un imagier fait de photos d’œuvres issues de ses collections. L’idée de créer un imagier sensoriel (tactile, sonore et à contrastes améliorés) pour le public déficient visuel fait partie des nombreuses initiatives de ce musée en direction de ce public.

Les conservateurs ont choisi 16 œuvres représentatives des quatre continents (Afrique, Asie, Amériques, Océanie) et qui illustrent la variété des représentations, des matériaux utilisés et des croyances liées à ces objets. La conception de l’ouvrage a été confiée à Tactile Studio. Pour valider les choix de graphisme tactile, le musée a demandé à FAF Access Formation d’organiser un test.

Nous avons réuni d’abord une quinzaine de personnes aveugles et malvoyantes d’horizons variés : la plupart d’entre elles n’étaient jamais venues au musée du Quai Branly. Le groupe de testeurs a souhaité modifier :

- le procédé de représentation de l’échelle des objets ;

- le code graphique des continents en demandant une carte géographique qui permettrait de situer les peuples ou les régions mentionnés. Il a aussi souligné l’interaction entre légende, commentaire et lisibilité de l’image : de bons commentaires permettent de comprendre plus rapidement et de façon plus approfondie l’image, y compris le matériau de l’œuvre, que l’exploration tactile de l’image n’est pas apte à traduire.

 

Deux pages de l’Imagier sensoriel. À gauche, masque-coiffe Didagur Papouasie-Nouvelle-Guinée, 20e siècle, Vannerie, Hauteur 57,5 cm.
Ce masque-coiffe est présenté de face et de profil. Dans l’image de profil, le nez et le menton sont tournés vers la gauche. Fabriqué par les hommes d’un même clan, il est fait pour être porté au-dessus de la tête. Deux longues tiges de bambou courbées et perpendiculaires servent de support à quatre nappes de vannerie. Le visage est surmonté d'une grande crête arrondie sur laquelle sont tressées deux oreilles. Sur ce relief, une première oreille est perceptible, garnie de pompons de fibres, petite et ronde. Un lien est fixé au centre de la crête arrondie. Une cuvette ménage la forme du seul œil visible sur le profil. Une ligne en spirale relie l’œil à la commissure des lèvres. Le nez est en forme de trompe enroulée à l'extrémité. La bouche à ouverture triangulaire précède un long menton triangulaire. Le tressage de ce menton proéminent forme des cercles concentriques lâches qui représentent la toile d’une araignée.
La face du visage est recouverte de pigments blancs. Elle est soulignée par un épais contour noir. Le front, le nez, le tour de la bouche et les yeux sont ainsi cernés de noir. Ceci évoque les décorations corporelles des hommes Kapriman pour la chasse aux têtes – expédition guerrière codifiée visant à venger la mort d’un membre du clan. Le pourtour intérieur des yeux et de la bouche sont eux soulignés d’ocre rouge. Un bourrelet de rotin tressé entoure le visage. Il forme l'arrête du nez et le contour de la bouche. 
À l'arrière de la tête, de larges bandes horizontales en terre rouge et blanche sont disposées par trois de chaque côté de l’axe central du masque. Elles sont signalées par une texture sur l’image en relief.
Page de droite : représentation simplifiée en relief.

 

Quand toutes les modifications proposées ont été intégrées aux prototypes des ouvrages, nous avons organisé un autre test, toujours à la demande du musée, qui portait sur les commentaires de chaque image. Ce deuxième groupe a analysé l’organisation du commentaire qui doit aller du global au particulier, sa cohérence avec l’exploration tactile, l’importance de connaître l’usage de l’objet ; cette précision aide beaucoup à la représentation de l’objet. Enfin le contexte historique, géographique et culturel de chaque objet.

Grâce aux commentaires et à la qualité des images, cet imagier sensoriel est une visite « à domicile » qui rend accessible des œuvres d’art habituellement sous vitrine, qui pourra nourrir l’imagination de l’objet et traduire l’émotion artistique attendue. Ces œuvres racontent l’histoire des hommes sur cette terre dans leur ressemblance et leur diversité ; elles concernent notre part d’humanité.

La version en relief est en gaufrage. La version à contrastes améliorés montre dans certains cas l’objet photographié sous deux angles quand cela améliore sa compréhension.

N’hésitez pas à vous l’offrir ! Il est en vente à la librairie du musée et vous pouvez le commander dans toutes les bonnes libraires de quartier ou sur le site Internet du musée. C’est une coédition RMN et musée du Quai Branly.

