Qu’on se le dise n° 8
Juin - juillet - août 2011

SOMMAIRE

ÉDITO

 

ACTUALITÉS

Handiplages

AUTONOMADE-PARIS

Le Louvre

Annuaire Handicap visuel 2011

La promotion 2010-2011 des Docteurs de Sorbonne Universités porte le nom de Jacqueline de Romilly

Commission culture de la CFPSAA - 16/05/2011

Présentation des spectacles saison 2011/2012

Actu du GIAA Paris

Colloque Handicap visuel et expositions

acajou

Supermarché adapté

 

DOSSIER

INtroduction : La pratique d’une activité physique régulière diminue l’anxiété.

Principaux sports adaptés

Natation de loisir adaptée handisport

Les piscines

 

LA VIE DU GIAA

Portrait du bénévole... et autres histoires

Délégation de Lorraine

Délégation PACA-CORSE

Forum de partage d’expériences professionnelles

Réunion de la Commission des Techniques Professionnelles - 14 mai 2011

Participation aux handicapades

Le GIAA remercie ses bénévoles

 

CULTURE

Visites spéciales pour déficients visuels aux musées du Vatican

Visite de la Maison des Canuts de LYON

L’Abbaye de Cluny

Galerie tactile du musée du Louvre : Enfances

S’approprier un espace

 

LOISIRS

Sentier du Lauzanier (04)

Le Parc national de la Vanoise, un leader expérimenté

Spectacles en audiodescription

 

LECTURES

L’accessibilité des établissements d’enseignement aux personnes handicapées

Une année chez les français

L’Imagier sensoriel du musée du quai Branly

Commentaire au sujet du questionnaire paru dans le QSLD de jan-févr 2011

 

NOS DÉLÉGATIONS

 

SERVICES DU GIAA

Services audio

La lecture directe

Le Club Emploi

La revue du GIAA : Le QSLD

Les boutiques du GIAA

 

SECTIONS DU GIAA

 

 

 

ÉDITO

 

Portrait de Marie de Saint Blanquat.

Chers amis,

Les deux premiers QSLD de 2011 ont consacré leur dossier au thème de l’amblyopie et de la malvoyance. L’intérêt de nos lecteurs nous incite aujourd’hui à regrouper les textes sous forme d’une brochure qui pourra être diffusée plus largement, en particulier lors de la Journée Déficience Visuelle du 8 novembre prochain.

Les deux mois qui viennent de s’écouler ont été riches en événements : le Forum sur l’emploi, les visites tactiles, les contacts culturels, l’évolution de l’accessibilité…

Mais voici que déjà l’été approche. Nous nous préparons à être physiquement actifs plutôt que le nez dans nos livres, pour revenir bronzés, détendus et pleins de projets. C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui un dossier « SPORTS ». Que vous soyez non voyants, malvoyants ou même voyants, que vous ayez envie de vous activer en famille ou, au contraire, d’être plus autonome, vous n’aurez que l’embarras du choix.

à condition de vous y mettre, bien entendu. Tous les organisateurs d’activités sportives simples nous disent qu’ils n’ont pas assez de demandes. Ainsi, la balle est aussi dans votre camp. Personne ne nous empêchera de bouger davantage si nous le voulons.

Et très belles vacances à tous avec, entre deux activités sportives, un temps de lecture de votre QSLD.

 

Marie de Saint-Blanquat

Présidente du GIAA

 

 

 

ACTUALITÉS

Handiplages

La ville d’Antibes - Juan Les Pins est dotée, en période estivale, de deux plages spécialement aménagées pour permettre aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux déficients visuels de profiter pleinement des plaisirs de la baignade:
La plage du Ponteil (tél : 04.92.91.39.07)

Fauteuils amphibies, Tiralo et Hippocampe mis à disposition par une équipe d’ handiplagistes.

Dispositif de balisage sonore (audioplage) permettant la baignade grâce à un bracelet émetteur.

La Plage de la Salis (tél : 04.92.91.39.07)

Les 3 dernières plages mise à jour :

            - Plages du soleil à Golfe-Juan Vallauris, Alpes Maritimes

            - Plage du Tiercé à Cagnes sur Mer, Alpes Maritimes

            - Des Minimes à La Rochelle, Charente Maritime

 

Dessin de fauteuil roulant vu de profil sous un parasol. La grande roue du fauteuil est remplacée par une bouée de sauvetage.

 

AUTONOMADE-PARIS

Dispositif multisensoriel de repérage et d’orientation pour tous destiné à garantir la continuité de la chaîne de déplacement dans un bâtiment. – Avril 2011 - Extraits.

Ville de Paris - Direction du patrimoine et de l’architecture (DPA)

NDLR : Ce document, qui vient de paraître, soit 6 ans après la loi de 2005, est destiné aux maîtres d’ouvrages et aux maîtres d’œuvres. Toutefois, il nous paraît utile que les personnes handicapées visuelles et celles qui s’intéressent à leurs difficultés en soient informées et n’hésitent pas à en faire usage, le cas échéant, auprès des autorités administratives concernées.

 

Suite à la loi 2005-102 du 11 février 2005, il s’agit de garantir la continuité de la chaîne de déplacement, en supprimant les obstacles physiques du parcours, et en mettant en œuvre des solutions d’aménagement et de repérage, pour que chacun, y compris les personnes en situation de handicap, puisse s’informer et atteindre les services dispensés dans l’établissement.

La Ville de Paris a créé le référentiel Autonomade® afin d’apporter une réponse pour atteindre les objectifs de repérage et d’orientation portés par cette loi. Ce référentiel aide notamment à la mise en place d’une signalétique adaptée, conjuguée à des pupitres multisensoriels (visuels, tactiles et sonores).

La DPA vient de mettre au point un prototype de pupitre qui a été installé à la Mairie du 11ème arrondissement, le lundi 11 avril 2011 pour un test sur site d’une durée d’une semaine.

Après validation du prototype, ces pupitres Autonomade® sont destinés, à terme, à être installés dans toutes les mairies d’arrondissement, ainsi que certains grands équipements.

Au fil de son parcours, chacun peut identifier les grandes étapes suivantes :

            1. Je prépare mon déplacement depuis mon domicile.

            2. J’aborde le bâtiment et repère l’entrée principale.

            3. J’entre dans le bâtiment et repère l’accueil principal.

            4. J’atteins l’accueil principal et appréhende l’organisation du bâtiment.

            5. Je repère le cheminement adapté pour atteindre le service souhaité.

            6. Je circule dans le bâtiment.

            7. J’atteins le service.

            8. Je repère le cheminement adapté pour sortir, et je quitte le bâtiment, y compris en situation d’urgence.

Autonomade® apporte une réponse nouvelle pour atteindre les objectifs de repérage et d’orientation portés par la loi. La réflexion qui a permis sa création est issue de la problématique de mise en accessibilité des bâtiments existants, mais est également destinée à être déclinée pour la construction neuve.

Toutefois, la mise en oeuvre d’Autonomade® ne peut se substituer aux relations humaines, composantes principales de la qualité d’accueil du public.

Autonomade® est une marque déposée auprès de l’INPI - n°08 585 641.

Conception - réalisation : mission communication et intranet (DPA) / Photographies : Daniel Liffermann (DPA) / septembre 2011

 

 

Ville de Paris - Direction du patrimoine et de l’architecture

Service de l’innovation et des projets techniques

98, quai de la Rapée - 75012 Paris - Tél. : 01.43.47.82.83

 

Couverture du catalogue Autonomade. Le titre est au centre. Le fond est bleu ciel et composé d’une multitude de petits logos dont la plupart représentent un type de handicap.

 

Le Louvre

Les nouvelles salles d’art grec et la Venus de Milo

Visite le samedi 25 juin à 10h30

Découvrez les nouvelles salles d’art grec abritant comme dans un écrin la Vénus de Milo. Des moulages seront sortis des réserves et présentés dans un atelier pour prolonger tactilement la visite. Une expérience rare à ne pas manquer.

Le Jeune Mendiant de Murillo

Visite le samedi 7 mai à 14h30

Le Jeune Mendiant, souvent appelé Le Jeune Pouilleux, est la première représentation connue dans l’œuvre de Murillo d’enfants des rues. Cette œuvre à la fois réaliste et sentimentale allait connaître un immense succès.

Enfances, nouvelle exposition de la galerie tactile

Visite le samedi 2 juillet à 14h30.

Voir l’article page 30.

Guide multimédia

Des parcours descriptifs en français et en anglais vous invitent à découvrir les volumes des sculptures dans la galerie tactile mais aussi le département des Peintures autour de trois thèmes : les histoires, le nu et la nature morte.

Location aux entrées Richelieu, Denon et Sully mais aussi sous la pyramide ou dans les collections, au premier étage de Denon ou Sully. Tarif réduit 4€ pour les visiteurs déficients visuels.

 

Pour réserver vos places envoyer un e-mail à handicap@louvre.fr

Ouvert tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi et les jours fériés suivants : le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.

Nocturnes jusqu’à 22h les mercredis et vendredis

 

En premier plan une personne tient à deux mains un audio guide que l’on voit en bas à droite de la photo. En arrière plan, un fragment d’une des sculptures de la Galerie tactile du Louvre.

 

Annuaire Handicap visuel 2011

6ème édition

Outil indispensable pour tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par le handicap visuel. Cet annuaire répertorie l’ensemble des organismes par région et par département, sur tout le territoire français.

Cette édition 2011 s’enrichit de l’adresse e-mail et du site Internet de chacune des structures et de leurs spécificités, par région et par département.

1200 adresses au service de tous.

 

Fondation La Cause

69 avenue Ernest Jolly, 78955 Carrières-sous-Poissy

www.lacause.org

 

 

 

Couverture de l’Annuaire Handicap visuel. L’image montre deux mains lisant un document en braille.

 

La promotion 2010-2011 des Docteurs de Sorbonne Universités porte le nom de Jacqueline de Romilly

Paris, 14 mai 2011. Jacqueline de Romilly, marraine des docteurs de Sorbonne-Université.

Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, qui nous a quittés récemment (voir QSLD jan-févr 2011) est demeurée active jusqu’à sa mort à 97 ans.

Et elle est toujours vivante : le 14 mai 2011, lors d’une cérémonie particulièrement brillante, elle donne son nom à la promotion 2010-2011 des Docteurs de Sorbonne Universités.

Pour la première fois, les trois universités parisiennes Panthéon-Assas, Paris-Sorbonne et Pierre et Marie Curie, ont distingué ensemble leurs docteurs de l’année 2010-2011. La cérémonie des docteurs de Sorbonne Universités - promotion Jacqueline de Romilly - s’est déroulée le 14 mai 2011 dans le grand amphithéâtre du centre Assas.  Elle constitue un événement exceptionnel dans le cadre de la politique de valorisation de la recherche universitaire française.

Au-delà de l’événement festif, auquel toute la communauté universitaire a été conviée au Centre Assas, il s’agissait de mettre en avant l’ouverture, l’universalité et le progrès issus d’un enseignement et d’une recherche de qualité, autant de notions défendues par Jacqueline de Romilly, philologue, écrivain, professeur, helléniste et membre de l’Académie française. En la choisissant pour marraine de cette première promotion, Sorbonne Universités tenait à lui rendre hommage.

À travers le parcours scientifique des 1155 docteurs diplômés - dont 532 avaient revêtus la toge et le mortier pour recevoir leur diplôme honorifique - toutes les disciplines universitaires (sciences, lettres, humanités, droit, science politique et économie-gestion) étaient à l’honneur.

 

Un mortier est un chapeau de cérémonie. Cette dénomination vient de l’analogie de forme entre ces chapeaux et un mortier classique.

Le Robert donne : récipient servant à broyer certaines substances.

Ex : mortier de pharmacien (analogie de forme).

Anciennement : toque de certains dignitaires.

 

Photo d’un mortier : coiffure plate, carrée et noire.

 

 

 

Commission culture de la CFPSAA - 16/05/2011

La CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Ambylopes) est constituée de plusieurs commissions orientées dans différents domaines, en particulier la culture. Le GIAA participe à plusieurs d’entres elles.

Présentation de la Fondation la Cause, par Martine Haage qui rejoint la commission culture. La fondation a 90 ans. Depuis 30 ans, elle édite un annuaire de toutes les associations d’aveugles et mal-voyants en France (dernière édition parue récemment); Exception au droit d’auteur (Sylvain Nivard), Audio-description (Guy Rochereau, Sylvain Nivard), Musées (Marie de Saint Blanquat, Hoëlle Corvest), Divers - Tour de table

Date de la prochaine réunion de la commission culture : lundi 19 septembre

Présentation des spectacles saison 2011/2012

Théâtres et opéras d’Île-de-France - Invitation

Spectacles audiodécrits dans les théâtres du Châtelet, Chaillot, Comédie-Française, Nanterre-Amandiers, MC93, Odéon, Opéra Comique, Opéra de Paris, Rond-Point, Tarmac et autres…

Mercredi 14 septembre 2011 à 18h au Théâtre du Châtelet

La présentation sera suivie d’un verre dans le Grand Foyer du théâtre.