Contact :

Nadine Dutier, Ergothérapeute.

Fédération des Aveugles de France – 58, avenue Bosquet, 75007 Paris.

FAF Accessibilité Formation - Courriel : n.dutier@faf.asso.fr.

Aveugle, arabe et homme politique, ça vous étonne ?

De Hamou Bouakkaz, Éditions Desclée De Brouwer 2011.

C’est une série d’entretiens de l’auteur avec le journaliste Noël Bouttier, journaliste politique depuis plus de 20 ans. L’éditeur présente l’ouvrage ainsi :

Le personnel politique est un peu plus diversifié qu’on le croit. Certaines pousses sont pleines de promesses, pas simplement parce qu’elles ont de l’ambition, mais aussi parce qu’elles sont porteuses de nouvelles façons de faire de la politique. Hamou Bouakkaz, 45 ans, est de cette trempe-là. Issu d’une famille très simple venue d’Algérie, il est depuis 2008 adjoint (socialiste) au maire de Paris, chargé de la vie associative et de la démocratie participative. Entre 2001 et 2008, il a été membre du cabinet de Bertrand Delanoë en charge du handicap et des relations avec le culte musulman. Détail important, Hamou Bouakkaz est aveugle... Il n’est pas venu à la politique pour passer le temps ou par absence d’avenir professionnel. Non, il est là par choix, convaincu de l’urgence de refaire du lien dans une société morcelée. Grande gueule, volontiers provocateur, il entend exercer le pouvoir pour peser sur les réalités.

Couverture du livre de teinte violette. Constituée uniquement de lettres : sur la moitié droite le nom des auteurs et le titre du livre, d'abord en orange, puis en blanc.

 

Stéphane Hessel, diplomate et militant politique français. qui a rédigé la préface parle de l’auteur comme d’un « colmateur de failles, d’un catalyseur de relations humaines ».

Hamou Bouakkaz est né en 1965. Ses parents quittent l’Algérie pour la France, dans l’espoir de guérir sa cécité. Dès 1979 il est entré en politique. En 2001 il quitte momentanément son poste au Crédit Lyonnais pour devenir conseiller technique de Bertrand Delanoë. En 2008 il est élu adjoint au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative.

 

 

 

 

COURRIER DES LECTEURS

 

De Laetitia Pegaz-Fiornet - CTP.

Félicitations pour Tintin au Tibet –22 juin 2011.

Chers Amis !

Je viens de poser le piolet après avoir suivi avec curiosité et amusement Tintin dans son aventure au Tibet ! Je me souviens des albums de Tintin, cette lecture à plusieurs voix m’a fait apprécier encore plus les dialogues. Bravo pour la qualité de la description des images et mouvements, faite avec à la fois précision et concision. Les personnages sont attachants et les voix très bien choisies, nous avons à faire à des acteurs de théâtre ! Le capitaine Haddock est toujours aussi amusant et sympathique, je trinque à sa santé ! Je ramène comme Milou et son os un très beau souvenir du Tibet ! Longue vie au yéti !

Acceptez toutes mes félicitations et souhaits de bonne poursuite des prochains enregistrements !

Bel été à tous, avec mes amitiés,

Laetitia

 

De Marcel Chalaye, diacre, Président des Amitiés Pouget

Entretien téléphonique – juin 2011 avec la rédaction du QSLD

Bravo pour votre rubrique « Culture » et vos légendes détaillées des images.

Bonjours chers amis, il m’est difficile de vous écrire, je préfère vous dire de vive voix que j’apprécie les progrès de qualité du QSLD, en particulier la rubrique « Culture » et les légendes détaillées des images pour vos versions braille et sonore. Continuez.

 

De Jacques Bédhet, administrateur du GIAA

Visite de la Pinacothèque de Paris (place de la Madeleine).

Mon épouse (voyante) et moi visitons de nombreux musées et expositions. Je fais toujours appel aux audio-guides pour partager ces découvertes. Le site internet de la Pinacothèque de Paris permet de podcaster les textes à écouter (2€ pour environ 45 minutes d’écoute). Je peux ainsi faire la visite avec mon Victor Reader. Nous avons ainsi visité à la Pinacothèque de Paris les expositions « de Rembrandt à Werner » et plus récemment « les Romanov (collection de l’Ermitage) » et « les Esterhazy (collection de Budapest) ». Ce qui est remarquable dans ces textes lus pour la Pinacothèque : pas seulement de l’histoire de l’art et des techniques de peinture, de dessin, de sculpture etc. (comme avec les audioguides habituels) mais aussi une remarquable description (nature, couleurs, tissus, visages, habitat etc.) qui permettent une très bonne représentation mentale des œuvres.