Confirmation indispensable avant le 10 septembre 2011.

accesculture@magic.fr - 01.53.65.30.74 - www.accesculture.org

Théâtre du Châtelet, 1 place du Châtelet, 75001 Paris

 

Actu du GIAA Paris

Une journée de sensibilisation au handicap sera organisée par le GIAA le mardi 8 novembre 2011. Cette journée de sensibilisation au handicap visuel, organisée en partenariat avec AG2R, sera destinée aux allocataires invités de AG2R.

Contact : Nathalie Sassier (nathalie.sassier@giaa.org)

Colloque Handicap visuel et expositions

Compte-rendu de M.C. Cressant transmis par Sylvain Nivard

J’ai assisté vendredi 20 mai 2011 au Colloque de la Cité de la Musique « Handicap visuel et expositions ».

Une journée intéressante avec un public varié, comprenant des membres d’associations de déficients visuels mais aussi des personnels des musées, des architectes, sociologues, etc. Nous avons reçu une bonne parole volontariste du Ministère de la Culture, des présentations de réalisations, Cité de la Musique, musées de Bruxelles, Bibliothèque nationale de France... Des réflexions sur les pratiques très diversifiées des déficients visuels dans les musées ont été analysées par une sociologue et une actrice de terrain de la région d’Angers.

Un architecte nous a sensibilisés à la complexité des réglementations d’accessibilités parfois contradictoires. Les intervenants ont beaucoup insisté sur la nécessité de compromis et de collaboration pour être en règle avec la législation et satisfaire le public. Les problèmes de la variété des supports et des difficultés de perception de différentes images tactiles ont aussi été évoqués.

Des livres, maquettes tactiles et images formaient une petite exposition sur les tables du foyer de l’amphithéâtre de la Cité de la Musique, et permettaient de découvrir des réalisations de la Cité des Sciences, les livres du Louvre, les mallettes de la Basilique Saint-Denis, des dessins de caricatures pour la BnF...

J’ai le sentiment que les concepteurs d’expositions sont de plus en plus désireux de prendre en considération les besoins de tous publics. Il nous reste à chercher comment inciter les déficients visuels à profiter de tous ces travaux. Je pense qu’un effort particulier devrait être porté sur les jeunes publics, en particulier pour que la lecture d’images et le sens de l’espace et du mouvement soient bien pris en compte dans l’éducation des jeunes mal et non-voyants.

Il est prévu que les actes de ce colloque soient bientôt consultables en ligne sur le site de la Cité de la Musique.

acajou

En février dernier, deux journalistes de la radio France Culture sont venues assister à une répétition du duo « Clairières » ainsi qu’à un atelier du mardi soir proposés par la Compagnie Acajou.

Elles ont réalisé l’émission des « Passagers de la nuit » diffusée mardi 3 mai 2011, que vous pouvez écouter en allant sur le site Internet de France Culture.

Vous entendrez les témoignages de Delphine Demont et Saïd Gharbi pour le duo « Clairières », qu’ils interprètent ensemble, et les voix de Delphine Demont, José Luis Pagés, Nadine Glorioz-Le Roux, Reynalde Nicolin, ainsi que les journalistes Catherine Pétillon et Veronik Lamendour, pour les ateliers du mardi : bonne écoute!

 

Cie Acajou, c/o Cemaforre

115 rue du Ménilmontant, 75020 Paris

http://acajou.m4ne.com

association.acajou@free.fr / 06.28.34.66.50 (Delphine Demont)

Supermarché adapté

Dans le 12ème arrondissement de Paris, l’Institut des Quinze-Vingts et Casino présentent à titre expérimental des adaptations au public malvoyant : pendant 6 mois un panel de 15 personnes handicapées visuelles va tester l’ergonomie des lieux et les emballages de certains produits. Leurs commentaires permettront d’améliorer la prestation.

 

 

 

DOSSIER

Introduction : La pratique d’une activité physique régulière diminue l’anxiété.

Colette Marsan

Médecin des hôpitaux et rédacteur en chef du QSLD

La pratique d’une activité physique régulière diminue l’anxiété et améliore la tolérance au stress, que l’on soit handicapé visuel ou non. Dans un récent article de Charles-Yannick Guezennec publié dans La Recherche (août 2010), on peut lire que « les techniques d’imagerie cérébrale ont montré récemment que l’activité physique renforce la plasticité cérébrale et la création de nouveau neurones. Elle participe ainsi au maintien de certaines capacités cognitives comme la mémoire et l’apprentissage et prévient le vieillissement cérébral ». Que l’on soit handicapé visuel n’y change rien. Mais il est clair que certains déficients visuels sortent peu, font peu d’exercice, sont un peu trop hésitants dans leur démarche, un peu trop souvent laissés dans leur fauteuil par leurs enfants ou assis en face d’un jeu adapté par leurs parents. La question n’est pas de savoir qui à tort mais de réfléchir à ce qu’on peut faire.

 

L’objectif de ce dossier est de mettre l’accent sur le sport pratiqué comme activité de loisir, par opposition au sport de compétition. Il ne s’agit pas ici de « se dépasser dans l’effort », comme l’a si bien écrit Sylvain Nivard dans un précédent QSLD.(2011-7) et au sport pratiqué avec des valides, accessible dès l’instant qu’il est adapté. Il s’agit de proposer quelques pistes proposant au lecteur malvoyant ou non voyant de maintenir sa forme physique et mentale grâce à une activité plaisante, éventuellement familiale, voire ludique.

 

à la veille des vacances, nous vous proposons la liste des sports accessibles établie par le département des Alpes-Maritimes qui présente et propose, pour chacun un contact, téléphone ou mail, pouvant être utilisée par nos lecteurs comme le point de départ d’un fil conducteur.

 

Nous avons fait un choix ponctuel parce que ce sport est accessible à chacun, quel que soit son lieu de résidence et son âge (la formation commence chez le fœtus), peu coûteux, très rarement contre-indiqué : la natation. Nous remercions Jean-Michel Westelynck, Directeur technique Fédéral Natation Handisport, qui fait le point sur la natation adaptée, et Philippe Bissonnet, Responsable du Pôle Ressources National Sport et Handicaps du CREPS de la Région Centre, réalisateur d’un remarquable document sur l’accessibilité des piscines et nous félicitons les rares plages qui ont fait l’effort de s’adapter (Voir Actualités)

 

Personne malvoyante (portant des lunettes noires) en train d’escalader une paroi rocheuse naturelle.

Principaux sports adaptés

Liste établie par le département des Alpes-Maritimes

Aviron

L’aviron fait l’objet depuis décembre 2007 d’une convention entre la Fédération Française Handisport et la Fédération Française des Sociétés d’Aviron, visant à recenser la pratique Handisport et la rendre donc plus accessible.

Le choix du matériel doit tenir compte du niveau technique du sportif et des conditions de sécurité nécessaires au moment de la sortie. Pour le loisir il existe plusieurs types d’embarcations, toutes accessibles aux sportifs handis (Yoles, yolettes, outriggers, canoës et bateaux découverte).

 

Trois personnes en train de pagayer dans un canoë : derrière le guide, deux personnes non voyantes (lunettes noires).

Cyclisme / tandem / tandem course

Le cyclisme handisport existe en France depuis une trentaine d’années, en tandem pour les déficients visuels. En tandem, les règlements appliqués sont ceux de la Fédération Française de Cyclisme, à l’exception de quelques adaptations inhérentes aux spécificités du handicap.

Randonnée

La randonnée privilégie le contact avec la nature bien sûr, mais c’est aussi une véritable activité physique. La convivialité et l’entraide de cette pratique favorise également l’intégration sociale.

Équitation

Le contact, la relation privilégiée avec le cheval, la possibilité d’être transporté et de partager les plaisirs de cette discipline à plusieurs, sont autant de qualités qui la rendent accessible à un large public.

Quatre cavaliers non voyants sur le point de commencer une randonnée.

 

Escalade

Une nouvelle victoire sur le handicap pour les sports de nature! En partenariat avec la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, un mur mobile avec des voies adaptées aux personnes handicapées est désormais disponible dans certains départements.

Handi-Loisirs, association à l’initiative du projet, propose donc cette discipline. Le mur est également disponible à la location avec son véhicule tracteur.

Escrime

La discipline est adaptée à de nombreux handicaps. Les règles sont celles de la Fédération Internationale d’Escrime

Judo

Le judo, sport de combat, génère des bienfaits éducatifs pour les personnes handicapées. Cette activité est structurée à la Fédération Française Handisport pour les déficients visuels depuis 1983. Les règles de la FFJDA sont les règles en vigueur, à l’exception de quelques adaptations liées au handicap visuel.

Natation

Parmi les nombreuses disciplines sportives pratiquées par les personnes handicapées physiques, la natation occupe une place privilégiée due à ses atouts : elle est accessible au plus grand nombre, même aux plus lourdement handicapés. L’évolution en apesanteur permet d’utiliser les capacités physiques restantes. Le règlement en vigueur est celui de la Fédération Française de Natation, à l’exception de quelques adaptations inhérentes au handicap.

Plongée

Elle se pratique en piscine et en milieu marin pour de fantastiques découvertes. Elle est accessible aux personnes handicapées sachant nager.

Ski / snowboard

Le ski est la première discipline pour les personnes handicapées à se structurer dans les années 50. En compétition ou en loisir, c’est avant tout s’adonner au plaisir de la glisse et à la découverte des grands espaces.

Pour les personnes handicapées assisses ou debout, pratiquant confirmés ou débutants, cette activité de pleine nature offre une intégration complète et de véritables possibilités d’évolution.

Des moniteurs de l’École de ski Française (ESF) se perfectionnent chaque année pour encadrer les skieurs handicapés malvoyants ou non voyants (guidage).

Un skieur non voyant derrière son guide, en descente.

Tir à l’arc

Le tir à l’arc sollicite à la fois la maîtrise de la posture, l’équilibre, l’enchaînement de mouvements amples et fins, la respiration et le mental. Cette discipline fut l’une des plus anciennement utilisée pour ses vertus thérapeutiques en centre de rééducation. En compétition, ce sont les règlements de la Fédération Française de Tir à l’Arc qui s’appliquent, auxquels il faut ajouter les aménagements conçus par l’International Paralympic Committee en fonction du handicap.

Tir à la carabine

Le tir sportif est avant tout un état d’esprit qui s’acquiert avec l’apprentissage de la concentration et la maîtrise de soi. à 10 m, 25 m et 50 m avec un pistolet ou une carabine, vous trouverez l’épreuve qui correspond le mieux à vos goûts, vos aptitudes et vos moyens. Ce sport requiert une parfaite harmonie entre le corps et l’esprit. Le règlement appliqué est celui de la Fédération Française de Tir, à l’exception de quelques adaptations permettant la pratique de l’activité en fonction du handicap. Ces adaptations concernent principalement : les aides techniques pour les tireurs pratiquant assis utilisant une potence ou un système de visée sonore et les positions de tir réglementaires de la Fédération Française de Tir.

Torball

Le torball est un sport collectif spécifiquement conçu pour les handicapés visuels. Il se pratique par équipe de 3 sur un terrain muni de cordelettes à clochettes situées à 40 cm du sol, et d’un ballon sonore pour permettre aux joueurs de percevoir la trajectoire. Les points sont marqués lorsque le ballon traverse la surface de jeu et qu’il franchit la ligne de fond défendue par l’équipe adverse, en passant sous les cordelettes et sans les toucher. Ce sport développe les sens auditifs et réclame une grande maîtrise des gestes et des déplacements.

Voile

La voile est synonyme d’évasion, de rêve, de liberté et d’aventure. Elle se révèle être un excellent support d’intégration en loisir comme en compétition. Chaque avis de course précise les règles spécifiques à la classe et à l’épreuve, dans le strict respect des règles de course à la voile édictées par l’ISAF, Fédération Internationale de Voile. L’IFDS, section « handivoile » interne à ISAF, régit toutes les particularités de la voile paralympique.

Triathlon

Le triathlon est une discipline de plein air, qui se compose de trois activités : natation, vélo et course à pieds. C’est un sport complet, d’endurance sans monotonie grâce à ses trois composants et non violent pour les articulations. La collaboration de la Fédération Française de Triathlon et la Fédération Française Handisport a permis l’adaptation de la discipline aux pratiques handisport pour les personnes présentant une déficience motrice ou sensorielle.

Course à pied : binômes guide et non voyant,  l’un et l’autre liés par un bracelet.

Natation de loisir adaptée handisport

Jean-Michel Westelynck

Directeur technique fédéral natation handisport

Sport accessible à tous, que l’on peut pratiquer seul ou en groupe, voyants, malvoyants et non voyants ensemble, après un apprentissage adapté.

Pour les personnes déficientes visuelles, la natation est d’abord une liberté de mouvement retrouvée dans le milieu aquatique, une notion de plaisir, de bien-être à travers le loisir. C’est un complément de la rééducation ; c’est un accès à d’autres formes de sport, notamment à certaines activités de pleine nature (voile, canoë, planche à voile, nage en eau vive, plongée, …), un développement de l’autonomie, de la fonctionnalité. Mais c’est aussi un moyen de se dépasser, de se surpasser créant par la même un état d’esprit de « battant  ». Cette reconnaissance véritable ouvre une perspective d’insertion sociale et professionnelle.

La natation handisport est la 1ère discipline pratiquée au sein de la Fédération Française Handisport. Celle-ci se pratique sous différentes formes selon le type de handicap et selon qu’il s’agit de loisir ou de compétition. Nous ne parlons ici que de la natation de loisir en particulier celle adaptée aux personnes déficientes visuelles.

Les différentes formes de pratique de la natation de loisir

Sport complet, non traumatisant et sans risque, le natation s’adresse à tous les types de handicap, même les plus graves. Suivant les différentes manières de la pratiquer et les motivations qui animent ses adeptes, elle exploite différents domaines.

Ainsi, une approche éducative, ré-éducative, de pratique santé, en complément des activités de pleine nature en milieu aquatique, en loisir ou en compétition, dirigera les nageurs vers des modes d’apprentissage différents, avec des fréquences plus ou moins importantes.

Pour les jeunes, c’est une forme d’éducation.

Le milieu aquatique permet une croissance harmonieuse du corps humain. Il possède un rôle d’amplificateur de sensations et permet d’enrichir le pratiquant de perceptions psychomotrices spatio-temporelles et gnostiques. Le schéma corporel (développement du geste lié à l’image) des adeptes s’en retrouve étendu avec de nouvelles perspectives conceptuelles ouvertes sur les gestes de la vie courante.

Pour les adultes, c’est un complément d’éducation, voire un facteur de ré-éducation. La natation permet, par essence même et à travers ce milieu particulier qu’est l’eau, de donner aux pratiquants une liberté de mouvement en les plaçant en état d’apesanteur. Bien souvent, l’occasion de quitter un appareillage plus ou moins contraignant (canne blanche, audio-guide..) leur ouvre des perspectives de liberté encore plus importantes.

Chez la personne handicapée, les actions mobilisatrices du système musculo-articulaire, les sollicitations cardio-respiratoires, circulatoires et lymphatiques, le développement des capteurs sentivi-moteurs et de la sensibilité superficielle sont autant d’apports essentiels qui permettront de recouvrer des capacités physiques défaillantes et d’amplifier des potentialités latentes. L’eau possède également des vertus antalgiques non négligeables et une action efficace sur la spasticité.

Pratique en loisir.

Répondant à l’engouement de plus en plus vif d’une demande basée sur le loisir, de nombreuses structures proposent cette forme de pratique dont les finalités n’ont, pour unique objectif, que le plaisir, la convivialité et l’aspect social. Le sportif peut pousser, plus ou moins, ses notions d’apprentissage jusqu’à l’acquisition d’une certaine autonomie susceptible d’être utilisée dans des activités annexes. Ainsi, la découverte des équilibres, la maîtrise de ceux-ci et l’apprentissage de modes de propulsion, plus ou moins conventionnels, sont les bases incontournables de cette autonomie. Elles font appel aux différents domaines qui constituent l’apprentissage que sont la flottaison, la respiration et la propulsion.

Apprentissage des quatre nages.

C’est à travers l’apprentissage des nages dites « codifiées » (papillon, dos, brasse et crawl) que l’apprenti nageur va passer à un stade supérieur. Celles-ci font ainsi référence à des descriptifs techniques de gestes sportifs intervenants dans différents processus. Dans cette forme de pratique, le nageur déficient visuel va s’organiser grâce aux repères que représentent les lignes d’eau et sera capable, après un apprentissage, de « mesurer » la longueur du bassin. Ces repères constants d’une piscine à l’autre, lui permettra de pouvoir évoluer dans tous les équipements sportifs de natation.

Les paramètres physiques et morphologiques, représentent une base sur laquelle le pratiquant va construire le geste moteur le plus efficient. Ils vont déterminer des « prédispositions » et les orientations pour les spécialisations futures dans les différents styles de nage. Ces différents domaines utilisés vont être déterminants pour le nageur handicapé. Sa pathologie peut perturber directement le geste moteur et les autres paramètres concomitants.

Les principes de résistance, qu’elles soient frontales ou statiques, les perturbations des équilibres dynamiques et de l’hydrodynamisme sont autant d’éléments qui vont faire appel aux facultés d’adaptation de l’éducateur.

L’aisance respiratoire est également un facteur déterminant notamment dans l’apprentissage des nages ventrales.

Pratique sportive.

Elle est ouverte aux nageurs déficients visuels qui concourent entres eux. Il est à noter que la réglementation tient compte de la spécificité de la déficience visuelle en aménagement certains points techniques. Par exemple, chaque nageur déficient visuel est averti de l’imminence du virage ou de l’arrivée par un assistant (Tapper en anglais) qui effectue un contact tactile à l’aide d’une perche surmontée d’une boule de mousse

Intégration au sein de clubs valides

La démarche d’intégration de nos nageurs au sein de clubs valides est d’un grand apport. Elle peut fournir des réponses aux problèmes exposés ci-dessus et permettre également de changer la perception qu’ont les valides de la personne handicapée. Elle permet également de répondre à la demande par une pratique de proximité.

Il peut y avoir plusieurs formes d’intégration ; la plus simple consiste à dégager une ligne d’eau regroupant les nageurs handisports. Cette solution est souvent utilisée pour intégrer les nageurs fortement handicapés. L’autre possibilité conçoit l’intégration directe au sein d’un groupe de valides, plus ou moins âgés, en gardant néanmoins à l’esprit les caractéristiques de notre calendrier sportif.

 

Le GIAA propose également à Paris un service de natation (détente, cours et entraînement…) le mercredi de 20h00 à 21h00. Les frais d’inscription sont de 70 € pour l’année. Un certificat médical est obligatoire. Si vous souhaitez vous inscrire, contactez directement le GIAA au 01.47.34.30.00 ou par mail : giaa@giaa.org.Les cours ont lieu à la piscine municipale Saint Germain dans le 6ème (métro Mabillon) et sont dispensés par Florian Mathieu, maître nageur.

 

Piscine adaptée avec lignes d’eau.

 

Les piscines

Accessibilité des équipements, espaces, sites et itinéraires sportifs

Production d’un guide d’usage « accessibilité » des piscines.

 

Nous tenons à remercier Monsieur Philippe Bissonnet, responsable du Pôle Ressources National Sport et Handicaps  du CREPS de la Région Centre, qui nous a communiqué ce document ainsi que le lien pour le télécharger gratuitement, permettant ainsi à nos lecteurs d’être informés des aménagements et adaptations en projet ou en cours de réalisation. Nous rappelons que notre journal est publié simultanément en noir, en braille, en CD-audio, sur Internet et en gros caractères.

La Rédaction.

 

Il convenait d’apporter aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre, autant qu’aux propriétaires et aux gestionnaires d’équipements, un document technique qui favorise la conception, la construction et l’aménagement de piscines accessibles aux personnes handicapées dans toute leur diversité.

C’est dans cet esprit que le groupe de travail national a été amené à formuler des recommandations complémentaires à la réglementation existante. Celles-ci sont aussi illustrées.

C’est une première publication de la collection « accessibilité des équipements, espaces, sites et itinéraires sportifs »

Le guide usage et accessibilité piscines CREPS Bourges est téléchargeable via le site internet du CREPS de la région Centre (www.creps-centre.com)

 

Nous donnons ci-après le sommaire de ce document et, à titre d’exemple, quelques extraits de certains chapitres concernant plus particulièrement le public déficient visuel.

Sommaire du guide

Le guide se compose donc de treize fiches illustrées sur différentes thématiques et espaces spécifiques aux piscines :

Fiche 1 : la signalétique et le contraste - p. 5

Fiche 2 : le stationnement - p. 11

Fiche 3 : le cheminement horizontal et vertical - p. 13

Fiche 4 : l’entrée - p. 19

Fiche 5 : l’accueil - p. 23

Fiche 6 : les vestiaires individuels et collectifs - p. 27

Fiche 7 : les sanitaires - p. 29

Fiche 8 : les douches - p. 33

Fiche 9 : le pédiluve - p. 37

Fiche 10 : les plages, les bassins et activités de l’équipement -p. 39

Fiche 11 : établissement avec tribunes - p. 45

Fiche 12 : annexes de l’arrêté du 1er août 2006 - p. 47

Fiche 13 : principaux textes législatifs et réglementaires applicables à l’accessibilité des piscines - p. 49

 

Quatre personnes handicapées visuelles dans une piscine en train d’écouter un maître nageur.

Fiche 3 : Le cheminement horizontal et vertical (extraits)

I. - Un cheminement accessible doit permettre d’accéder à l’entrée principale, ou à une des entrées principales, des bâtiments depuis l’accès au terrain. Le choix et l’aménagement de ce cheminement sont tels qu’ils facilitent la continuité de la chaîne du déplacement avec l’extérieur du terrain. Le cheminement accessible doit être le cheminement usuel, ou l’un des cheminements usuels.

Le cheminement accessible permet notamment à une personne ayant une déficience visuelle ou auditive de se localiser, s’orienter et atteindre le bâtiment en sécurité et permet à une personne ayant une déficience motrice d’accéder à tout équipement ou aménagement donné à l’usage. Les caractéristiques d’un cheminement accessible sont définies au II ci-après.

Lorsqu’il existe plusieurs cheminements, les cheminements accessibles sont signalés de manière adaptée. Les principaux éléments structurants du cheminement doivent être repérables par les personnes ayant une déficience visuelle.

Lorsque le cheminement courant se fait par un plan incliné, celui-ci doit offrir des caractéristiques minimales définies au II ci-après.

II. - Les cheminements extérieurs accessibles aux personnes handicapées doivent répondre aux dispositions suivantes :

1° Repérage et guidage :

Une signalisation adaptée doit être mise en place à l’entrée du terrain de l’opération, à proximité des places de stationnement pour le public, ainsi qu’en chaque point du cheminement accessible où un choix d’itinéraire est donné à l’usager. Les éléments de signalisation doivent répondre aux exigences définies à l’annexe 3.

Le revêtement du cheminement accessible doit présenter un contraste visuel et tactile par rapport à son environnement. à défaut, le cheminement doit comporter sur toute sa longueur un repère continu, tactile pour le guidage à l’aide d’une canne d’aveugle, et visuellement contrasté par rapport à son environnement pour faciliter le guidage des personnes malvoyantes.

Fiche 10 : les plages, les bassins et activités de l’équipement (extraits)

Les usagers handicapés doivent pouvoir accéder à l’ensemble des locaux ouverts au public et en ressortir de manière autonome.

Les équipements, le mobilier, les dispositifs de commande et de service situés dans les établissements recevant du public ou dans les installations ouvertes au public doivent pouvoir être repérés, atteints et utilisés par les personnes handicapées. La disposition des équipements ne doit pas créer d’obstacle ou de danger pour les personnes ayant une déficience visuelle.

Lorsque plusieurs équipements ou éléments de mobilier ayant la même fonction sont mis à la disposition du public, un au moins par groupe d’équipements ou d’éléments de mobilier doit pouvoir être repéré, atteint et utilisé par les personnes handicapées. Dans le cas d’équipements soumis à des horaires de fonctionnement, l’équipement adapté doit fonctionner en priorité.

Il est recommandé que la ligne guide puisse mener l’usager de façon autonome de la sortie du pédiluve jusqu’à l’entrée du bassin (pente et/ou échelle, plan élévateur, potence).

Il est préconisé que la largeur des plages ne soit pas inférieure à 1,60 m hors goulottes et obstacles (bande d’éveil à la vigilance, mobilier, matériel, etc.).

Fiche 1 : la signalétique et le contraste (extraits)

Il est recommandé d’installer une signalétique précise (texte et image), dans chaque zone de l’établissement : parking, cheminement, entrée, accueil, sanitaires, vestiaires, douches, etc.

L’installation de lignes guides au centre dans l’ensemble du cheminement (à l’extérieur et à l’intérieur de l’établissement) est recommandée.