 

 

 

 

NOUVEAUTÉS DAISY SEPTEMBRE - OCTOBRE 2011

Mise à jour le 9 septembre 2011

Arts et Loisirs

Cartmell Tim - Principles, Analysis and Application of - Uniques publications - 13:24

Pelt Jean-Marie - Fleurs, fêtes et saisons - Fayard - 1988 - 13:13

Généralités

Julaud Jean-Joseph - Le petit livre du français correct - First éd. - 2002 - 03:08

Lorenzo Jean-Louis - Le Tram au fil des stations... - Éd. Terre des graves - DL 2010 - 04:29

Géographie

Bailly Antoine - Les concepts de la géographie humaine - A. Colin - cop. 2004 - 18:14

Bingham Hiram - Lost city of the Incas. The story of Machu Picchu and its builders - Atheneum

Claval Paul - Géographie culturelle - A. Colin - 2003 - 12:44

Handicap

Isaacson Rupert - L’enfant cheval - A. Michel - impr. 2009 - 11:24

Lafforgue Pierre - Petit Poucet deviendra grand - Mollat éd. - 1995 - 14:51

Leprêtre Luc - Regards croisés sur le handicap - A. Carrière - impr. 2008 - 04:26

Stiker Henri-Jacques - Les métamorphoses du handicap de 1970 à nos jours - Presses universitaires de Grenoble - impr. 2009 - 12:31

Histoire

Beevor Antony - La chute de Berlin - France loisirs - 2003 - 21:13

Bopp Marie-Joseph - Ma ville à l’heure nazie - la Nuée bleue - 2004 - 23:04

Bopp Marie-Joseph - Histoire de l’Alsace sous l’occupation allemande - Éditions Place Stanislas

Borlant Henri - « Merci d’avoir survécu » - Éditions du Seuil - DL 2011 - 04:53

Brunaux Jean-Louis - Nos ancêtres les Gaulois - Éditions du Seuil - DL 2008 - 11:03

Chaline Olivier - La France au XVIIIe siècle - Belin - 2007 - 16:39

Deutsch Lorànt - Metronome Illustré - M. Lafon - 02:36

Elon Amos - Requiem Allemand - Éditions Denoël - 19:21

Evans Richard J. - Le Troisième Reich,1933-1939 - Flammarion - 2009 - 69:51

Evans Richard J. - Le Troisième Reich, 1939-1945 - Flammarion - 2009 - 38:08

Joud Gérard - L’étoile Ferroviaire d’Ambrérieu - G. Joud - DL 2008 - 13:16

Klotz Bernard - Enfer au paradis - Ardhan - 2005 - 06:43

Lunel Pierre - Les amours de l’histoire de France - Alphée-J.-P. Bertrand - DL 2010 - 11:03

Minois Georges - Du Guesclin - Fayard - 1993 - 03:30

Orrieux Claude - Histoire grecque - Presses universitaires de France - 2006 - 17:52

Pierre Benoist - Affrontements religieux - Atlande - impr. 2009 - 24:13

Roux Jean-Paul - Tamerlan - Fayard - 1991 - 11:56

Langues et linguistique

Bouzet Jean - Grammaire espagnole - Belin - 1990 - 22:44

Dutourd Jean - À la recherche du français perdu - Plon - 1999 - 03:34

Littérature

Abécassis Eliette - Sépharade - Albin Michel, Paris - 2009 - 14:37

Aillon Jean d’- Les rapines du duc de Guise - France loisirs - 2010 - 13:17

Arnaldur Indridason - L’homme du lac - Points - DL 2009 - 9:12:04

Arnaldur Indridason - Hiver arctique - Points - DL 2010 - 8:44

Arnaldur Indridason - La cité des Jarres - Points - DL 2006 - 7:24:23

Arnaldur Indridason - La voix - Éditions du Seuil - DL 2008 - 10:49

Bánffy Miklós - Vous étiez trop légers - Phébus - impr. 2010

Baritaud Bernard - Carnet d’Afrique ; suivi de Un professeur français à Athènes - le Bretteur