Il est préconisé qu’à chaque changement de zone (accueil, vestiaires, sanitaires, etc.), les caractéristiques de la ligne guide (couleur et relief) soient modifiées.

Il est recommandé que l’emplacement des informations soit situé entre 1,30 m et 1,70 m de hauteur pour les supports muraux et les supports mobiles (ceux-ci ne doivent pas gêner la circulation).

Il est souhaitable que les panneaux d’informations soient installés afin de permettre une distance de lecture comprise entre 0,05 et 0,25 m.

Il est également recommandé que les panneaux d’informations soient placés de manière efficace et homogène (« Trop d’informations tue l’information »).

 

Contact : Philippe BISSONNET

Responsable du Pôle Ressources National Sport et Handicaps

CREPS de la Région Centre

48 avenue du Maréchal Juin  18000 Bourges

Tél. : 02.48.48.06.33

 

 

 

LA VIE DU GIAA

Portrait du bénévole... et autres histoires

Germaine

Bénévole au GIAA

Le portrait du bénévole ?

Il est fait en quelques lignes. Personne n’ignore que le bénévole est un bipède de l’un ou l’autre sexe, extrêmement dévoué, jeune retraité (souvent ancien jeune), ou demandeur d’emploi, qui met ses compétences, toujours grandes, au service de notre société. Alors si vous le voulez bien, et même si vous ne le voulez pas (dans ce cas ne brûlez pas ce papier, il est recyclable, jetez-le), je vais brosser un bref historique de la bibliothèque sonore du GIAA de Bordeaux où j’exerce mes talents depuis de nombreuses années. Ô temps suspend ton vol !

Il y eut d’abord le Moyen Âge.

L’usage de la plume d’oie était révolu, ainsi que celui de la fameuse Sergent Major et de son support en bois verni, orné dans la partie charnue de son corps d’un petit hublot où l’on pouvait admirer la Tour Eiffel ou la basilique de Lourdes. Celui-là, on le réservait pour les jours de « composition », devenus plus tard, quand on n’était plus très sûr de l’accord des participes passés, des verbes pronominaux.

La vedette de l’époque, c’était la fiche cartonnée, blanc laiteux, petits carreaux où les bibliothécaires de service inscrivaient d’une plume experte (pardon, on était déjà au bic), tout en haut, le numéro des cassettes enregistrées et traçaient avec autant de soin, trois lignes verticales pour délimiter les espaces réservés au nom de l’emprunteur, à la date de l’emprunt et à celle du retour. Oui, mais les employés, mêmes modèles, se succédaient. Et les confusions entre date d’emprunt et date de retour étaient légion. Les emprunts étaient souvent enregistrés dans la case rendus et vice-versa. Si la rigueur était absente, le pittoresque ne manquait pas. On pouvait toujours s’extasier sur la beauté du document et sa remarquable écriture script.

Puis vint le déménagement dans des locaux plus vastes et plus adaptés.

Ce fut la Renaissance. On vit apparaître les ordinateurs et une magnifique machine dont le rôle principal consistait à dupliquer les cassettes et éventuellement à effacer les bandes. Cette tâche hautement qualifiée, fut, un temps, confiée à un bénévole compétent du dit bénévole jusqu’à ce que la responsable du moment ait l’idée d’écouter une cassette dupliquée pour en vérifier la qualité. Horreur ! La bande restait obstinément muette. Le préposé devait être ou dyslexique ou gaucher. Il avait en toute innocence, confondu effacement et duplication et, de la sorte, il était le premier à sonner le glas pour les cassettes.

Après la Renaissance, les Temps Modernes.

Adieu, les fiches manuscrites. L’ordinateur est partout. Le vocabulaire des utilisateurs s’enrichit. On apprend que le mot icône, cette image sacrée des orthodoxes, perd son accent circonflexe et change de genre en informatique pour devenir un icone, les fichiers ne se feuillettent plus à la main. Impossible de dormir sur le bureau : il est vertical. Les cassettes, par contre, continuent d’affluer. Il faut leur trouver une place et concevoir un classement logique sur les étagères métalliques gris souris, hautes de deux mètres environ, récemment installées. Et là, nouvelle bataille d’Hernani entre les préposées au classement. Classement par auteurs ? Opération possible pour certains. On peut, en toute confiance, faire reposer Monte-Cristo sur les étagères.

Dumas est mort et Dantès a fini de se venger. Mais les nouveaux auteurs et leurs sagas ? Le personnage principal est décédé. Vous pensez comme nous : l’histoire est terminée, classons. Que nenni ! On apprend que le de cujus a, comme le Petit Larousse, semé à tous vents. Il faut maintenant trouver une place à ses rejetons, enfants naturels ou, pire, adultérins et surtout à ses quelque cinquante cassettes. Bécassine (s), pour le classement, c’étaient les bibliothécaires d’alors. La petite Bretonne, invitée par sa patronne à mettre de l’ordre dans les armoires, classe tout d’après les couleurs : les corsages rouges de Madame à côté des tomates et des cerises, les chaussettes beiges de Monsieur avec les pommes de terre AGATA, etc. Qu’il est compliqué de faire simple !

Enfin, Daisy et les CD MP3 font leur apparition sur le terrain. La merveille des merveilles. Les cassettes se transforment en CD et les nouveaux ouvrages, même les plus volumineux s’inscrivent et se gravent sur un petit plateau circulaire qu’on peut maltraiter à loisir puisque l’original, à l’abri sur le disque dur, peut être reproduit un nombre incalculable de fois. Nos étagères sont transformées et deviennent un festival de couleurs, un vrai feu d’artifice. Jaquettes bleues d’azur pour les cassettes métamorphosées en CD, rouges coquelicot pour les « Daisy » bordelais, vertes printanières pour les disques parisiens, marron glacé pour Nancy. C’est d’une telle beauté qu’on en oublie les frimas en hiver, car les tuyaux chargés de transporter les calories n’ont jamais pu franchir les hauteurs où nous fonctionnons. Si vous venez visiter notre musée  « couleurs et paroles » en février et que vous nous dites, comme certains de nos abonnés : « il fait froid chez vous », nous vous répondrons, comme à eux, « venez nous voir en juillet, nous « bibliothéquons » sous les toits, vous verrez le mercure s’affoler », ce que nous ne faisons jamais, car j’avais oublié de vous le dire, le bénévole, outre ses qualités déjà énumérées, garde son sang froid contre vents et marées.

 

Rangement d’une bibliothèque : étagères avec des cassettes étiquetées.

 

Délégation de Lorraine

GIAA Lorraine Infos – mai 2011 (Extraits)

Les nouveaux enregistrements sur CD au format DAISY d’avril 2011 figurent dans les NOUVEAUTÉS DAISY. (Feuillet séparé)

Le mot de la Présidente (Extraits)

Bien chers amis,

Bonjour à tous. Certains abonnés ont exprimé l’année passée le souhait de devenir membres du GIAA au niveau national afin de participer plus activement aux grandes orientations de l’association en étant force de proposition et de décision à l’assemblée générale annuelle. Le Conseil d’Administration a décidé d’encourager cette marque de sympathie et d’engagement à l’égard du GIAA et de proposer à tous les bénéficiaires des services de devenir membre à part entière en s’acquittant de la cotisation statutaire de 15 euros.

Vous trouverez dans le courrier détaillé du GIAA de Paris qui vous sera transmis, tous les renseignements concernant cette proposition.

Vous y trouverez également une proposition d’abonnement au QSLD, « Qu’on Se Le Dise », le bulletin de liaison et d’informations de l’association.

Dominique BOUCHERAT

Présidente

Délégation PACA-CORSE

Randonnées pédestres

Le Touring Club a contacté notre délégation afin de permettre à des déficients visuels de pratiquer la randonnée pédestre. Plusieurs rencontres ont eu lieu afin de déterminer les types de sorties accessibles car certains secteurs de la côte ou de l’arrière-pays varois sont très escarpés et semblent dangereux.

Il a fallu expliquer :

- ce qu’un non ou malvoyant était capable de faire, ce qui était impossible,

- comment guider un mal ou non voyant.

Nous avons pu ainsi effectuer notre première sortie sous un beau soleil de mars et sous une pluie de questions diverses et variées. Ce fut une belle journée riche de partages conviviaux, et d’informations sur la malvoyance.

La sortie suivante a eu lieu le 14 mai.

Que les adhérents désireux de partager ces moments nous contactent !

contact.paca-corse@giaa.org

 

Forum de partage d’expériences professionnelles

Compte rendu rédigé par Laëtitia Pégaz-Fiornet

Secrétaire de la Commission des Techniques Professionnelles

Cité des Sciences – Paris – 16 mars 2011

Quatre tables rondes se sont réunies, abordant chacune un domaine d’activité professionnelle

1. Métiers de l’industrie

Le recrutement par la voie de l’alternance donne plus d’adaptabilité au candidat. Une fiche de poste précise est nécessaire pour prévoir en amont les outils adaptés. Le développement, dans l’industrie, de la culture du zéro papier est un avantage pour les déficients visuels.

La perte de la vue en cours de carrière impose une réaction rapide pour s’adapter, se former et utiliser le plus rapidement possible les outils palliatifs, prendre des cours de locomotion et  informer son employeur de son handicap, entre autre pour l’adaptation du poste.

Les relations professionnelles harmonieuses et la confiance ne sont jamais acquises définitivement et sont tributaires de la mobilité professionnelle. Il est essentiel de veiller à conserver son employabilité.

La sensibilisation au handicap visuel est importante et les personnes handicapées doivent elles mêmes y prendre part dans leur entreprise. Cette sensibilisation n’a d’effet que si, par ailleurs, l’intégration des handicapés est inscrite dans les valeurs et la stratégie de l’entreprise avec l’implication de la direction générale.

Dans l’industrie, on utilise fréquemment des applicatifs informatiques spécifiques dont l’accessibilité est souvent mauvaise. Il convient de faire remonter la nécessité de développements informatiques dans le respect des normes d’accessibilité. L’expérience montre que face aux priorités du business, l’arbitrage en faveur de l’accessibilité n’est possible qu’avec un soutien fort de la direction générale.

Assumer une responsabilité de management lorsqu’on est déficient visuel inclut de savoir demander de l’aide à ses collaborateurs, ce qui montre qu’on leur fait confiance. Il faut forcément déléguer et donc savoir le faire.

2. Métiers du tertiaire, banques et assurances

Les métiers des participants et leurs déficiences visuelles respectives nous ont permis de faire émerger deux problématiques communes :

            • les limites de l’accessibilité de systèmes informatiques complexes dans lesquels les déficients visuels doivent s’intégrer. Cela pousse les déficients visuels à adapter leurs outils et leurs stratégies de traitement de l’information à chaque mission qu’on leur confie. Il faut donc ajuster celle-ci tout au long du parcours professionnel, et anticiper pour chaque nouvelle situation les difficultés qui vont se présenter. Celles-ci vont de l’utilisation de PowerPoint à la prise de notes en même temps que l’on discute sur le contenu d’un document.

            • l’importance de communiquer sur notre handicap : afin de prévenir les situations embarrassantes pour nos interlocuteurs, il est important que nous sachions parler de notre handicap, et en particulier dans le cas de la malvoyance, pour que chacun se représente quels sont nos besoins. Cette communication, qui doit être discrète (et réitérée, comme toute communication), doit devenir banale, afin que, lorsque le handicap est accepté, il ne soit pas oublié dans ses aspects pratiques. Par ailleurs, notre communication, c’est aussi et surtout la capacité à susciter la verbalisation de nos interlocuteurs  pour nous permettre d’accéder à certaines informations liées au contexte et à la communication non verbale. Cette communication commence dès notre recrutement où il faut présenter les solutions pratiques que nous mettons en œuvre dans des situations comparables à celles que nous allons rencontrer dans notre nouveau poste. C’est ce qui explique que l’apprentissage soit pour les déficients visuels plus que pour d’autres un mode d’entrée dans la vie professionnelle à privilégier.

3. Fonction publique et enseignement

à côté des concours de plus en plus difficiles en raison de la place accordée aux notes de synthèse, la voie contractuelle permet un recrutement dans la fonction publique qui offre aujourd’hui les mêmes possibilités.

Les deux points de vigilance principaux concernent d’une part la nécessité d’une aide humaine soit par ses collègues, soit externe qu’il faut sans cesse re-négocier, l’évolution des systèmes informatiques notamment internes à l’administration qui sont difficilement compatibles avec Jaws ou d’autres logiciels de revues d’écrans. Pour l’enseignement, on ne sent pas toujours une forte volonté de l’administration de recruter des enseignants déficients visuels.

4. Professions libérales et artistiques

Compte tenu du champs très vaste de la thématique choisie, les problématiques envisagées initialement n’ont pu être abordées de manière didactique ; elles l’ont été de façon spontanée et naturelle par les intervenants.

En effet, les profils étant différents, non voyant et malvoyant de naissance, mais également perdant la vue plus tardivement, il était important que chacun puisse témoigner de son parcours individuel d’acceptation, d’intégration et d’adaptation à sa déficience visuelle. Il a donc été mis en avant l’absolue nécessité, et ce, dès l’enfance d’accepter cette différence, de grandir avec, tout en s’y accommodant grâce aux outils adaptés et aux aides humaines, permettant à certains de poursuivre des études brillantes et de réussir leur carrière professionnelle.

Force a été également de constater que l’épanouissement professionnel de chacun ne s’est pas fait sans difficultés, mais que cela a nécessité une grande motivation, beaucoup de courage et de détermination pour ne pas se laisser absorber par les stigmates d’assistanat lié à l’handicap visuel, mais tout au contraire d’arriver à en faire un atout professionnel.

Il s’agit là, de se construire sa propre image de soi positive, en abandonnant les clichés et représentations généralistes que certains se font de la personne atteinte d’un handicap.

La démarche n’étant pas toujours aisée, il ne faut pas hésiter à chercher le soutien d’un thérapeute, d’une structure associative, mais également de structure administrative compétente dans le domaine professionnel envisagé.

En effet, exercer une profession libérale est un choix, qui peut par exemple faire l’objet d’un accompagnement de l’UPTIH (Union Professionnelle des travailleurs Indépendants Handicapés).

 

En conclusion de ce formidable partage d’expériences, nous citerons ici l’affirmation d’un des intervenants : « Croyez en vous, ils croiront en vous ».

Réunion de la Commission des Techniques Professionnelles - 14 mai 2011

Compte rendu rédigé par Laëtitia Pégaz-Fiornet

Secrétaire de la Commission des Techniques Professionnelles

La réunion de la Commission des Techniques Professionnelles du GIAA du 14 mai a rassemblé une douzaine de participants. En respect de l’ordre du jour, notre invitée Colette Marsan, médecin retraitée et rédacteur en chef du QSLD, a envisagé les progrès récents de la recherche sur les rétines artificielles. Un point sera fait dans le QSLD de septembre-octobre.

Colette Marsan a ensuite abordé le second thème de son intervention : amblyopie et malvoyance. Les dossiers des deux premiers QSLD de 2011, consacrés à ce thème, ont permis de constater à quel point les définitions ont évolué. Cette évolution est liée aux progrès de nos connaissances, elle-même liée aux progrès de l’imagerie. à la demande de nombreux lecteurs, ces articles sont actuellement rassemblés par l’équipe du QSLD pour faire l’objet d’une brochure à paraître à la rentrée 2011.

En l’absence de participant à la réunion compétent sur les problèmes de mise à jour des logiciels de revue d’écran, ce point de l’ordre du jour est reporté.

La CTP fait ensuite le bilan du forum de partage des expériences professionnelles organisé par le GIAA le 16 mars.

La prochaine réunion est fixée au samedi 15 octobre 2011, à 14 h au siège du GIAA.

L’ordre du jour est le suivant :

1. Mise à jour des logiciels de revue d’écran.

2. équipements faciles d’accès pour des personnes perdant la vue avec démonstrateur.

3. Questions et informations diverses.

Participation aux handicapades

à Fontenay-sous-Bois pour informer les enfants sur les situations du handicap.

Les stagiaires Hamza et Lisa sont allés à la rencontre d’une enseignante, Mme Lipp, qui avait sollicité le GIAA pour une matinée de sensibilisation auprès des élèves de l’école Paul Langevin. Lors du trajet, l’impatience de rencontrer les enfants se ressentait. Nous étions curieux de connaître leurs réactions et leurs questions face à notre intervention. Et il était important pour nous de mettre en valeur l’autonomie et les compétences des personnes handicapés.

La matinée a débuté avec la classe de CM2. Les élèves ont d’abord visionné un reportage mettant en scène un maître qui va accueillir un nouvel élève handicapé. Le maître va à la rencontre de plusieurs enfants handicapés scolarisés dans un milieu ordinaire. Puis on a vu quatre témoignages émouvants d’enfants intégrés dans une classe ordinaire.

Après la diffusion, les enfants ont été interrogés sur leurs connaissances du handicap. Enzo nous a ainsi fait rire en affirmant que sa mère était aveugle parce qu’elle portait des lunettes de vue de faible correction. Cette confusion entre les troubles de la vision, la malvoyance et la cécité totale, nous a ainsi montré l’utilité de cette journée et l’importance de notre venue dans cette école. Ensuite, les élèves nous ont posé des questions sur le quotidien d’une personne malvoyante, telles que : « comment vous déplacez-vous dans les gares ? » ou encore : « comment choisissez-vous vos vêtements ? ».

Nous avons répondu en mettant en avant le fait que le quotidien d’une personne déficiente visuelle reste proche de celui d’une personne voyante. En effet, face à la perte de la vue, Hamza a mis en place de nouveaux mécanismes. Il a appris à se déplacer dans les gares et dans les rues en se repérant grâce à sa mémoire, la lumière et les bruits autour de lui. L’évolution technologique nous permet d’être le plus autonome possible grâce par exemple au GPS Captain, à l’Easy Metro, etc.

Pour finir nous aimerions vous faire part de la remarque d’un élève qui nous a demandé si le handicap était contagieux ; nous avons donc pris le temps d’expliquer la différence entre maladie et handicap.

Cette matinée forte en émotion fut à l’origine d’un véritable enrichissement personnel, car c’était la première fois que nous intervenions auprès d’enfants pour parler du handicap.

Le GIAA remercie ses bénévoles

Invitation au buffet des bénévoles du GIAA le jeudi 23 Juin  2011. Sur fond bleu, la moitié gauche de l’image représente une petite horloge indiquant la date et l’heure, un panier de pique-nique et une belle fleur jaune. L’autre moitié de l’image décrit le déroulement de la journée.

 

 

 

CULTURE

Visites spéciales pour déficients visuels aux musées du Vatican

D’après Internet

 

Soucieux de permettre aux personnes handicapées d’accéder aux chefs-d’œuvre, les musées du Vatican ont institué des visites spéciales à l’attention des sourds et des aveugles.

Les aveugles et malvoyants découvriront ainsi la Déposition de Croix, du Caravage* (1603), et L’ange qui joue du luth, détail d’une fresque de Melozzo da Forli**.

«Les œuvres d’art doivent être accessibles à tous», a déclaré le cardinal Giovanni Lajolo, responsable de l’État du Vatican, en présentant ces nouveautés à la presse le 1er mars 2011. «Nous sommes le premier musée du monde où les non ou malvoyants et les sourds ou malentendants peuvent découvrir des chefs-d’œuvre», s’est félicité le Pr. Antonio Paolucci, directeur des musées. «Et nous voulons à l’avenir rendre accessibles aux mal et non voyants beaucoup plus d’œuvres», a-t-il précisé à l’AFP, mettant en avant un «projet ambitieux».

Pour les non et malvoyants, les deux œuvres ont été reproduites en relief, afin de permettre une découverte tactile, avec une légende en braille.

Mais pour favoriser une connaissance à la fois plus globale et plus émotive de la peinture, l’expérience du toucher est précédée de la lecture d’un texte biblique sur le thème de la déposition du corps du Christ et de l’écoute d’un chant grégorien.

Les visiteurs peuvent également manipuler les étoffes représentées par Le Caravage, imbibées de myrrhe et d’aloès - essences traditionnellement utilisées au moment de la dépose d’un corps -, ainsi que des feuilles de molène, la plante figurant au bas du tableau, et tâter une reproduction de la toile utilisée par le maître du clair-obscur préparée selon sa propre méthode.

 

* Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, peintre italien 1573-1610.

Son œuvre puissante et novatrice révolutionna la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal, son érotisme troublant et son emploi de la technique du clair-obscur qui influença nombre de grands peintres après lui. Il mena une vie dissolue, riche en scandales provoqués par son caractère violent et bagarreur – allant jusqu’à tuer lors d’une querelle –, sa fréquentation habituelle des bas-fonds et des tavernes, ainsi que par sa sexualité scandaleuse pour l’époque, ce qui lui attira de nombreux ennuis avec la justice, l’Église et le pouvoir. Son art se distingue par le traitement contrasté de la lumière qui dramatise le sujet, traité par ailleurs sur le mode d’un réalisme objectif.

** Melozzo da Forlì (1438 - 1494), peintre italien, l’un des plus célèbres maîtres de la perspective.

 

Renseignements:

Ces visites, d’une durée moyenne de deux heures, sont gratuites, mais il faut réserver. Chaque personne handicapée peut venir avec un accompagnateur, qui bénéficie lui aussi de l’accès gratuit.

La visite est limitée à un maximum de 8 visiteurs.

 

Pour connaître les dates et heures de la visite et pour réserver, vous devez :

            • envoyer une demande par e-mail à : visitedidattiche.musei @ scv.va

            • ou composez les numéros suivants: +39.06.69.88.31.45

Site : www.museivaticani.va

 

Déposition de Croix (tableau du Caravage, 1603) : Le corps du Christ, très blanc, vraiment cadavérique, est recueilli et soutenu allongé, par deux hommes, Nicodème et saint Jean, sur la pierre de l’onction. En second plan, entourant le Christ : la Vierge, Marie-Madeleine et «l’autre Marie ».                  Le tableau « L’ange qui joue du luth », de Melozzo da Forli est représenté dans le fond. Au premier plan, détail reproduit en relief avec des mains de non voyant la découvrant.

 

Visite de la Maison des Canuts de LYON

Les canuts étaient les ouvriers tisserands de la soie sur les machines à tisser.

La Maison des Canuts est le conservatoire vivant des savoir-faire qui font la richesse de la soierie lyonnaise. La collection de matériels et d’archives permet de retracer cinq siècles de rayonnement technique, social et créatif. Le site a été entièrement rénové et agrandi en octobre 2009.

Au cours d’une visite commentée à la Maison des Canuts vous pourrez redécouvrir l’invention de Jacquard illustrée par une démonstration de tissage sur métier à bras, le cycle du vers à soie, l’apport social des canuts et la réalité de l’industrie textile en Rhône Alpes aujourd’hui. Visite adaptée aux malvoyants sur demande. Certains tissus peuvent être touchés.

 

Contact : Philibert VARENNE

10 rue d’Ivry - 69004 Lyon

Tél. : 04.78.28.62.04

maisondescanuts@wanadoo.fr

www.maisondescanuts.com

 

Métier à tisser la soie.

 

 

L’Abbaye de Cluny

Ouvrage paru en mars 2011
Éditions du patrimoine
Collection « Sensitinéraires »

Synopsis de l’ouvrage

Fondée au Xe siècle par Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine, l’abbaye de Cluny devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l’Occident médiéval. À partir de la seconde moitié du XIIe siècle, sous l’abbatiat d’Hugues de Semur, Cluny connaît son apogée : le prestige et la puissance de l’institution s’accroissent ; nombre des bâtiments conventuels sont agrandis et l’édification d’une nouvelle église abbatiale – appelée la maior ecclesia – est entreprise. Bien que démantelée en grande partie à partir de la Révolution, cette église abbatiale, dite Cluny III, – qui fut, jusqu’à la reconstruction de Saint-Pierre de Rome au XVIe siècle, la plus grande église de la chrétienté – révèle à travers ses vestiges sa monumentalité et sa splendeur passée.

Le présent ouvrage convie à la découverte du prestigieux ensemble abbatial clunisien constitué de nombre de constructions médiévales et de bâtiments des XVIe, XVIIe et XVIIe siècles. L’auteur de l’ouvrage, Brigitte Maurice-Chabard, révèle le contexte de la fondation de l’abbaye puis le plan et la silhouette de la grande église abbatiale. L’auteur dévoile également, à travers les vestiges architecturaux et décoratifs, la richesse de ce monument majeur. Enfin, l’auteur offre une présentation rigoureuse et approfondie de la chapelle de Jean de Bourbon, des palais abbatiaux, du nouveau monastère du XVIIIe siècle et, pour finir, des maisons romanes clunisiennes aux remarquables ornementations.

Présentation de l’ouvrage

Cet ouvrage comprend 29 planches tactiles, 1 livret contrasté, 1 livret couleur et 1 CD audio, enregistré au format Daisy, insérés en début de l’ouvrage.

Brigitte Maurice-Chabard, conservatrice en chef du musée Rolin d’Autun, est l’auteur des textes enregistrés qui retracent l’histoire de l’abbaye de Cluny. Certains passages de ces textes sont illustrés par les 3 livrets accompagnant le livre numérique : planches tactiles, dessins à fort contraste et en couleur.