Bayar Michèle - Ali Amour - Orizons - 2011 - 03:05

Bellemare Pierre - Les Assassins sont parmi nous - France loisirs - 1986 - 13:11

Bleys Olivier - Le colonel désaccordé - Gallimard - impr. 2009 - 10:05

Bodard Lucien - Monsieur le consul - Éditions Grasset & Fasquelle - 1982 - 17:32

Boyden Joseph - Le chemin des âmes - Albin Michel, Paris - 14:42

Calvino Italo - Les villes invisibles - Éditions du Seuil - DL 1996 - 02:36

Calvino Italo - Sous le soleil jaguar - Éditions du Seuil - 1997 - 02:47

Calvino Italo - Palomar - Éditions du Seuil - 2004 - 03:57

Cario Daniel - Les Amants de l’Opale - France loisirs - 11:48

Chang Jung - Les cygnes sauvages - Pocket - 2006 - 28:13

Clark Carol Higgins - Par-dessus bord - Librairie générale française - 1996 - 06:19

Coetzee John Maxwell - L’été de la vie - Éd. du Seuil - DL 2010 - 08:04

Coetzee John Maxwell - Vers l’âge d’homme - Éd. du Seuil - 2003 - 06:14

Colette - Sido ; (suivi de) Les Vrilles de la vigne - Librairie générale française - 1988 - 09:04

Compton Jodi - La 37e heure - Librairie générale française - impr. 2008 - 08:44

Cook Thomas H. - Les ombres du passé - Folio policier - 2009 - 05:06

Cook Thomas H. - Interrogatoire - Librairie générale française - impr. 2006 - 07:06

Crofts Freeman Wills - Le tonneau - Éd. Payot & Rivages - impr. 2010 - 17:07

Cuypers Dane - Tourments et merveilles en pays khmer - Actes Sud - impr. 2009 - 13:23

Daniel Jean - Guerres et paix - CNRS éditions - 2010 - 22:46

Delpech Pauline - Le sang des tourterelles - M. Lafon - impr. 2009 - 07:04

Derwish Suat - Les ombres du yali - Parangon - 2003 - 02:05

Déry Tibor - Niki ou L’histoire d’un chien - Circé - impr. 2010 - 02:54

Donnelly Jennifer - L’insoumise - Pocket - impr. 2007 - 22:14

Dryansky Joanne - L’extraordinaire histoire de Fatima Monsour - Pocket - 2010 - 9:07

Ernaux Annie - L’autre fille - Nil - 2011 - 01:20

Faye Éric - Nagasaki - Stock - 2010 - 01:58

Flaubert Gustave - L’éducation sentimentale - Flammarion - 2005 - 20:25

Flem Lydia - La reine Alice - Éditions du Seuil - 05:20

Foenkinos David - La délicatesse - Éditions Gallimard - 2010 - 06:17

Frain Irène - Secret de famille - JCLattès - 1989 - 19:26

Gaboriau Nathalie - D’amours et d’épices - Éd. Amalthée - DL 2010 - 05:03

Gautier Théophile - Gautier journaliste - Flammarion - DL 2011 - 16:28

Gelin Simone - La fille du port de la lune - Éd. les Nouveaux auteurs - DL 2010 - 07:59

Grisham John - Le couloir de la mort - R. Laffont - 2010 - 19:44

Guo Xuebo - La renarde du désert ; Les loups du désert - Bleu de Chine - 2001 - 03:47

Harrison Jim - Une odyssée américaine - Flammarion - 2009 - 02:55

Hauser Régis - Le piège de la botaniste - Ramsay - 1998 - 09:25

Hedayat Sadeq - La chouette aveugle - J. Corti - 1997 - 03:58

Herbert Frank - Le Messie de Dune - Pocket - DL 1980 - 07:27

Higgins Jack - Opération Virgin - A. Michel - 1994 - 12:58

Huidobro Norma - Le lieu perdu - L. Levi - impr. 2008 - 06:48

Huston Nancy - Cantique des plaines - Actes Sud - 1997 - 06:56

James Henry - Américain(l’) - Éditions Gallimard - 1981 - 20:15:11

Jennings Gary - Vers l’Orient - Éditions SW Télémaque - DL 2008 - 23:54

Jouve Pierre Jean - Paulina 1880 - Éditions Gallimard - 1974 - 4:30

Kadare Ismail - Le dîner de trop - Fayard - impr. 2009 - 04:32:04

Kenaz Yehoshua - Infiltration - Stock - 2003 - 26:21:00

Korman Cloé - Les hommes-couleurs - Éd. du Seuil - DL 2010 - 09:32

Leprêtre Luc - Regards croisés sur le handicap - A. Carrière - impr. 2008 - 04:26