Hoëlle Corvest, responsable de l’accessibilité du public handicapé visuel à la Cité des Sciences et de l’Industrie-Palais de la découverte, et Anne-Sophie Grouhel - Le Tellec, coordinatrice éditoriale, sont les auteurs des textes qui guident la lecture des planches tactiles.

L’Institut pour la recherche d’applications gravées a conçu les dessins contrastés et les planches tactiles.

L’ensemble Venance Fortunat est l’interprète des chants de Pierre le Vénérable enregistrés en fin de CD.

Descriptif de la planche gaufrée consacrée à la donation de Guillaume Ier d’Aquitaine

Cette page représente l’agrandissement de la lettrine ornée et historiée du folio 85 du manuscrit latin 17 716 conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ce manuscrit est un recueil de pièces glorifiant Cluny et son histoire. Le détail du folio 85, figuré ici, illustre l’acte fondateur de l’abbaye de Cluny. Guillaume Ier le Pieux, duc d’Aquitaine, comte de Poitiers, d’Auvergne et de Mâcon, propose à Bernon, abbé de Baume-les-Messieurs et de Gigny, de fonder une maison de prière sur l’une de ses terres. Le 11 septembre 910, Guillaume d’Aquitaine fonde dans le Mâconnais, en l’honneur des saints Pierre et Paul, un monastère soumis à la règle de saint Benoît. Il l’installe dans sa villa de Cluny à laquelle était jointe une chapelle placée sous les vocables de Notre-Dame et de saint Pierre.

La lettrine historiée relate cette donation, Guillaume d’ Aquitaine fait donation de son domaine de Cluny en présence de deux moines.

Débutons la découverte de cette histoire en haut de la page, à droite. Les traits horizontaux que vous pourrez toucher en partie droite de l’image correspondent à la réglure, c’est-à-dire le début de six lignes du texte du manuscrit. Pour vous donner une idée de l’échelle de la lettrine, sachez que chacune de ces lignes est haute d’un centimètre. La lettrine historiée figurée à gauche de la réglure est un C. Elle s’inscrit ici dans un carré dont les angles de la partie gauche sont tronqués. Ce C correspond à la première lettre du mot cluniacenum qui débute la phrase située entre les deux premières réglures.

Après avoir repéré le contour de la lettre C, vous percevrez en sa partie inférieure, dans le tiers gauche, le pied droit de Guillaume d’Aquitaine, qui dépasse du C, et, à côté, à droite, son pied gauche. Le bas des jambes du duc d’Aquitaine est donc positionné à cheval sur la lettre C : celle de droite passant par dessus et celle de gauche passant en dessous. Au niveau des genoux, de part et d’autre du vêtement drapé du duc, vous distinguerez les extrémités du coussin sur lequel il est assis. À l’intérieur de la partie supérieure de la lettre, au centre gauche, son visage est montré de face. Sa chevelure est longue et il porte la barbe. L’encolure de son manteau est fermée, à gauche, par une fibule, c’est-à-dire une sorte de broche, en forme de cercle perlé. À gauche de cette dernière, se dessine la longue tige de son sceptre surmonté d’une fleur de lis, symbole de son rang. Il tient son sceptre de sa main droite et tend sa main gauche ouverte vers la droite, en direction d’un moine. À droite, en contrebas de la tête de Guillaume, vous remarquerez une autre tête, il s’agit de celle de l’abbé Bernon. Son visage porte la barbe et son crâne est tonsuré. De part et d’autre de son visage, quelques cheveux et les plis du capuchon de son habit. À droite et en contrebas de l’abbé Bernon, contre le cercle du C, prend place un autre moine dont vous discernerez la barbe et la chevelure. À droite de ce troisième personnage, se détache la volute de la crosse que Bernon tient avec son bras gauche.

 

 

Couverture du livre sur CLUNY. Grosses lettres en traits épais réparties sur 2 lignes : en haut, C L U puis, en dessous, N  Y. Dans l’épaisseur des lettres imprimées on discerne des fragments d’architecture de l’abbaye.                       Planche gaufrée. Description très détaillée dans le texte.

 

Galerie tactile du musée du Louvre : ENFANCES

Le 4 mai 2011 s’est ouverte la cinquième édition de la galerie tactile du Musée du Louvre.

Ayant pour thème l’Enfance, cette nouvelle exposition présente des œuvres pour la plupart célèbres mais inaccessibles jusqu’ici à un public déficient visuel.

Les 17 sculptures présentées illustrant les différents visages de l’enfant au cour des siècles, regroupées sous trois thèmes : des portraits d’enfant, l’enfant imaginaire (l’Enfant menaçant, de étienne-Maurice Falconnet, 1757, l’Amour au papillon de Jean-Baptiste Pigalle, 1750, l’Enfant à l’oie, Rome 1er-2ème siècle, un grand bas-relief et sa reproduction en plus petites dimensions représentant les Enfants moissonneurs, de Bouchardon, 1739), enfin l’enfant divin (une superbe Vierge à l’Enfant de Duccio, Florence, vers 1465).

La galerie tactile est le seul endroit du musée où le visiteur est invité à toucher les sculptures. Les œuvres présentées sont des moulages, en plâtre, en résine, en bronze, de sculptures dont les originaux sont pour la plupart exposés au Louvre. Elles sont accompagnées de cartels en braille et en gros caractères ainsi que d’échantillons du matériau de l’œuvre originale permettant aux visiteurs d’appréhender le travail du sculpteur sur la matière.

Certains moulages sont exécutés en un matériau reproduisant la sensation tactile froide du marbre (en fait une résine contenant de la poudre de marbre).

Les œuvres sont présentées sur des consoles à hauteur d’une personne debout de taille moyenne. Elles sont accompagnées de cartels descriptifs en gros caractères et en braille. Le cheminement se fait aisément grâce à une main courante continue en bois.

Au final, une exposition infiniment plus adaptée que toutes les précédentes témoignant bien de la volonté du Musée du Louvre de s’ouvrir au public handicapé visuel.

 

Des visites-conférences sont proposées à tous et en particulier aux publics handicapés (réservation par téléphone au 01.40.20.51.77, du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h).

Un audio guide, accompagné d’un livret tactile, propose des commentaires audio-descriptifs (à la location).

Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h, les mercredi et vendredi jusqu’à 22 h.

 

 

L’image de l’affiche de l’exposition à la Galerie tactile : buste d’une enfant vu selon son profil droit, les cheveux bouclés. Florence, Italie, vers 1500.

 

 

S’approprier un espace

À propos du cloître de l’Abbaye de Sénanque

Gérard Guillier

Conférencier des Monuments nationaux

La familiarité avec notre patrimoine architectural est une des attentes de notre époque en quête de repères. Ce désir est universel, et personne ne devrait en être exclu. C’est dans ce sens, que les visites tactiles permettent au public des malvoyants et non-voyants de percevoir, lui aussi, le monde des formes architecturales et d’en savourer, de cette façon, la beauté formelle. Voici le récit de quelques expériences vécues à l’abbaye provençale de Sénanque.

L’abbaye de Sénanque est une des plus célèbres abbayes romanes de Provence (XIIème siècle). C’est, avec Silvacane et Le Thoronet, l’une des trois « sœurs cisterciennes ». Elle est située dans le Vaucluse, à 3 km de Gordes, au fond d’un vallon. Elle est toujours habitée par une communauté de moines bénédictins. Les horaires de visites sont strictement réglementés.

Lieu choisi : les galeries du cloître et plus précisément les petits espaces situés entre chaque colonne, comme autant de cellules individuelles.

Les visiteurs sont invités à s’installer chacun dans l’une de ces niches. Là, on leur propose de percevoir corporellement la volumétrie qui l’environne.

Tout d’abord, on peut s’asseoir et ressentir la hauteur de la banquette. Ensuite, sur les côtés, on peut s’adosser à des montants de pierre ou à des colonnettes. La position est confortable.

Une fois bien assis, il est aisé de palper les colonnettes latérales qui sont à portée de main. En partant du bas, on découvre la forme carrée de la base. Ensuite, la main remonte le long du fût, savourant son diamètre, sa hauteur.

La main poursuit son ascension et arrive enfin au chapiteau. Alors, là, quel régal ! Des centaines de sensations tactiles se bousculent. Palper un chapiteau, c’est ressentir toutes les rondeurs, les creux, les inflexions voulues par le sculpteur. C’est communiquer avec l’artiste, c’est participer à son projet poétique.

Si ensuite, on se met debout dans cette niche, on peut en toucher le sommet formé par une voûte en pierre. Il suffit de lever le bras. La main caresse la rondeur du contour, elle devine les claveaux c’est-à-dire les pierres qui constituent le plein cintre.

L’intérêt des cloîtres, pour ces visites tactiles, se trouve dans leurs dimensions à l’échelle humaine. Tous les éléments sont à portée de main, tous sont palpables. Tout est prêt pour savourer physiquement notre environnement architectural.

La brièveté voulue de cet exposé sur une visite à Sénanque nous a conduits à mettre l’accent sur les niches du cloître. Mais, bien entendu, la découverte tactile ne se limite pas à cette zone. L’église, le dortoir, la salle du chapitre sont également des lieux d’études propices.

La découverte tactile nous fait toucher du doigt, palper le réel, apprécier concrètement le monde des formes. Elle s’applique parfaitement à l’attente de non-voyants. D’une façon plus générale, c’est aussi une de ces démarches profondément humanistes dont notre époque a besoin.

 

 

 

LOISIRS

Sentier du Lauzanier (04)

Dans la zone « Cœur de parc » du Mercantour, un tout nouveau sentier de randonnée serpente tranquillement entre les montagnes du vallon du Lauzanier : l’endroit – prairies fleuries et bosquets de mélèzes - est grandiose et calme, tout juste animé par les sifflements d’alerte de marmottes et les clapotis de la rivière Ubayette.

Dans cet environnement sauvage, deux ans de travail ont été nécessaires pour aménager cet itinéraire d’un kilomètre accessible aux personnes en fauteuil, en collaboration avec les associations locales œuvrant dans le domaine du handicap – Association « À perte de vue » et « Association des Paralysés de France ». Entre autres élus, le député du Var Jean-Pierre Giran, président du conseil d’administration de Parcs Nationaux de France, et Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence sont venus l’inaugurer le 8 juillet 2010.

Faciliter l’accès à la nature aux personnes en situation de handicap, aux familles, aux enfants et aux seniors, partager ensemble la richesse de la faune, de la flore et l’émotion liée à la beauté de paysages préservés... Des parcs nationaux pour tous grâce à un accueil et des aménagements adaptés, telle est l’ambition du mécénat environnemental noué entre Parcs Nationaux de France - PNF, établissement public de l’état - et la GMF.

Une promenade accessible à tous

Le sentier Lauzanier (Alpes de Haute-Provence) se distingue par ses avancées technologiques et techniques au service du handicap (visuel en particulier).

Tout a été pensé et étudié pour une totale autonomie : un système audio innovant qui s’adapte aux mouvements des non et malvoyants, un revêtement de sentier végétal et des panneaux informatifs multi-sensoriels. Les moyens techniques mis en œuvre sont impressionnants, et parfois uniques au monde. Une révolution dans le domaine de la randonnée pédestre.

Cette réalisation vient en complément d’une action globale d’accessibilité mise en place par la commune de Larche sur son territoire. Le partenariat engagé avec la GMF vient en appui à l’aide apportée par le Conseil régional PACA, le Conseil général des Alpes de Haute-Provence et l’appui technique des associations « APF 04 » et « À perte de vue ».

1. Un sentier unique

La randonnée pour tous est compliquée à mettre en place surtout en montagne, car la déclivité des pentes ne doit pas excéder 5%. En plein cœur de parc, à 1900 mètres d’altitude, il est aussi difficile de trouver des routes droites et surtout interdit de faire de gros chantiers susceptibles de déranger la faune et la flore. Le sentier créé ne fait donc que 450 mètres, mais jouit d’avancées techniques remarquables.

Le sentier a été réalisé en enrobé végétal : ce procédé unique et écologique est à 95% naturel, garanti sans bitumes. Le résultat ? Un sentier discret, d’une largeur d’environ 1,2 mètre pour un meilleur confort de promenade, notamment pour les personnes en fauteuil manuel.

La réduction du pourcentage des pentes (moins de 3% sur les 450 premiers mètres du parcours) et l’aménagement d’une aire de repos en fin de parcours permettent un déplacement en totale autonomie.

2. Des moyens technologiques innovants

Le long de ces 450 mètres de sentier, la technologie est partout, et les randonneurs non-voyants ont l’opportunité d’utiliser l’Handi éco-Guide : un tout nouveau procédé qui s’adapte à la position de la personne.

Muni d’un casque et d’un micro-pc embarqué, le marcheur est guidé de manière interactive et ludique grâce à son système GPS et sa boussole dynamique. Cet outil novateur propose de découvrir la nature tout en favorisant l’autonomie de déplacement des personnes malvoyantes.

L’information est diffusée en fonction de la position du randonneur, mais aussi, plus novateur, de l’orientation de sa tête.

3. Une information multisensorielle (réalisation Polymorphe Design)

Le sentier est aussi muni de deux tablettes multisensorielles, spécialement conçues par Polymorphe Design pour les non et les malvoyants. Ces deux panneaux d’interprétation en relief et en braille, renseignent sur la topographie et sur la bio diversité environnantes.

Pour les non braillistes, un complément audio délivre des informations et propose une lecture de paysage du vallon du Lauzanier. L’ensemble est équipé d’une boucle magnétique pour les personnes malentendantes, et fonctionne sur énergie solaire.

Une communication adaptée (réalisation Polymorphe Design)

Une brochure en gros caractères et braille « Larche, un site accessible à tous » complète l’offre éco-touristique et responsable du lieu : la commune propose un véritable accueil éco-touristique tourné vers les publics handicapés. Le maire Max Granier a ainsi inauguré le même jour le sentier du Lauzanier et « La Meyna », une résidence 3 étoiles de 5 appartements entièrement accessibles aux personnes en fauteuil et déficients visuels, qui a reçu le label « Tourisme et Handicap » du département des Alpes de Haute-Provence.

 

Deux personnes malvoyantes sur le sentier de randonnée palpent l’écorce d’un gros tronc d’arbre.                   Couverture de la brochure adaptée avec les logos des quatre handicaps représentés en noir et en braille.

 

Aveugle avec une canne blanche et un audio guide sur le sentier.        Plan en relief du sentier adapté.

 

Le Parc national de la Vanoise, un leader expérimenté

Le Parc national de la Vanoise (Savoie) fait toujours, malgré son « grand âge » (créé en 1963), figure de leader en matière d’innovation : refuges accessibles, outils audio-tactiles, fabrication d’images tactiles en bois représentant les différentes espèces d’oiseaux… Ces réalisations viennent en complément d’un programme de sorties adaptées aux déficiences visuelles.

Hébergements accessibles

Le Parc possède 4 refuges-porte, ouverts du 1er juin au 30 septembre : les refuges de Rosuel, de l’Orgère, de Plan du Lac, de la Porte du Bois.

Refuges :

- de Rosuel (04.79.07.94.03), sur la commune de Peisey-Nancroix

- de l’Orgère (04.79.05.11.29), à Villarodin-Bourget

- de Plan du Lac (04.79.20.50.85), à Termignon

- de la Porte du Bois (04.79.55.05.79), à Champagny-en-Vanoise

 

Un des refuges du Parc de la Vanoise. A l’arrière plan plan la montagne avec des hauts sommets recouverts de neige.

 

Randonnées accompagnées.

Par la mission tourisme adapté de Savoie qui travaille en étroite relation avec des associations de personnes handicapées, une quinzaine de gardes du Parc national de la Vanoise ont suivi une formation pour l’accueil et l’accompagnement du public spécifique. Les propositions de randonnées accompagnées et commentées s’intègrent dans cette démarche. Au programme : les glaciers, la flore et la faune du vallon, l’observation des marmottes et bouquetins... Elles s’adressent aussi bien aux structures et associations qu’aux particuliers.

Un numéro spécial du magazine La Vanoise (N° 14- hiver 2010) : « Handicaps : la montagne accessible à tous »

 

Contact :

Tél. du siège à Chambéry : 04.79.62.30.54

www.parcnational-vanoise.fr

Réservation auprès du technicien sentiers-animations :

patrick.rouland@parcnational-vanoise.fr.

4 à 5 dates par été et par thème

 

Spectacles en audiodescription

À l’Opéra-Comique, salle Favart

LES BRIGANDS

Jacques Offenbach (1819-1880)

Opéra Bouffe en trois actes

Livret Henri Meilhac et Ludovic Halévy

Direction musicale François-Xavier Roth

Mise en scène Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps

Cette histoire de joyeux bandits nous immerge d’emblée dans un monde à l’envers qui malmène autant la géographie que les convenances... La parodie est savoureuse, Les Brigands célébrant l’opéra-comique tout en démontant ses rouages. L’incursion du couple théâtral Makeïeff/Deschamps dans le domaine lyrique est une belle réussite, le sens comique ne venant jamais estomper une partition d’une inventivité débordante.

Représentations avec audiodescription :

Dimanche 26 juin à 15 h, lundi 27 juin à 20 h et jeudi 30 juin à 20 h.

À la Comédie-Française

L’OPÉRA DE QUAT’SOUS

Bertolt Brecht (1898-1956)

Kurt Weill (1900-1950)

Mise en scène Laurent Pelly

Mendiants, voleurs, putains... Plongée haute en couleurs dans les bas-fonds de Soho vers 1900, où brigands et bourgeois s’exploitent, rêvent et s’encanaillent.

Représentations avec audiodescription :

Mardi 28 juin à 20 h 30 et vendredi 1 juillet à 20 h 30.

À l’Opéra National de Paris

DON GIOVANNI

Wolfgang Amadeus Mozart

Mise en scène : Michael Haneke

Des trois opéras écrits avec Da Ponte, Don Giovanni est sans doute le plus noir, le plus désespéré. Philippe Jordan le dirige dans la production radicale et passionnante du cinéaste autrichien Michael Haneke.

Représentations avec audiodescription :

Dimanche 18 mars 2012 à 14 h 30, lundi 16 avril 2012 à 19 h 30 et samedi 21 avril 2012 à 19 h 30

 

Pour être accompagné par un bénévole lors de vos sorties appelez le service « Lecture Directe » du GIAA le mardi de 14 h 30 à 18 h 30 au 01.47.34.30.00.

Pour vous informer sur les spectacles : www.accesculture.org

 

 

 

 

LECTURES

L’accessibilité des établissements d’enseignement aux personnes handicapées

Soraya Kompany

éditions du Puits Fleuri 2011, 332 pages

L’accès à l’enseignement des élèves handicapés visuels doit répondre à un double impératif : l’accès physique aux lieux d’enseignement et l’accès adapté à l’enseignement lui-même par les moyens de communication adaptés. Cette double accessibilité doit en outre répondre à la demande des non-voyants mais aussi des malvoyants, selon la multiplicité des types de malvoyance qui existent.

Quotidiennement, plus de 200 000 enfants, adolescents et jeunes handicapés fréquentent les établissements d’enseignement, du niveau maternel aux études supérieures. Rendue obligatoire depuis 2005, l’accessibilité de ces établissements est désormais l’un des piliers de l’application du droit à la scolarisation opposable. Mais au-delà de l’accessibilité physique, l’accès au savoir constitue également une nécessité qui s’impose aux responsables du système éducatif, pour certains dans l’immédiat et pour d’autres, avant l’échéance du 1er janvier 2015.

Cet ouvrage fournit à ses lecteurs un outil méthodologique pour la mise en accessibilité des bâtiments d’enseignement public et privé, précise ses articulations avec les mesures de sécurité contre les risques d’incendies et présente les divers démarches et moyens technologiques, pour faciliter l’accès au savoir des différentes catégories de personnes handicapées.

Il s’adresse aux élus et services des collectivités territoriales, aux responsables d’établissements, aux gestionnaires, maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, contrôleurs ou entreprises appelés à mettre en oeuvre ces dispositions. Il veut aussi être un outil au service des parents d’enfants handicapés et des personnes directement concernées qui trouveront toutes les informations nécessaires, destinées à faciliter l’insertion par l’éducation des enfants et jeunes handicapés.

Ajoutons que le plan de l’ouvrage est nettement indiqué, celui qui cherche une information précise la trouvera sans difficulté.

Pour le lecteur malvoyant, la typographie est claire, aérée, contrastée. à notre sens, le meilleur des ouvrages de cette série.

Un CD est fourni avec le livre.

 

Soraya Kompany est architecte-urbaniste.

Par ses fonctions au sein du Ministère chargé des solidarités elle a participé depuis 2003 à toutes les instances décisionnelles et de concertation qui ont conduit à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires relatifs aux personnes handicapées et à leur accessibilité. En sa qualité de Personnalité Qualifiée à l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement, elle est aussi auteur de deux ouvrages sur « l’accessibilité pour tous : la nouvelle réglementation » et « l’accessibilité des lieux de travail » aux éditions du Puits Fleuri.

 

Couverture du livre. Photo sur fond rouge d’un bâtiment dont l’entrée, vue sur cette image, n’est pas accessible.

 

Une année chez les français

De Fouad Laroui

Feryane éditeur, gros caractères, mai 2011

Mehdi atterrit au lycée Lyautey de Casablanca. L’instituteur de son village, impressionné par l’intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève, lui a obtenu une bourse dans le prestigieux établissement français. Avec cet humour corrosif qu’on lui connaît, Fouad Laroui raconte le choc culturel que représente pour le petit Marocain la découverte du mode de vie des Français : ces gens qui vivent dans le luxe, mangent des choses incomestibles, parlent sans pudeur et lui manifestent un intérêt qu’il ne comprend absolument pas. Entre Le Petit Chose et Le Petit Nicolas, l’histoire émouvante et cocasse d’un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille.

Un livre spirituel, simple, facile à lire, où le romancier marocain raconte le choc culturel que représente pour Mehdi la découverte du mode de vie des Français.

 

Couverture du livre sur fond bleu. Photographie d’une mosaïque représentant plusieurs rosaces  dont la plupart des éléments sont de couleur bleue et blanche.

L’Imagier sensoriel du musée du quai Branly

L’Imagier sensoriel du musée du quai Branly, en version tactile et braille, est un « double en relief » extrait de L’Imagier des collections, publié par le musée du quai Branly et réalisé grâce au mécénat de la Fondation Orange. Il a pour vocation de faire découvrir la richesse formelle des objets des collections ethnographiques. L’Imagier sensoriel du musée du quai Branly s’adresse aux personnes en situation de handicap visuel, mais également à tous ceux qui les accompagnent : parents, proches, professeurs ou éducateurs. Il réunit une sélection de 16 œuvres retraitées en planches gaufrées en relief. Le projet est mené avec l’aide d’une société spécialisée dans la réalisation de dispositifs tactiles, ainsi qu’en concertation avec la Fédération des Aveugles de France.

Quatre œuvres par continent représenté dans les collections du musée - Asie, Océanie, Afrique, Amériques – ont été choisies par des conservateurs à partir de L’imagier des collections, paru à l’ouverture du musée, en 2006. L’idée directrice a été de trouver des objets aux matériaux les plus divers (écorce, métal, coquillages, vannerie...) et aux dimensions variées en taille et en volume, afin de montrer l’amplitude des créations non occidentales. Il était également important que les objets représentés soient des chefs d’œuvre de la collection du musée.

Un CD d’audio-description est fourni avec le livre.

 

Couverture du livre sur fond rouge. Dessin en relief du Masque de la République démocratique du Congo. Population Kwele, bois et pigments.

Commentaire au sujet du questionnaire paru dans le QSLD de jan-févr 2011

D’après un courrier de Paul Allard

Administrateur du GIAA et membre du comité de rédaction du QSLD

Un récent sondage sur l’amblyopie fait parmi les personnes qui fréquentent le siège a donné quelques résultats, trop peu nombreux pour être significatifs. Tout d’abord le terme « amblyope » reste obscur. Nous avons tenté, dans le précédent numéro du QSLD, d’apporter des réponses sur sa signification dès lors qu’il apparaît dans le titre de notre association. Nous pensons que l’essentiel a été dit et qu’il parait inutile de poursuivre cette réflexion. Pour nous, l’amblyopie est une malvoyance légère ou profonde à tous les stades que cela implique…

Les services à rendre : ceux que nous proposons actuellement (club emploi, librairie sonore, aide personnelle…) ont été développés à l’origine pour les aveugles. Ils sont pour la plupart adaptés pour les mal voyants.

Y aurait-il des services particuliers pour les malvoyants à développer ? Nous ne le savons pas encore très bien. Il faut tenir compte de la diversité des formes de mal voyance et aussi espérer que les personnes malvoyantes elles-mêmes préciseront mieux leurs souhaits.