Ludlum Robert - La conspiration Trevayne - Pocket - impr. 2010 - 16:27

MacDonald Patricia J. - Une nuit, sur la mer - A. Michel - impr. 2011 - 08:05

Malraux André - La Condition humaine - Gallimard - 11:09

Markale Jean - La fée Morgane - Pygmalion - 1994 - 11:30

Mauriac François - La pharisienne - Éditions Gallimard - 06:04

Mauriac François - L’agneau - Éditions Gallimard - 03:45

Mauriac François - Les chemins de la mer - Gallimard - 1951 - 05:39

Mauvignier Laurent - Apprendre à finir - Les Éditions de Minuit - 2004 - 03:07

Meazey Peter - Saint-Malo - Cap Horn - Astoure - 2005

Michelet Claude - La terre des Vialhe 4ème partie - Lafond - 08:24

Michelet Claude - L’appel des engoulevents 3ème partie - R. Laffont - 1990 - 13:53

Minc Alain - Un petit coin de paradis - B. Grasset - impr. 2011 - 02:31

Mitford Nancy - L’amour dans un climat froid - 10-18 - DL 2007 - 13:05

Mitford Nancy - Pas un mot à l’ambassadeur - La Découverte - impr. 2005 - 08:31

Mourad Kénizé - De la part de la princesse morte - Librairie générale française - 1989 - 25:52

Munro Alice - Du côté de Castle Rock - Éditions du Seuil - impr. 2010 - 12:04

Oksanen Sofi - Purge - Stock - impr. 2010 - 09:31

Onaglia Frédérick d’- La fille du Delta - France loisirs - 07:10

Oz Amos - Une panthère dans la cave - Éditions Gallimard - 2004 - 04:02

Perreau Lydie - La fortune de Richard Wallace - J.-C. Lattès - impr. 2009 - 15:03

Proust Marcel - La prisonnière - Gallimard - 1977 - 15:19

Quignard Pascal - Tous les matins du monde - Éditions Gallimard - impr. 2010 - 4:44

Rabelais - Pantagruel - Bordas - 1991 - 3:37

Ragon Michel - Un si bel espoir - A. Michel - 1998

Sabbah Hélène - Litttérature - Seconde - Hatier - 2004 - 42:43

Sagan Françoise - Dans un mois, dans un an - Julliard - 1964 - 02:22

Saint Bris Gonzague - Les romans de Venise - Éd. du Rocher - impr. 2007 - 7:51

Sansal Boualem - Le village de l’Allemand ou Le journal des frères Schiller - Éditions Gallimard

Simenon Georges - Les caves du Majestic - Éditions Rencontre - 1967 - 04:14

Simenon Georges - Maigret et les braves gens - Éd. Rencontre

Simenon Georges - Cécile est morte - Éd. Rencontre

Simenon Georges - La maison du juge - Éd. Rencontre

Smith Tom Rob - Enfant 44 - Pocket - impr. 2009 - 13:14

Stevens Shane - Au-delà du mal - Sonatine éd. - impr. 2009

Szabó Magda - La porte - V. Hamy - 2004 - 06:43

Thirieau Jean-Michel - Les claires de Montportail - Geste éd. - impr. 2010 - 1:10

Tolstoï Lev Nikolaevitch - Maître et serviteur - Éd. Rencontre - impr. 1962 - 01:50

Troyat Henri - Grimbosq - Flammarion - 1976 - 08:48

Vargas Llosa Mario - La fête au Bouc - Gallimard - 2002

Verghese Abraham - La porte des larmes - Flammarion - impr. 2010 - 21:19

Voltaire - L’affaire Calas - Éditions Gallimard - 1975 - 10:10

Welch James - L’hiver dans le sang - Albin Michel, Paris - impr. 2008 - 04:52

Wilde Oscar - Le portrait de Dorian Gray - Éditions Gallimard - 1992 - 13:00

Wolkenstein Julie - L’excuse - Gallimard - impr. 2010 - 08:15

Zola Émile - Zola journaliste - Flammarion - DL 2011 - 10:15

Zusak Markus - La voleuse de livres - Pocket - impr. 2008 - 13:55

Philosophie

Krishnamurti Jiddu - Se libérer du connu - Librairie générale française - 1995 - 04:15