 

 

 

NouveautÉs DAISY

Juin juillet août 2011

Mise à jour le 20 mai 2011

Arts et loisirs

La Héronnière Édith de - Le labyrinthe de jardin ou l’art de l’égarement - Klincksieck - impr. 2009 - 04:50

Géographie

Guigot André - Dahouët, tome 1 - Breizh-compo - 07:53

Histoire

Amouroux Henri - La page n’est pas encore tournée - Éditions Robert Laffont - 1993 - 25:45

Calais Etienne - Mémoires de guerre, tome 3 – Ellipses – 2010 - 07:16

Debruynne Jean - Alphonse - Éditions du Cerf – 2002 - 05:53

Giscard d’Estaing Valéry - La victoire de la Grande Armée – Plon – 2010 - 8:55

Petitfils Jean-Christian - Louis XIV – Perrin - impr. 2009 - 40:26:49

Littérature

Ali Samina - Jours de pluie à Madras - Gallimard - impr. 2007 - 12:02

Anglade Jean - Une vie en rouge et bleu - Calmann-Lévy - impr. 2010 - 08:20

Aragon Louis - La mise à mort - Gallimard - 1993, cop. 1965 - 15:21

Auster Paul - Seul dans le noir - Actes Sud - impr. 2008

Bánffy Miklós - Vos jours sont comptés - Phébus - impr. 2010 - 33:26

Bernier Henriette - Petite mère - Éditions France loisirs - 2009

Binet Laurent - HHhH - Éditions Grasset & Fasquelle - impr. 2009 - 10:16

Blanchot Maurice - L’Espace littéraire - Gallimard - 1988 - 12:38

Calvino Italo - Si par une nuit d’hiver un voyageur - Éditions du Seuil - 1995 - 11:24

Calvino Italo - Le chevalier inexistant - Éditions du Seuil - 1995 - 04:48

Chedid Andrée - L’autre - Librio - 2008 - 04:42

Clark Mary Higgins - Le roman de George et Martha - Librairie générale française - impr. 2009 - 5:18

Compton-Burnett Ivy - L’excellence de nos aînés - Phébus - impr. 2010 - 09:57

Deforges Régine - La Bicyclette bleue - Ramsay - 1985 -14:51

Deforges Régine - Cuba libre ! - Fayard - 1998 - 12:20

Deforges Régine - Noir Tango - Librairie générale française - 1993 - 11:36

Deforges Régine - Les généraux du crépuscule - Fayard - 2003 - 08:47

Deforges Régine - 101, avenue Henri-Martin - Librairie générale française - 1987 - 3:11

Deforges Régine - Rue de la soie - le Grand livre du mois - 1994 - 12:07

Deforges Régine - Le diable en rit encore - Fayard - 1993 - 11:55

Deniau Jean François - Histoires de courage - Plon - 2000 - 03:17

Diwo Jean - La calèche - Flammarion - 06:07

Dupuy Marie-Bernadette - Les fiancés du Rhin - Éditions France loisirs - 22:54:00

Fust Milan - L’Histoire de ma femme - Gallimard - 1958 - 14:46

Glass Julia - Jours de juin - Points - impr. 2008 - 15:15

Gounelle Laurent - Dieu voyage toujours incognito - A. Carrière - impr. 2010 - 11:14

Grisham John - L’héritage - Pocket - 2004 - 10:05

Holeman Linda - La perle du Sud - Éditions France loisirs - impr. 2010 - 14:03

Hrabal Bohumil - Trains étroitement surveillés - Gallimard - 1984 - 02:23

Hrabal Bohumil - Une trop bruyante solitude - Éditions Robert Laffont - impr. 2007 - 02:42

Hrabal Bohumil - Cours de danse pour adultes et élèves avancés - Gallimard - impr. 2011 - 02:20

Laberge Marie - Gabrielle - Pocket - impr. 2007 - 27:02:00

Laberge Marie - Florent - Pocket - impr. 2007 - 33:35:00

Laberge Marie - Adélaïde - A. Carrière - 2003 - 28:34:00

Läckberg Camilla - L’enfant allemand - Actes Sud - impr. 2011 - 15:05

Lieberman Herbert H. - Le concierge - Points - 1998 - 11:51

Modiano Patrick - Les boulevards de ceinture - FOLIO - 1978 - 03:23

Montaigne Michel de - Journal de voyage en Italie - le Livre de poche - 19:31

Musso Guillaume - L’ appel de l’ange - Éditions XO - impr. 2011 - 11:56

Némirovsky Irène - Jézabel - Librairie générale française - impr. 2010 - 06:17

Ono-dit-Biot Christophe - Birmane - Plon - impr. 2007

Pécassou-Camebrac Bernadette - La passagère du France - Éditions France loisirs - 08:06

Plain Belva - Là où les chemins nous mènent - Belfond - impr. 2009 - 07:59

Proust Marcel - à l’ombre des jeunes filles en fleurs - Robert Laffont - 2:14

Proust Marcel - Le côté de Guermantes - Gallimard - 1994 - 21:20

Proust Marcel - Sodome et Gomorrhe - Éditions Gallimard - DL 2009 - 20:13

Proust Marcel - Du côté de chez Swann - Librairie générale française - 1992 - 16:49

Quignard Pascal - Tous les matins du monde - Ellipses - 08:48

Quignard Pascal - Tous les matins du monde - Ellipses - 2010 - 06:26

Romilly Jacqueline de - L’Enseignement en détresse - Julliard - 1984 - 06:17

Romilly Jacqueline de - Le sourire innombrable - Éditions de Fallois - 2008 - 02:26

Sackville-West Vita - Dark Island - éd. Autrement - impr. 2010 - 07:18

Simenon Georges - Maigret et le clochard - Éditions Rencontre - 3:23

Simenon Georges - Maigret et le client du samedi - Éditions Rencontre - 3:27

Solé Robert - Une soirée au Caire - Feryane - 04:43

Soullard Catherine - Palmito d’Évian - Calmann-Lévy - impr. 2005 - 02:09

Stockett Kathryn - La couleur des sentiments - J. Chambon - impr. 2010 - 06:46

Voltaire - Dictionnaire philosophique - Flammarion - DL 2010 - 16:08

Wharton Edith - Chez les heureux du monde - Librairie générale française - impr. 2009 - 26:06

Philosophie

Aron Raymond - Introduction à la philosophie de l’histoire - Gallimard - 1991 - 16:41

Damasio Antonio R. - Le sentiment même de soi - O. Jacob - 2002 - 18:07

Rosset Clément - Schopenhauer, philosophe de l’absurde - Presses universitaires de France - impr. 1994 - 3:30

Tresmontant Claude - Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques - Éditions du Seuil - 1976 - 08:46

Psychologie

Bettelheim Bruno - Pour être des parents acceptables - Hachette - 1990 - 15:03

Gray Martin - Les forces de la vie - Éditions J’ai lu - 1979 - 05:57

Martini Carlo Maria - Se retrouver soi-même - Brépols - 1997 - 07:14

Sontag Susan - La maladie comme métaphore ; Le Sida et ses métaphores - Éditions Bourgeois Christian - DL 2009 - 05:47

Religion et spiritualité

Dziwisz Stanislas - Une vie avec Karol - le Seuil - impr. 2007 - 08:15

Kohler Mariane - La légèreté d’être : nourritures pour la vie spirituelle - Éditions Dervy - 2007 - 05:00

Krishnamurti Jiddu - Cette lumière en nous - Librairie générale française - 2002 - 05:08

Yang Jwing-Ming - Chi-kung de méditation - Budo Éditions - DL 2008 - 27:17:00

Sciences et techniques

Nicolas Pierre - Les secrets de l’eau - Terre de Lys - 09:00

Melchizédek Drunvalo - L’Ancien secret de la fleur de vie, tome 2 - Ariane - 17:02:18

Latour Bruno - Le métier de chercheur, regard d’un anthropologue - Éditions Inra - 03:55

Van Eersel Patrice - Du pithécanthrope au karatéka - B. Grasset - impr. 2010

Sciences sociales

Barrot Pierre - Nous les enfants de 1961 - Wartberg - 02:45

Beau Nicolas - La régente de Carthage - La Découverte - impr. 2009 - 4:58

Blumann Claude - Manuel : Droit institutionnel de l’Union Européenne - LexisNexis Litec - 37:45

Bouvier Michel - Finances publiques - Lextenso Éditions - 41:32

Hopkins Rob - Manuel de transition - Écosociété - impr. 2010 - 14:49:04

Ide Pascal - Connaître ses blessures - Éditions de l’Emmanuel - 1993 - 09:00

Melchizédek Drunvalo - L’Ancien secret de la fleur de vie, tome 2 - Ariane - 17:02:18

Mental research institute - Sur l’interaction - Éditions du Seuil - 2004 - 20:22

Michel Jean-François - Les 7 profils d’apprentissage - Éditions d’Organisation - DL 2005 - 05:17

Pigeaire Catherine - Femmes et samouraï - Des femmes - 1986 - 08:20

Polony Natacha - Nos enfants gâchés - J.-C. Lattès - 2005 - 4:50

Priolet Pierre - Les fruits de ma colère - R. Laffont - impr. 2011 - 03:10

Quignard Pascal - Tous les matins du monde - Ellipses - 08:48

Quignard Pascal - Tous les matins du monde - Ellipses - 2010 - 06:26

Riveccio Patricia - Insomnies - la Plage Éditions - cop. 2007 - 02:01

Saltet Jérôme - Apprendre à apprendre - Librio - impr. 2007 - 03:29

Serrand Michèle - La nouvelle ménopause - Éditions de la Seine - [2006] - 03:26:48

Handicap

Jung Cy - Tu vois ce que je veux dire - l’Harmattan - 2003 - 05:32

Montalembert Hugues de - Regarder au-delà - A. Carrière - 1:41

Sacks Oliver - Des Yeux pour entendre - Éditions du Seuil - 1990 - 7:45

 

 

 

NOS DÉLÉGATIONS

 GIAA Alsace

14 A rue de Mulhouse - 67100 Strasbourg

Tél. : 03.69.09.22.31

Mail : giaa.regionalsace@yahoo.fr 

 

GIAA Aquitaine

14 rue de la Réole - 33800 Bordeaux

Tél. : 05.56.31.48.48

Mail : contact.aquitaine@giaa.org

 

GIAA Auvergne

35 avenue Franklin Roosevelt

63000 Clermont-Ferrand

Tél. :04.63.79.70.55

Mail : contact.auvergne@giaa.org

 

GIAA Centre

288 Chemin Lucien Bonneau

18100 Mery-sur-Cher

Tél. : 02.48.71.27.18

contact.centre@giaa.org

 

GIAA Île de France

5 avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Tél. : 01 47 34 30 00

Mail : giaa@giaa.org 

 

GIAA Lorraine

BP 23703

54097 Nancy Cedex

Tél. : 03.83.27.70.33

Mail : contact.lorraine@giaa.org

 

GIAA Paca-Corse

Le Placer A - 72 avenue Benoît Malon

83100 Toulon

Tél. : 04.94.36.77.48

Mail : contact.paca-corse@giaa.org

 

GIAA Pays de Loire

109, rue Éblé

49000 Angers

Tél. : 02.41.86.13.25

Mail : contact.paysdeloire@giaa.org

 

 

 

SERVICES DU GIAA

Services audio

- La librairie sonore = propose plus de 3000 titres enregistrés sur CD DAISY

- Le kiosque sonore = service d’abonnement presse à 16 revues.

- L’enregistrement à la demande

Services Braille et gros caractères

- Transcription à la demande de tout document, ouvrages, document professionnel…

- Revues jeunesse et adulte

La lecture directe

Le GIAA met en contact la personne aveugle ou malvoyante avec un bénévole voyant. Le rôle du bénévole est d’assister pour la lecture : rechercher puis feuilleter des livres dans une bibliothèque, lire des documents manuscrits ou polycopiés, le courrier…

Le Club Emploi

Le Club Emploi du GIAA propose un accompagnement individuel personnalisé, centré sur la spécificité de la personne déficiente visuelle en situation de recherche d’emploi.

La revue du GIAA : Le QSLD

Le « Qu’on se le dise » est proposé en 5 versions : en noir, en gros caractères, en braille, en CD audio (format DAISY) et en version électronique via la liste de diffusion : giaa-qsld-subscribe@yahoogroupes.fr.

Les boutiques du GIAA

Le GIAA dispose pour ses adhérents de boutiques qui proposent, selon les délégations, des méthodes d’apprentissage du Braille, de matériels pour lire et écrire du Braille ou des gros caractères, et divers produits adaptés qui facilitent la vie quotidienne des aveugles et malvoyants (loupes, montres, ...).

 

 

 

SECTIONS DU GIAA

Les Amitiés Pouget regroupent des prêtres, diacres, religieux et religieuses malvoyants ou non voyants. Elles publient la « lettre d'Ananie ».

Le GPEAA (Groupement des Professeurs et Éducateurs d'Aveugles et Amblyopes), groupe de professeurs et éducateurs, acteurs sociaux et parents travaillent ou vivent pour/avec des personnes aveugles ou malvoyantes. Ils organisent les journées pédagogiques.

Views France concerne les jeunes malvoyants et non voyants qui souhaitent faire des échanges et organiser des voyages en Europe.

 

Abonnements : GIAA

ISSN (version papier) : 1772-4031