Psychologie

Al-Anon family group headquarters - Plan pour notre progrès - Groupes familiaux Al-Anon

Cyrulnik Boris - Je me souviens - O. Jacob - impr. 2010 - 1:16

Eiguer Alberto - Jamais moi sans toi - Dunod - impr. 2008 - 07:57

Elkaïm Mony - Si tu m’aimes, ne m’aime pas - Éd. du Seuil - DL 1989 - 06:33

Israël Lucien - Le désir à l’oeil - Éd. Arcanes - 2003 - 08:50

Peirce Penney - L’intuition - le Grand livre du mois - 2000 - 11:47:04

Sirakorzian Anne-Marie - Un chemin de libération - Éd. Compassion - DL 2010 - 28:14

Tormo Anne - Créatifs ensemble - Éd. Quintessence - DL 2011 - 6:44

Religion et spiritualité

Abela Paul - Je crois, mais parfois autrement - l’Harmattan - 2002 - 03:51

Ahmad Al-Hussein Lubna - Suis-je maudite ? - Plon - impr. 2011 - 05:24

Boulet André - 10 Paroles bibliques pour suivre le Christ - P. Téqui - 2010 - 06:37

Caddy Eileen - La petite voix - Le Souffle d’Or - 6:28

Chautard Guy - De l’accent du Lauragais à l’accent de Galilée - Éd. Pélé jeunes régions - 10:38

Dagron Alain - À l’épreuve des Évangiles - Bayard - impr. 2005 -08:17

Guitton René - « Si nous nous taisons » - Pocket - impr. 2009 - 07:03

Lehnert Pascalina - Pie XII - P. Téqui - impr. 2009 - 10:47

Lossky Vladimir - Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient - Éd. du Cerf - 2005 - 07:41

Père Marie-Eugène - Père d’une multitude - Librairie Arthéme Fayard - 06:09

Suzuki Shunryu - Libre de soi, libre de tout - Éditions du Seuil - DL 2011 - 05:44

Walsch Neale Donald - Conversations avec Dieu - T2 - Éd. J’ai lu - 08:41

Walsch Neale Donald - Conversations avec Dieu- T3 - J’ai Lu - impr. 2009 - 11:41

Sciences et Techniques

Grundmann Emmanuelle - Ces forêts qu’on assassine - Calmann-Lévy - DL 2007 - 09:30

Jancovici Jean-Marc - Changer le monde - Éditions Calmann-Lévy - 2011 - 7:14

Sciences sociales

Anam Tahmima - Une vie de choix - Éd. des 2 terres - DL 2009 - 09:42

Ancelin Schützenberger Anne - Aïe, mes aïeux ! - La Méridienne - 2001 - 10:35

Arborio Anne-Marie - L’observation directe - A. Colin - 2010 - 04:34

Bard Christine - Une histoire politique du pantalon - Éditions du Seuil - DL 2010 - 13:36

Baubérot Jean - La laïcité expliquée à M. Sarkozy - A. Michel - impr. 2008 - 04:24

Becker Howard Saul - Les ficelles du métier - Éd. la Découverte - 2002 - 14:20

Belluteau Emmanuel - Parents : sacré métier ! - Salvator - impr. 2009 - 4:23

Boniface Pascal - Les intellectuels faussaires - J.-C. Gawsewitch - 2011 - 06:04

Cheng François - Cinq méditations sur la beauté - A. Michel - impr. 2006 - 02:50:08

Corneau Guy - N’y a-t-il pas d’amour heureux ? - R. Laffont - DL 2003 - 11:52

Ducret Diane - Femmes de dictateur - Perrin - DL 2011 - 13:06

Duteurtre Benoit - Service clientèle - Gallimard - 2005 - 02:39

Lellouche Yves - La négociation acheteur, vendeur - Dunod - DL 2010 - 05:12:59

Noel Michelle-J. - Être l’auteur de sa vie - Éd. Quintessence - DL 2006 - 09:10

Pertek Jacques - Droit des institutions de l’Union européenne - Presses universitaires de France

Réquéna Yves - Soigner la dépression par la médecine chinoise - G. Trédaniel - DL 2006 - 03:51

Thomann Bernard - Le salarié et l’entreprise dans le Japon contemporain - Les Indes savantes

Tormo Anne - Créatifs ensemble - Éd. Quintessence - DL 2011 - 6:44

Veldman Frans - Haptonomie - Presses universitaires de France - impr. 2007 - 21:30

Zaoui Pierre - La traversée des catastrophes - Éditions du Seuil - DL 2010 - 11:17

 

 

 

 

NOS DÉLÉGATIONS

GIAA Alsace

14 A rue de Mulhouse - 67100 Strasbourg

Tél. : 03.69.09.22.31

Mail : giaa.regionalsace@yahoo.fr

 

GIAA Aquitaine

14 rue de la Réole - 33800 Bordeaux

Tél. : 05.56.31.48.48

Mail : contact.aquitaine@giaa.org

 

GIAA Auvergne

35 avenue Franklin Roosevelt

63000 Clermont-Ferrand

Tél. :04.63.79.70.55

Mail : contact.auvergne@giaa.org

 

GIAA Centre

288 Chemin Lucien Bonneau

18100 Mery-sur-Cher

Tél. : 02.48.71.27.18

Mail : contact.centre@giaa.org

 

 

GIAA Île de France

5 avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Tél. : 01 47 34 30 00

Mail : giaa@giaa.org

 

GIAA Lorraine

BP 23703

54097 Nancy Cedex

Tél. : 03.83.27.70.33

Mail : contact.lorraine@giaa.org

 

GIAA Paca-Corse

Le Placer A - 72 avenue Benoît Malon

83100 Toulon

Tél. : 04.94.36.77.48

Mail : contact.paca-corse@giaa.org

 

GIAA Pays de Loire

109, rue Éblé

49000 Angers

Tél. : 02.41.86.13.25

Mail : contact.paysdeloire@giaa.org

 

 

 

 

SERVICES DU GIAA

Services audio

- La librairie sonore = propose plus de 4200 titres enregistrés sur CD DAISY

- Le kiosque sonore = service d’abonnement presse à 16 revues.

- L’enregistrement à la demande

Services Braille et gros caractères

- Transcription à la demande de tout document, ouvrages, document professionnel…

- Revues jeunesse et adulte

La lecture directe

Le GIAA met en contact la personne aveugle ou malvoyante avec un bénévole voyant. Le rôle du bénévole est d’assister pour la lecture : rechercher puis feuilleter des livres dans une bibliothèque, lire des documents manuscrits ou polycopiés, le courrier…

Le Club Emploi

Le Club Emploi du GIAA propose un accompagnement individuel personnalisé, centré sur la spécificité de la personne déficiente visuelle en situation de recherche d’emploi.

La revue du GIAA : Le QSLD

Le « Qu’on se le dise » est proposé en 5 versions : en noir, en gros caractères, en braille, en CD audio (format DAISY) et en version électronique via la liste de diffusion : giaa-qsld-subscribe@yahoogroupes.fr.

Les boutiques du GIAA

Le GIAA dispose pour ses adhérents de boutiques qui proposent, selon les délégations, des méthodes d’apprentissage du Braille, de matériels pour lire et écrire du Braille ou des gros caractères, et divers produits adaptés qui facilitent la vie quotidienne des aveugles et malvoyants (loupes, montres, ...).

 

 

SECTIONS DU GIAA

Les Amitiés Pouget regroupent des prêtres, diacres, religieux et religieuses malvoyants ou non voyants. Elles publient la « lettre d'Ananie ».

Le GPEAA (Groupement des Professeurs et Éducateurs d'Aveugles et Amblyopes), groupe de professeurs et éducateurs, acteurs sociaux et parents travaillent ou vivent pour/avec des personnes aveugles ou malvoyantes. Ils organisent les journées pédagogiques.

Views France concerne les jeunes malvoyants et non voyants qui souhaitent faire des échanges et organiser des voyages en Europe.

Abonnements : GIAA

ISSN (version papier) : 1772-4031



[1]          Le pixel, souvent abrégé px, est une unité de surface permettant de mesurer une image numérique. Son nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie « élément d’image ».

[2]          Microphotodiode : une photodiode est un composant semi-conducteur ayant la capacité de détecter un rayonnement du domaine optique et de le transformer en signal électrique.

 

[3] praxis : activité humaine visant à modifier les rapports sociaux.

 

[4] Exposition.de Claude Eydoux du 14 au 20 juillet 2011 organisée par le Cercle de l’Union de Caseneuve au château de Caseneuve (Vaucluse).